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A quel moment faut-il boire un vin ?

février 16th, 2010 by Véronique Raisin

fotolia_560460_l-1« Avant l’heure, c’est pas l’heure »… Avez-vous déjà remarqué qu’un même vin goûté en différentes circonstances change du tout au tout ?

Notre ressenti peut bien sûr varier sensiblement en fonction de notre état d’esprit à ce moment-là et des personnes qui nous entourent, mais indépendamment de cela, il arrive aussi - je l’ai expérimenté à plusieurs reprises lors de dégustations - que le vin se goûte tout bonnement mal.

Plusieurs raisons à cela.

- Une mise en bouteille précoce : récemment embouteillé, un vin est rarement à son avantage. Il passe d’un milieu où il est à son aise (cuve ou fûts) pour être engoncé, à l’étroit, dans une toute petite bouteille. Imaginez le traumatisme ! Il lui faudra plusieurs jours pour s’en remettre. Idem pour un champagne récemment dégorgé ; trois mois minimum d’alitement sur lattes lui feront le plus grand bien.

- Le transport : vous venez de faire Paris-Marseille d’une traite, bouteilles dans le coffre, en plein été… Attendez-donc un peu avant de les ouvrir. De la même manière, nous recommandons aux plus courageux d’entre vous de patienter avant de déguster les flacons acquis par notre intermédiaire dans les ventes aux enchères. Entre le rapatriement dans nos entrepôts de Colombes et l’expédition jusqu’à votre cave, ils méritent bien quelques jours, ou, encore mieux, quelques mois de repos.

- Les conditions climatiques : on dit bien que la pression atmosphérique joue sur notre humeur. Pourquoi pas celle des vins ? Matière vivante, le vin peut subir ces variations. Lorsqu’il fait très chaud aussi, il est plus difficile de déguster.

- La saison : il y a des périodes de l’année où les vins se dégustent moins bien. Notamment après les fermentations, en automne, ou au début du printemps, quand ils ne sont pas encore très stables.

L’influence du calendrier lunaire

- Enfin, les adeptes de la biodynamie me l’ont soutenu, et je l’ai constaté, il y a des jours avec et des jours sans. A savoir, selon le calendrier lunaire, des jours “racines”, des jours “fruits”, “feuilles” et “fleurs”.

Et l’ennemi public numéro un : le noeud lunaire ou le jour de périgée*. Un casse-tête pour les rationalistes mais une réalité, sinon tangible, du moins efficiente. Ce jour-là, les vins se goûtent très mal, sont fermés, peu expressifs. Donc choisissez la bonne date !

Dernier point : chaque vin a sa propre phase d’évolution. Il peut se présenter parfaitement dans ses trois premières années, puis se refermer trois ans (plus ou moins) pour éclater ensuite au grand jour. On ne peut le déterminer, le mieux est encore de demander conseil au vigneron ou de consulter les guides. Cela dépend aussi du cépage et du mode de vinification.

En savoir plus sur la dégustation.
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* Le périgée correspond au point où la lune est la plus proche de la terre, soit à 365 500 km. A contrario, l’apogée est le point qui correspond à l’éloignement maximal de la lune par rapport à la terre. Lorsqu’elle est au périgée, la lune exerce une attraction beaucoup plus forte, les plantes en sont fragilisées.

Le noeud lunaire correspond au point d’intersection entre les plans de l’orbite lunaire et de l’écliptique (orbite du soleil).

Ces deux périodes ne sont pas favorables aux plantes ni aux travaux de jardinage, et par conséquent, peu propices à la dégustation des vins, qui se montrent très fermés en général.

Pour en savoir plus, consultez les sites :
Astroariana.com
Rustica.fr

Une publication numérique consacrée au Champagne Taittinger Collection

décembre 23rd, 2009 by rédaction iDealwine

capsule taittingerVous connaissiez le livre numérique consacré à la saga des étiquettes du château Mouton Rothschild, écrit par Philippe Margot. Ce journaliste aussi passionné qu’érudit réitère l’exercice avec les flacons de l’illustre Maison Taittinger.

La maison de Champagne Taittinger s’est attachée à jeter une passerelle entre deux mondes éloignés, ceux de l’Art et de l’Industrie. En demandant à quelques uns des artistes les plus reconnus par notre temps d’évoquer le vin de Champagne et ses mythes, Taittinger a créé une série de flacons de collection, aujourd’hui recherchés par les amateurs. Victor Vasarely (millésime 1978) inaugura la série qui s’enrichit par la suite de signatures d’Arman (1981), André Masson (1982), Vieira da Silva (1983), Roy Lichenstein (1985), Hans Hartung (1986), Toshimitsu Imaï (1988), Corneille (1990), Matta (1992), Zao Wou Ki (1998) et Rauschenberg (2000).

Ce livre décrit de manière illustrée les créations de ces onze artistes contemporains qui ont habillé autant de millésimes d’un grand champagne. La bouteille tout entière et son carton de présentation sont habillés par l’artiste, jusqu’à la plaque prise sous le muselet, conférant à ce champagne une valeur ajoutée de collection. A l’avenir, d’autres grands millésimes seront confiés aux grands créateurs de notre époque.

