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Dégustation : le bio et la biodynamie française avaient rendez-vous dans la Loire

février 1st, 2012 by Philippe Rabert

Les associations “Renaissance des Appellations” et “La Dive Bouteille” tenaient salon le week-end dernier dans la Loire, à Angers et à côté de Saumur. L’occasion de faire le tour de ce qui se fait de mieux en France dans les domaines en bio ou en biodynamie.

Même si cela n’influence pas vraiment le goût du vin (quoique !), il faut reconnaître que ces deux rencontres se tenaient dans deux lieux absolument magiques. Renaissance des Appellations avait élu domicile, comme chaque année, aux Greniers Saint-Jean à Angers, un magnifique bâtiment du XIIe siècle qui servait d’entrepôt à nourriture pour l’ancien hôpital Saint-Jean. La Dive Bouteille, quant à elle, se tient depuis deux ans dans les magnifiques caves et douves du superbe château de Brézé, juste à côté de Saumur. Ces deux dégustations sont consacrées, pour “Renaissance” à des domaines en biodynamie et pour la “Dive” à des domaines en bio plus ou moins certifiés et d’esprit plus “nature”. L’occasion de belles dégustations marathon dont voici, à notre avis, quelques moments particulièrement remarquables.

Renaissance des Appellations

Domaine Stéphane Bernaudeau (Anjou) avec deux blancs 2010 (“Terres Blanches”, vignes de 75 ans et “Les Nourrissons”, vignes plus que centenaires) fantastiques de pureté cristalline, de fruit mûr et d’équilibre. Deux très grands vins blancs français tout simplement !

Domaine Marc Angéli (Anjou), où travaille également Stéphane Bernaudeau, avec deux autres blancs (“Les Fouchardes” et les “Vieilles Vignes des Blanderies”) où le chenin s’exprime avec la même pureté que chez Bernaudeau avec peut-être un léger supplément de puissance et de gras.

Domaine Léon Barral (Faugères) avec une cuvée Jadis 2009 d’un équilibre exceptionnel, porté par une aromatique gourmande très complexe et dotée d’une finale fraiche et fruitée qui donne envie de se resservir aussitôt !

Clos de la Coulée de Serrant (Savennières) qui proposait sur le millésime 2010 deux vins tout simplement magnifiques, que ce soit le Clos de la Bergerie (Savennières Roche-aux-Moines), riche, puissant et long ou le superbe “Coulée de Serrant” avec une matière exceptionnelle, très puissante mais qui reste proche du raisin et qui finit sur une longueur remarquable. Inoubliable !

Domaine François Chidaine (Montlouis et Vouvray) avec, entre autres, un délicieux Vouvray “Pétillant” 2009, gorgé de fruit et très rafraichissant (bientôt en vente sur iDealwine !).

Larmandier-Bernier (Champagne) dont le Terres de Vertus 2007 (récemment en vente sur iDealwine) se présentait très bien avec beaucoup de finesse, tendu et frais, tout comme le Cramant Vieilles Vignes de Cramant 2005, plus vineux, avec une finale saline minérale qui en fait un superbe champagne de repas.

Domaine Pierre André (Châteauneuf-du-Pape), pionnier local du bio, qui, parmi sa gamme très régulière au fil des millésimes, proposait un 2004 et un 2006 d’un très bel équilibre sans aucun excès et surtout un 2005 exceptionnel à la fois riche, dense et frais, un très grand vin !

Domaine Marcel Deiss avec, notamment, un Gruenspiel 2007 riche mais frais, une matière énergique, “vibrante” avec une belle buvabilité malgré sa richesse et un Altenberg de Bergheim 2008, incroyable de richesse et de complexité aromatique qui donne l’impression de ne jamais pouvoir en faire complètement le tour…

Dive Bouteille

Domaine des Roches Neuves (Saumur-Champigny) qui présentait ses 2011 dont la plupart étaient encore en élevage. Seul vin fini, la cuvée “Domaine” 2011 (en vente d’ici quelques jours sur iDealwine avec les 2010 du domaine), un cabernet franc au fruité croquant et très frais, délicieux à boire dans sa jeunesse. Les autres rouges 2011 (Terres Chaudes, Franc de Pieds et Marginale) se goûtaient tous avec un très joli fruit frais et un supplément de densité et de salinité sur “Marginale”. Le blanc “Insolite”, toujours en 2011 et en élevage, est un chenin tendu et minéral avec une belle finale salivante qui donne envie de passer à table !

Georges Descombes(Morgon et Brouilly) dont le morgon 2009 a été vendu dans une Offre iDéale en 2011, présentait essentiellement ses 2011 qui seront en vente l’an prochain et quelques 2010 qui seront mis sur le marché d’ici quelques mois pour la plupart. Tous les 2011 se présentaient avec un superbe équilibre sur une gourmandise encore plus fraiche que les 2009. Le Régnié Vieilles Vignes 2010 est d’une pureté gourmande terriblement tentante ! Quant au Brouilly et au Morgon 2009, tous les deux en version Vieilles Vignes, ce sont les 2009 parmi les plus frais et digestes de leurs appellations respectives.

Luca Roagna (Barolo et Barbaresco en Italie). Ce domaine piémontais particulièrement traditionnel malgré un vigneron très jeune n’avait amené que quelques vins mais quels vins ! Le Barolo “La Pira” 2005 offre des tannins particulièrement fins et nobles dans un millésime pas toujours facile à Barolo. Le Barolo “Le Coste” 2007, encore beaucoup trop jeune, possède un fruit magnifique, une belle matière dense et puissante qui reste fraiche et qui finit très longue en bouche. Un grand vin qui sera magique d’ici cinq ou six ans.

