Accords mets et vins : et par grand froid, on boit quoi ?
février 2nd, 2012 by Rédaction iDealwine
Quand il flotte un petit air de Sibérie sur l’hexagone, le temps est venu d’adapter vos choix culinaires à la température. A vous les nourritures terrestres qui réchauffent tant le corps que l’esprit. On vous dit avec quoi les marier.
Fini le bouillon détox des lendemains de fête. Ou alors, uniquement en guise de transition pour rompre avec les températures extérieures. Votre corps réclame du solide, du costaud, du roboratif.
Envie d’un gratin dauphinois ? Consultez notre article dédié à la pomme de terre, vous y apprendrez que ce plat s’accorde bien sûr avec une roussette de la région, mais aussi avec un chardonnay venu d’ailleurs ou un chenin de Loire.
Les plats mijotés ont toute leur place sur votre table en ce moment, c’est le moment ou jamais de réhabiliter le cochon : petit salé aux lentilles (à accompagner d’un sancerre, d’un bourgueil ou d’un chinon), jarret de porc en choucroute (parfait avec un riesling, un sylvaner mais aussi un pinot noir d’Alsace). Succombez aussi aux plats farcis, succès garanti ! Avec des tomates farcies, un faugères ou un corbières feront parfaitement l’affaire, de même qu’une jolie cuvée du Roussillon. La pintade farcie s’accommodera bien d’un châteauneuf-du-pape un peu mûr, ou à un vin blanc de Bandol ou du Mâconnais.
Qui dit hiver, températures froides, neige, montagne, dit… fondue ou raclette ! C’est l’occasion ou jamais de sortir un vin jaune. En restant dans le chapitre des recettes au fromage on vous autorise exceptionnellement la tarte au maroilles, à condition de l’accompagner d’un riesling, d’un gewurztraminer ou d’un rully jeune.
En hiver, la besace des chasseurs (et le coffre de leur voiture) se remplit de gibier. Qu’il soit à poils ou à plume, le choix de vins est large, découvrez la sélection proposée par Véronique Raisin, qui fait honneur aux vins rouges de bourgogne.
Et pour finir, Chandeleur oblige, vous ne couperez pas au traditionnel dîner de crêpes. En dehors du cidre cher à nos amateurs Normands et Bretons, les possibilités d’accords crêpes et vins sont variées, sans toutefois rechercher trop de sophistication. Salées et sucrées, quel vin ouvrir avec les fameuses galettes ? Chinon, bourgueil ou saumur-champigny avec les crêpes salées, vouvray, coteaux du Layon ou de l’Aubance avec les crêpes sucrées. Octroyez-vous aussi la volupté d’un verre de banyuls, de maury ou de rivesaltes pour achever votre repas sur de régressives crêpes au chocolat….
Dans la base d’accords mets et vins proposés par iDealwine, retrouvez tous nos conseils pour bien associer les plats et les vins.
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Vente des vins du Clos de la Charité, samedi sur l’île de Lérins
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Sur une île au large de Cannes, les moines de l’Abbaye de Lérins produisent une belle gamme de vins blancs et rouges que l’on retrouve ensuite sur les tables des restaurants étoilés de la côte d’Azur… et de bien plus loin. Mais samedi prochain, c’est une cuvée très particulière qui sera mise en vente au profit des associations caritatives que le monastère soutient.
Samedi 28 janvier il règnera sur l’île de Lérins une effervescence qui devrait rompre avec le silence et la paix qui caractérisent habituellement ce lieu de prière. En effet, ce jour-là le premier millésime des vins du Clos de la Charité sera mis en vente. Planté en 2010 de 500 ceps de mourvèdre en présence des « parrains » donateurs, ce Clos a don
né lieu à une première vendange à l’automne dernier. Le vin sera mis en bouteille en 2013, avant d’être expédié aux acheteurs. Le vignoble de l’île de Lérins est géré par frère Marie-Pâques, une figure passionnée et animée d’un charisme peu commun. Les équipes d’iDealwine ont plaisir à le retrouver, au milieu de ses vignes mais aussi dans les salons de dégustation qui se tiennent aux quatre coins de la planète. Car frère Marie-Pâques est un globe-trotter, rompu aux techniques modernes de communication, et qui n’hésite pas à parcourir le monde pour faire connaître ses vins.
