Jean-Michel Deiss, apôtre de la complantation de cépages en Alsace
janvier 17th, 2012 by Philippe Rabert
Vigneron émérite mondialement reconnu, Jean-Michel Deiss est aussi un motard passionné. Et un vrai motard est par essence forcément un rebelle. C’est sans doute pourquoi Jean-Michel Deiss est devenu un vigneron rebelle, révolté contre la dictature des cépages qui appauvrit selon lui la complexité des terroirs alsaciens.
Peut-on imaginer une seule seconde inscrire la mention “Pinot noir” sur une étiquette du grand cru Musigny ou, encore plus fort, sous le plus grand des grands crus, La Romanée Conti ? C’est pourtant ce que l’Alsace a fait pendant des décennies en imposant aux vignerons d’accoler le nom d’un cépage aux plus grands crus de ses terroirs comme l’Altenberg de Bergheim, le Schoenenbourg ou le Rangen de Thann… Une sorte de négation du terroir au profit du seul cépage. Tout cela, Jean-Michel Deiss l’a en détestation absolue. Il n’a jamais accepté qu’on puisse définir en priorité un vin de terroir par son cépage. Et il a pour lui, non seulement une forme évidente de bon sens, mais surtout l’histoire même du vignoble alsacien où la complantation des différents cépages était monnaie courante jusqu’au tout début du XXe siècle.
C’est pourquoi aujourd’hui, les vins du Domaine Marcel Deiss (à part quelques “vins de fruit” jouant un rôle d’entrée de gamme) ne sont présentés que par rapport à un terroir hiérarchisé (comme en Bourgogne, en 1ers crus et en grands crus). Le terroir seul exprime ici sa marque, il domine les autres contingences. Il détermine le style, la personnalité exacte, la physionomie même du vin, en un mot, son humanité. Pour les grands crus, l’indication du cépage est totalement superflue tant est forte et parfois contradictoire l’influence du terroir sur son expression habituelle. Elle devient inutile quand la vigne est conduite en complantation comme à l’Altenberg au Schoenenbourg ou au Mambourg. Cet effort associé à de grandes densités de plantation (8 000 à 12 000 pieds de vigne à l’hectare) rend seul possible l’expression de toutes les nuances fines du terroir, son tempérament, ses tics, sa … folie. En effet, le fait de planter un seul cépage, voire un seul clone du cépage, empêche l’expression complète du terroir à l’image d’une personne dont le vocabulaire ou l’alphabet trop pauvre empêcherait de dire le monde ou ses sentiments profonds. Dans la tradition alsacienne, les vins des terroirs étaient seulement nommés par le nom du lieu, la complantation devenant la règle absolue de cette exigence. Comme partout ailleurs, du Bordelais aux Côtes du Rhône, en passant par la Bourgogne, dont il faut rappeler qu’elle utilisait jusqu’aux années 50 le pinot noir, le chardonnay et le pinot beurot (voire l’aligoté) en mélange dans le vignoble pour produire du… Montrachet !
C’est pour cette raison que Jean-Michel Deiss a décidé, pour tous les vins issus de grands terroirs (grands crus et futurs premiers crus), de ne plus utiliser l’indication du cépage, si réductrice et stérile et de nommer seulement le génie du lieu, cette énergie qui vient du fond comme un cri.
Qui dit terroir et permanence du type, dit géologie, pédologie, climat et microclimats, mais aussi exploitation technique du caractère des terroirs. Ainsi, le vignoble est conduit en utilisant les techniques anciennes de la tradition viticole alsacienne (le labour, le piochage, le compost, l’enherbement), sans désherbage ni engrais chimique, la vigne étant complantée comme une plante de sous-sol en souffrance au cœur de chaque terroir.
Les vins de terroirs portent naturellement la marque de cette exigence, la trace évidente de cette vocation à dire un paysage. Ce sont les vins qui disent le retour à la vraie tradition alsacienne séculaire.