Jean-Michel Stéphan (Côte-Rôtie) proposait, entre autres, deux vins superbes, le côte-rôtie générique 2010 doté d’un merveilleux fruit mûr et de tannins si fins qu’on a presque envie de le boire uniquement sur sa jeunesse et le “Bassenon” 2007, dense et serré, graphité, qui sera magnifique quand la matière se “lâchera” au fil du vieillissement.

Tout ceci n’étant qu’un simple aperçu de deux salons extrêmement qualitatifs qu’on a grand plaisir à visiter chaque année !

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Vente à Lyon : les grands classiques de Bordeaux, de Bourgogne et de la vallée du Rhône

janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine

Le catalogue de cette vente lyonnaise mérite toute l’attention des amateurs. 800 lots seront dispersés à cette occasion, répartis entre les grands classiques bordelais, de prestigieuses signatures de Bourgogne, quelques cuvées phare de la vallée du Rhône, ainsi que de beaux flacons ligériens.

Dans cette vente, l’équilibre Bordeaux/Bourgogne est respecté. Le catalogue couvre en effet une large gamme de grands classiques de Bordeaux : château Lafite Rothschild 1979, 1992, 2002, château Margaux 1937, 1987, 1989, château Mouton Rothschild 1984, Château Latour 1998, château Lynch Bages 2005, château Léoville Poyferré 2005, château Pichon Longueville Comtesse 1993, château Haut Brion 1945, 1959, château Beychevelle 1989, château Léoville Las Cases 1990, château Chasse Spleen 1999, 2000, 2006.

Dans les Graves notons deux belles références: château La Mission Haut-Brion 2001 etchâteau Pape Clément 2004.

Dans le Sauternais nous trouvons Château d’Yquem 1994, mais également château Sigalas Rabaud 1959 ou château Coutet 1966, 1988.

Rive droite, de grands noms également : château Ausone 1959, 1998, château Cheval Blanc 2001, château Bélair 1986, Château l’Église Clinet 2002, château La Conseillante 1986, 1988 ou encore château Angélus 1982.

En Bourgogne, la sélection est tout autant prestigieuse : Richebourg 1993 du domaine de la Romanée Conti et une belle série du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Saint-Jacques 2001, Chambertin Clos de Bèze2004, Chambertin 2001, Ruchottes-Chambertin Clos des Ruchottes 2001. On note également d’autres belles bouteilles : Comte de Vogüé Chambolle-Musigny 1er Cru Les Amoureuses 2006 et Bonnes-Mares 2006, Clos de Tart 2005, Echezeaux 1993 et Clos Vougeot 1990 de Grivot, un Volnay 1er cru de Coche-Dury ou enfin Chambertin 1996 de chez Trapet.

Quant aux blancs citons les domaines : Roulot avec un Meursault 1er Cru Perrières 2004, Sauzet avec un Montrachet 2004 et un Bâtard-Montrachet 2006 ; Coche-Dury avec un Meursault 1994 ou Bonneau du Martray avec un Corton-Charlemagne 2004.

En Vallée du Rhône, quelques très grands flacons : Hermitage Cuvée Cathelin 1990 de Jean-Louis Chave, Châteauneuf-du-Pape 2007 du Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape 2005 du Château de Beaucastel, Côte-Rôtie La Mordorée 2003 de Chapoutier ou encore en Côte-Rôtie de Guigal, La Turque 1997, La Landonne 1996 et La Mouline 1974.

Dans la vallée de la Loire, on retrouvera avec bonheur les savennières du Clos de la Coulée de Serrant en 1996 et 2000, le saumur “L’Insolite” du domaine des Roches Neuves 1997 et 2001 ou encore les sancerres d’Alphonse Mellot avec une Cuvée Edmond 1998.

A noter enfin, Dom Pérignon 1996 (Moët et Chandon) et Krug Vintage 1990 en Champagne et Riesling Clos Sainte-Hune 1997 et 2001 du domaine Trimbach en Alsace.

Clôture des catalogues le 30 janvier à partir de 10 heures. A vos enchères !

Consultez les catalogues de la vente :

Catalogue 1 – Clôture à 10.00

Catalogue 2 – Clôture à 10.05

Catalogue 3 – Clôture à 10.10

Plus de 9000€ aux enchères pour un magnum de Champagne Veuve Clicquot 1929

janvier 19th, 2012 by Rédaction iDealwine

Trois magnums de Champagne Veuve Clicquot, en provenance directe des caves de la Maison Champenoise, ont atteint des prix record à Hong Kong la semaine dernière.

1921, 1929, 1947. Ces trois millésimes mythiques avaient très certainement été soigneusement choisis par la Maison Veuve Clicquot, en vue de la vente de trois magnums issus directement de ses caves de Reims.

Cette vente aux enchères de grands crus était en effet organisée par Sotheby’s à Hong Kong. Sans surprise, les trois flacons, tous acquis par un même collectionneur chinois, ont atteint des prix record : 67 375 HKD (8 700€) pour le magnum de Veuve Clicquot 1921, 91 875 HKD (9 121€) pour celui de Veuve Clicquot 1929 et 79 625 HKD (7 900€) pour le flacon de Veuve Clicquot 1947.

Mais qui était donc la « Veuve Clicquot » ?

Née en 1777, Nicole Barbe Ponsardin épouse François Clicquot en 1798. Veuve à l’âge de 27 ans, elle reprend les affaires de son défunt mari. Alors que l’Europe est à feu et à sang, elle parvient à expédier ses vins dans le monde entier. Audacieuse et imaginative, elle présente son champagne à toutes les cours d’Europe. Soucieuse de perfection, elle parcourt les caves la nuit pour s’assurer la bonne évolution de ses cuvées. Elle invente le remuage, achète des parcelles dans les meilleurs vignobles et lutte activement contre les contrefaçons. Madame Clicquot disparaît en 1866, à l’âge de 89 ans.