La vente aux enchères sera précédée d’une messe, d’une présentation des associations à qui seront reversées le produit de la vente, ainsi que d’un déjeuner à la Tonnelle, le restaurant de l’Abbaye. Sous la houlette de Maître Besch et de l’expert Pascal Kuzniewski, 100 lots seront dispersés, composés de une, trois ou six bouteilles. Quelques impériales et un lot panaché des différentes cuvées de l’abbaye viendront compléter le catalogue. Une belle occasion d’allier générosité et amour du vin.
Pour tout renseignement ou pour participer à cette vente, accédez au site du Clos de la Charité
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L’Abbaye de Lérins est située sur l’île Saint Honorat, qui fait partie de l’archipel des îles de Lérins, dans la célèbre baie de Cannes. Depuis seize siècles, cette île est consacrée à la vie monastique. Elle abrite actuellement une communauté d’une vingtaine de moines qui, outre leur vie de prière, s’adonnent à la culture de la vigne et à l’élaboration de vins de grande qualité, dont la renommée dépasse nos frontières. Les vignes poussent sur une terre riche, argileuse, entourée d’une forêt d’arbres d’essences diverses, d’eucalyptus et d’oliviers plusieurs fois centenaires. L’abbaye produit plusieurs vins. La cuvée Saint-Pierre est un assemblage de clairette et de chardonnay. Deux cuvées de rouge sont également proposées à la vente : Saint-Honorat et Saint-Sauveur, toutes deux issues de vieilles vignes de syrah, la seconde faisant en outre l’objet d’un élevage en fin de bois neuf. Depuis quelques années, l’abbaye de Lérins produit plusieurs cuvées de prestige : Saint-Césaire, un chardonnay, Saint-Lambert, un mourvèdre, et Saint-Salonius, à base de pinot noir. Trois vins salués par la critique.
Jean-Michel Deiss, apôtre de la complantation de cépages en Alsace
janvier 17th, 2012 by Philippe Rabert
Vigneron émérite mondialement reconnu, Jean-Michel Deiss est aussi un motard passionné. Et un vrai motard est par essence forcément un rebelle. C’est sans doute pourquoi Jean-Michel Deiss est devenu un vigneron rebelle, révolté contre la dictature des cépages qui appauvrit selon lui la complexité des terroirs alsaciens.
Peut-on imaginer une seule seconde inscrire la mention “Pinot noir” sur une étiquette du grand cru Musigny ou, encore plus fort, sous le plus grand des grands crus, La Romanée Conti ? C’est pourtant ce que l’Alsace a fait pendant des décennies en imposant aux vignerons d’accoler le nom d’un cépage aux plus grands crus de ses terroirs comme l’Altenberg de Bergheim, le Schoenenbourg ou le Rangen de Thann… Une sorte de négation du terroir au profit du seul cépage. Tout cela, Jean-Michel Deiss l’a en détestation absolue. Il n’a jamais accepté qu’on puisse définir en priorité un vin de terroir par son cépage. Et il a pour lui, non seulement une forme évidente de bon sens, mais surtout l’histoire même du vignoble alsacien où la complantation des différents cépages était monnaie courante jusqu’au tout début du XXe siècle.
