Château-Chalon : vers une enchère record ?
janvier 4th, 2012 by Rédaction iDealwine
L’appellation Château-Chalon, au cœur du Jura, est connue pour produire des vins de très grande garde. Aux enchères, certains millésimes peuvent atteindre des prix très élevés comme ce sera sans doute le cas d’un 1870 qui sera mis en vente le 4 février prochain dans le cadre de la Percée du vin jaune.
La Percée du vin jaune est une grande fête viticole annuelle qui tourne de village en village pour célébrer l’arrivée sur le marché d’un nouveau millésime du célèbre vin oxydatif du Jura. Un vin qui est élevé pendant six années ”sous voile” et sans ouillage (opération qui consiste à compenser l’évaporation naturelle du vin en remplissant périodiquement les tonneaux pour éviter toute bulle d’air).
Cette année, la Percée aura lieu dans le petit village de Ruffey-sur-Seille et sera, comme chaque année, l’occasion d’assister à une grande vente aux enchères de vins régionaux. Et les organisateurs espèrent atteindre de belles enchères avec une bouteille de Château-Chalon (une appellation produisant un vin jaune particulièrement recherché) du millésime 1870.
Bernard Pujol, président de la Commission de la vente aux enchères de la Percée, est parvenu à dénicher cette pépite dans une maison de Saône-et-Loire : « La bouteille appartient à la famille Desprès depuis la fin du XIXe siècle. Elle est l’héritière du patrimoine de la famille Caucal dont le patriarche, Eugène, a fondé une distillerie de cassis et de prunelle. La bouteille a été retrouvée il y a peu de temps dans une cachette de la maison de maître. » Cerise sur le gâteau, il s’agit d’un très grand millésime. Une information confirmée dans la bible de Charles Rouget, grand ampélographe français (scientifique qui étudie la vigne, ses cépages et leurs évolutions dans le temps) originaire du Jura. Il a ainsi qualifié les vins de Château-Châlon de cette année-là de « vins de toute haute qualité ». Pour cette bouteille, du millésime marqué par la défaite de Napoléon III à Sedan, les amateurs vont donc devoir mettre la main à la poche. « Nous imaginons que le commissaire-priseur mettra la bouteille aux enchères autour de 4.000 €. Nous espérons qu’elle sera adjugée à plus de 5.000 €», annonce Bernard Pujol. Bien qu’il s’agisse d’une jolie somme pour un vin du Jura, on resterait loin des 57 000 € atteints l’an dernier pour une bouteille de vin jaune de… 1774 !
Les vins du Jura actuellement en vente sur iDealwine
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A lire également sur le blog d’iDealwine :
Festival : la route des vins du Médoc en musique !
mai 9th, 2011 by Rédaction iDealwine
Cette année, du 30 juin au 12 juillet ont lieu les « Estivales de Musique en Médoc, grand rendez vous pour les passionnés de musique et de vin. Parrainé par Frédéric Lodéon, violoniste, chef d’orchestre renommé et, depuis 2006, animateur sur Radio France, ce festival met à l’honneur les lauréats des concours de musique internationaux. Un rendez vous à ne pas manquer ! Et l’occasion pour vous de venir écouter les futurs « Grands » de la musique lors de concerts organisés dans de prestigieux châteaux du Médoc.
Les violons, violoncelles, pianos, flûtes et le chant lyrique accompagneront tout en légèreté la puissance et la complexité des vins du Médoc. Un savoureux mélange qui permettra à tous de passer un agréable moment.
Vous écouterez une Quintette avec piano, réalisée par les lauréats du Young Concert Artist International Auditions 2006, dans le prestigieux Château Lafon Rochet avant de vous rendre le lendemain au célèbre Château Lafite Rothschild qui accueillera une jeune lauréate du concours Chopin pour son interprétation de la sonate n°2.
La suite vous emmènera au château de Malleret où une double lauréate du 1er prix Fritz Kreisler 2005 et des Violin Master 2007 interprétera Brahms, Ysaye, Mozart et Beethoven.
Pour le plus grand plaisir du public, la route se poursuit jusqu’au château Talbot où flûte et piano s’accorderont dans un concert présenté par le parrain de cette édition : Frédéric Lodéon.
Enfin, le concert du 12 juillet achèvera cette tournée estivale au château de Branaire Ducru où une jeune coréenne, lauréate du Grand Prix Maria Callas 2011 sera accompagnée par un pianiste.
Tous ces moments musicaux seront suivis d’une dégustation proposée par le château hôte de la soirée. Un moment de double convivialité, vécu dans un cadre magnifique, que demander de plus ?
