Vente en salle : quelques mythiques 1945 et 1947
novembre 15th, 2011 by Rédaction iDealwine
Une nouvelle vente de grande qualité se déroulera en salle le 18 novembre à Paris. Le clou de cette vacation sera sans aucun doute la mise aux enchères de plusieurs millésimes 1945 et 1947, deux années mythiques pour le vignoble français…
Cette vente propose de grandes références dans plusieurs régions. De nombreux millésimes sont proposés, dont certains illustres et rares, parfois même légendaires comme plusieurs bouteilles de 1945 et 1947 ! Les flacons produits dans ces années sont en effet pratiquement introuvables aujourd’hui.
Les cinq premiers crus classés du Médoc et des Graves répondent présents : château Lafite Rothschild 1945, château Mouton Rothschild 1941, 1979, 1986, 1989, 1990 et 2008, château Margaux 1945 (en magnum), 1978, 1985, 1986, 1998, 2001, 2004, 2006 et 2008, 2008 château Latour 1982, 2001 et 2008 et pour finir château Haut-Brion 1945,1983, 1985, 2001, 2004.
Nous notons par ailleurs deux flacons magnifiques du millésime 1947 (année d’exception à Bordeaux) : château Pape Clément 1947 (cru classé de Graves) et le mythique château d’Yquem 1947 (Sauternes). A noter également les autres millésimes d’Yquem : le très recherché 1921, 1942, 1986, 1989 et 1993 .
Rive droite à présent, nous retrouvons les châteaux Cheval Blanc 1995, 2001 et 2008 et le château Ausone 2001 à Saint-Emilion et, à Pomerol, l’immense Petrus bien sûr dans quelques millésimes parfois rares : 1945, 1955, 1992, 2001, 2005 et 2008.
La Bourgogne n’est pas en reste est nous propose des flacons également exceptionnels, en particulier ceux issus du domaine de la Romanée Conti, qui aligne quatre références : Romanée Conti GC 1956, Richebourg GC 1956, La Tâche GC 1956 et Grands-Echezeaux GC 1956. Le domaine Faivelay est bien loti lui aussi avec des musignys GC 1990, 1991 et 1996.
Côté chardonnay, nous relevons les meursaults 1er Cru les Perrières1988, 1989, 1995, 1996 et 2000 ainsi que le meursault 1er cru les Rougeots 1996 et le corton-charlemagne GC 2000 du domaine Coche-Dury.
Peu de lots en Vallée du Rhône mais là encore ils sont extrêmement qualitatifs comme le châteauneuf-du-pape 1995 du château Rayas et les hermitages La Chapelle de Jaboulet présentés dans les millésimes 1978, 1990 et 2004.
Un choix assez réduit en Champagne mais deux très belles cuvées malgré tout : Grande Année 2000 (Bollinger) et Dom Pérignon 1952, 1982, 1983 et 2000 (Moët et Chandon).
Enfin, concluons avec une belle référence étrangère : Oakville Opus One 2005, une star de la Napa Valley.
Vente en salle à Cannes : de “grands” flacons
novembre 4th, 2011 by Rédaction iDealwine
Magnums, doubles-magnums, jéroboams, impériales : les gros formats seront incontestablement les vedettes de la vente en salle de Cannes ! Clôture des enchères sur iDealwine le jeudi 10 novembre.
Encore une très belle vente au programme ! Les amateurs de gros volumes et de belles bouteilles seront comblés, ce catalogue ayant la particularité de vous offrir les deux en même temps. Une offre rare et exceptionnelle !
Beaucoup de Bordeaux et essentiellement de grands contenants : château Lafite Rothschild dans seize millésimes allant de 1975 à 2008 dont une impériale de 1990, un double-magnum de 2005, château Mouton Rothschild 1996 (jéroboam), 1998, 2002, 2004, 2007 ; château Margaux 1985, 1990 (impériale), 1995, 1999 2000 (magnum), château Latour 1970, 1984, 1988 (impériale), 1989, 1990, 2000, 2001 (magnum), 2006 ; château Haut-Brion 1982, 1990, 1995, 2006, 2007 ; château La Mission Haut-Brion 1981, 1990 (impériale), 1999, château Cos d’Estournel 1990 (jéroboam).
Peu de Bourgogne, mais une qualité au sommet. Citons Le domaine Leroy : chambertin GC 1949 (rarissime). Poursuivons avec les domaines Armand Rousseau (clos de la roche GC 1996, chambertin GC 1995 et clos-de-bèze GC 1997), Jacques Fréderic Mugnier (musigny GC 2005) et finissons avec le Clos de Tart pour les rouges avec un 2006.
Côté chardonnay seulement deux références mais pas des moindres : Meursault 1er Cru “Les Caillerets” 1999 du domaine Coche-Dury et montrachet GC 1978 du domaine Leroy.
Les vins de la Vallée du Rhône sont peu nombreux, mais quelques belles bouteilles également. Parmi celles-ci, les côtes-rôties du domaine Guigal, La Mouline 2007, La Landonne 2006, mais aussi un hermitage 1984 de Chave et un châteauneuf-du-pape 1999 du château de Beaucastel.
Un choix assez réduit en Champagne mais on remarque néanmoins un jéroboam “Grande Année” 1985 et un magnum Bollinger RD 1988 de la maison Bollinger.