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Vente en salle de Morlaix : grands bordeaux et superbes millésimes !

janvier 16th, 2012 by Rédaction iDealwine

Cette toute première vente en salle de l’année est magnifique. Pratiquement que des bordeaux mais la collection de crus classés du Médoc est impressionnante. Une vente rare, débordante de beaux flacons et de grands millésimes dont quelques uns parmi les plus grands du 20e siècle comme 1970, 1982, 1989 et 1990. Les enchères s’annoncent très relevées !

Bordeaux à l’honneur donc, et la qualité est au sommet. Dans les crus classés du Médoc, parmi lesquels l’on ne compte plus les pépites de cette vente, on note en particulier les châteaux suivants : Haut Brion 1967, 1985 et 1994 ; Lafite Rothschild 1988 ; Margaux 1975, 1981, 1983, 1990, 1991 et 1992 ; Latour 1985 et 1990 ; Mouton Rothschild 1987, 1990, 1993, 1994, 1995 et 2000 ; Brane Cantenac 1970, 1990 et 1999 ; Giscours 1989 ; Prieuré-Lichine 1970 et 1990 ; Cos d’Estournel 1988, 1990 et 1996 ; Léoville-Poyferré 1979 ; Montrose 1979 et 1986 ; Ducru Beaucaillou 1986 et 1988 ; Léoville Las Cases 1983 ; Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1990, 1995 et 1996 ; Talbot 1982 ; Lynch Bages 1990 ; Beychevelle 1996 et 2002 et enfin Sociando-Mallet 1990. Quelle série !

Dans les crus classés de Graves nous trouvons le château Pape Clément 1955, 1988, 1990, 1996 et 1997, le Domaine de Chevalier 1970, 1991 et 1996 et le château La Tour Haut Brion 1994.

Rive droite, place aux merlots de Saint-Emilion et de Pomerol. A Saint-Emilion citons les châteaux Angélus 1979, Pavie 1974, Cheval Blanc 1928, 1988, 1992 et 1996, Troplong-Mondot 1975 et terminons par un Clos Fourtet 1976. Peu de lots à Pomerol, mais néanmoins Petrus 1983 et 1986.

A noter également quelques seconds vins : Carruades de Lafite 1996, 1998, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2005 ; Pavillon Rouge du Château Margaux 1995, 1996, 1998, 1999, 2000 et 2003 et Les Forts de Latour 1995.

Concluons cette sélection de bordeaux avec le Sauternais où château d’Yquem est bien entendu présent avec un 1989. Il sera accompagné d’autres très grands noms de Sauternes : Château Coutet 1988 et une impériale du millésime 1989 ; Château Rieussec 1985 ; Château Rabaud-Promis 1990 et Château Suduirault 1997.

Dans les autres régions, quasiment pas de lots. Nous décelons cependant en Vallée du Rhône un châteauneuf-du-pape 1990 du Château de Beaucastel et deux hermitages La Chapelle 1985 et 1995 de la Maison Jaboulet ainsi que deux très belles références en Champagne : Dom Pérignon 1969 (Moët et Chandon) et Comtes de Champagne 1969 (Taittinger)

A vos enchères !

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20/01/2012 12:00 : 200 lots
20/01/2012 12:05 : 181 lots

Vente on-line : grands champagnes et flacons d’exception

janvier 3rd, 2012 by Rédaction iDealwine

La vente on-line qui démarre l’année 2012 place d’emblée la barre très haut avec près de 3500 lots à se partager. Des vins de très haut niveau dans toutes les régions, avec une mention particulière pour la Champagne où l’offre est véritablement extraordinaire !

Dans cette offre, toutes les appellations sont représentées par les meilleurs domaines de référence. La bataille risque donc d’être rude et les enchères vont mériter toute votre attention !

Commençons par la Champagne où l’offre est une fois encore extraordinaire avec une très jolie sélection de cuvées de prestige et de vieux millésimes. Mentionnons par exemple le Clos des Goisses 1999 de la maison Philipponnat, la cuvée des Enchanteleurs 1995 et 1996 de la maison Henriot, le Dom Ruinart 1978, le Dom Pérignon 1947, 1978, 1988, 1992 et 2002 de Moët & Chandon, Krug Vintage 1976, 1985 et 1989, Krug Collection 1973, Cristal 2002 et 2004 de Roederer, Cuvée S 1959, 1969 et 1997 de Salon, Champagne Pol Roger 1934, Champagne Extra-Brut 1961 et Champagne R.D 1959 de Bollinger, Comtes de Champagne 1997 de Taittinger, Cuvée Grand Siècle 1990 de Laurent Perrier, Belle Epoque 1996 de Perrier-Jouët et bien d’autres encore ! Les amateurs de bulles ne peuvent pas manquer ce rendez-vous !

A Bordeaux la sélection est également exceptionnelle. Signalons en premier lieu la présence rare de superbes caisses du négociant bordelais Millésima dans les millésimes 1988, 1993 et 1995. L’offre en grands crus est très vaste avec, entre autres, les châteaux suivants : Mouton Rothschild 1981, 1983, 1984, 1985, 1988, 1989, 1992, 1994 et 2005, Lafite Rothschild 1972, 1976, 1983 et 2003, Margaux 1977, 1982, 1984, 1988, 2001 et 2006, Haut-Brion 1982, 1988 et 1995, Talbot 1998, Cos d’Estournel 1994 et 1998, Beychevelle 1975, Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1981, Ducru-Beaucaillou 1998 et 2001, Léoville Las Cases 1995, Léoville Barton 2005, Lynch-Bages 2006 et Palmer 1979.

Rive droite à présent, on note à Pomerol Petrus 1982, 1986 et 2008, Château l’Évangile 1988 et Château La Conseillante 1966. A Saint-Emilion, pour ne prendre que quelques châteaux : Ausone 1997,1998 et 2004, Pavie-Macquin 1981 et 1996, Figeac 1985 et 1994, Beau-Séjour Bécot 1994 ou encore Cheval Blanc 1970, 1990, 1993 et 1996.