C’est pourquoi aujourd’hui, les vins du Domaine Marcel Deiss (à part quelques “vins de fruit” jouant un rôle d’entrée de gamme) ne sont présentés que par rapport à un terroir hiérarchisé (comme en Bourgogne, en 1ers crus et en grands crus). Le terroir seul exprime ici sa marque, il domine les autres contingences. Il détermine le style, la personnalité exacte, la physionomie même du vin, en un mot, son humanité. Pour les grands crus, l’indication du cépage est totalement superflue tant est forte et parfois contradictoire l’influence du terroir sur son expression habituelle. Elle devient inutile quand la vigne est conduite en complantation comme à l’Altenberg au Schoenenbourg ou au Mambourg. Cet effort associé à de grandes densités de plantation (8 000 à 12 000 pieds de vigne à l’hectare) rend seul possible l’expression de toutes les nuances fines du terroir, son tempérament, ses tics, sa … folie. En effet, le fait de planter un seul cépage, voire un seul clone du cépage, empêche l’expression complète du terroir à l’image d’une personne dont le vocabulaire ou l’alphabet trop pauvre empêcherait de dire le monde ou ses sentiments profonds. Dans la tradition alsacienne, les vins des terroirs étaient seulement nommés par le nom du lieu, la complantation devenant la règle absolue de cette exigence. Comme partout ailleurs, du Bordelais aux Côtes du Rhône, en passant par la Bourgogne, dont il faut rappeler qu’elle utilisait jusqu’aux années 50 le pinot noir, le chardonnay et le pinot beurot (voire l’aligoté) en mélange dans le vignoble pour produire du… Montrachet !
C’est pour cette raison que Jean-Michel Deiss a décidé, pour tous les vins issus de grands terroirs (grands crus et futurs premiers crus), de ne plus utiliser l’indication du cépage, si réductrice et stérile et de nommer seulement le génie du lieu, cette énergie qui vient du fond comme un cri.
Qui dit terroir et permanence du type, dit géologie, pédologie, climat et microclimats, mais aussi exploitation technique du caractère des terroirs. Ainsi, le vignoble est conduit en utilisant les techniques anciennes de la tradition viticole alsacienne (le labour, le piochage, le compost, l’enherbement), sans désherbage ni engrais chimique, la vigne étant complantée comme une plante de sous-sol en souffrance au cœur de chaque terroir.
Les vins de terroirs portent naturellement la marque de cette exigence, la trace évidente de cette vocation à dire un paysage. Ce sont les vins qui disent le retour à la vraie tradition alsacienne séculaire.
La complantation des cépages, une richesse pour l’Alsace
La complantation (art de mélanger les cépages dans un terroir) est la plus ancienne forme de viticulture connue en Europe. Bien avant que les vignerons ne connaissent les cépages et ne deviennent des savants ampélographes, elle a permis d’assumer une régularité des récoltes comme le remarque Olivier de Serres dans son ouvrage « Le théâtre de l’agriculture et le mesnage des champs » (1600). La tradition des treize cépages du châteauneuf-du-pape procède de la même logique puisqu’à l’origine ces cépages différents étaient complantés dans les mêmes parcelles, y compris des cépages blancs au milieu des rouges. Une tradition avant tout faite pour équilibrer les vins et leur donner de la fraîcheur. Jean-Louis Stolz caractérise ainsi en Alsace en 1852 plus de 100 cépages et complantés dans le vignoble et décrit les complantations spécifiques des plus grands terroirs alsaciens (Sporen, Schoenenbourg, Sonnenglanz, Zotzenberg, Kastelberg, Kaefferkopf). A cette époque, il existe très peu de vignes pures, les vignerons réalisant peu à peu une véritable adaptation d’un encépagement complexe au terroir par la technique du marcottage (art de remplacer un cep mort par son voisin plus résistant parce que mieux adapté).
Alors que la mention du cépage a toujours été facultative en AOC Alsace (Ordonnance de 1945) et que beaucoup de parcelles en coteaux étaient encore complantées dans les années 60, la mise en place de la législation “Grand Cru” obligeant à la mention du cépage (1975) peut-être considérée comme une erreur historique car elle a eu pour conséquence un appauvrissement dramatique de la diversité biologique des vignobles, une mise en place des clones productifs et un basculement dans le tout variétal. Heureusement, la persévérance et l’opiniâtreté de quelques vignerons ont permis, en 2005, de réformer cette législation inique (la mention du cépage est maintenant totalement facultative en Alsace AOC et “Grand Cru”). Il reste maintenant à retrouver les encépagements originaux de chacun des grands terroirs alsaciens !