Enfin, dans les autres régions, nous avons le domaine de Trévallon avec un 2000 et, dans les belles références étrangères, on note Tignanello Piero Antinori 1983 en Italie (en double-magnum) et Oakville Opus One 1998 (Nappa Valley, USA).
| 10/11/2011 18:30 : 243 lots | ![]() |
| 10/11/2011 18:35 : 422 lots | ![]() |
Vente on-line : un choix immense dans toutes les régions
novembre 2nd, 2011 by Rédaction iDealwine
Une vente gigantesque : des pépites, des affaires, des flacons rarissimes, de très grands domaines, une “pluie” de millésimes »… Tout est réuni pour faire de cette vente on-line un des musts de cette fin d’année !
Parfaite pour débuter une cave ou pour l’enrichir, cette vente concerne tout le monde ! Les néophytes approuveront le large choix et les rapports qualité/prix extrêmement intéressants alors que les amateurs passionnés et les collectionneurs apprécieront les fantastiques verticales sur de nombreux très grands vins.
La qualité est au sommet à Bordeaux : château Lafite Rothschild dans 30 millésimes (de 1960 à 2008) ; château Mouton Rothschild dans 23 millésimes (de 1970 à 2008), et parmi eux le millésime 1993 et la fameuse étiquette américaine censurée qui n’était vraisemblablement pas au goût du gouvernement américain… Le haut de l’étiquette concernée représentait en effet le dessin d’une femme dénudée. Egalement château Latour (de 1969 à 2008) ; château Haut-Brion (de 1934 à 2008), château Margaux de (1967 à 2008).
Remarquons également la présence d’un melchior (flacon de 18 litres !) Bordeaux Mayne d’Olivier cuvée Tradition (Côtes de Castillon) : une première chez iDealwine, avis aux amateurs !
Dans le Sauternais, nous décelons de très nombreux millésimes du château d’Yquem allant de 1920 à 2006
Partons à présent rive droite pour les merlots de Pomerol et de Saint-Emilion. A Pomerol tout d’abord : de nombreux Petrus (millésimes allant de 1960 à 2008) et un château Le Pin 2002. A Saint-Emilion, relevons les châteaux Cheval Blanc (de 1949 à 2004) et Ausone (de 1953 à 2003).
La Bourgogne n’est pas en reste et nous offre des flacons tout aussi exceptionnels : côté pinot noir nous avons le célèbre Domaine de la Romanée Conti 1980,1983 ; Richebourg GC 1970 2002 ; La Tâche GC 1959, 1978. Poursuivons avec un Chambertin grand cru Comte Armand Rousseau 1959 (flacon rarissime)
A ne surtout pas manquer le Vosnes-Romanée 1er cru 1999 issu de la mythique parcelle du Cros Parentoux d’Emmanuel Rouget, parent du grand Henri Jayer.
Côté chardonnay, notons un Montrachet GC 1974 du domaine de la Romanée Conti, les Meursault Perrières 1996 et1997 de Jean-François Coche (domaine Coche-Dury) véritable génie de la vinification des bourgognes blancs ; les Bâtards-Montrachet 1983 et 1989 du domaine Ramonet ou encore un Chevalier-Montrachet 2006 du domaine Leflaive.
Un très large panel en Vallée du Rhône une fois de plus : nous retrouvons les côtes-rôties de la Maison Guigal : La Turque 1991, 1992 1994, 2000 ; La Landonne 1993, 1995, 2000, 2005 ; La Mouline 1993, 2000, 2005. Nous décelons aussi de très belles bouteilles de Châteauneuf-du-Pape : Château Rayas 2000, 2001, 2003, 2004 2005 ; Châteauneuf-du-Pape « Deus Ex Machina » et Châteauneuf-du-Pape « La Combe des Fous » 2007 du Clos Saint-Jean. A noter également les hermitages de la maison Jaboulet (La Chapelle 1996) et du domaine Chave (Hermitage 2007).
En Champagne quelques très beaux flacons des plus belles maisons : Dom Pérignon 1975, 1982, 1988, 1999 (Moët et Chandon) ; Brut Vintage Krug 1979, 1982 ; Cristal 1998,1996,1999, 2000 (Louis Roederer) ; Comtes de Champagne 1996, 1997 (Taittinger).
Concernant les autres régions, notons la présence du domaine Léon Barral dans le Languedoc avec son Faugères Valinière 1999 absolument délicieux. Dans le Val de Loire parlons du Pouilly-Fumé Silex de Didier Dagueneau 2004
On peut évoquer également de très belles références étrangères : Oakville Opus One Baron Philippe de Rothschild – Robert Mondavi 1986, 1998 ; Ribera Del Duero Vega Sicilia Unico Locando Y Chaves Reserva Especial, 1973, 1978, 1999 ; Barolo Giacosa 1975 ou encore Bolgheri Sassicaia Famille Incisa della Rochetta 1996, 1996, 2000, 2007.
Enfin, de vieux spiritueux sont également au rendez vous : par exemple un Cognac Hennessy ou un Armagnac Lafontan.
A vos enchères !
Accédez aux catalogues de la vente :
Vente en salle : de superbes flacons, quelques millésimes rares
octobre 31st, 2011 by Rédaction iDealwine
Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas et c’est le moment d’acheter de beaux flacons ! Cette vente en propose de nombreux, pour l’essentiel de grands bordeaux et quelques beaux lots de champagnes millésimés.
On trouve tout d’abord dans cette vente des lots de premier choix à Bordeaux avec, notamment, des millésimes anciens : château Lafite Rothschild 1999 et 2008 ; château Mouton Rothschild 1959, 1966, 1973,1983, 1987, 1990 ; château Margaux 1953,1966, 1982, 1989, 1995 ; château Haut-Brion 1947, 1982, 1999.