Enfin, dans le Sauternais, citons L’Extravagant de Doisy-Daëne 2003, Château Rieussec 1999 et Yquem 1986, 1997 et 2005.

En Bourgogne l’offre est tout aussi remarquable avec, en particulier, de très grands pinots noirs. Notons en priorité plusieurs caisses panachées absolument magnifiques du domaine de la Romanée Conti sur le millésime 2000. Egalement le Clos des Lambrays GC 1989, Richebourg GC 1998 d’Anne Gros, Bonnes-Mares GC 1969 de Mommessin , Chambertin Clos de Bèze GC 2009 d’Armand Rousseau, Musigny Vieilles Vignes GC 1988 du domaine Comte de Vogüé, Clos de Vougeot GC 2005 du domaine Denis Mortet et Mazis-Chambertin GC 2002 de Bernard Dugat-Py.

Côté chardonnay de très beaux flacons également : Criots-Bâtard-Montrachet GC 2001 de Louis Jadot, Meursault 1er cru Les Perrières 1999 et Montrachet 1998, 2001, 2003 et 2004 du domaine des Comtes Lafon, Bâtard-Montrachet GC 1989, 1991 et 2005 du domaine Ramonet, Montrachet Marquis de Laguiche 1996 GC du domaine Joseph Drouhin, Meursault 1997 du domaine Coche-Dury, Bienvenues-Bâtard-Montrachet GC 1995 du domaine Etienne Sauzet et Chablis GC Les Preuses 2001 du domaine Vincent Dauvissat.

En Vallée du Rhône un panel de premier choix avec les incontournables côtes-rôties de Guigal : La Turque 1995 et 1998 et Côte Brune et Blonde 1995, 2001 et 2003, mais aussi Côte Blonde 1999 René Rostaing et La Landonne 2006 Jean-Michel Gerin. A Châteauneuf-du-Pape à présent : Château Rayas 1998,1999, 2000, 2002 et 2004, Réserve 2000 du domaine Le Clos du Caillou, Cuvée de la Reine des Bois 2002 et 2005 du domaine de La Mordorée et domaine du Vieux Télégraphe 2007.

A noter également le Cornas 2006 d’Auguste Clape et le Saint-Joseph Vignes de l’Hospice 2003 et 2004 de chez Guigal.

Les autres régions proposent également de très belles références. Dans le Val de Loire : Montlouis « Remus Plus » 2006 du domaine de La Taille aux Loups, Saumur-Champigny Les Poyeux 2001, 2002, 2004 et 2005 du Clos Rougeard, et Sancerre Génération XIX 2002 d’Alphonse Mellot.

Dans le Languedoc-Roussillon : Mas Daumas Gassac 1994, 1995, 1999, 2000, 2002, 2006 et 2007, Faugères Jadis 2000 du domaine Léon Barral, La Muntada 2008 du domaine Gauby et domaine de La Grange des Pères 2007.

En Alsace notons le grand cru Schoenenbourg 1997 du domaine Deiss et une Sélection de Grains Nobles (Riesling) 1998 du domaine Hugel.

Sans oublier une grande référence de la Provence avec le domaine de Trévallon 2003 et 2004.

Enfin nous pouvons noter également de grands vins étrangers : Bolgheri Ornellaia Tenuta Dell’Ornellaia 2004 et Bolgheri Ornellaia Le Serre Nuove Tenuta Dell’Ornellaia 2007 en Italie ; Santa-Helena Phelps 1997 Insignia Joseph Phelps Vineyards et Oakville Opus One 2007 dans la Napa Valley, Madère Nicolas 1835 au Portugal et Riesling Heinz Ames-Ehlen Kinheimer Hubertuslay Spatleses Trocken 1986 et Halbtrocken 1988 en Allemagne.

A vos enchères !

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11/01/2012 10:00 : 334 lots
11/01/2012 11:00 : 364 lots
11/01/2012 12:00 : 456 lots
11/01/2012 13:00 : 324 lots
11/01/2012 14:00 : 310 lots
11/01/2012 15:00 : 425 lots
11/01/2012 16:00 : 428 lots
11/01/2012 17:00 : 430 lots
11/01/2012 18:00 : 413 lots

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Le champagne Dom Pérignon 2003 est lancé !

décembre 29th, 2011 by Rédaction iDealwine

Le millésime 2003, dont on se souvient des excès, n’était pas un millésime facile, même si de nombreux amateurs associent encore trop souvent bons millésimes à années très chaudes et très ensoleillées. Mais quand on travaille avec soin en champagne, même les millésimes délicats peuvent révéler d’excellentes cuvées.

Richard Geoffroy, l’emblématique chef de cave du champagne Dom Pérignon a annoncé le lancement du dernier millésimé de la gamme Dom Pérignon le 7 décembre dernier, c’est à dire le 2003. Ce champagne d’exception sera commercialisé dès janvier 2012.

Cuvée mythique de champagne, Dom Pérignon déclenche les passions. Chaque nouveau millésime de la cuvée phare de la maison Moët et Chandon est un petit évènement.

2003 fut un millésime compliqué pour l’ensemble des vignobles hexagonaux et particulièrement en Champagne. Les gelées du 7 et du 11 avril resteront gravées dans les mémoires des champenois comme une catastrophe qui détruisit une très grande partie de leur récolte de chardonnay. Puis un été lui aussi historique, le plus torride depuis 53 ans, avec un mois d’août caniculaire et des vendanges les plus précoces depuis 1822 !

Dom Pérignon 2003 est le fruit d’un assemblage de 62% de pinot noir et de 38% de chardonnay, des pourcentages qui sont la conséquence directe du gel. Car ce pourcentage restera lui aussi mémorable et unique en son genre, lorsque l’on sait que sur les 37 millésimes de Dom Pérignon depuis 1921, l’assemblage des deux cépages oscille autour de 50 % – 50%.

