Mythiques, les vins de Jean-Marie Guffens
juillet 14th, 2010 by Véronique Raisin
Les grands amateurs le savent : les vins du domaine Guffens-Heynen représentent ce qui se fait de mieux en matière de chardonnay. Retour sur le parcours d’un vigneron hors normes.
Partis étudier une année en France en 1976, Maine et Jean-Marie Guffens-Heynen ne reverront jamais leur Flandre natale. Tombés sous le charme du vignoble bourguignon et de cette terre de Vergisson si chère à Lamartine, ils laissent de côté leurs velléités artistiques pour l’école de viticulture de Mâcon. Un stage chez un producteur et les voilà en scelle, à la tête trois ans plus tard d’une petite vigne à Pierreclos. Le domaine Guffens-Heynen était né. En 1990, le couple décide d’étoffer ses activités et crée la maison de négoce Verget, à Sologny. Rompant avec les traditions bourguignonnes, ils seront les premiers à n’acheter que des raisins, blancs de surcroît, aux meilleurs domaines du Mâconnais, de la Côte d’Or et du Chablisien (aujourd’hui ils possèdent des parcelles dans tous ces vignobles). Les vins sont ensuite vinifiés, élevés puis commercialisés sous leur propre nom ; hors négoce, le Domaine Guffens produit aussi des Mâcon-Pierreclos, des Saint-Véran et des Pouilly-Fuissé, et depuis 1997, des VDP du Vaucluse du Domaine des Tourettes. Il faut dire que Jean-Marie est aussi un formidable ambassadeur. Électron libre, un brin provocateur, promenant un regard toujours optimiste et amusé sur la vie, celui “qui s’est fait tout seul, et ça se voit” comme il se définit lui-même, n’a eu de cesse de comprendre le vin au lieu d’apprendre. Exempt de tout héritage et de recommandations paternelles (il confie d’ailleurs qu’être Belge a l’avantage de ne pas être “fils de”… vigneron français !), il a forgé son propre style et choisit les appellations et les lieux que dénigraient ses confrères. Contre toute attente, le béotien est passé maître dans l’art du chardonnay, respecté de tous - y compris les plus grands de la Côte de Beaune -, encensé par les critiques, recherché des amateurs. Il n’a pas pour autant pris la grosse tête, ne connaît même pas les notes de ses vins, n’achète aucun guide pour y suivre sa cote, et ne prend de la culture bio que ce qu’elle veut bien lui donner ; pas question de se relever la nuit pour retourner la corne de vache : la nuit, il dort ! Et c’est comme ça que ses vins du Mâconnais et ceux du Luberon ont acquis une solide réputation ; des cuvées ciselées comme des diamants, toujours très pures, à la fois riches et tendues.

La Maison Verget
L’intime conviction de Jean-Marie Guffens reste que “le meilleur vin est fait en utilisant le meilleur raisin”. C’est pourquoi Verget recherche les meilleurs fruits et les plus vieilles vignes dans toute la Bourgogne (Mâconnais, Chablisien et Côte d’Or). Une collaboration privilégiée est instaurée avec les vignerons fournisseurs de raisins pour préserver la qualité des produits. Verget n’achète que des raisins ramassés à la main, chargés en caisse de 40 kg pour préserver leur état irréprochable. Les vendanges sont amenées dans les caves, triées au besoin, puis pressurées et contrôlées tout au long du processus de vinification. Tous les vins sont vinifiés, élevés et embouteillés chez Verget. Grâce aux procédés de vinification de Jean-Marie Guffens, Verget a développé un style orienté sur la préservation du raisin, l’élevage sur lies et en barriques. Les vins sont marqués par la précision, la netteté et une concentration sur la minéralité, alliée à une texture riche.
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Le chardonnay version Bruno Colin : exactement ce qu’il nous faut en ce moment !
juillet 8th, 2010 by Véronique Raisin
Un chardonnay aux accents beurrés, nuancés, plein de fruit ? C’est par ici. Ce bourgogne vous ravira par sa joliesse, sa vivacité et son bel élan. Aromatique (citronné), fin, bien tendu, c’est un délice pour l’apéritif et tout au long du repas.