Pour avoir plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site www.estivales-musique-medoc.com
Vous pouvez aussi consulter la côte des vins sur notre site : www.iDealwine.com
Rappel sur le Château Lafon Rochet :
L’histoire de ce château remonte en 1650 lors du mariage entre Antoinette de Guillemottes et Etienne Lafon, union à l’origine du nom Lafon Rochet. 150 ans plus tard le château est considéré comme l’un des plus gros producteurs de Saint-Estèphe ; La suite de son histoire est animée d’évènements difficiles comme la révolution ou la crise du phylloxera mais le château les surmonte, et devient 4ème grand cru classé en 1855. Le château a dû ensuite subir une succession de ventes aux enchères avant d’être racheté en 1960 par Guy Tesseron qui le géra avec son fils Michel et sa sœur la princesse Caroline Poniatowska.
A la tête du château depuis 2004, Basile Tesseron, petit fils de Michel et donc héritier de la nouvelle génération, est un viticulteur passionné qui définit son métier comme un travail de patience.
Aidé de l’œnologue, Denis Dubourdieu qui s’occupe de la conduite des vignes et de la vinification, il gère son domaine par des méthodes traditionnelles et accorde un traitement de faveur à la vigne parce que chez lui « le pied de vigne est roi ! »
Le domaine est situé sur un plateau en croupe frappé par les vents du Nord Ouest qui sèchent les vignes et font de ce terroir l’un des plus prestigieux de l’appellation Saint-Estèphe. Les 45 ha situés entre le Château Lafite Rothschild et Cos d’Estournel, sont traités avec dévouement et offre l’un des saint-estèphes les plus opulents et harmonieux.
Rappel sur le Château Lafite Rothschild :
L’histoire du vignoble de Lafite est ancienne. Sur un domaine qui comportait déjà des plants de vigne, Jacques de Ségur structure le vignoble à la fin du XVII° siècle et la réputation de ce vin s’établit déjà à un bon niveau. Son fils Alexandre étend le domaine en épousant en 1695 l’héritière de Château Latour. De cette union naît Nicolas-Alexandre, qui construit au début du XVIII° siècle le prestige et la renommée de Lafite, le vin étant plébiscité à Versailles et déjà également outre-Manche.
Au décès de ce dernier, Lafite connait une succession de propriétaires, il sera notamment vendu aux enchères après la Révolution, mais la qualité sera maintenue au meilleur niveau grâce aux soins de ses régisseurs, la famille de Joseph Goudal. Le Château Lafite sera ainsi classé 1er cru en 1855.
En 1868, le Baron James de Rothschild acquiert, aux enchères de nouveau, le domaine qui est depuis resté propriété de sa famille. En dehors de son terroir exceptionnel (un sol de graves profondes, reposant sur des marnes et sur un sous-sol calcaire), la qualité s’explique notamment par l’âge moyen du vignoble (plus de 40 ans), un faible rendement à l’hectare et une sélection très sévère. Dans les années 1960-1970 les vins se sont révélés d’une qualité moindre, en raison d’une gestion moins stricte du domaine et du processus de vinification.
Depuis 1975, le château, célébré par les amateurs du monde entier, produit des vins magnifiques, grâce à la direction dynamique d’Eric de Rothschild. D’une finesse exceptionnelle, ils déploient une complexité aromatique fabuleuse. D’une matière impressionnante, leur potentiel de garde semble illimité. Pour en savoir plus, consultez le site du Château Lafite
Consultez la cote des vins du château Lafite Rothschild cliquez ici.
Rappel sur le château de Malleret
On doit le nom du Château à Pierre de Malleret, écuyer anobli par Louis XIV, propriétaire en 1597. Le grand renouveau de Malleret et son entrée dans l’ère contemporaine débutent avec son successeur, Philippe Frédéric Clossmann, important négociant bordelais. Il fait bâtir le Château que l’on connaît aujourd’hui et aménager le parc. Son fils, Paul Clossmann, reprend le flambeau.
Si l’activité viticole est omniprésente, le cheval devient aussi une des raisons d’être du Château de Malleret. Les écuries, réputées pour être les plus belles du Sud-Ouest, sont encore le témoin du fameux Haras de course, de renommée européenne.
Héritière du Château, la petite fille de Philippe Frédéric Clossmann épouse le Marquis du Vivier, dernière grande famille propriétaire qui va continuer de parfaire l’activité viticole tout en perpétuant la tradition équestre des lieux avec le Haras et la chasse à courre. Le négociant de Luze rachète la propriété en 2000 qui la revendra en 2006 à la SCEA Malleret
Ce château vinifie ses vins selon des méthodes traditionnelles. Les vendanges sont effectuées manuellement. Les vins sont élevés en fût de chêne. Ils se révèlent directs et francs et développent des arômes fruités associés à de subtiles notes de boisé.