La complantation des cépages, une richesse pour l’Alsace
La complantation (art de mélanger les cépages dans un terroir) est la plus ancienne forme de viticulture connue en Europe. Bien avant que les vignerons ne connaissent les cépages et ne deviennent des savants ampélographes, elle a permis d’assumer une régularité des récoltes comme le remarque Olivier de Serres dans son ouvrage « Le théâtre de l’agriculture et le mesnage des champs » (1600). La tradition des treize cépages du châteauneuf-du-pape procède de la même logique puisqu’à l’origine ces cépages différents étaient complantés dans les mêmes parcelles, y compris des cépages blancs au milieu des rouges. Une tradition avant tout faite pour équilibrer les vins et leur donner de la fraîcheur. Jean-Louis Stolz caractérise ainsi en Alsace en 1852 plus de 100 cépages et complantés dans le vignoble et décrit les complantations spécifiques des plus grands terroirs alsaciens (Sporen, Schoenenbourg, Sonnenglanz, Zotzenberg, Kastelberg, Kaefferkopf). A cette époque, il existe très peu de vignes pures, les vignerons réalisant peu à peu une véritable adaptation d’un encépagement complexe au terroir par la technique du marcottage (art de remplacer un cep mort par son voisin plus résistant parce que mieux adapté).
Alors que la mention du cépage a toujours été facultative en AOC Alsace (Ordonnance de 1945) et que beaucoup de parcelles en coteaux étaient encore complantées dans les années 60, la mise en place de la législation “Grand Cru” obligeant à la mention du cépage (1975) peut-être considérée comme une erreur historique car elle a eu pour conséquence un appauvrissement dramatique de la diversité biologique des vignobles, une mise en place des clones productifs et un basculement dans le tout variétal. Heureusement, la persévérance et l’opiniâtreté de quelques vignerons ont permis, en 2005, de réformer cette législation inique (la mention du cépage est maintenant totalement facultative en Alsace AOC et “Grand Cru”). Il reste maintenant à retrouver les encépagements originaux de chacun des grands terroirs alsaciens !
C’est pour toutes ces raisons que les vins de Jean-Michel Deiss (largement aidé aujourd’hui par son fils Mathieu) possèdent cette personnalité unique, terriblement attachante, qui bouleverse parfois les habitudes, mais qui surtout enrichit considérablement notre approche des vins alsaciens. Une sorte de voyage initiatique au cœur même des grands terroirs de ce magnifique vignoble !
Les vins du domaine Marcel Deiss actuellement en vente sur iDealwine



Domaine Marcel Deiss, ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
3*sur 3
Jean-Michel Deiss reste fidèle à la voie tracée : réaliser des vins de terroir à partir de vignes complantées. Cet assemblage de cépages reste pour lui la meilleure définition de l’expression d’un terroir. La complantation, fort ancienne dans la région, était systématique autrefois. Le procédé reste encore très peu suivi et divise fortement les vignerons. Jean-Michel, lui, avance tranquillement dans cette démarche, avec pour finalité des vins convaincants, complexes, dotés d’une intensité de saveur merveilleuse et d’un équilibre incroyable. Une harmonie entre les cépages qui se fait naturellement, sans éprouvette, à la cave, loin de tout calcul savant. Cela reste un peu déroutant pour le consommateur, mais le résultat est magnifique. Quelques années de recul permettent d’analyser la précision des définitions de terroir et la capacité de ces vins à gérer leur propre équilibre.
Le Guide Bettane/Desseauve des Grands Vins de France 2012
5BD sur 5
Jean-Michel Deiss a désormais installé sa logique de complantation de cépages pour révéler le caractère des terroirs autour de Bergheim, en recherchant la maturité physiologique parfaite des raisins pour proposer des cuvées abouties, dont l’acidité complexe exprime parfaitement les nuances de salinité de chaque cru. Avec son fils Mathieu en charge des vinifications depuis le millésime 2008, Jean-Michel peut consacrer plus de temps à promouvoir son approche, en particulier sur les accords mets et vins qui obligent le consommateur à enfin se préoccuper de l’influence du terroir en l’absence de repère variétal. Si les vins de terroir sont à garder plusieurs années et à carafer avant service, la gamme des vins de cépage continue de produire des cuvées très franches de style.