Conseils de dégustation
Servez-le à 12° sur des filets de cabillaud, des quenelles de brochet ou quelque fromage à pâte cuite ou des petits chèvres secs.
Garde
5 ans.
Cépages
100% chardonnay
Bruno Colin est un pur produit de la vigne. Il commence à travailler au domaine familial Michel Colin-Deleger, juste après sa formation viticole au lycée de Beaune. A l’issue de la division du domaine en trois entités en 2003 (domaines Michel Colin-Deleger, Philippe Colin et Bruno Colin), Bruno et sa femme Stéphanie poursuivent de leur côté et signent leur premier millésime en 2004. Depuis, le succès ne se dément pas. Le vignoble compte 8,3 hectares, sur les communes de Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet, Saint- Aubin, Santenay et Les Maranges. Cette superficie “raisonnable” permet à Bruno de gérer aussi bien les vignes que la cave. Son idée est de faire ressortir la minéralité de ses sols dans les vins ; ceux-ci sont donc d’un profil ciselé et tendu. Les blancs sont fermentés en fûts (30% de fûts neufs en moyenne), élevés entre 12 et 15 mois. Les rouges sont, après égrappage, fermentés à froid en cuves puis élevés en fûts durant environ 12 mois avec une proportion de 25% de fûts neufs.
Une déclinaison du chardonnay, version Bruno Colin
La cuvée toute simple de Bruno Colin est L’archétype du chardonnay à avoir en permanence en cave. Le grand critique américain Allen Meadows a apprécié sa rondeur et sa fine exubérance, notant au passage une belle longueur.
Son Chassagne-Montrachet aux contours bien dessinés exprime un beau fruit, avec des notes florales, beurrées et de noisette. Sa matière veloutée, ample, s’étoffe au fur et à mesure de l’aération ; encore tendu et droit à ce jeune âge, il évoluera vers des arômes miellés et de fruits jaunes bien mûrs et s’arrondira dans une belle opulence. La finale offre un fruit juteux, sur une légère note abricotée.
Sur 0,41 hectare, son Chassagne-Montrachet Premier cru Morgeot offre un profil élégant et tout en finesse. L’élevage s’exprime encore aujourd’hui sur un joli boisé. Robert Parker y sent des notes de narcisse et de poussière de craie qui s’étirent en bouche et se prolongent sur un profil salin, minéral, iodé. Des arômes de citron intensifient cette sensation très longiligne. Le critique lui prédit un grand potentiel de garde.
Un demi-hectare, sur de très vieilles vignes, et le Puligny-Montrachet Truffière 2007 dégage un nez de pêche, de pamplemousse et de menthe, relayé par une bouche fraîche et tendue. Robert Parker, qui a dégusté ce vin, a particulièrement apprécié son allonge ; l’avenir est loin devant encore, et d’ici une dizaine d’années (voire davantage), il faudra en reparler. Les impatients se régaleront d’ores et déjà avec ses notes d’agrumes et sa grande fraîcheur.