Sur la rive gauche toujours, citons le château Mission Haut-Brion 1975, grand cru classé de Graves et le mythique château d’Yquem en Sauternes : 1976, 1981, 1983, 1984, 1989.
Traversons la Dordogne pour retrouver les merlots de Pomerol et de Saint-Emilion : Petrus 1984, 1987, 1988, 1989, 1999 à Pomerol et, à Saint-Emilion, les châteaux Ausone 1959, Cheval Blanc 1992 et Angélus 1976.
Peu de lots en Bourgogne mais de belle qualité : Romanée Conti 1992 et Richebourg 1982 du domaine de la Romanée Conti. Notons également un Corton Les Vergennes GC du domaine Leroy et un Echezeaux du domaine Emmanuel Rouget, parent d’Henri Jayer.
Le choix est encore plus restreint en Vallée du Rhône, mais remarquons néanmoins les côtes-rôties de la maison Guigal : La Landonne 2001 et La Turque 1999.
En revanche en Champagne la sélection s’élargit : Krug Clos d’Ambonnay 1995 ; Dom Pérignon 1995 et 1998 (Moët et Chandon), Dom Ruinart 1993 (Ruinart) ou encore la Cuvée S 1995 de Salon.
Enfin, deux grandes références étrangères figurent au catalogue : Oakville Opus One 1987, une cuvée née de l’association du Baron Philippe de Rothschild avec Robert Mondavi en Napa Valley (USA) et Vega Sicilia Unico Locando y Chaves 1976 en Ribera del Duero (Espagne).
A vos enchères !
Vente à Villefranche : de très belles affaires, des prix attractifs
octobre 10th, 2011 by Rédaction iDealwine
Cette vente s’adresse à tous les publics : amateurs, passionnés ou même néophytes. Avec, en prime, des prix raisonnables dans toutes les régions. On note aussi une grande diversité d’appellations et de domaines en Bourgogne, une opportunité idéale pour enrichir sa cave de grands noms bourguignons à des prix tout à fait intéressants. Beaucoup de très grands flacons et de très beaux millésimes à ne pas manquer !
Les mythiques bordelais sont présents bien sûr : château Margaux 1989, château Mouton Rothschild 1999, château Lafitte Rothschild 1971, château Haut-Brion 1982. Remarquons les Carruades de Lafite, le second vin du château Lafite qui a tant défrayé la chronique par ses prix de vente sur le continent asiatique. Il semble que cette folie soit néanmoins en train de s’estomper…
Toujours à Bordeaux mais du côté libournais, nous trouvons les merlots de Petrus 1984 (Pomerol) ainsi que des châteaux Cheval Blanc 1994 et Ausone 2002 (Saint-Emilion).
Les raisins botrytisés du sauternais seront également à la fête avec le château d’Yquem 1975 et 1994 et Rayne Vigneau 1945.
Quittons le Bordelais pour les pinots noirs et les chardonnays bourguignons. Notons pour commencer un magnifique clos-de-tart GC du domaine du Clos de Tart (Mommessin) ou un vougeot GC 2003 du domaine Denis Mortet.
Il nous semble opportun de citer également l’excellent chambertin GC du domaine Bertagna dans un rapport qualité/prix (nous parlons évidemment de sa mise à prix) fort intéressant.
Côté chardonnay, ne surtout pas manquer le montrachet GC 1989 du domaine Leflaive , un flacon rare et exceptionnel.
Moins de choix dans les autres régions. Notons malgré tout deux bouteilles de la fameuse cuvée Cristal de Roederer millésime 1977 en Champagne et, dans le Rhône, citons le domaine Guigal avec une côte-rôtie La Turque 2004 et Yves Cuilleron (un excellent vinificateur de la vallée du Rhône) avec un condrieu cuvée Vertige.
Enfin, pour conclure, partons en Charente, plus précisément à Cognac, pour un Rémy Martin 1er Cru XO grande champagne.
Que du bonheur !
| 14/10/2011 17:00 : 371 lots | ![]() |
Vente à Lyon : le haut de gamme dans toutes les régions
octobre 5th, 2011 by Rédaction iDealwine
Une vente où les mythiques grands crus Bordelais côtoient ceux du domaine de la Romanée Conti, où les grains « botrytisés » du château d’Yquem fréquentent les chardonnays de Jean-François Coche. Sans négliger les superbes flacons en Champagne. Les fêtes se profilent déjà… N’hésitez pas !
Parmi la sélection de Bordeaux, au sommet, on trouve : château Haut-Brion disponible dans 14 millésimes, de 1953 à 2008, château Mouton Rothschild dans 10 allant de 1955 à 2008 ; château Latour 1962, 2002, 2003, 2006 ; château Lafite-Rothschild 1995, 2002 ; château Margaux 1975, 1982, 1986.
A Bordeaux toujours, quittons les cabernets du Médoc pour retrouver le merlot de Pomerol et de Saint-Emilion avec Petrus 1969, 1983, 1985, 1986, 1988, 1992, 1994 1998 et les châteaux Angélus 1982, 1986, 1992, 1994, 1995 et Ausone 1995.
Dans le Sauternais, signalons une magnifique collection de millésimes du château d’Yquem 18 années de ce grand sauternes couvrent la période allant de 1954 à 2004.
Partons à présent pour la Bourgogne ou la qualité est également au sommet, avec les vins du domaine de la Romanée Conti : grands-échézeaux Grand Cru 2005, la tâche Grand Cru 1962, 2005, romanée conti GC 1983 1998. Citons également le bonnes-mares GC 2005 du domaine Roumier.