Robert Parker
Jean-Michel Deiss has been growing some of the finest wines in Alsace for more than a quarter century and with them – as well as with his passionately articulate discourse – capturing the imagination and affection of wine enthusiasts world-wide. But the bearded sage of Bergheim is never satisfied, and beginning in the late eighties, he began to completely re-think his wines and means of truly embracing his terroirs. The result was new acquisitions and plantings to achieve (beginning a decade ago) single-vineyard, field-blend bottling the likes of which had scarcely been seen in Alsace for the better part of a century, and to certain of which the governing authorities have recently been persuaded (perhaps as much by Deiss’ metaphysics of terroir as by the profundity of his vinous results) to grant the status “Grand Cru.” Deiss’ special “vins de terroir” are released only after he judges them to have had sufficient time in bottle to being to show their personalities (with the 2005s only appearing in 2007).
Deiss’s belief that diverse cepages which grow together - »under the influence of the parcel’s terroir and of one another » tend to ripen together, was certainly tested in both 2009 and 2008, but even someone skeptical of that claim « and we skeptics are surely in the majority – must admit that to the extent under- and over-ripe (or botrytis-inflected) aspects coexist in one and the same wine, this need not always manifest itself as disharmony but sometimes instead can generate welcome tension, a tension especially beneficial in the context of noticeable sweetness, and something like seems to have happened with the exciting 2008s at this address. Jean-Michel Deiss remarked - »apropos the preponderance of residually sweet wines at his estate (like so many in Alsace) » that with his vineyard and cellar environment, if he really wants a wine to go to dryness, he needs to work with it in barrique, otherwise he would need in most years to employ cultured yeasts, something he eschews » as he puts it – « on moral, not just aesthetic grounds, because I am not about to serve the industry that produces them. »
Parution : Le Rouge & Le Blanc, de Chassagne à l’Australie
janvier 11th, 2012 by Rédaction iDealwine
Le dernier numéro de la revue Le Rouge & Le Blanc vient de sortir. Au programme de cette revue très “pointue”, de nombreux sujets intéressants dont un panorama complet de l’appellation Chassagne-Montrachet et un reportage passionnant sur les vins australiens.
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (ils sont de plus en plus rares !) Le Rouge & Le Blanc est une revue trimestrielle, libre et indépendante, sans publicité ni sponsor et disponible uniquement par abonnement. Créée en 1983 par une poignée d’amateur désireux de parler librement du vin, c’est une revue faite pour et par des passionnés de vin.
Ce premier numéro de l’année 2012 est extrêmement varié. Ses deux sujets les plus forts sont un panorama de l’appellation Chassagne-Montrachet en Bourgogne et un reportage sur les vins australiens.
Considérée comme la troisième commune productrice de vins blancs de la Côte de Beaune derrière ses deux voisines Puligny-Montrachet et Meursault, Chassagne-Montrachet dispose de terroirs particulièrement intéressants travaillés par quelques vignerons brillants. Ce numéro qui passe en revue toute l’appellation vous permettra de ne pas vous tromper dans vos futurs choix à Chassagne-Montrachet !
Ce numéro hivernal vous emmènera également sur les routes de l’immense Australie et plus notamment en Australie méridionale, à Victoria, où émergent des domaines pionniers en recherche d’identité, à l’écoute de leur terre et innovateurs. L’un deux fait d’ailleurs l’objet du portrait de cette édition : Gilles Lapalus, un vigneron sans frontière dont l’histoire est remarquable… Pour ceux que les vins de ce pays intéressent particulièrement, notez que le prochain numéro consacrera un long sujet aux vins de la Barossa Valley.