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A découvrir : le domaine Paul Jacqueson
juillet 6th, 2010 by Véronique Raisin
Il y eut Paul, puis Henri, aujourd’hui c’est au tour de Marie, la fille, de se joindre à la lignée de vignerons Jacqueson. Pleins feux sur ce domaine qui exploite des vignes à Rully et Mercurey. En 1946, Henri Jacqueson, le père de Paul, reprend les terres non plantées de son grand-père maternel et commence à constituer son vignoble. Jusqu’aux années 70, Rully est encore très peu connu, les terres abordables. Henri commence alors à se développer en achetant des parcelles bien placées sur Rully et Mercurey. Depuis 1972 son fils Paul le seconde. Avec son épouse Pierrette, et depuis 2006, leur fille Marie, ils cultivent 13 hectares de vignes très morcelés dont 1,30 hectare à Mercurey et 0,80 hectare à Bouzeron. La prévention est le maître-mot, afin d’éviter des traitements inutiles : un ébourgeonnage méticuleux permet de limiter l’entassement de végétation, l’humidité et donc le risque de développement de mycoses, de même que le désherbage mécanique et manuel. Enfin le rognage et l’écimage réguliers favorisent l’aération, toujours dans le but d’éviter l’apparition de parasites. Les Jacqueson travaillent avec un organisme de protection des végétaux. Rully 1er cru Grésigny 2008, un must ! Actuellement, iDealwine propose à la vente un rully qui mérite une attention particulière. Cette petite parcelle de vigne de 50 ans (1,7 hectare), située sur les meilleurs climats de Rully, donne un vin fin et racé, minéral, au nez de pêche et d’abricot, mais aussi de miel et de fleurs blanches. Ce climat est très précoce en maturité et produit des vins d’une grande amplitude, toujours très fruités. Des arômes de beurre vont se développer au fur et à mesure du vieillissement du vin. Une bouteille extrêmement savoureuse. Retrouvez dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sur les grands chardonnays de Bourgogne : |
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La Caisse des Dépôts investit en Bourgogne
mars 30th, 2010 by rédaction iDealwine
Le fonds Patrimoine et Création, géré par CDC Entreprises, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, a récemment souscrit à l’émission réservée d’obligations convertibles de la société Champy. Ces nouveaux moyens financiers permettent ainsi au négociant bourguignon de faire l’acquisition du domaine Laleure-Piot, à Pernand-Vergelesses.
Créée en 1720, la Maison Champy est l’une des plus ancienne maisons de négoce en Bourgogne. Très spécialisée sur l’exploitation de vignes biologiques, elle exploitera désormais près de 30 hectares de la Côte de Beaune.
En savoir plus sur la Bourgogne
La viticulture apparaît en Bourgogne avant le début de l’ère chrétienne mais se développe essentiellement avec l’occupation romaine. A partir du Xème siècle, l’essor de Cluny et des ordres monastiques entraîne la croissance de la vigne et au Moyen-Age, la puissance du duché de Bourgogne favorise sa production. De monastique et aristocratique, la vigne devient au XIXème siècle bourgeoise et populaire.
Située au centre-est de la France, la Bourgogne s’étend sur 300 kilomètres. Réputée pour être le pays des petits propriétaires où la surface moyenne ne dépasse jamais en général les dix hectares, elle produit de nombreux trésors. Le sous-sol composé de calcaire présente en surface un relief de coteaux sur lesquels la vigne pousse à flanc.
Les cépages de Bourgogne
Deux cépages se partagent le vignoble : le Pinot Noir et le Chardonnay.
D’une vinification délicate, le Pinot Noir, à l’origine du vin rouge, donne des vins subtils et sensuels aux notes de fruits rouges. Il s’avère délicat de vinifier ce cépage pour en obtenir des arômes, une couleur et des tannins en quantité suffisante, d’autant plus que le climat septentrional peut parfois nuire à la l’obtention d’une maturité parfaite des baies.
Le Chardonnay, à la base du vin blanc de Bourgogne, donne des résultats très différents selon les vinifications et les terroirs. Moins exigeante dans son élaboration que pour les vins rouges, la vinification du Chardonnay donne des vins complexes et concentrés. Un grand Bourgogne blanc sera ample, aux notes de miel et de noisette.
Le cépage Aligoté donne le Bourgogne aligoté, vin blanc, vif et ” de carafe ” et le crémant de Bourgogne élaboré à partir du Chardonnay, est un vin effervescent, fermenté en bouteille.
Classements et appellations de Bourgogne
Les vins de Bourgogne sont classés en quatre grandes catégories :
Les grands crus, regroupant 33 A.O.C. soient 2% de la production totale.
Les premiers crus concernant 561 climats soient 12% de la production totale. Certains climats ont en effet droit à l’appellation Premiers crus.
Les vins de village ou appellations communales regroupant les A.O.C. du nom du village ou pouvant concerner plusieurs communes tel le Chablis.
Les appellations régionales rassemblent 22 A.O.C. régionales et 50% des vins rouges.
Henriot Blanc Souverain : le chardonnay en majesté
décembre 16th, 2009 by Véronique Raisin
Implantée en Champagne depuis le 16e siècle, la famille Henriot a construit au fil des siècles l’une des plus belles marques de Champagne. Elle a bâti sa réputation grâce à ses cuvées de chardonnay, fleurons de la Maison et régulièrement classées parmi les meilleures.