C’est pour toutes ces raisons que les vins de Jean-Michel Deiss (largement aidé aujourd’hui par son fils Mathieu) possèdent cette personnalité unique, terriblement attachante, qui bouleverse parfois les habitudes, mais qui surtout enrichit considérablement notre approche des vins alsaciens. Une sorte de voyage initiatique au cœur même des grands terroirs de ce magnifique vignoble !
Les vins du domaine Marcel Deiss actuellement en vente sur iDealwine



Domaine Marcel Deiss, ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
3*sur 3
Jean-Michel Deiss reste fidèle à la voie tracée : réaliser des vins de terroir à partir de vignes complantées. Cet assemblage de cépages reste pour lui la meilleure définition de l’expression d’un terroir. La complantation, fort ancienne dans la région, était systématique autrefois. Le procédé reste encore très peu suivi et divise fortement les vignerons. Jean-Michel, lui, avance tranquillement dans cette démarche, avec pour finalité des vins convaincants, complexes, dotés d’une intensité de saveur merveilleuse et d’un équilibre incroyable. Une harmonie entre les cépages qui se fait naturellement, sans éprouvette, à la cave, loin de tout calcul savant. Cela reste un peu déroutant pour le consommateur, mais le résultat est magnifique. Quelques années de recul permettent d’analyser la précision des définitions de terroir et la capacité de ces vins à gérer leur propre équilibre.
Le Guide Bettane/Desseauve des Grands Vins de France 2012
5BD sur 5
Jean-Michel Deiss a désormais installé sa logique de complantation de cépages pour révéler le caractère des terroirs autour de Bergheim, en recherchant la maturité physiologique parfaite des raisins pour proposer des cuvées abouties, dont l’acidité complexe exprime parfaitement les nuances de salinité de chaque cru. Avec son fils Mathieu en charge des vinifications depuis le millésime 2008, Jean-Michel peut consacrer plus de temps à promouvoir son approche, en particulier sur les accords mets et vins qui obligent le consommateur à enfin se préoccuper de l’influence du terroir en l’absence de repère variétal. Si les vins de terroir sont à garder plusieurs années et à carafer avant service, la gamme des vins de cépage continue de produire des cuvées très franches de style.
Robert Parker
Jean-Michel Deiss has been growing some of the finest wines in Alsace for more than a quarter century and with them – as well as with his passionately articulate discourse – capturing the imagination and affection of wine enthusiasts world-wide. But the bearded sage of Bergheim is never satisfied, and beginning in the late eighties, he began to completely re-think his wines and means of truly embracing his terroirs. The result was new acquisitions and plantings to achieve (beginning a decade ago) single-vineyard, field-blend bottling the likes of which had scarcely been seen in Alsace for the better part of a century, and to certain of which the governing authorities have recently been persuaded (perhaps as much by Deiss’ metaphysics of terroir as by the profundity of his vinous results) to grant the status “Grand Cru.” Deiss’ special “vins de terroir” are released only after he judges them to have had sufficient time in bottle to being to show their personalities (with the 2005s only appearing in 2007).
Deiss’s belief that diverse cepages which grow together - »under the influence of the parcel’s terroir and of one another » tend to ripen together, was certainly tested in both 2009 and 2008, but even someone skeptical of that claim « and we skeptics are surely in the majority – must admit that to the extent under- and over-ripe (or botrytis-inflected) aspects coexist in one and the same wine, this need not always manifest itself as disharmony but sometimes instead can generate welcome tension, a tension especially beneficial in the context of noticeable sweetness, and something like seems to have happened with the exciting 2008s at this address. Jean-Michel Deiss remarked - »apropos the preponderance of residually sweet wines at his estate (like so many in Alsace) » that with his vineyard and cellar environment, if he really wants a wine to go to dryness, he needs to work with it in barrique, otherwise he would need in most years to employ cultured yeasts, something he eschews » as he puts it – « on moral, not just aesthetic grounds, because I am not about to serve the industry that produces them. »
Riesling, un très grand cépage
janvier 13th, 2012 by Rédaction iDealwine
Profitons de l’actualité de l’Offre idéale en cours sur l’Alsace pour vous présenter le roi incontesté des cépages de cette région, le riesling. Il est même considéré par de nombreux amateurs comme un des plus grands cépages blancs du monde.