Le Rouge & Le Blanc nous fait pénétrer au cœur de l’Alsace à la rencontre du domaine Barmès-Buecher, un domaine majeur dans la vaste famille des vignerons alsaciens engagés dans la voie de la biodynamie. Une dégustation horizontale très complète des nombreux vins produits par le domaine, avec quelques millésimes plus anciens en prime !
Enfin, une série de “coups de projecteurs” ou de “coups de cœur” vous feront découvrir des cuvées et des domaines particulièrement appréciés par les dégustateurs de la revue dans le Languedoc, en Alsace, en Auvergne, dans les Côtes-du-Rhône, à Bordeaux et à Vouvray.
A lire sans modération !
Commander un numéro ou s’abonner à la revue Le Rouge & Le Blanc : www.lerougeetleblanc.com
Zoom sur le Clos du Caillou : ancien et moderne à la fois !
octobre 24th, 2011 by Rédaction iDealwine
Ce très ancien domaine, qui a longtemps été réputé pour l’excellence de ses côtes-du-rhône, s’est étendu ensuite sur l’appellation Châteauneuf-du-Pape où il produit des vins (certifiés bio) de facture plutôt moderne et réputés dans le monde entier.
Le Clos du Caillou est idéalement situé, sur la commune de Courthézon. Il est composé de 44 ha en appellation Côtes du Rhône, et de 9 ha en appellation Châteauneuf-du-Pape. En 1936 son propriétaire refusa de faire visiter son domaine aux experts chargés de la délimitation de l’appellation. De ce fait, le Clos n’a pas été retenu, et aujourd’hui, le Clos du Caillou demeure une enclave dans l’appellation Châteauneuf-du-Pape.
N’ayant pas été classé en 1936, le Clos est donc resté en appellation côtes-du-rhône villages. Aujourd’hui, à l’intérieur du Clos, sur un terroir identique à celui des châteauneufs qui entourent le domaine, Le Clos du Caillou produit des côtes-du-rhône à la fois riches et soyeux. Les différentes cuvées s’appellent : Côtes-du-Rhône Clos du Caillou, le Bouquet des Garrigues, les Quartz, et la Réserve. A l’extérieur du Clos, les vignes classées en Châteauneuf-du-Pape sont regroupées par terroir et vinifiées séparément. Le terroir de sable est à l’origine de deux cuvées : les Safres et la Réserve. Le terroir de galets roulés produit pour sa part la cuvée Les Quartz.
Le vignoble a été planté essentiellement lors de son acquisition, par la famille Pouizin en 1956. Aujourd’hui c’est donc un vignoble de plus de cinquante ans composé en cépages rouges de grenache (80%), syrah (9%), mourvèdre (5%), cinsault (1%), counoise (1,5%), carignan (2,5%) et muscardin (1%), et en cépages blancs de clairette rose (32%), grenache blanc (27%), roussane (24%), clairette blanche (9%), viognier (6%), et bourboulenc (2%).
Les terroirs essentiels du domaine sont :
- les sables sur un sous sol marneux aux lieux-dits « Les Cailloux », et « Les Cassanets ». Ce terroir constitue un des terroirs les plus intéressants de l’appellation. Il présente l’intérêt d’être très filtrant en évacuant les excès d’eau très rapidement. Ce terroir permet aux raisins de mûrir plus rapidement, de présenter une précocité très marquée (15 jours par rapport à un terroir de galets).
Les vins issus de ce terroir se caractérisent par la finesse, l’élégance, des tanins souples et d’une manière générale un style très bourguignon.
- les galets roulés en coteaux, terroir principal de l’appellation sur les lieux-dits « Les Cassanets », ou « Les Garrigues » en Côtes-du-Rhône. Ce terroir est composé de molasse marine du miocène recouvert par des galets, qui évoque le passage du Rhône à cette époque. Les galets ont un rôle bénéfique sur la qualité des raisins : ils emmagasinent la chaleur durant la journée, et la diffusent lentement durant la nuit.