Concluons sur ces mots de Richard Geoffroy : « Je n’ai jamais eu l’ombre d’un doute, 2003 est un vrai millésime… C’est le plus intense des millésimes que nous ayons produits. »

En savoir plus sur Dom Pérignon

Déjà apprécié par les Anglais à la fin du XIIè siècle, l’essor du Champagne débute véritablement sous Louis XV. Son succès ne se démentira pas au long des siècles, amplifié par la couverture médiatique dont il bénéficie désormais à chaque grand événement. Dom Pérignon, moine bénédictin nommé cellerier de l’abbaye d’Hautvilliers en 1668, marqua son époque par sa contribution à l’élaboration du vin de champagne, à l’origine conçu pour être un vin « tranquille » (sans bulles). Dom Pérignon est à chaque millésime un hommage à l’œuvre du moine éponyme. Si l’ambition de Pierre Pérignon était alors d’offrir le vin « le meilleur du monde », la destinée de son œuvre fut telle que la postérité en a fait le père spirituel du champagne. L’avènement de Napoléon, ami de Jean-Remy Chandon, en 1804, marque le début d’une ère de succès commercial ininterrompue pour la maison Moët & Chandon, dont la renommée est aujourd’hui planétaire. « Le » Dom Pérignon, cuvée de prestige de la maison, est certainement le champagne le plus connu au monde. Commercialisée à partir de 1936 (dans le millésime 1921, produit à 300 exemplaires seulement), elle connut un succès mondial immédiat. Cette cuvée à la bouteille caractéristique, en forme de flacon du XVIIIè siècle, est élaborée uniquement les meilleures années. Le volume de flacons de Dom Pérignon produits est un secret jalousement gardé par le groupe LVMH, aujourd’hui propriétaire de la maison Moët et Chandon.

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A lire également sur le blog iDealwine :

Vif engouement pour les grandes cuvées de Champagne du groupe LVMH

la recette de la semaine : Terrine de Saint-Jacques

décembre 25th, 2011 by Rédaction iDealwine

Contrairement aux légendes, un plat de fête peut être léger à digérer tout en comblant les palais les plus exigeants de saveurs raffinées. C’est le cas de cette terrine pas très difficile à préparer et rapide à réaliser.

Pour 8 personnes

Préparation :

20 minutes

Cuisson :

45 minutes

Ingrédients :

500 g de noix de Saint-Jacques

500 g de gambas crues entières

8 crevettes crues décortiquées coupées en petits morceaux

100 g de beurre mou + 40g de beurre pour la cuisson des Saint-Jacques

2 œufs

400 g de crème fraîche épaisse

10 cl de sauce au beurre blanc

15 g d’herbes fraîches hachées ensemble : ciboulette, aneth et persil plat

8 jolis petits brins d’aneth pour décorer

25 cl de crème fleurette

Préparation

Réservez 8 belles gambas et 8 noix de Saint-Jacques.

Décortiquez les autres gambas.

Préchauffez votre four à 160°C.

Mixez ensemble la chair des gambas, des noix de Saint-Jacques, le beurre mou, les oeufs et la crème fraîche épaisse.

Salez, poivrez et ajoutez les morceaux de crevettes crues décortiquées.

Versez le mélange dans un plat à terrine rectangulaire.

Faites cuire au four, recouvert d’un papier d’aluminium, au bain marie, pendant 40 mn.

Pendant ce temps, préparez votre sauce au beurre blanc

Une fois prête, ajoutez les herbes fraîches hachées et la crème fleurette.

Mélangez et gardez au chaud sur un feu très doux sans laisser bouillir

Dans une poêle faites fondre 40g de beurre et faites-y dorer les 8 noix de coquille saint jacques et les 8 gambas décortiquées réservées, ensemble, dessus dessous, 2 mn par face.

Salez et poivrez.

Dans des assiettes chaudes, disposez une petite louche de sauce aux herbes, une tranche de terrine tiède, 1 noix de Saint Jacques et 1 gambas avec une pincée de fleur de sel.

Décorez d’un brin d’aneth. Dégustez !

Une recette proposée par Goosto

L’accord iDéal :

Parmi les vins de l’Offre iDéale en cours :

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Vente à Cannes : caisses panachées, flacons rares et champagnes de prestige

décembre 20th, 2011 by Rédaction iDealwine

La traditionnelle vente en salle de Cannes, toujours placée fin décembre est, cette année encore, une vente bien en phase avec la période des fêtes. Un véritable festival de flacons prestigieux qu’on pourra ouvrir pour Noël… 2012 !

Noël approche à grands pas et, comme tous les ans, la période est propice à de très belles ventes. Cette vente de Cannes en fait partie. A circonstances exceptionnelles, enchères exceptionnelles : une sélection de merveilleux flacons pour cette vente dont le fait marquant est incontestablement la présence rare de magnifiques caisses panachées de grands crus bordelais et de flacons de la Romanée Conti qui ravira à coup sur les collectionneurs. A noter aussi de nombreuses cuvées de prestige en Champagne.

Commençons avec les grands crus du Médoc présents dans de très nombreux millésimes. Parmi eux, plusieurs châteaux prestigieux : Mouton Rothschild 1970 et 1993 ; Lafite Rothschild 1973, 1982 et 1990 ; Margaux 1974, 1975 et 1989, Latour 1974 et 1982 ; Haut Brion 1985 ; Ducru-Beaucaillou 1945, 1962 et 1986 ; Montrose 1970 et 1990 ; Pichon Longueville Baron 1975 ; Léoville Las Cases 1975, 1989 et 1990 ; Cos d’Estournel 1986 ; Palmer 1986 et 1988 ; Beychevelle 1989 et enfin Léoville Poyferré 1990.