Même si le chardonnay et le sauvignon sont des cépages de plus grande notoriété, sans doute parce qu’ils sont plus facilement abordables pour un passionné débutant, le riesling est au yeux des spécialistes un des plus grands cépages de vin blanc au monde. Sa capacité à traduire la minéralité d’un terroir, les possibilités de maturités qu’il offre, du très sec à la pourriture noble, sa haute tenue à table face aux plats les plus raffinés, notamment à base de crustacés nobles ou de poissons très fins, en font un cépage incontournable pour les grands amateurs de blancs. Mais, comme le chenin de Loire duquel il est finalement assez proche par de nombreux côtés (d’ailleurs les amateurs de chenin sont le plus souvent également de grands fans du riesling), il est souvent cantonné à un rôle relativement secondaire dans trop de caves de passionnés. Et c’est vraiment dommage. A une époque on l’on se laisse facilement séduire par la mode des vins blancs riches, gras, surmûris, le riesling, avec son acidité cristalline, ses arômes d’agrumes, ses notes salines très minérales, sa fraicheur et sa digestibilité, devrait séduire tous ceux qui ne se satisfont pas de cette dictature du blanc lourd et surboisé. Il faut se laisser envoûter par la pureté d’eau de roche des grands rieslings alsaciens ou des fabuleux rieslings allemands et autrichiens issus de très grands terroirs et qui laissent le plus souvent un souvenir impérissable… Il faut parfois savoir préférer la beauté de la classe d’une femme, certes un peu froide, mais d’une élégance folle dans sa façon de bouger et de se déplacer, à l’étalage un peu vulgaire d’atours soit disant irrésistiblement féminins mais bien peu subtils…
Le riesling à table
Evidemment, comme partout, mais plus spécifiquement en Alsace, les accords avec le riesling dépendent étroitement du niveau de sucrosité du vin à accorder. Les purs rieslings proposés dans cette Offre iDéale (les trois vins du domaine Ostertag et les deux rieslings du domaine Bott-Geyl) sont vinifiés dans un style très sec, peut-être très légèrement moins sur le millésime 2009 qu’en 2007 ou 2008, mais on reste sur des accords de vins secs.
Le riesling sec est un merveilleux compagnon de tous les produits de la mer qu’ils soient crus (carpaccios de saint-jacques, tartares de saumon ou de daurade, sushis ou sashimis) ou cuits avec une mention spéciale pour les poissons de rivière. Les cuvées les plus simples sont à marier à des poissons préparés sans trop de recherche (à la vapeur ou au four, sans sauce). Les plus grandes cuvées, surtout après quelques années de garde, sont à associer avec des terrines de poisson, des crustacés nobles (homard, langouste) ou des poissons cuisinés en sauce.
Avec les rieslings contenant un peu de sucre (l’équivalent d’un demi-sec de Loire), leur belle acidité permet de superbes associations avec des volailles rôties un peu grasses comme l’oie ou le canard. On peut aussi tenter un mariage avec une cuisine exotique épicée (curry, cuisine thaï).
Enfin, les relativement rares rieslings de vendanges tardives ou en SGN (Sélection de Grains Nobles) sont à accorder comme tous les vins moelleux ou liquoreux, c’est à dire avec des fromages à pâte persillée, du foie gras, mais plus facilement encore avec certains desserts à base de fruits cuits comme un tarte aux pommes ou aux abricots, ou un crumble aux fruits. Les plus liquoreux (SGN) peuvent aussi être bus pour eux-mêmes, à la place d’un dessert.
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Le vin rouge, moyen de prévention du cancer du sein ?
janvier 12th, 2012 by Rédaction iDealwine
Accusé trop souvent de tous les maux, le vin rouge vient peut-être au contraire de trouver grâce aux yeux des médecins. En effet, une étude américaine montre qu’il pourrait avoir un effet préventif sur le cancer du sein.