Les vignes du Clos du Caillou sont travaillées dans le respect de la nature : amendements organiques et composts, labours réguliers sans utilisation d’herbicides, des traitements phytosanitaires réduits à l’utilisation du soufre et du cuivre (Le Clos du Caillou est certifié bio depuis 2010). Les raisins sont exclusivement récoltés à la main et triés avant leur arrivée à la cave. Les vinifications sont souvent précédées d’une macération à froid pendant quelques jours. Les vins rouges sont éraflés partiellement ou totalement en fonction du millésime ; suit la phase de fermentation et de macération avec des pigeages manuels, remontages et délestages. Les vins sont ensuite élevés en foudres et en demi-muids pendant 15 à 18 mois dans les caves souterraines du domaine tempérées naturellement (13 à 15 degrés).
Le domaine du Clos du Caillou : ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
Situé sur des galets roulés en coteaux mais aussi sur des sols de sables et de safres, le vignoble du domaine a été, en grande partie, planté dans les années 1950, au lieu et place de bois. Il atteint aujourd’hui un âge respectable. Les deux châteauneuf-du-pape produits sont des vins modernes, où l’on recherché des textures extrêmement lisses, primant parfois au détriment du relief.
Le Guide Bettane & Desseauve des Grands Vins de France 2012
3 BD sur 5
Disposant d’installations performantes et adaptées, Sylvie Vacheron s’appuie sur un vignoble situé au nord-est de l’appellation dont une partie produit d’excellents côtes-du-rhône. En châteauneuf, elle réalise des vins concentrés et modernes, très fruités et savoureux, parfois un peu trop chaleureux. L’ensemble est hautement recommandable.
Découvrez les vins du domaine du Clos du Caillou actuellement en vente sur iDealwine.

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Domaine Clos du Caillou
Châteauneuf-du-Pape “Les Safres” 2009 – Rouge |
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| 17,5/20 Bettane & Desseauve
17,5/20 RVF 17/20 Jancis Robinson 88-90/100 Robert Parker 90-92/100 IWC Stephen Tanzer |
prix spécial
28.00€ TTC La bouteille – 75cl
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| Un vin suave, à la fois puissant et doux. Matière riche pour plats
de viandes mijotées en sauce |
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Domaine Clos du Caillou
Châteauneuf-du-Pape Les Quartz 2009 – Rouge |
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| 91-93/100 Robert Parker
91-93/100 IWC Stephen Tanzer 18,5/20 Bettane & Desseauve 17,5/20 Jancis Robinson 16,5/20 RVF |
prix spécial
40.00€ TTC La bouteille – 75cl
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| Un beau vin puissant mais qui reste élégant avec ses tannins policés. Pour viandes rouges saignantes
ou gibier à poil |
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Pleins feux sur le vignoble du Clos du Caillou
octobre 11th, 2010 by Veronique Raisin
Le Clos du Caillou est un domaine un peu à part… Malgré une situation idéale sur la commune de Courthézon, ce vignoble de 53 hectares (dont neuf sur Châteauneuf-du-pape, le reste en côtes-du-rhône) n’a pas été retenu dans la délimitation de Châteauneuf-du-pape, le propriétaire ayant refusé en 1936 de faire visiter son domaine aux experts ! Aujourd’hui, le Clos du caillou demeure une enclave dans l’appellation.
Le vignoble est assis sur différents terroirs, très qualitatifs. Un premier ensemble est constitué de terrains sableux sur sous-sol marneux (lieux-dits Les Cailloux et Les Cassanets. Ce terroir constitue l’un des plus intéressants de l’appellation : très filtrant, il permet d’évacuer les excès d’eau très rapidement et, précoce, il permet aux raisins de mûrir plus rapidement.