En 1808, Apolline Henriot, veuve de Nicolas Simon Henriot, fonde officiellement la Maison Henriot et entreprend de commercialiser ses vins sous le nom de Veuve Henriot Aîné. Le succès est vite au rendez-vous et le Champagne Henriot est apprécié des Grandes Cours, dont celle du Prince de Hollande. En 1851, Ernest Henriot, le petit-fils d’Apolline, créé avec son beau-frère Charles Camille Heidsieck la marque éponyme. En 1875, ils se séparent et chacun continue à gérer sa propre marque de son côté.
À la fin du 19e siècle, le vignoble Henriot est considérable : il se répartit sur les plus grands crus de la Côte des Blancs de la Vallée de la Marne et de la Montagne de Reims. Mais le phylloxera puis la Grande Guerre détruisent le vignoble. En 1926, Étienne Henriot reprend la direction et débute une politique d’achats pour reconstituer le domaine. À sa mort en 1957, c’est son fils Joseph Henriot qui reprend les rênes ; en parallèle, il devient Président de Charles Heidsieck et de Veuve Clicquot Ponsardin. Depuis 1999, son fils Stanislas préside la Maison Henriot depuis 2004.
Henriot cultive un style bien particulier, avec pour “late-motive” le perfectionnisme : les vins sont élevés longtemps sur lattes, et seuls les meilleurs vins des meilleurs crus entrent dans les cuvées. Parallèlement, Champagne Henriot s’approvisionne auprès de vignerons implantés sur les meilleurs terroirs de la Champagne : Verzy, Verzenay, Avenay, Mareuil, Mailly pour les crus de Pinot Noir, Chouilly, Oger, Avize, Mesnil, Vertus, Cramant pour les chardonnays.
Laurent Fresnet, le Chef de cave, perpétue avec brio le “goût” Henriot : des vins fins, précis et très purs, à dominante chardonnay, de grands vins d’apéritif.
La cuvée Henriot Blanc Souverain
Exquise esquisse d’une composition florale, la cuvée Blanc Souverain de la maison Henriot est un champagne frais et délicat, qui magnifie le caractère des chardonnays grands crus de la Côte des Blancs dont il est issu. Sa robe, or et vert léger, est ourlée d’une fine bulle. Des notes fraîches et briochées pointent au nez : menthe verte, verveine, miel d’acacia. La bouche fine et subtile prolonge ces sensations de légèreté, alliées à une onctuosité savoureuse. C’est un champagne nerveux, mais tout en délicatesse, bien équilibré. L’une des belles interprétations du chardonnay. A noter : à partir de 2010, la mention “blanc de blancs” sera ajoutée sur l’étiquette.
Nos conseils de dégustation
L’apéritif, certes, est tout indiqué. Mais il faut le pousser un peu plus loin, sur un poisson blanc au four ou une volaille. Servez-le rafraîchi mais non pas glacé. À 8-9° vous serez dans le bon tempo.
Garde :
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Ce qu’en pense la presse :
17/20 B&D (Guide 2010)
“Blanc de blancs brillant et élancé, au registre d’agrumes et de céréales torréfiées, à la bouche délicieusement rafraîchissante, à la longueur aérienne”. |
16/20 GaultMillau (Guide 2010)
“Même le Souverain est haut en couleur avec toutefois bien plus de fraîcheur et une approche plus aérienne”. |
15,5/20 RVF (Guide 2010)
“Nous continuons à recommander le savoureux blanc de Blancs Souverain, aux fines nuances grillées, grand champagne d’apéritif abordable”. |
« The Blanc de Blancs from Henriot has some fine, toasty, aged character. This is a rich, but vibrantly fruity wine that shows some baked apple and pink grapefruit but also some maturity. A finelymade wine, illustrating the benefits of some bottle age. » |
Figaro Magazine (septembre 2006)
« L’une des valeurs sûres de la champagne. Elégance et beauté aux notes de fleurs blanches, vanille, miel et beurre. Un style pur de chardonnay. » |
91/100 Tanzer (décembre 2005)
« This is called «Pur Chardonnay» on the front label. Bright gold. Deep, complex and richy scented, with charry, toasty pear and apple aromas that are pungent but finely etched, like hight class white Burgundy. The texture of this Champagne is both thick and lively, a rare trick. Bright, high-pitched citrus and quince flavors are framed by notes of sweet butter, smoke and dusty talc. The long, palate-staining finish offers a haunting maple tone. On the basis of aroma, texture and depth, I could easily have confused this wine with the current release of Dom Pérignon. » |
Zoom sur une appellation : Nuits Saint-Georges
novembre 2nd, 2009 by rédaction iDealwine
Visuel © Sylvain Pitiot et Jean Charles Servant
Les communes de Bourgogne ont, pour la plupart, adjoint à leur nom celui de la meilleure parcelle, à la fin du XIX° siècle. Le climat « Saint-Georges » fut ainsi accolé au nom du village de Nuits en 1898. Pleins feux sur cette appellation, la plus méridionale de la côte de Nuits.