Dans les crus classés de Graves nous trouvons : château Pape Clément 1985 et 1998 ; château Carbonnieux 1988 et 2004 et château La Misssion Haut Brion 1978.

Passons sur la rive droite. A Saint-Emilion nous retrouvons les châteaux Cheval Blanc 1975, 1976 et 1978 ; Angélus 1970 et 1990 ; Figeac 1961 et 1990 ; La Gaffelière 1982 et Canon 1988 et 1990.

A Pomerol de très grands flacons également : Petrus 1982, 1984, 1985, 1989 et 2004 ; château Le Pin 1998 ; château L’Evangile 1989 ; château La Conseillante 1990 et Vieux Château Certan 1964.

Dans le Sauternais citons l’incontournable château Yquem en millésime 1976, 1980, 1981, 1983 et 1990 ainsi que les châteaux Climens 1986, Suduiraut 1988, Rieussec 1983 et Coutet 1989.

La Bourgogne n’est pas en reste et nous offre de merveilleuses références avec, pour commencer, les cuvées mythiques du domaine de la Romanée Conti : Romanée Conti 1966, 1976, 1988, 1990 et 1991 ; Richebourg 1988, Romanée Saint-Vivant 1988, La Tâche 1988, Echezaux 1988 et Vosne-Romanée 1er Cru cuvée Duvault Blochet 1999. Poursuivons avec le Musigny 1979 et 1985 du domaine Comte Georges de Vogüe ; un Clos des Lambrays 1985 domaine des Lambrays ; un Clos Vougeot Denis Mortet 1998 et un Romanée Saint-Vivant 2000 du domaine Leroy.

Côté chardonnay citons le Corton Charlemagne de Bouchard P. et F. 1989, le Bienvenues-Bâtard-Montrachet 1998 du domaine Ramonet, le Montrachet 1998 de Jacques Prieur, le Bienvenues-Bâtard-Montrachet 2000 du Domaine Leflaive et le Meursault 1er cru Les Perrières 1987 de chez Coche-Dury.

De très belles cuvées prestiges en Champagne : Krug Vintage 1976, Dom Pérignon 1978, 1983, 1988, 1990 et 1995 (Moët et Chandon), La Grande Dame 1998 (Veuve Cliquot-Ponsardin), la cuvée Winston Churchill 1998 (Pol Roger), Dom Ruinart 1988, la cuvée Belle Epoque 1986 et 1994 (Perrier-Jouët) et un Cristal 1997 (Roederer).

Peu de lots en Vallée du Rhône mais les incontournables côtes-rôties de la Maison Guigual : La Mouline 1983, La Turque 1995 et 1997 et La Landonne 1995. Signalons également les châteauneufs-du-pape Marie Beurrier d’Henri Bonneau, du Château de Beaucastel cuvée “Hommage à Jacques Perrin” 1995, 1999 et 2000 ainsi que l’hermitage 2005 du domaine Chave.

Concluons avec de belles références étrangères. En Espagne, Ribera Del Duero Vega Sicilia Unico Locando Chaves Gran Reserva en 1960, 1995 et 1999 et Ribera Del Duero Flor de Pingus 2000. En Italie, Bolgheri Sassicaia Famille Incisa della Rochetta 1975 et aux Etats-Unis Opus One 1985.

Accès aux catalogues de cette vente

27/12/2011 16:00 : 357 lots
27/12/2011 16:05 : 321 lots
28/12/2011 16:00 : 331 lots
28/12/2011 16:05 : 159 lots

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Nous avons testé : La Paulée de Meursault

décembre 20th, 2011 by Véronique Raisin et Cyrille Jomand

l’Ecriteau de la 79° Paulée

Le week-end de la vente des Hospices de Beaune se prolonge traditionnellement par la Paulée de Meursault, un banquet façon grandes heures de la République. Mon foie et moi, nous y sommes allés, et nous en sommes retournés, chacun de notre côté. En chemin, j’ai croisé Cyrille, hôte du sémillant Michel Crestanello, passé sous pavillon Albert Bichot.

Le décor : le château de Meursault, traversé la veille en petite foulées lors du semi marathon de Beaune, et dont je n’avais pas une vision très nette ni globale, m’est apparu ce lundi-là ensoleillé, sous un jour nouveau. Début des réjouissances à midi avec un tour des caves, magnifiquement voûtées, un verre de blanc à la main.

Le banquet : le soixante-dix-neuvième du nom. Au cours du repas, le prix de la Paulée de Meursault, qui récompense chaque année un auteur, fut remis à Jean-Robert Pitte. C’est un intermède culturel toujours appréciable. Et dont on se souvient assez bien parce qu’il est en début de boucherie.

Ensuite tout le monde s’assoit, on est un peu serrés, mais l’ambiance est d’autant plus sympathique. Je suis invitée par le Domaine Boyer-Martenot à Meursault, avec la fine équipe du Domaine Gilles Buisson à Saint-Romain. Il y a là aussi quelques joyeux Belges, forcément.

La valse des étiquettes débute, une valse à quarante-quatre temps (au moins, parce qu’après j’ai arrêté de compter et je suis allée dormir).

Sans égrainer tous les vins passés dans mon gosier ce jour-là, une litanie rébarbative pour vous chers lecteurs, j’en choisirais quelques-uns qui m’ont émue ou achevée.

La mise en papilles du saint-romain Sous la Velle 2005 du Domaine Buisson fut de bon ton. Gras, ample, avec du coffre, il a placé le curseur à bonne hauteur. Un puligny 2008 Les Reuchaux de Boyer-Martenot, fin et ciselé, m’a tapé dans l’œil, parfait avec la pyramide de saint-jacques et langouste aux petits légumes. Un meursault 2007 de Rémi Jobard l’a rejoint illico presto.