En blanc notons le bâtard-montrachet GC 2003 du domaine Ramonet et le puligny –montrachet Les Enseignères 1999, 2000, 2001, 2003 et 2005 de Jean-François Coche (maître de la vinification du chardonnay bourguignon).
Continuons avec les vins blancs, parlons de Champagne maintenant et de très belles cuvées des maisons les plus prestigieuses : Dom Pérignon 1990, 1995, 1996, 1998 de chez Moët et Chandon, Cristal 1979 de la Maison Roederer, sans oublier un Brut Vintage 1998 de la maison Krug.
Peu de lots en Vallée du Rhône mais soulignons malgré tout les côtes-rôties La Mouline 1994, 1995, 1997 ; La Turque 1994, 1996, 1998, 2000, 2001 et La Landonne 1982 du domaine Guigal.
Dans les autres vignobles remarquons le Riesling Grand Cru Rangen de Thann – Clos Saint Urbain 2000 et 2001 du Domaine Zind Humbrecht en Alsace ou le pouilly-fumé Silex 2002 du domaine Dagueneau dans le Val de Loire. Traversons nos frontières, à la découverte de belles références étrangères : Vega Sicilia Unico 1966 (Espagne) et Bolgheri Sassicaia 1996 et1999.
Enfin découvrez un Armagnac vieux de plus d’un siècle : Armagnac Casterède 1881
Que du plaisir !
Consultez les catalogues :
Catalogue 1 – Clôture à 18H00 le 10 octobre 2011
Catalogue 2 – Clôture à 18H05 le 10 octobre 2011
Vente on-line : 6000 lots de grands crus pour constituer ou étoffer votre cave
octobre 4th, 2011 by Rédaction iDealwine
Vous démarrez votre cave ? Cette vente est faite pour vous ! Vous trouverez dans les catalogues de nombreux millésimes de grands crus bordelais, à boire ou à conserver. Du côté de la Bourgogne, on tape dans l’exception avec les signatures mythiques de la Côte de Nuits, mais pas uniquement. Dans toutes les régions, vous trouverez des prix très doux, sans compter que de nombreux lots sont offerts sans prix de réserve… A vos enchères !
Un nombre de lots important (6000 au total), des vins de grande qualité et de nombreux millésimes anciens : cette belle vente offre un vaste panel de choix dans toutes les régions avec une gamme de prix qui débute à partir de 1 euros… jusqu’à 9500 euros !
Vous êtes amateurs, passionné, ou encore néophyte ? Quel que soit votre profil, cette vente se révèlera intéressante pour enrichir votre cave ; les collectionneurs à la recherche flacons rares apprécieront l’abondance de millésimes tant anciens que récents. Et les affaires sont nombreuses….
Nombreuses verticales de grands crus bordelais
La sélection des Bordeaux est une nouvelle fois extrêmement qualitative et la diversité des millésimes considérable : jugez-en vous-même : Château Haut-Brion est disponible de 1934 à 2008, sur 22 millésimes ; château Mouton Rothschild, de 1963 à 2008 (24 millésimes) ; château Latour de 1970 à 2008 (19 millésimes) ; château Lafite Rothschild de 1957 à 2008 (25 millésimes) ; château Margaux de 1971 à 2008 (20 millésimes).
Dans le Sauternais, impossible de passer à côté des vins du château d’Yquem : vous trouverez en effet au catalogues pas moins de 53 millésimes qui s’étalent de 1913 à 2008, sont proposés à la vente. Mais le plus exceptionnel est sans doute cette verticale qui couvre la période de 1936 à 2008 !
A Bordeaux toujours, passons sur la rive droite : à Pomerol on trouve Petrus sur 13 millésimes, dont 1990. A Saint-Emilion signalons Château Cheval Blanc 1949, 1995, 1996 et 1999 ; Château Ausone 2002 et 2008 et Château Angélus 1971, 1986, 1988, 1989, 1995, 2000, 2002 et 2005.
Partons maintenant en Bourgogne, où la qualité des vins présentés est tout aussi grande. Commençons par les vins rouges avec le domaine de la Romanée Conti : romanée-conti GC 2004 ; richebourg GC 1970, 2004 ; échezeaux GC et grands échezeaux GC 2004, la tâche 1958, 1978, 2004.
Impossible de ne pas citer pour cette vente Emmanuel Rouget neveu et digne successeur d’Henri Jayer (véritable légende de la vinification des vins de Bourgogne) et de la mythique parcelle du Cros Parentoux : son vosne-romanée 1er Cru Cros Parentoux est offert à la vente dans le millésime 1999.
A noter également, le grand cru latricières-chambertin 1959 du domaine Faiveley et le Volnay 1er cru 1995 du domaine Leroy.
Quant aux blancs, notons le Bâtard-Montrachet 1994 du domaine Ramonet. Enfin il est inconcevable de rester insensible au talent de Jean-François Coche (domaine Coche-Dury et de ses meursaults 1996, 1997 et 2008.
Restons dans les vins blancs et parlons de Champagne : la sélection prend de l’ampleur à l’approche des fêtes. Evoquons les Maisons prestigieuses, Bollinger RD (Récemment Dégorgé) 1988 ; Moët et Chandon : Dom Pérignon 1988, 1992, 1993 et 1995 ; Louis Roederer et sa célèbre cuvée Cristal, disponible dans le millésime 1989.