Une étude du centre médical américain du Cedars-Sinai à Los Angeles vient de révéler que des substances contenues dans les peaux et les pépins du raisin noir contribuaient à abaisser les taux d’œstrogènes des femmes pré-ménopausés, le même effet n’ayant pas été constaté avec du vin blanc. Le vin rouge pourrait du coup avoir un effet d’inhibition de l’hormone qui provoque le cancer du sein.
Dans cette étude, 36 femmes ont consommé successivement soit du cabernet sauvignon puis du chardonnay ou, inversement, du chardonnay puis du cabernet sauvignon de façon quotidienne durant un mois, se soumettant à deux prises de sang (au cours de cette période) indiquant leur taux d’hormone.
L’objectif des chercheurs était de déterminer si le vin rouge imite les effets des inhibiteurs de l’aromastase (enzyme responsable de la biosynthèse des œstrogènes). Les inhibiteurs de cet enzyme sont fréquemment utilisés pour traiter des pathologies telles que le cancer et jouent un rôle clé dans la gestion des niveaux d’œstrogènes.
L’étude a révélé que le vin rouge freinait la croissance des cellules cancéreuses. Les enquêteurs ont également souligné que cela ne voulait dire en aucun cas que la consommation de vin blanc favorisait l’apparition d’un cancer. « Il y a des substances dans la peau et les pépins des raisins noirs qui ne figurent pas dans les raisins blancs, et qui pourraient faire diminuer les risques de cancer du sein » conclut Glenn Braunstein, directeur des départements Médecine et Innovation Clinique de l’Hôpital de Cedars-Sinai.
Une étude encourageante et une affaire à suivre !
Source : Decanter
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Coupo Santo, un vin de messe pour prêtres exigeants !
décembre 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Ne souriez pas, mais les palais ecclésiastiques n’apprécient pas forcément d’utiliser une infâme “piquette” dans la liturgie de la messe catholique. C’est pourquoi un domaine viticole varois s’est lancé dans la production d’un vin de messe de qualité.
« Le vin, fruit de la vigne et du travail des hommes. » Cette citation de la liturgie eucharistique nous rappelle que le vin est un des symboles forts de l’office religieux catholique. D’ailleurs, quatre-cents citations se rapportant à la vigne et au vin sont présentes aussi bien dans le Nouveau que dans l’Ancien Testament. L’Eucharistie et le vin de messe coexistent depuis l’aube du christianisme.
Ce bref rappel historique pour présenter le pari extraordinaire que s’est lancé Jean-Jacques Soullié, ingénieur agronome et directeur du domaine viticole de La Castille qui se situe aux pieds du très typique village de Solliès-Ville, entre Toulon et Hyères dans le Var. En effet ce dernier a entrepris d’élaborer un vin de messe de qualité au domaine dont il est responsable. Un domaine de 160 ha de vignes qui fut légué à l’Evêché en 1921, l’ancienne propriétaire étant désireuse qu’il soit consacré notamment à l’accueil des prêtres séminaristes. Son souhait s’est réalisé puisque le séminaire qui ouvrit ses portes en 1929 est aujourd’hui l’un des plus important de France.
Après une première tentative décevante, Jean Jacques Soullié a réussi à produire un vin de messe bien équilibré entre moelleux et vivacité, qu’il a baptisé “Coupo Santo”. Un assemblage original de chardonnay récolté en surmaturité et de muscat blanc qui semble enfin ravir les prêtres varois. Son nom n’a pas été choisi au hasard, il fait à la fois référence à ses origines provençales, le “Coupo Santo” étant l’hymne des Provençaux, et à son caractère sacré en symbolisant bien sûr le sang du christ au moment de l’Eucharistie.
Notons que la tâche était ardue, le vin de messe obéissant à un cahier des charges draconien : le vin doit être naturel, non pétillant et sans alcool ajouté, ce qui élimine les vins doux obtenus par mutage, le seul ajout autorisé étant le sucre de raisin. Ces contraintes, et la préférence accordée aux blancs un peu gourmands, place le “Coupo Santo” comme étant le nectar particulièrement approprié.