La thématique en blanc fut largement axée sur le Meursault, forcément, avec des millésimes jeunes, 2006, 2007 ou 2008 essentiellement. Le meursault-charmes 2008 de Boyer-Martenot portait bien son nom, tout en délicatesse mais avec du peps. Je retiendrai aussi le 2006 Les Narvaux de la maison Michelot, le 2008 Genevrières de Boyer-Martenot (vous allez croire que je fayote, mais non) et en magnum, le Perrières 2002 toujours de notre hôte.

A peine le temps de passer au blanc de bar aux herbes que la cadence reprend de plus belle avec un Montrachet 1999 du Domaine Prieur servi en jéroboam. Superbe. Le Criots-Bâtard-Montrachet 1999 de Blin-Gagnard, le dernier blanc, épilogua doctement : grande classe, longiligne, complet.

Plat suivant : des ris de veau au beurre de noisette, cèpes et gnocchis gratinés au parmesan, chou et biseaux de carotte.

Transition hors piste pour les rouges avec un Vega Sicilia Unico 1982 ! Ouh là là, quelle jeunesse dans la robe et dans les arômes et, en bouche, une fraîcheur délicieuse, une rondeur caressante.

Le suprême de canette rôti, noix de cajou et légumes à la truffe de Bourgogne arriva à point. Le service actif est assez impressionnant, un ballet de serveurs avec des plats à chaque doigt, qui se faufilent comme ils peuvent avec empressement dans les allées déjà bien encombrées.

Les bouteilles s’échangent de table en table, on se lève, on bavarde, on se claque la bise, et crac, tiens toi ici, mais quel hasard, oh mon Dieu elle est pas belle la vie et patati patata.

Bientôt patatras d’ailleurs.

Rouges sur blancs rien ne bouge que je me dis.

Corton Charlemagne 2006 de Javillier, Charmes 2001 de Rémi Jobard, Pommard 2009 de Gilles Buisson, Chambolle-Musigny 2000 de Barthod, Corton Grand Cru 1996 de Bonneau du Martray.

Pause. Sassicaïa 1997, un peu végétal à mon goût, mais qui permet de repartir sur un chambertin 1996 de Denis Mortet puis un magnum de Clos Vougeot 1990 d’Anne Gros. Ce magnum m’a tuer.

Il est environ 20h00. Il fait nuit depuis belle lurette. On a clapé des mains, chanté, trinqué, fait tourner les serviettes. Le bal des petits blancs attend pour la suite, d’autres repartiront pour une virée dans les caves de Meursault. Je ne balancerai pas mais Michel Crestanello m’a dit qu’il avait fini à deux heures du matin avec un plat de pâtes. J’ai dormi treize heures.

L’année prochaine, ça recommence. Il faut faire les trois glorieuses m’a t-on dit : la trilogie infernale, samedi soir, dimanche soir et lundi. Il faut avoir la foi.

Je laisse la parole à Cyrille !

La plume de Véronique est comme toujours alerte et je dois bien avouer que son style est fort plaisant. Néanmoins, je me dois de faire quelque mises au point à propos de cette Paulée 2011.

Première mise au point

Grâce à la généreuse invitation d’Albéric Bichot, de la maison éponyme, pour lequel travaille désormais notre ami Michel Crestanello, lui-même une presque institution de la belle Bourgogne, je participais en effet à ma troisième Paulée. Si Véronique ne consent pas à lister tous les vins qu’elle a bus, ce n’est pas parce qu’elle considère que ce serait rébarbatif, c’est plutôt qu’elle souhaite jeter un voile pudique sur la bonne soixantaine de crus dans lesquels elle a trempé ses lèvres. Ce type de coquetterie, croyez-moi, disparait en général dès la deuxième participation à ce mythique banquet.

N’ayant pas peur de cela et étant quelque peu habitué aux quolibets de quelques jaloux, je liste sans fausse pudeur plus bas les noms de mes conquêtes du jour. Je rejoins Véronique sur le fait que le plus important est de décerner ses coups de cœur parmi ses levées de coudes du jour. A ce rythme là, et compte tenu du niveau global fort relevé, les coups de cœur sont ceux qui restent gravés en mémoire quelques jours après l’évènement.

En voici donc 3 parmi les grands blancs du jour :

- un magnifique Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit en millésime 2003 apporté par mes hôtes (qui venait après un non moins fameux Chablis Grand Cru Blanchots 2005), nez très expressif d’agrumes et d’iris, parfait équilibre en bouche entre minéralité et volupté, très grande longueur ;

- un impérial Montrachet Grand Cru Boillot 2006 en jéroboam, « enooorme », nez puissant, bouche ample et pleine, tout en gardant une grande finesse, l’évidence de boire un très grand vin ;

- un iconique Meursault Perrières Coche Dury 1995, sur un millésime qualifié par le maître lui-même de difficile, une superbe bouteille : nez sur la noisette, subtiles notes miellées et d’aubépines, grande finesse, matière très vivante en bouche avec une texture légèrement granuleuse, très longue finale.

Et en voici un parmi les rouges : Pommard 1er Cru les Rugiens Joseph Voillot 1964 : une étonnante jeunesse, avec une très belle fraicheur en bouche. Arômes évolués de sous-bois, et notes giboyeuses bien élevées. La bouteille est à son apogée, un magnifique témoignage laissé par la génération précédente de vignerons, la magie du vin et des vieux millésimes.