Signalons également la présence de la cuvée Taitinger Collection (qui unit l’art et le champagne) : par exemple Taittinger Collection 1990 et 1986
Un choix de haute qualité en Vallée du Rhône.
Signalons les châteauneuf-du-pape des châteaux de Beaucastel 1990, 1997, 1999, 2007 et Rayas 2004 et 2005 ; et aussi la cuvée de côte-rôtie La Mouline 2005 du domaine Guigal. Dans les autres régions suggérons le Clos des fées « vieilles vignes » 2003, d’Hervé Bizeul et le Faugères valinières 2001 de Léon Barral.
Continuons avec les vignobles étrangers et trois belles références, espagnole avec Vega Sicilia Unico 1956, italienne avec Solaia (Pierro Antinori) 1997 et américaine, plus particulièrement de la Nappa Valley avec Oakville Opus One 1998.
Terminons par les spiritueux en citant le Cognac Delamain XO Grande Champagne Pale and Dry et un Bas-Armagnac de Castelfort
A découvrir de toute urgence !
Consultez les catalogues
Catalogue 1 – Diverses régions – Clôture à 10h00
Catalogue 2 – Diverses régions – Clôture à 11h00
Catalogue 3 – Vallée du Rhône – Clôture à 12h00
Catalogue 4 – Bourgogne – Clôture à 13h00
Catalogue 5 – Bourgogne– Clôture à 14h00
Catalogue 6 – Bourgogne– Clôture à 15h00
Catalogue 7 – Bordeaux – Clôture à 16h00
Catalogue 8 – Bordeaux– Clôture à 17h00
Catalogue 9 – Bordeaux– Clôture à 18h00
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Portrait : Lorenz Baumer, joaillier, surfeur, amateur de grands crus
septembre 8th, 2011 by Veronique Raisin
Dans ses bureaux de la Place Vendôme, Lorenz Bäumer a pris soin de placer quatre bouteilles de vin sous azote. Un service de vin au verre qu’il réserve à ses meilleurs clients. Le jeune prodige de la joaillerie ne fait décidément rien comme tout le monde, et cela lui réussit.
Rentré dans le cercle ultra sélect des créateurs les plus en vue, avec pignon sur la colonne de la Victoire, Lorenz Bäumer est devenu en 2009 le directeur de la collection haute joaillerie de Louis Vuitton – en plus de sa propre marque. Pour iDealwine, il a accepté avec la plus grande gentillesse de répondre à nos questions.
Le vin et la joaillerie sont-ils des univers proches ?
Oui, le vin comme la joaillerie sont des produits issus d’un savoir-faire. On prend ce que la nature nous donne et c’est la main de l’homme qui façonne et travaille pour créer une oeuvre d’art. Ce qui rend les objets luxueux finalement, c’est le savoir-faire. Pour le vin il y a la connaissance des terroirs, pour la joaillerie celle de la provenance des pierres.
Le vin est-il pour vous une source d’inspiration ?
Il peut l’être en effet. J’ai dessiné une paire de boucles d’oreille en forme de grappes de raisin, et une broche sur le même motif. On parle aussi de finition en « bulle de champagne » pour un diamant. il y a des passerelles entre ces deux univers. Mais je m’inspire aussi beaucoup du surf et de la mer.
Comme pour la tiare que vous avez dessinée pour le mariage de la Princesse Charlene de Monaco ?
Exactement. C’était un concours anonyme et je l’ai remporté. On devait présenter trois dessins et l’un des miens a été choisi, j’en suis très fier. C’est un privilège. L’idée de cette tiare était de symboliser une vague qui se déroule. Il faut trouver dans la création ce qui nous rapproche, ce qui nous correspond, comme un mariage en quelque sorte. Et je savais que le thème de la mer était cher à Charlène.
Comment avez-vous découvert le vin, dans quel contexte ?
Mon arrière-grand-mère possédait le Château Falfas dans les Côtes de Bourg. Et ma grand-mère avait un domaine près de Béziers, à Lanneluc-Sanson. Enfant, je passais les vacances avec elle, elle faisait la tournée des vignes chaque matin et je la suivais. Et puis mon père avait pris l’habitude de nous faire goûter à l’aveugle de vieux vins qu’il avait dans sa cave. Il cachait l’étiquette et nous faisait deviner. C’était un jeu et en même temps un apprentissage. J’essaie de transmettre cela à mon fils.
Il n’est pas un peu jeune ? (Artus a cinq ans, mais moi je dis ça, j’y connais rien…)
Oui bien sûr ! Il a seulement le droit de mettre son doigt dans le verre pour goûter. Vous savez, si on interdit certaines choses aux enfants, il y a de bonnes chances pour qu’ils le fassent. Tandis que si on leur autorise en expliquant… J’ai d’ailleurs du lui expliquer comment on faisait le vin car lorsque je lui ai demandé avec quoi était fait le vin, il m’a répondu « Je sais très bien ! C’est le sang d’une personne qui est morte »…
Y a t-il une bouteille qui a déclenché votre passion ?
Je me souviens d’un Château Margaux 1985, ça m’a marqué. Mais je prends plaisir à boire de bons vins depuis quelques temps seulement.
Quels sont vos vins préférés ?
Je bois du vin d’abord et surtout par plaisir personnel. Je bois peu mais très bon. On n’a pas besoin de bijoux, sauf s’ils sont extraordinaires. Et ce n’est pas une question d’argent. C’est la façon dont on perçoit les choses qui compte, le plaisir que l’on en retire. On peut se faire plaisir avec un maury 1929, sans dépenser beaucoup !