Petite bourgade de 5000 âmes, Nuits-Saint-Georges peut se prévaloir de très nombreux Premiers Crus répertoriés sur l’appellation communale. Celle-ci couvre en effet 318 hectares, dont 143 classés en premiers crus (au nombre de 42).
C’est dans cette commune que fut créée la Confrérie des Chevaliers de Tastevin, célèbre en Bourgogne, et dont le premier « chapître » se tint en 1934. Le succès croissant des réunions des chevaliers les a ensuite contraints à se déplacer pour tenir leurs réunions au château du Clos-Vougeot. Nuits abrite également un hospice civil, fondé à la fin du XVII° siècle. Une vente aux enchères s’y tient chaque année le dimanche précédant la fête des Rameaux. Moins médiatisée que celle des Hospices de Beaune, elle permet de vendre aux enchères la production du vignoble des hospices (fruit de donations), pour l’essentiel issue des premiers crus de la commune.
Les climats de Nuits Saint-Georges sont les témoins de l’histoire séculaire qui a coulé ici, à l’instar des Saint-Georges, dont on dit qu’ils portaient déjà des vignes en l’an Mil, ou des Vaucrains aux vins robustes, mais aussi des Cailles, Champs-Perdrix, Porets, et les Clos de la Maréchale, des Argillières, des Forêts-Saint-Georges, des Corvées, de l’Arlot, sur la commune de Premeaux. Tous ces noms évocateurs résonnent aux oreilles des amateurs de grands vins.
Produits à partir d’un sol formé de calcaires bruns et d’argile, les Nuits-Saint-Georges rouges arborent généralement une couleur intense et sombre. Puissants, complexes, et bien équilibrés, leurs arômes mêlent à la fois la cerise, le cassis, la truffe, et souvent les épices. En bouche, ils montrent de la vinosité, de la sève, de la charpente et du velours à la fois. Particulièrement robustes, il sont taillés pour une longue garde.
Les quelques vins blancs de Nuits-Saint-Georges sont issus des cépages chardonnay ou pinot blanc. Très rares, ils représentent à peine 2% de la production et constituent pour l’amateur des vins d’anthologie.
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Le saviez-vous ? Le domaine Lescure est certifié bio depuis le mois de septembre
octobre 28th, 2009 by rédaction iDealwine
Référence de la Côte de Nuits, le domaine Chantal Lescure a obtenu en septembre la certification bio. L’aboutissement d’une démarche de conversion entamée il y a dix ans.
Fondé en 1975 par Chantal Lescure et Xavier Machard de Gramont à Nuits-Saint-Georges, le Domaine Chantal Lescure resta longtemps une propriété familiale avant d’être placé sous la responsabilité de François Chavériat, maître de chai et homme du renouveau ; c’est lui qui donna une nouvelle impulsion aux vins à partir des années 2000.
Avant son arrivée, la propriété de 18 hectares était chapeautée par les deux enfants de Chantal, Thibault et Aymeric Machard de Gramont. Mais en 1996, au décès de Chantal Lescure, Aymeric reprit, seul, la direction du domaine. Toute l’organisation, et notamment la façon de travailler les vignes furent remises en cause et François Chavériat engagé comme maître de chai. La nouvelle équipe s’efforça dès lors de travailler en respectant la vigne et en recherchant la meilleure expression de chaque terroir.