Consultez la cote des vins du château de Malleret, cliquez ici.
Rappel sur le Château Talbot
L’histoire de ce cru est riche. Il porte le nom d’un célèbre homme de guerre anglais, ancien gouverneur de Guyenne qui fut vaincu à la bataille de Castillon en 1453. La suite de l’histoire est majestueuse : promu 4ème Cru classé de Saint Julien lors du classement conduit par Napoléon III en 1855, il a été dirigé par la bienveillance des marquis d’Aux avant d’être propriété de la famille Cordier.
Actuellement entre les mains de Lorraine Cordier et Nancy Bignon Cordier, château Talbot a toujours été considéré comme le frère jumeau du château Gruaud Larose. Situé au nord de celui-ci, Talbot jouxte les vignes de Léoville Poyferré. Reposant sur des graves au sous-sol calcaire, son vaste vignoble de 107 hectares d’un seul tenant jouit d’un terroir exceptionnel.
Elevés dans des cuves en bois commee autrefois, les vins produits sont excellents, charnus et fruités et mériteraient un meilleur classement.
Consultez la cote des vins du château Talbot, cliquez ici.
Rappel sur le Château Branaire-Ducru
Le château Branaire, connu sous le nom de Branaire-Ducru, était auparavant une parcelle du vaste domaine du château Beychevelle. Classé quatrième cru en 1855, il appartient depuis 1988 à un groupe familial français présidé par Patrick Maroteaux. Le vignoble est situé sur l’une des plus belles croupes graveleuses de la commune de Saint-Julien-Beychevelle. Le vin se distingue par une grande richesse aromatique et beaucoup de souplesse. Depuis 1991, la vinification s’effectue dans un cuvier moderne fonctionnant par gravité. Le pompage de la vendange et du vin est ainsi évité, ce qui préserve l’intégrité des baies de raisin. Les vins, parfumés, riches et profonds, représentent la quintessence de l’esprit des vins de Saint-Julien.
Consultez la cote des vins du château Branaire Ducru, cliquez ici.
Vente en salle : plus de 1500 lots de prestige !
décembre 21st, 2010 by Rédaction iDealwine
Traditionnellement, la dernière vente aux enchères de grands crus clôture l’année avec panache. Ce catalogue ne faillit pas à la règle. Les lots d’exception, tant par le format que par le millésime ou la rareté, sont en effet légion. Clôture des enchères sur iDealwine le 27 décembre 2010.
Bordeaux
Pour cette dernière vente de l’année, les très grands Bordeaux sont de sortie ! On trouve au catalogue d’innombrables lots de grand prestige. Des caisses Collection Duclot complètes sont proposées de 1998 à 2005, ainsi que des caisses « Bordeaux Primeurs », composées de 2 bouteilles de Haut-Brion, Latour, Lafite Rothschild, Mouton Rothschild, Margaux, Petrus dans les millésimes 1990, 2001 et 2002. On retrouve aussi un « Carré d’As » impressionnant, qui regroupe des doubles magnums de château Latour, Margaux, Haut-Brion et Petrus 2000. Le plus prestigieux des vins de Pomerol est disponible dans un lot exceptionnel d’une verticale de 1980 à 2007. A signaler également, un introuvable magnum de Petrus 1945. Une autre verticale du château Lafite de 1980 à 2007 est également proposée. Les grands formats sont aussi au rendez-vous, avec des doubles magnums de château Cheval Blanc 1990 et 2005, ou encore une impériale de 1979. On retrouve aussi une incroyable collection d’impériales du château Haut-Brion de 1999 à 2006. Parmi les lots intéressants, on note les châteaux Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1995, Lynch Bages 2000 et 1995, Montrose 2000, ou encore Léoville Poyferré 2000.
Bourgogne
En Bourgogne aussi, les plus prestigieuses signatures sont représentées, en commençant par le domaine de la Romanée Conti que l’on retrouve avec une caisse panachée millésimée 2000. La Romanée Conti elle-même est disponible sur une dizaine de millésimes de 1972 à 2005. On trouve aussi un flacon de La Tâche GC 1947. Les autres domaines sont aussi présents avec les vosne-romanées Cros Parantoux 1995 du domaine Henri Jayer, le chambolle-musigny Les Charmes 1996 du domaine Leroy, le chambertin GC Dugat-Py en 1999 et 2000, le mazis-chambertin GC de Bernard Dugat-Py millésimé 2003 ou encore le clos de vougeot GC du domaine Denis Mortet dans le très réussi 2002.