En général je préfère les vins rouges. Les bordeaux, les côtes-rôties. J’aime leur personnalité, leur puissance. Dans les vins étrangers, Vega Sicilia et Sassicaia. Sinon j’adore les condrieux. Ce sont des vins de fille mais j’adore ! C’est fruité, ça claque bien. Et aussi les rieslings allemands, les vins jaunes, les vins de glace. Je me laisse guider par mon plaisir – et conseiller par iDealwine ! Dernièrement j’ai bu une vendange tardive de cidre du Canada, très marrant.
J’aime bien les découvertes. J’accepte de me planter. Je fonctionne comme ça dans tous les domaines. C’est important d’essayer des choses qu’on n’a jamais faites.
Avez-vous le temps de visiter certains vignobles ?
Pas vraiment ! Il n’y a pas très longtemps j’ai été invité chez Krug, mais c’est plutôt exceptionnel.
Etes-vous plutôt consommateur ou collectionneur ?
J’achète des vins pour les boire. Et surtout pour me faire plaisir. Un des moments que je préfère, c’est quand je me sers un verre de vin et que je le déguste avec un bon livre – en ce moment un ouvrage sur les reliquaires au Moyen-Âge. J’ai le même système de distribution de vin au verre chez moi qu’au bureau et cela change tout ! On boit moins déjà, et bien meilleur. Et puis je m’amuse à faire des horizontales ou des verticales, je compare les vins. Je m’arrange toujours pour avoir fini les quatre bouteilles en même temps pour en ouvrir quatre autres !
Quel vin vous a étonné dernièrement ?
J’ai goûté un riesling allemand délicieux, d’un domaine qui appartient à un membre de ma famille. Mais j’adore vraiment Vega Sicilia : il a tout, la puissance, la complexité, la longueur.
Dans quel restaurant aimez-vous vous rendre ?
Je vais souvent à la pizzeria qui est en bas de chez moi, le Paparazzi, 2 square de l’Opéra Louis Jouvet. Les pizzas tiennent sur deux assiettes ! Et j’ai testé deux fois déjà le nouveau restaurant du Palais Garnier, l’Opéra. C’est vraiment très bien, avec une très belle architecture.
Avec quoi accompagnez-vous vos vins ? Vous cuisinez ?
J’aime bien le fromage et le bordeaux. Mais je veux éviter d’être gros. Alors je n’ai gardé que le vin.
Sinon je fais tout le temps des salades de saison : je mélange tout ce que je peux trouver. Estragon, ciboulette, crevettes, avocats, artichauts poivrades… avec une sauce salade spéciale, mais c’est une recette secrète. Avec le vin rouge j’adore.
Quel vin aimez-vous faire découvrir à vos amis ?
J’essaie toujours de donner le meilleur à mes amis. Brillat-Savarin disait que convier quelqu’un chez soi c’était se charger de son bonheur. Je m’efforce de faire plaisir, en fonction de chaque personne. Mais j’offre toujours de bons vins à ceux que j’aime.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Yquem ! C’est de l’or en fusion. J’aurais l’impression d’emporter ma joaillerie avec moi. Et j’en profiterai plus longtemps car je le siroterai lentement, devant le coucher de soleil sur la mer, après une séance de surf…
Restons au soleil, sur la plage et parlons à présent du projet que vous avez développé en Indonésie, sur l’île de Sumba, pour aider à financer la scolarité des enfants.
En Indonésie, l’école est gratuite mais pas les fournitures scolaires. Pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité et à leurs parents de leur acheter des cahiers et des crayons, j’ai eu l’idée de faire tresser sur place des bracelets et de les vendre aux surfeurs ou aux touristes pour 50 dollars. Deux cents bracelets vendus permettent de financer la scolarité de mille enfants ! L’idée était de valoriser l’artisanat local et de donner le moyen aux populations de gagner de l’argent pour qu’elles soient autonomes. Cela fonctionne très bien. Un autre projet va bientôt voir le jour : dix pendentifs cette fois, représentant soit une tortue, une planche de surf, une vague… en tous les cas toujours un motif lié à l’île, sa culture et son histoire.
Quel flacon voudriez-vous avoir dégusté avant de mourir ?
La Romanée Conti. Je ne connais pas mais tout le monde me dit que c’est un vin incroyable. J’aimerais bien savoir ce qu’il y a de spécial autour de ça.
Stendhal a écrit (dans la Vie de Henry Brulard) que les épinards et Saint-Simon avaient été ses seuls goûts durables. Quels sont les vôtres ?
C’est amusant que vous me parliez de Stendhal car j’ai justement inscrit une de ses citations sur tous mes coffrets : « le beau est une promesse de bonheur ». Ce sont ceux-là mes deux goûts durables, le beau et le bonheur.
Enfin vous n’échapperez à ma question un peu tordue : la vérité est au fond du verre, au fond, est-ce toujours la vérité ?
Il faut espérer que le verre n’ait pas de fond. La vérité serait au fond d’un verre sans fin…
Je trouve qu’iDealwine propose un service remarquable pour plusieurs raisons : en premier lieu parce que le site agrège toutes les ventes, on a donc un interlocuteur unique et c’est très pratique. Ensuite je trouve la cote des vins sensationnelle. On peut aussi avoir l’estimation de la valeur de sa cave en temps réel. Enfin parce qu’on y trouve des réflexions de fond sur l’évolution des cours des vins et beaucoup d’autres informations intéressantes, les recettes par exemple.
Propos recueillis par Véronique Raisin.