En 2001, Aymeric a confié les rênes du domaine en totalité à François Chavériat, qui en a accru la notoriété.
Le Domaine s’étend de Chambolle-Musigny en Côte de Nuits jusqu’à Volnay en Côte de Beaune (soit plus de 40 km !) et occupe des parcelles sur les appellations les plus prestigieuses : Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges, Pommard, Beaune et Volnay. Les vins rouges, denses et structurés, dominent puisque le vignoble comprend 16,6 hectares de pinot noir pour seulement 1,7 hectare de Chardonnay (et de Pinot Gris dans une proportion infime).
La ligne de conduite fixée par François Chavériat est simple mais exigeante : produire les meilleurs raisins dans le respect de la vigne et de son terroir. Travail du sol, tailles courtes, travaux en vert, vendanges manuelles et tri sélectif, protection phytosanitaire raisonnée sont donc de rigueur. Côté vinification, les vins sont élevés sur lies dans des caves froides, sans soutirage, d’où des fermentations très tardives. Un seul mot d’ordre : le moins d’interventions possible. Depuis septembre, le domaine est certifié bio, après 3 années de conversion et une décennie de travail en ce sens.
Le résultat est à la hauteur des efforts entrepris : les vins sont solides et expressifs, aptes à la garde. D’ailleurs, leur évolution en bouteille est remarquable. Salués par la critique, les vins du domaine Chantal Lescure sont la synthèse parfaite du modernisme et de l’authenticité des vins de Bourgogne, reflet parfait de leurs superbes terroirs.
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Twitter se lance dans la production de vin
octobre 27th, 2009 by rédaction iDealwine
Le site de micro-blogging américain Twitter se lance dans la coproduction de vin avec la société Crushpad. Une partie des profits seront versés à une ONG américaine Room to Read.
Encore hésitante sur la façon dont elle va monétiser ses services, la société Twitter a donc décidé de faire don de sa notoriété croissante à une œuvre de charité. En partenariat avec Crushpad (voir nos articles du 27/01/2009 et 14/08/2009), qui produira des vins en Californie, un compte Twitter (@Fledgling) permettra aux utilisateurs de suivre le processus de vinification en direct. Le compte détient déjà plus de 40 000 followers.
Le projet, intitulé The Fledgling Initiative, possède également un site internet http://www.fledglingwine.com/ sur lequel il est possible d’acquérir les fameuses bouteilles de chardonnay et de pinot noir pour 20$. Pour chaque bouteille vendue, 5$ sont reversés à l’association Room To Read , qui œuvre pour l’éducation des enfants dans les pays pauvres. John Wood, le fondateur de cette ONG bénévole, résume le projet ainsi : “The Fledgling Initiative is bringing together three innovative organizations to support global education. Our success means children’s lives will be changed across Asia and Africa through experiencing their first library and books in their own language.”
Plus d’informations sur le projet:
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Bourgogne vs Beaujolais : du rififi chez les producteurs de vin
juillet 21st, 2009 by Rédaction iDealwine
Ces derniers craignent que les appellations traditionnelles de Bourgogne s’affaiblissent avec la possibilité donnée aux vignerons du Beaujolais des les utiliser. Ainsi, les producteurs de gamay, cépage peu répandu en Bourgogne, pourraient bénéficier des appellations Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Ordinaire et Bourgogne Grand Ordinaire. Les producteurs de chardonnay auraient quant à eux la possibilité de fournir des raisins aux Crémants de Bourgogne, mais aussi – et c’est là où le bât blesse - d’utiliser l’appellation Bourgogne Blanc.
De son côté, le Syndicat des Bourgognes prend position en faveur de ce rapprochement et dénonce les « dérives irresponsables » d’un BIVB (Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne) qui mettrait en avant comme cépage unique le pinot noir.
La décision est maintenant entre les mains de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité), qui est prié par les deux parties de se prononcer avant les prochaines vendanges.
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91/100 Tanzer (décembre 2005)