Les grands vins blancs de Bourgogne sont aussi disponibles, avec le Montrachet GC 2000 et 2001du domaine de la Romanée Conti, le Chevalier-Montrachet GC 2006 du Domaine Leflaive, et le Montrachet GC du Domaine des Comtes Lafon 2002. On retrouve aussi les meursaults 2000 et 2003 du domaine Coche-Dury, les meursaults 1er Cru Les Perrières 1990 du domaine des Comtes Lafon et le Chablis GC Les Clos 2001du Domaine Raveneau. Enfin, les visiteurs du Grand Tasting 2010 seront heureux de retrouver un Mâcon-Pierreclos Le Chavigne 2000 du domaine Guffens-Heynen J.
Vallée du Rhône
Le trio le plus prestigieux de la vallée du Rhône est présent avec les vins de Côte-Rôtie du domaine E.Guigal, à savoir La Landonne, La Mouline et La Turque sur plusieurs millésimes allant de 1979 à 2003. Toujours en Côte-Rôtie, on retrouve la cuvée La Landonne de la maison Delas sur le millésime 1997 et le côte-rôtie Les Grandes Places 1999 de Jean-Michel Gerin. En Hermitage, la cuvée phare du domaine Paul Jaboulet Aîné est présente, avec l’hermitage la Chapelle 1989 et 1988 en magnum, ainsi qu’en bouteilles pour le millésime 1985. Il y a aussi les hermitages de Chave en 1995 et 1998 ainsi que celui de Graillot en 1990. A Châteauneuf du Pape, le catalogue propose la cuvée Vieilles Vignes du domaine Aimé Sabon en 2000, château Rayas 1985 ; au domaine Roger Sabon on trouve la cuvée Secret de Sabon Roger Sabon millésimée 2000, et enfin parmi les vins blancs, le châteauneuf-du-pape du Domaine de la Janasse « Prestige » est disponible en 2001 et 2003. Les amateurs de vins blancs pourront aussi enchérir sur le Condrieu « Petit Côte » d’Yves Cuilleron 2000 et l’Hermitage Chevalier de Sterimberg 1990 de la maison Paul Jaboulet Aîné.
Consultez les catalogues de la vente :
Catalogue 1 – Clôture à 18h30
Catalogue 2 – Clôture à 18h35
Une bulle Lafite soigneusement entretenue…
novembre 4th, 2010 by Rédaction iDealwine
Cela fait déjà quelques mois que tous les professionnels du vins et les amateurs regardent avec étonnement la montée impressionnante des prix du premier cru classé de Pauillac, Lafite Rothschild, et de son second vin, Les Carruades de Lafite qui s’échange maintenant au prix d’un grand cru classé lui aussi. Etait-il nécessaire de rajouter encore un peu d’huile sur le feu ? La maison Sotheby’s a organisé à Hong Kong il y a quelques jours une vente comportant, au catalogue, des lots issus directement … du Château Lafite.
En effet, avec trois bouteilles de 1869 vendues au prix de 166 920 € l’unité, ces flacons directement issus des caves de Château Lafite sont devenus les grands crus les plus chers vendus au cours d’une vente aux enchères de vin. Mais outre ces références très anciennes et donc exceptionnelles, les autres lots de caisses des millésimes plus courants ont aussi atteint des sommets. Par exemple, pour une caisse de 12 bouteilles du millésime 2009 (qui sera mis en l’an prochain), il fallait débourser pas moins de 48 000€ ! Plus impressionnant encore, la caisse du millésime 1982 s’envolait à près de 95 000€. L’une des explications à ces prix hors du commun semble résider dans la provenance des bouteilles. En effet, les bouteilles qui ont été adjugée à ces prix aussi incroyables sont dans les caves du château, ce qui a une grande importance pour le public d’amateurs qu’est la Chine. Rassurés par la provenance des bouteilles, les enchérisseurs se sont alors livrés à une bataille d’enchères impressionnante.
Au cours de cette vente, la cote des vins du château Lafite a été bien surestimée, mais attendons les prochaines ventes pour savoir s’il s’agissait d’un événement particulier ou d’une réelle tendance de marché.