Retrouvez nos précédents portraits d’amateurs :
Portrait d’amateur : brèves de comptoir avec le tennisman Michaël Llodra
Brèves de comptoir avec le Maître Sommelier Georges Lepré
Un verre de Château Rayas 1978 avec Thierry Desseauve
Portrait d’une blogueuse : Miss GlouGlou, du vert au verre
Retrouvez la rubrique : Portrait d’un amateur
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Secousses monétaires dans la zone euro : quelle incidence sur le prix des vins ?
juillet 26th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
Durant l’été, lorsque l’orage gronde sur les marchés financiers, les détenteurs d’un portefeuille boursier s’interrogent. Acheter, vendre ou faire le dos rond : quelle est la bonne option ?
En matière de vin, compte tenu du prix atteint sur certains flacons, il est légitime de se poser quelques questions. Et de prendre les bonnes dispositions.
Quel est le lien entre la crise monétaire et la gestion de votre cave ? Pour beaucoup, la question peut sembler incongrue. Le vin est à priori acheté pour être bu. Point. Mais nombreux sont aussi ceux qui ont réalisé d’intéressants achats en primeurs au cours des décennies 1980 et 1990, voire, sur certains millésimes de la décennie 2000. Et ils ont vu la valeur de leur cave exploser ces derniers mois, à la faveur de la hausse du prix de certains grands crus bordelais. Une véritable bulle spéculative s’est créée autours des plus grandes signatures, il est donc légitime de s’interroger sur la fragilité de cette situation, et l’impact possible d’une crise monétaire majeure dans la zone euro.
Bulle spéculative ou mouvement de fond ?
On en parle depuis des mois. La valeur de certains grands crus classés de Bordeaux a véritablement explosé, tant en primeur que sur le marché des ventes aux enchères de vin. Le cas du Château Lafite Rothschild est, bien sûr, emblématique. Et la plus belle illustration du phénomène enregistré sur ce vin est celle du millésime 1982, vendu 40€ en primeur, et dont la cote iDealwine aux enchères frôle actuellement les 3400€.
D’autres crus suivent désormais ce mouvement. Car la demande s’est déplacée géographiquement. Si la Grande-Bretagne reste incontournable pour le commerce des grands crus classés, la destination finale des vins a quant à elle profondément évolué. Les Etats-Unis, où l’on trouve de fantastiques collections de grands crus bordelais, représentent aujourd’hui une destination moins systématique pour les vins français. La concurrence des vins produits dans la Napa Valley ou sur les nouveaux terroirs du Chili et d’Argentine y est exacerbée. Et, conjuguée à la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, elle a entraîné une érosion de la part des achats réalisés par les amateurs américains. Le retrait du marché de la filiale américaine Diageo Chateau & Estate Wine du groupe britannique de spiritueux, la revente de stocks importants de vins français au plus fort de la crise financière en 2009 et, sur les deux derniers millésimes (2009 et 2010), la faiblesse des achats en primeur émanant d’outre-Atlantique sont autant de manifestations de l’érosion de ce marché, pourtant historique, pour les grands crus bordelais.
Pendant ce temps, la part de l’Asie a explosé, et notamment celle de Hong-Kong. Cette ancienne colonie britannique, devenue la plaque tournante du commerce du vin à la faveur de la suppression des taxes d’importation en mars 2008, est aujourd’hui la première destination à l’export des vins de Bordeaux. La demande y est forte, non seulement pour l’emblématique Château Lafite Rothschild et son second vin, Carruades de Lafite, mais aussi, désormais, pour un nombre croissant de grands crus. Certes, les motivations d’achat sont pour partie différentes de celles des amateurs traditionnels. Les vins sont acquis pour être consommés, certes, mais aussi et surtout pour être offerts et exhibés. Des dégustations extravagantes sont régulièrement organisées à Hong-Kong et dans les grandes villes asiatiques. Les flacons y sont réellement ouverts, et en quantité !
Pour autant, on a pu constater ces dernières semaines une stabilisation, au plus haut niveau, de la cote de Château Lafite Rothschild en France. Un signe avant-coureur du repli des cours ? Les intervenants qui jouent le rôle d’intermédiaire sur les marchés asiatiques sont actuellement modérés dans leur frénésie d’achat par deux facteurs : le prix de ce premier cru classé de Pauillac a aujourd’hui atteint un seuil psychologique qui limite la clientèle susceptible de continuer à acheter les vins. Par ailleurs, le risque de faux va s’accroissant, rendant les acheteurs plus regardants quand il s’agit de débourser des sommes aussi élevées. D’où la relative stabilisation de cours observée dans les dernières ventes aux enchères de vin françaises.
