Le marché mondial du vin se redresse après une année 2009 difficile
avril 4th, 2011 by Rédaction iDealwine
Après une année de chute libre en 2009, le monde du vin relève la tête en 2010 : si la production a diminué de 4,2%, les échanges de vin ont eux, augmenté de 6.7%. Une bonne nouvelle pour les producteurs, d’autant que la tendance à la baisse de la consommation s’est interrompue en 2010.
La crise économique et financière qui a éclaté fin 2008 avait ébranlé le marché mondial du vin, entraînant ainsi une baisse de 3.3% du volume d’échanges en 2009. L’année 2010 produit l’effet inverse, et Federico Castellucci, directeur général de l’OIV (Office International du Vin), annonçait ces jours-ci un volume d’échanges mondiaux atteignant plus de 92 millions d’hectolitres, en hausse de 6,7%.
Ce signal positif pour le marché est essentiellement dû aux pays exportateurs européens et notamment l’Allemagne et l’Italie qui enregistrent respectivement une augmentation de 1,4 millions d’hectolitres et 300 00hl. Les exportations de l’Espagne, quant à elles, augmentent de 2.3 millions d’hl pour s’établir à 16.9 millions d’hl, et permet à ce pays, qui rappelons le, possède la plus grande surface viticole (1.08 millions d’ha), de récupérer ses pertes de 2009. La France, elle aussi sort la tête de l’eau, grâce à une croissance de 900 000 hl de ses exportations, qui ont atteint 13.5 millions d’hectolitres en 2010.
Le rôle des pays de l’hémisphère Sud dans cette évolution est plus discret ; le Chili, la Nouvelle Zélande et l’Australie se dégagent habilement de la crise en produisant le volume nécessaire.
L’exportation est donc au centre de l’explication de cette heureuse évolution : on sait aujourd’hui que 40% des vins sont consommés hors de leur pays d’origine. L’Espagne, l’Italie, l’Australie, le Chili et la France sont les 5 premiers exportateurs mondiaux contributifs de cette hausse. Côté français, le phénomène exportateur s’intensifie par une demande accrue de la population asiatique et notamment à Hong Kong, considérée comme la plateforme asiatique de référence pour le commerce des grands crus. La planète Bordeaux a donc vite oublié la crise et les prix ont flambé.
Entre 2008 et 2009, la consommation avait diminué. 2010 aura été l’année de la stabilisation, à 236 millions d’hl en 2010. Cette tendance a pu s’observer dans tous les pays européens sauf en Espagne où la baisse se poursuit.
Un autre phénomène a été énoncé par Federico Castellucci ; celui de la diminution des surfaces viticoles par l’arrachage des pieds de vignes. Celle-ci s’élève à 65 000ha dont 64 000ha issus de l’Europe, les pays les plus touchés étant l’Espagne (31000), l’Italie (14000) et la France (12000).
Au vu des résultats, la production présente également une diminution nette dans le monde : -4,2% en 2010 à 260 millions d’hl, seuls les Portugais et les Argentins y échappent (respectivement +900.000 hl et + 4 200 000hl).
Enfin, signe des temps : l’Inde adhèrera prochainement l’OIV comme 45ème membre.
A lire également :
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Les vins d’Alsace résistent à la crise
mars 5th, 2010 by Rédaction iDealwine
Dans la morosité économique actuelle, l’Alsace tire son épingle du jeu. Les ventes de vins alsaciens ont même enregistré une légère hausse sur le marché français (+0.8%).
En revanche, la région a elle aussi subi une chute de ses exportations. A relativiser puisque cette baisse du niveau de vente sur les marchés étrangers est de 7%, alors qu’elle est de -19% au niveau national.
Tout savoir sur l’Alsace
Le vignoble alsacien s’étend sur quelques 14500 hectares, sur des coteaux situés entre les Vosges et la vallée du Rhin, à une altitude variant de 180 à 400 mètres. Les vignes se déploient ainsi de Marlenheim à Thann. Cultivée avant l’arrivée des Romains, la vigne ne fut réellement destinée à la vinification qu’à partir de leur installation. Ils introduisirent la technique de vinification en même temps que la consommation du vin. Très célèbres au Moyen-Age, les vins d’Alsace étaient le monopole des religieux, avec plus de 300 abbayes qui préféraient déjà le vin blanc au vin rouge.
Vignoble le plus septentrional de France, l’Alsace possède un climat propice à une lente maturation des raisins, favorisant l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. Le peu de pluies rend possible les nombreuses vendanges tardives.
La grande variété de sols (granit, calcaire, gneiss, schiste et grès) permet la culture de différents cépages, dont certains étaient déjà en place au XVème siècle. Riesling, Gewurztraminer, Pinot blanc, Pinot gris, Muscat, Sylvaner, Auxerrois et Chasselas sont à l’origine des fameux vins blancs alsaciens. La région produit également une petite quantité de vins rouges à base de Pinot noir. Comme en Allemagne, le vin porte le nom de son cépage et de son lieu d’origine. Simple appellation en 1945, AOC en 1962, les vins d’Alsace ont obtenu le classement de 50 de leurs crus en grands crus entre 1975 et 1982.
Le procédé des vendanges tardives et de la sélection de grains nobles est typiquement alsacien. Il exige des raisins parfaits qui pourront assurer un taux de sucre maximum. Seuls le Gewurztraminer, le Riesling, le Pinot gris et, parfois, le Muscat peuvent se prêter à cette pratique. Ainsi, l’Alsace recèle de trésors souvent ignorés, superbement aromatiques, au bouquet exubérant. Les caractères sont accentués volontairement par les techniques de vinification et les meilleurs Gewurztraminer, Riesling et Tokay-Pinot gris ont un grand potentiel de garde. Fraîcheur, fruité et jeunesse sont les caractéristiques majeures de ce vin d’Alsace.
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Alsace : faut-il mentionner le cépage sur les étiquettes de grand cru ? (25/07/2009)
Rouler au vin rouge
juillet 6th, 2009 by Rédaction iDealwine
Afin de résorber les stocks trop importants de vins rouges, la France va demander à la Commission européenne de pouvoir procéder à une « distillation de crise ». L’alcool brut issu de cette distillation sera ensuite utilisé à des fins industrielles ou comme biocarburant.
Car ce n’est un secret pour personne, la viticulture souffre. L’excédent de stock équivaut à plus de 1,5 mois de consommation. Cette mesure concerne un volume de 600 000 hectolitres de vins rouges, vins de table et de vins de pays, pour un montant de 26 millions d’euros d’aides. La demande va être présentée à Bruxelles d’ici la fin juin. La Commission a ensuite trois mois pour donner son feu vert. (Source : TF1 infos)
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