Depuis 2009, le domaine commercialise chaque année 5000 bouteilles de “Coupo Santo” destinées aux églises et abbayes varoises. Néanmoins le flacon n’est pas uniquement réservé à la seule fonction liturgique et se vend au domaine au prix très raisonnable de 4,50 €. Un joli vin d’apéritif qui doit sans nul doute sanctifier également les âmes de ses consommateurs…
Source : Le Républicain Lorrain
Le champagne Dom Pérignon 2003 est lancé !
décembre 29th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le millésime 2003, dont on se souvient des excès, n’était pas un millésime facile, même si de nombreux amateurs associent encore trop souvent bons millésimes à années très chaudes et très ensoleillées. Mais quand on travaille avec soin en champagne, même les millésimes délicats peuvent révéler d’excellentes cuvées.
Richard Geoffroy, l’emblématique chef de cave du champagne Dom Pérignon a annoncé le lancement du dernier millésimé de la gamme Dom Pérignon le 7 décembre dernier, c’est à dire le 2003. Ce champagne d’exception sera commercialisé dès janvier 2012.
Cuvée mythique de champagne, Dom Pérignon déclenche les passions. Chaque nouveau millésime de la cuvée phare de la maison Moët et Chandon est un petit évènement.
2003 fut un millésime compliqué pour l’ensemble des vignobles hexagonaux et particulièrement en Champagne. Les gelées du 7 et du 11 avril resteront gravées dans les mémoires des champenois comme une catastrophe qui détruisit une très grande partie de leur récolte de chardonnay. Puis un été lui aussi historique, le plus torride depuis 53 ans, avec un mois d’août caniculaire et des vendanges les plus précoces depuis 1822 !
Dom Pérignon 2003 est le fruit d’un assemblage de 62% de pinot noir et de 38% de chardonnay, des pourcentages qui sont la conséquence directe du gel. Car ce pourcentage restera lui aussi mémorable et unique en son genre, lorsque l’on sait que sur les 37 millésimes de Dom Pérignon depuis 1921, l’assemblage des deux cépages oscille autour de 50 % – 50%.
Concluons sur ces mots de Richard Geoffroy : « Je n’ai jamais eu l’ombre d’un doute, 2003 est un vrai millésime… C’est le plus intense des millésimes que nous ayons produits. »
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Déjà apprécié par les Anglais à la fin du XIIè siècle, l’essor du Champagne débute véritablement sous Louis XV. Son succès ne se démentira pas au long des siècles, amplifié par la couverture médiatique dont il bénéficie désormais à chaque grand événement. Dom Pérignon, moine bénédictin nommé cellerier de l’abbaye d’Hautvilliers en 1668, marqua son époque par sa contribution à l’élaboration du vin de champagne, à l’origine conçu pour être un vin « tranquille » (sans bulles). Dom Pérignon est à chaque millésime un hommage à l’œuvre du moine éponyme. Si l’ambition de Pierre Pérignon était alors d’offrir le vin « le meilleur du monde », la destinée de son œuvre fut telle que la postérité en a fait le père spirituel du champagne. L’avènement de Napoléon, ami de Jean-Remy Chandon, en 1804, marque le début d’une ère de succès commercial ininterrompue pour la maison Moët & Chandon, dont la renommée est aujourd’hui planétaire. « Le » Dom Pérignon, cuvée de prestige de la maison, est certainement le champagne le plus connu au monde. Commercialisée à partir de 1936 (dans le millésime 1921, produit à 300 exemplaires seulement), elle connut un succès mondial immédiat. Cette cuvée à la bouteille caractéristique, en forme de flacon du XVIIIè siècle, est élaborée uniquement les meilleures années. Le volume de flacons de Dom Pérignon produits est un secret jalousement gardé par le groupe LVMH, aujourd’hui propriétaire de la maison Moët et Chandon.
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Vif engouement pour les grandes cuvées de Champagne du groupe LVMH
Accords mets et vins : que boire avec les farcis ?
décembre 29th, 2011 by Veronique Raisin
Mélange de viande de porc ou de veau hachée, de chair à saucisse, avec au choix, de la mie de pain, de la crème, de la chapelure, une liaison à l’oeuf, du thym et/ou du laurier, la farce est au volatile ce que l’étouffe-chrétien est au chrétien. Un remplissage utile et roboratif. Quels accords avec tout ça ?