Pendant ce temps sur iDealwine.com…
Alors que le château Lafite grimpe l’échelle des prix avec la plus grande rapidité en Chine, iDealwine a concocté à l’occasion de sa vente on-line de novembre, un catalogue spécial Lafite. Les amateurs chinois pourront accéder à ces enchères sur notre site internet, et la vente leur sera présentée cette semaine à l’International Wine Fair de Hong kong. Nous aurons ainsi nous-même des indications sur le marché…
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La belle enchère : quelles perspectives sur le front des enchères à la rentrée ? Troisième volet : la vallée du Rhône
septembre 28th, 2009 by Angelique de Lencquesaing
Après Bordeaux et la Bourgogne, faisons le point sur les grandes cuvées de la vallée du Rhône, à la veille des grandes ventes de fin d’année.En vallée du Rhône comme ailleurs, l’assainissement reste de mise. Sur les grands millésimes des années 1990 et 2000 – 2005 restant un cas à part – les « trésors » de la maison Guigal en Côte-Rôtie (La Mouline, La Turque et la Landonne) s’affichent en baisse depuis le début de l’année ou, au mieux, restent stables. Conséquence immédiate : on ne les voit plus dans les ventes aux enchères. Les vendeurs conservent-ils leurs flacons, jugeant leur prix de revente actuellement insuffisant ? La raréfaction de ces vins est en tout cas un signe tangible que les spéculateurs ont déserté les salles depuis quelques mois.
En dehors des grands flacons signés Guigal, qui demeurent d’incontournables indicateurs de l’état du marché sur les grands vins de la vallée du Rhône, l’appellation Côte-Rôtie regorge de producteurs de renom. Certains commencent à être chers (Jamet notamment) mais ils conservent pourtant un potentiel de valorisation réel. On trouve encore d’excellentes opportunités chez Gerin, Stephan, Burgaud…
Au sein de l’appellation Hermitage, Jean-Louis Chave tient le haut de l’affiche, de même que les cuvées des grandes maisons telles que Delas et Chapoutier. Les millésimes récents de l’Hermitage La Chapelle pourraient devenir plus difficiles à vendre en raison des récentes hausses tarifaires. En revanche, on note que la plupart des années antérieures à 2003 ont enregistré une baisse des prix depuis le début de l’année. On devrait donc trouver sur le marché des enchères de belles opportunités dans les ventes de fin d’année.
Au sud de la région, l’assainissement reste aussi le mot d’ordre : les cuvées spéciales de Châteauneuf du Pape, « body-buildées », élaborées pour une clientèle spécifique (les amateurs américains, guidés par les choix de Robert Parker), sont pratiquement absentes des catalogues. Place aux cuvées traditionnelles, bien travaillées, donc, auxquelles les amateurs réservent systématiquement un bon accueil.
A noter : toutes appellations confondues, le marché enregistre un repli sur le millésime 1990 – une année exceptionnelle en vallée du Rhône –. Il faut préciser que 1990 avait connu une hausse spectaculaire entre 2005 et fin 2008. Les prix devront revenir à plus de sagesse pour que les échanges puissent reprendre. A contrario, on note la belle progression du millésime 1999. A suivre attentivement, les millésimes 2005, 2006, et 2007, encore une sublime trilogie qui devrait susciter toutes les convoitises…
Angélique de Lencquesaing
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Cote iDealwineau 01/09/09 |
% depuis le 01/01/2009 |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 2003 |
202 |
ND |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 2000 |
189 |
4,42% |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1999 |
180 |
18,42% |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1998 |
278 |
-4,79% |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1995 |
190 |
-1,55% |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1990 |
412 |
-29,93% |
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Châteauneuf-du-Pape – Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1989 |
430 |
-22,52% |
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127 |
5,83% |
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127 |
15,45% |
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100 |
-5,66% |
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140 |
-8,50% |
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277 |
-10,65% |
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415 |
-9,59% |
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479 |
-1,24% |
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457 |
2,70% |
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180 |
-8,63% |
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341 |
-1,73% |
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183 |
-14,88% |
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|
187 |
-10,53% |
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392 |
-0,51% |
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367 |
-8,93% |
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416 |
0,00% |
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177 |
-1,67% |
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340 |
-5,82% |
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190 |
-5,94% |
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175 |
-11,17% |
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366 |
-14,88% |
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350 |
-9,79% |
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404 |
-0,25% |
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191 |
3,24% |
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350 |
-5,41% |
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208 |
-8,77% |
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242 |
2,54% |
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330 |
-23,96% |
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302 |
-29,60% |
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326 |
11,26% |
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150 |
0,67% |
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150 |
-1,96% |
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144 |
1,41% |
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179 |
4,68% |
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289 |
-13,73% |
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230 |
-4,17% |
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73 |
-16,09% |
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60 |
-14,29% |
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69 |
11,29% |
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47 |
-20,34% |
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81 |
-2,41% |
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324 |
-12,90% |
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152 |
4,11% |
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