Deuxième mise au point :

Si Véronique est partie se coucher à vingt heures, c’est uniquement parce qu’elle était attendue au Domaine de la Pousse d’Or le lendemain matin pour une nouvelle dégustation. Quant à nous, nous avons en effet pour habitude d’honorer ceux qui nous invitent. Aussi à vingt heures, lorsque la fraîche nuit meurisaltienne commençait à nous saisir, nous avons saisi notre courage (et notre verre) et sommes allés trouver un peu de chaleur dans les caves de Meursault. D’abord accueillis chez Jean-Marie Bouzereau, où nous avons goûté sur fûts les merveilleux 2009 et quelques millésimes plus mûrs dont un simple et superbe village 2001, puis chez Ballot-Minot où, outre les très bons meursaults, nous avons pu découvrir le savoir-faire de ce domaine avec les rouges 2009 (Chambolle-Musigny notamment). Là, à vingt-trois heures, les moqueurs qui pensent que c’est un métier facile la ramènent en général un peu moins. Aussi lorsque nous nous sommes retrouvés après minuit devant un plat de pâtes accompagné d’un Grand Cru de la Côte de Nuits dont je tairai le nom par respect (pour vous), on peut quand même considérer que tout cela était, au final, bien mérité.

Merci à la Bourgogne pour ces instants magiques et vivement l’année prochaine !

Et pour finir voici donc une liste non exhaustive de quelques jolis flacons dégustés en cette belle journée :

Champagne Pol Roger 1998

Corton Charlemagne GC 2010 Bouzereau

Meursault 1er cru Les Genévrières Domaines des Comtes Lafon

Chablis GC Blanchots 2005 Domaine Long-Depaquit

Chablis GC La Moutonne 2003 Domaine Long-Depaquit

Meursault 1er cru Poruzot Domaine Bouzereau 2007

Meursault 1er cru Goutte d’Or Domaine Buisson-Battault 2007

Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 Domaine Raveneau

Meursault 1er cru les Narvaux 2001 Domaine Bouzereau

Meursault 1er cru les Charmes A. Bichot 2005

Corton Charlemagne Domaine du Pavillon A. Bichot 2001

Montrachet GC 2006 Domaine Boillot

Montrachet GC 1999 Domaine Jacques Prieur

Meursault 1er cru les Perrières Domaine Jean-François Coche-Dury (Magnum)

Batard Montrachet GC Domaine Pierre Morey 1990

Beaune Clos des Mouches Domaine Drouhin 2009 (jéroboam)

Pommard Clos du Pavillon Domaine A. Bichot 2002

Meursault 1er cru Goutte d’Or 1999 Domaine Bouzereau

Chambertin GC 2002 Domaine du Clos Frantin A. Bichot

Clos Vougeot GC Château de la Tour 1996

Corton Bressandes GC 1999 Follin-Arbelet

Echezeaux GC 2002 Domaine des Perdrix

Corton GC 1997 Domaine Bertagna

Clos Vougeot GC 1999 Domaine Mugneret

Clos Vougeot GC 1999 Domaine Drouhin

Corton Grancey GC 2001 Domaine Louis Latour

Château Montrose 1995

Châteauneuf-du-Pape Château de Beaucastel 2001

Châteauneuf-du-Pape Domaine de Pégau Cuvée Réservée 2001

Hermitage de l’Orée 1999 Chapoutier

Sassicaia 2007 (impériale)

Vega Sicilia Unico 1982

Clos de la Roche GC Ponsot 2001

Chambolle-Musigny 1er cru les Amoureuses Domaine Roumier 2000

Echezeaux Domaine de la Romanée Conti 1991

Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1964

Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1969

Château Suduiraut 1996

Gewurztraminer SGN Deiss 2002

Cognac Grande Fine Champagne Napoléon 1818

A lire également sur le blog d’iDealwine :

Vécu : la 78° édition de la Paulée de Meursault au Château de Meursault

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Recette de la semaine : chapon fermier aux marrons et potimarrons

décembre 18th, 2011 by Rédaction iDealwine

Le classicisme a parfois du bon. Une belle volaille de qualité à la peau craquante et dorée pour un repas de Noël en famille, cela reste une valeur sûre. Cette recette permet de nombreux accords, par exemple avec des bordeaux rouges, un beau champagne vineux, ou même un vin légèrement liquoreux.

Pour 8/10 personnes

Préparation :

20 minutes

Cuisson :

2h 30

Ingrédients :

1 chapon fermier de 2,7 kg prêt à cuire

800 g de marrons décortiqués et précuits

800 g de pulpe de potimarron

75 g de miel d’acacia

1 gousse d’ail

1 brin de thym

Jus de citron

75 g de beurre

Préparation

Cuisson du chapon :

Allumez le four thermostat 6 (180°).

Salez et poivrez le chapon à l’extérieur et à l’intérieur et posez-le sur la grille du four au-dessus de la lèchefrite.

Glissez-le dans le four.

Laissez cuire 2h30, en l’arrosant régulièrement du jus qui se forme dans la lèchefrite.

Si le jus caramélisait trop vite, ajoutez quelques cuillerées d’eau.

Au bout de la première heure de cuisson baissez le thermostat à 5 (150°).

Préparation des marrons :

Pendant ce temps, préparez les marrons.

Faites chauffer la moitié du miel dans une grande poêle et ajoutez les marrons.

Laissez-les caraméliser en les retournant sans cesse. Poivrez. Réservez.

Préparation du potimarron :

Coupez la pulpe de potimarron en cubes de 2 cm de côté.

Faites-les dorer dans le reste de miel avec le beurre, le sel et le poivre, en les retournant délicatement, pendant 10 min environ.

Mélangez le potimarron avec les marrons et réservez au chaud.

Préparation de la sauce :

Lorsque le chapon est cuit, dressez-le sur un plat et couvrez-le d’une feuille d’aluminium.

Réservez-le dans le four éteint.

Réservez le jus du chapon dans une petite casserole et éliminez le gras qui surnage.

Versez 3 à 4 cuillerées à soupe d’eau dans la lèchefrite afin de détacher les sucs de cuisson de la volaille.

Versez dans la casserole et faites réduire le jus jusqu’à ce qu’il soit sirupeux.

Salez et poivrez si nécessaire et ajoutez quelques gouttes de jus de citron

Une recette proposée par Goosto

L’accord iDéal :

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