En revanche, l’intérêt pour les vins déjà bien identifiés par le marché asiatique ne se dément pas. Les prix continuent à progresser sur un certain nombre de grandes signatures, mais pas forcément celles dont on parle le plus. Les châteaux Mouton Rothschild, Latour, Haut Brion affichent des cours en forte hausse. Les seconds vins (et assimilés) tels que Forts de Latour, Pavillon Rouge de Château Margaux aussi. Plusieurs crus classés ; plébiscités pour leur étiquette, tels que Château Beychevelle, Château Duhart Milon, se sont envolés. D’autres, en revanche, surcotés avant la crise financière de 2008, n’ont pas encore retrouvé leur cours de l’époque. C’est notamment le cas de certains millésimes de Château Margaux, tels que 1982, 1990, 1996, 2003, ou de certains grands crus millésimés 2005, qui s’affichent tout juste à leur prix de sortie en primeur, ou même un peu en deça. A ces exceptions près, l’explosion de la demande asiatique a eu pour effet de renchérir le prix de l’ensemble des crus classés bordelais et assimilés. Les amateurs d’Europe ou du reste du monde, ne pouvant plus accéder aux premiers crus classés, ont choisi de se tourner vers des signatures se situant dans une tranche de prix inférieure. Et leur cote s’affiche, à peu près pour tous les crus classés et assimilés, dans le vert. La campagne primeur 2010 en a été la manifestation la plus évidente. Certes, il y a eu des excès de prix sur certains crus, mais d’autres ont été plébiscités, à l’instar des châteaux Pontet Canet, Léoville Poyferré, Lynch Bages…
Même si, pour partie, elle ne fait que répondre à des anticipations hautement spéculatives, la demande reste donc forte pour l’ensemble des crus classés de Bordeaux. Et la cible des amateurs susceptibles de s’intéresser à ces vins ne cesse de croître, tant en nombre potentiel de clients qu’en termes de pays consommateurs. Face à la rareté des grands crus, les indicateurs sont donc au vert pour entretenir la hausse, ou tout au moins le maintien des niveaux de prix actuels.
Crise monétaire : quel impact ?
Dans ce contexte, la crise monétaire qui gronde en Europe est-elle susceptible de faire vaciller le marché des grands crus bordelais ? La situation monétaire est en effet préoccupante : on croyait la Grèce provisoirement sortie d’affaire – pour autant qu’une dette de 350 milliards d’euros, représentant 160% du PIB, soit une situation viable – et voilà que l’agence de notation Moody’s annonce ces derniers jours une dégradation de 3 crans de la note du pays, estimant que celui-là ne sera pas en mesure d’honorer ses engagements envers ses créanciers privés. Outre la Grèce, d’autres pays sont également sur le fil du rasoir : le Portugal, l’Irlande, l’Italie, et l’Espagne, sans parler de la France. Une éventuelle défaillance d’un seul de ces pays aurait, on l’imagine, des effets redoutables sur l’équilibre monétaire européen.
En effet, une éventuelle sortie de la Grèce de la zone Euro – dangereuse , mais tentante pour relancer son économie – entraînerait un renchérissement de la monnaie unique, pénalisant la compétitivité des pays de la Zone.
Dans le scénario le plus noir, une contamination de la situation grecque à d’autres pays, tentés eux aussi de sortir de la zone euro pour alléger le poids de leur dette, pourrait avoir des effets démultiplicateurs sur l’appréciation de notre monnaie.
Même si un tel scénario reste encore hypothétique, les produits français et au premier chef, puisque c’est ce sujet qui nous intéresse, les vins français, seraient particulièrement pénalisés par l’évolution défavorable des taux de change. Une situation valable tout particulièrement pour la catégorie de vins qui subit de plein fouet la concurrence des vins du Nouveau Monde. Le risque existe-t-il aussi pour les grands crus français, classés ou assimilés ? Certes, on peut croire le marché des grands vins français protégé par la qualité, le prestige et la rareté des vins. Mais attention ! Un acteur important du marché asiatique – le distributeur chinois Aussino – a récemment semé la panique en annonçant, dans un entretien avec le Decanter, son désengagement du marché des crus classés. Les raisons ? Le niveau élevé des prix, mais aussi et surtout l’incapacité à acquérir une quantité significative de vin, ce qui l’empêche d’approvisionner dans des conditions satisfaisantes l’ensemble de son réseau. Dans ce cas précis, l’effet de rareté, au lieu de le servir, se retourne, en quelque sorte, contre le marché bordelais. Même si ces propos ont été démentis par les responsables de la chaîne de distribution quelques jours après, l’histoire a jeté un froid.
Bien sûr, le marché asiatique est encore loin de la saturation. Mais si, d’aventure, les amateurs (et les spéculateurs) en venaient à considérer ce marché comme instable sur le plan des taux de change et insuffisamment profond, la cote d’amour dont bénéficient nos grands crus français pourrait subir un revers de fortune. En clair, il est peut-être judicieux de vérifier la valeur actuelle de votre cave et, le cas échéant, de sécuriser vos gains en réalisant les plus-values latentes sur les flacons que vous ne boirez pas.
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Evolution de la cote de Château Mouton Rothschild sur 3 ans |
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| Cote iDealwine 07/2008 | Cote iDealwine 07/2011 | Variation | |
| Mouton Rothschild 1982 | 735 € | 954 € | 29,80% |
| Mouton Rothschild 1985 | 183 € | 276 € | 50,82% |
| Mouton Rothschild 1986 | 600 € | 717 € | 19,50% |
| Mouton Rothschild 1989 | 210 € | 296 € | 40,95% |
| Mouton Rothschild 1990 | 199 € | 285 € | 43,22% |
| Mouton Rothschild 1995 | 237 € | 333 € | 40,51% |
| Mouton Rothschild 1996 | 231 € | 370 € | 60,17% |
| Mouton Rothschild 2000 | 535 € | 912 € | 70,47% |
| Mouton Rothschild 2003 | 264 € | 360 € | 36,36% |
| La variation de cours de Château Mouton Rothschild reflète l’explosion de la demande asiatique sur les grands crus bordelais | |||
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Une belle série de crus classés bordelais est au programme de cette vente cannoise. Les millésimes 2000 et 1985 y sont particulièrement bien représentés. Focus sur ce beau catalogue qui se clôturera le 15 juillet sur iDealwine.