Les vins issus de ce terroir se caractérisent par leur finesse et leurs tanins souples qui les rapprochent d’un style bourguignon. Un autre ensemble est formé des fameux galets roulés, en coteaux, sur les lieux-dits Les Cassanets ou Les Garrigues en Côtes du Rhône. Ce terroir est composé de molasse marine du miocène recouverte de galets ; ces derniers emmagasinent la chaleur durant la journée et la restituent lentement durant la nuit.
Les vignes du clos du caillou sont travaillées dans le respect de la nature : amendements organiques et composts, labours réguliers sans utilisation d’herbicides, traitements phytosanitaires réduits à l’utilisation du souffre et du cuivre. Les raisins sont exclusivement récoltés à la main et triés avant leur arrivée à la cave. Les vinifications sont souvent précédées d’une macération à froid durant quelques jours. Les vins rouges sont éraflés partiellement ou totalement en fonction du millésime. Les vins sont ensuite élevés en foudres et en demi-muids pendant 15 à 18 mois dans les caves souterraines du domaine, tempérées naturellement.
Le millésime 2010 marquera la première année de vins produits à partir de raisins issus de l’agriculture biologique.
| Clos du Caillou : ce qu’en dit la presse
Guide Bettane & Desseauve des Grands vins de France (2/5) Robert Parker |
Retrouvez les vins du Clos du Caillou en vente actuellement dans le cadre de l’Offre iDéale en cours :
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A la découverte de Beaucastel, en rouge et en blanc
février 10th, 2010 by Veronique RaisinInstallés à Courthézon depuis le 16e siècle, les Perrin comptent parmi les quelques grands vinificateurs du Rhône Sud.
Rares sont ceux qui atteignent de tels sommets de perfection, notamment sur la durée. Au fil des générations, une même réussite s’est imposée et le savoir-faire se transmet admirablement. Aujourd’hui, Jean-Pierre et François, les fils de Jacques Perrin, et leurs enfants respectifs, Marc, Pierre, Thomas et Matthieu, qui représentent la cinquième génération, ont repris le flambeau.
Leur philosophie est simple : « Pour faire un vin d’expression, il faut que le raisin ait du goût« . Pour mener à bien cette gageure, les engrais chimiques sont proscrits et remplacés par un compost « maison », les traitements réduits au minimum. Grâce à ces méthodes, les maladies ont régressé et les insectes et oiseux sont revenus dans les vignes. Il faut d’ailleurs préciser que le Château de Beaucastel fut le premier vignoble de la vallée du Rhône certifié en agriculture biologique dès 1964. Du côté des vinifications, les raisins, exclusivement ramassés à la main, sont soigneusement triés. Égrappés, ils sont ensuite vinifiés en cuve et vieillis en foudres de chêne. Tous les cépages sont encuvés séparément, afin de respecter le caractère, les arômes, et l’originalité de chacun.
Les vignes du Château de Beaucastel couvrent 70 hectares (60 exploités), plantés des 13 cépages autorisés. Les vignes ont en moyenne 50 ans et les rendements ne sont jamais supérieurs à 30 hectolitres par hectares, souvent beaucoup moins.
Au-delà de Beaucastel…
Depuis 15 ans, les Perrin se sont parallèlement développés en acquérant en propre des vignes dans d’autres appellations de la Vallée du Rhône Sud avec l’ambition réussie de devenir un spécialiste de cette partie-ci du Rhône. Les 130 hectares ainsi exploités sont vinifiés à la cave Perrin & Fils située près de Vinsobres ; en Vinsobres (35 hectares d’un seul tenant en terrasses et coteaux, à une altitude moyenne de 300 mètres) et Gigondas (10,5 ha).
Découvrez les vins du Château de Beaucastel en vente actuellement dans le cadre de notre offre iDéale :
Château de Beaucastel 2007 – rouge – Châteauneuf du Pape
La cuvée phare du domaine
Ce style aérien, moins sauvage qu’à l’accoutumée, préserve le caractère épicé du vin, apporté par la syrah et la counoise, un fruité au charme évident, une bonne maturité et une texture de velours. Saurez-vous l’attendre ?