On peut d’ailleurs tout aussi bien farcir des viandes, volailles la plupart du temps, mais également des légumes. Un point de couture et voilà la bête recousue impeccable ; un petit chapeau, et hop, Madame la tomate est habillée pour l’hiver. Bien sûr ça marche aussi avec les courgettes et les poivrons mais c’est moins rigolo.
L’idée de faire des farces n’a rien de nouveau. Déjà au Moyen-Âge, les Seigneurs aimaient s’empiffrer de ces plats ventrus accompagnés de breuvages dont nous passerons sur les qualités organoleptiques. La grande tradition des farcis est provençale ; là-bas, ils se farcissent tout. Oignons, artichauts, choux, aubergines, tout est bon. Honneur donc à l’accent chantant, mais pas que, avec des plats des familles que tout le monde a croisé un jour ou l’autre au bout de sa fourchette.
Voici quelques suggestions pour accompagner ces plats domestiques.
- tomates farcies : un vin rosé de Provence, vif et léger, un gamay de Touraine ou si vous aimez un peu plus de matière, un Chinon ou un Bourgueil. Moelleux et parfumé, ce plat s’accompagne aussi très bien d’un côtes-du-rhône (gigondas, lirac, ventoux…) ou encore d’un faugères, d’un corbières. Ces vins structurés offriront un bon support à la chair à saucisse, passeront au-dessus de l’acidité de la tomate et emmèneront l’oignon.
- pintade farcie : la farce appelle là encore un rouge, pourquoi pas un châteauneuf-du-pape avec quelques années derrière lui ou un gigondas d’une dizaine d’années. On peut aussi penser à un blanc du Sud avec la chair tendre et discrète de la volaille. Bandol, Pacherenc du Vic-Bihl sec, Palette, Ventoux ou si l’on remonte le vignoble, un chardonnay du Mâconnais ou un sancerre.
- pieds de porc farcis : s’il est bien croustillant, le pied de porc contrastera avec bonheur avec la farce. J’opterais pour un vin rouge léger, un cru du Beaujolais (Brouilly, Chiroubles), un sancerre ou un pinot noir alsacien. Recherchez aussi les vignobles d’altitude, comme le Jura et la Savoie. Une mondeuse là-dessus et le tour est joué !
- Fleurs de courgettes farcies à la brousse et la menthe fraîche : cette recette subtile appelle un vin blanc délicat. Pinot blanc pour la neutralité, bouzeron, menetou-salon, voire muscadet sèvres-et-maine sur lies.
- Oie farcie aux marrons : rouge et blanc conviennent. Pour les premiers, étant donné la chair ferme de la volaille, on peut tendre vers un bordeaux, margaux ou moulis, dans tous les cas un vin soyeux, voire un peu évolué, pour les seconds, un chardonnay du Mâconnais, pas trop vif, un saint-joseph, ou bien un riesling pas trop minéral ou un pinot gris.
- Dinde farcie à la forestière : là encore, les champignons autorisent les deux couleurs ; truffe, pignons, chapelure, foies de volaille peuvent agrémenter cette recette, rendant les accords d’autant plus variés. Selon les préparations et les accompagnements, vous pourrez jouer sur la gamme des rouges tendres aux plus corsés avec un minervois, un faugères, un bandol, aux plus fins avec un côte-rôtie ou un sancerre, ou bien choisir un blanc du Jura, légèrement oxydatif, un riesling charnu, un chemin suffisamment gras.
- Chou farci : un rouge léger ou un rosé pour les lardons, un pinot blanc ou un sauvignon de Touraine. Choisissez un vin sans chichi pour ce plat débonnaire.
- Canelloni et raviolis à la viande de boeuf : chianti classico ou barolo pour jouer la carte italienne, mais aussi rouges de Provence ou du Rhône Sud, madiran avec un peu de bouteille, et plus classiquement un bon rosé frais et désaltérant.
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