51.90€ TTC la bouteille
105€ TTC le magnum
96/100 Robert Parker
96/100 Wine Spectator
18,5/20 RVF
18/20 GaultMillau
17/20 Bettane&Desseauve
93-96/100 IWC – S. Tanzer
Château de Beaucastel 2008 – blanc – Châteauneuf du Pape
Cuvée rare
L’alter ego en blanc du châteauneuf de Beaucastel est déjà, en temps normal, une vrai rareté (seulement 7 hectares de galets roulés). En 2008, c’est tout bonnement une pièce de collection. La patte de l’élevage maison lui préserve juste ce qu’il faut de gras et de suavité, apportant ces notes de miel et de fleur d’acacia si délicieuses.
50.90€ TTC la bouteille
93/100 Robert Parker
92/100 Wine Spectator
Coudoulet de Beaucastel rouge 2007 – Côtes du Rhône
Le petit frère de Beaucastel !
Destinée à attendre son aînée, vous pourrez vous précipiter sur cette jolie cuvée, tendre et croquante. Ses arômes de fruits rouges et de thym séduisent immédiatement, soutenus par une fraîche expression et une appétence charmante.
13.90€ TTC la bouteille
27.90€ TTC le magnum
92/100 Robert Parker
90/100 Wine Spectator
89-92/100 IWC – S. Tanzer
15,5/20 RVF
Beaucastel : les dégustateurs sont unanimes
Bettane&Desseauve (4 BD/5)
« La propriété est d’un seul tenant, située sur le terroir très spectaculaire de galets roulés avec un sous-sol très argileux (limitant ainsi le stress hydrique) qui occupe tout le nord-est de l’appellation, autour du lieu-dit Coudoulet. Elle s’est toujours depuis imposée comme l’une des plus novatrices et brillantes exploitations de Châteauneuf. L’ensemble de ces vins est depuis longtemps au sommet de l’appellation, mais les vinifications ont gagné en précision et en raffinement dans les dernières années. »
Guide RVF des meilleurs vins de France***
« Tenu de main de maître par la famille Perrin, ce vaste domaine dispose d’un terroir fantastique : les fameux galets ont la particularité de stocker de l’humidité en profondeur, permettant au mourvèdre de mûrir à merveille. Un atout de taille, ce cépage étant important dans le profil des vins de Beaucastel. En outre, le domaine peut s’enorgueillir d’être l’un des seuls à faire appel aux 13 cépages autorisés sur l’appellation dans l’élaboration de son vin rouge. Un châteauneuf toujours coloré, puissant, droit et structuré, mais également très charnu, sauvage et épicé dans sa jeunesse. Il vieillit toujours avec une profondeur et une race inoubliables. Si la cuvée de roussanne, dense et parfumée, baptisée Vieilles Vignes, est certainement le plus grand blanc du Sud de la France, il lui faut du temps pour se révéler. Le blanc classique se livre avec plus d’aisance mais toujours avec une grande personnalité ».
Guide GaultMillau (4/4)
La propriété est maintenant dirigée par François et Jean-Pierre Perrin qui en ont fait un cru modèle. Mais quel dommage de ne pas déguster les grandes cuvées ! Ce domaine se maintient au plus haut niveau.
Robert Parker (**** Exceptionnel)
One of the great estates of the Rhone Valley, Chateau Beaucastel has been run by several generations of the Perrin family, beginning with the late Jacques Perrin (who died in 1978), then the brothers Jean-Pierre and Francois, and now their sons Thomas, Marc, Pierre, and Mathieu. Beaucastel has nearly 200 acres in vine in Chateauneuf du Pape, and they have branched out with an impressive operation under the Perrin et Fils label, purchasing grapes and acquiring land (in Vinsobres and Gigondas, for example). Their goal is to become the most recognized name for high quality wines in the southern Rhone.
Accédez à l’Offre iDéale en cours sur les vins de Châteauneuf du Pape.
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