Pour accéder au livre :

http://www.calameo.com/books/00003074754a6f7f885b5

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Terre de vins : Bettane et Desseauve dégustent les champagnes de l’offre iDéale

décembre 19th, 2009 by rédaction iDealwine

terre-de-vins-dec-2009Bollinger, Henriot, Drappier, Jacquesson… Certaines des cuvées de l’offre iDéale ont été (re)notées par les deux grands dégustateurs français dans le dernier numéro (superbe !) du magazine Terre de vins. Verdict : nous ne sommes pas peu fiers, chez iDealwine, de notre sélection ! Faites votre choix et surtout, pour les flacons que vous prévoyez d’ouvrir le 31 décembre, commandez avant dimanche à minuit !

Bollinger Spécial Cuvée
Le style Bollinger, même s’il est épuré depuis quelques années, est fait pour la table :  une partie du raisin est vinifiée en petits tonneaux, les vins de réserve le sont tous et surtout le vignoble maison et les achats de raisin dans le même secteur (Aÿ, Louvois, Bouzy, Tauxières) pour les rouges, Grauves pour les blancs, minoritaires, donnent au vin une vinosité confortable, et une capacité à supporter les défis des bons usages gastronomiques.
Verdict : 17,5/80
Bollinger Spécial Cuvée : prix iDealwine 34.50€ la bouteille
(vendu par lot de 6 bouteilles, soit 207€ le lot)
Je commande !

Henriot blanc de blancs Souverain
Précis, nerveux, aristocratique dans sa bulle et sa finale tendue, ce vin est certainement supérieur au Souverain normal mais, hélas, on ne peut le produire qu’en quantité limitée. Sa souplesse doit beaucoup aux terroirs d’Epernay.
Verdict : 17/20
Henriot Souverain pur chardonnay : prix iDealwine 27.90€ la bouteille
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Drappier Brut Nature
Un vin d’aujourd’hui, non dosé, et qui a séduit tous les bars à vins. La version sans soufre vit de façon dangereuse, aussi lui préférons-nous et de loin la version intelligemment protégée à la mise, aérienne et fleurant bon la pomme non fripée, et surtout le froment.
Verdict : 15/20
Drappier Brut Nature : prix iDealwine 22.90€ la bouteille
Je commande !

Jacquesson Cuvée 733
Splendide
Dans nos dégustations de 2009, cette cuvée nous est apparue la plus belle de tous les bruts non millésimés, avec ses magnifiques notes de zestes d’agrumes et une consistance de texture hors norme. Elle est l’aboutissement d’une recherche exemplaire de la plus haute sincérité possible dans l’expression du terroir, mais ne la partagez qu’avec de bons buveurs !
Verdict : 18/20
Jacquesson Cuvée 733 prix iDealwine 31.50€ la bouteille
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Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996
La famille de Joseph Henriot est depuis longtemps indissociable de Mesnil sur Oger. On comprendra facilement son goût inné pour la précision, la rigueur, l’intensité dans la légèreté qui fait tout le prix de cette cuvée, toujours commercialisée largement plus de dix ans après sa naissance mais faisant beaucoup plus jeune que son âge. L’acidité formidable de 1996, associée exceptionnellement à une belle teneur en sucre de raisins, a donné un vin monumental, dont la fraîcheur n’est pas prêt d’être entamée.
Verdict : 18/20
Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996 : prix iDealwine 79€ la bouteille
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USA : le CIVC lance une campagne contre les faux champagnes

décembre 16th, 2009 by rédaction iDealwine

masque-champagne-americainAvec son slogan Masquerading as Champagne, le CIVC (Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne) espère bien contrarier les producteurs de pétillants américains qui utilisent le nom Champagne.

Il semblerait effectivement que le phénomène s’amplifie outre Atlantique. Les producteurs américains de vins pétillants ne se gêneraient pas pour utiliser la mention « Champagne », « American Champagne », … sur leurs bouteilles. Pourtant, n’oublions pas que ce nom « champagne » n’est pas seulement une méthode de production. C’est aussi et surtout une appellation : on parle de vin de Champagne. Derrière elle se cachent un savoir-faire, un terroir, une tradition.

Si cette utilisation est tout à fait légale aux Etats-Unis, elle soulève deux problèmes évidents : une mise en compétition déloyale pour les producteurs champenois (français), et aussi une désinformation liée à la confusion des termes pour le consommateur.

Qui sait ? Peut-être mettront-ils un jour au point leur « american Bordeaux » !?

(Source : Vitisphère)

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Henriot Blanc Souverain : le chardonnay en majesté

décembre 16th, 2009 by Véronique Raisin

cave-henriotImplantée en Champagne depuis le 16e siècle, la famille Henriot a construit au fil des siècles l’une des plus belles marques de Champagne.  Elle a bâti sa réputation grâce à ses cuvées de chardonnay, fleurons de la Maison et régulièrement classées parmi les meilleures.

En 1808, Apolline Henriot, veuve de Nicolas Simon Henriot, fonde officiellement la Maison Henriot et entreprend de commercialiser ses vins sous le nom de Veuve Henriot Aîné. Le succès est vite au rendez-vous et le Champagne Henriot est apprécié des Grandes Cours, dont celle du Prince de Hollande. En 1851, Ernest Henriot, le petit-fils d’Apolline, créé avec son beau-frère Charles Camille Heidsieck la marque éponyme. En 1875, ils se séparent et chacun continue à gérer sa propre marque de son côté.

À la fin du 19e siècle, le vignoble Henriot est considérable : il se répartit sur les plus grands crus de la Côte des Blancs de la Vallée de la Marne et de la Montagne de Reims. Mais le phylloxera puis la Grande Guerre détruisent le vignoble. En 1926, Étienne Henriot reprend la direction et débute une politique d’achats pour reconstituer le domaine. À sa mort en 1957, c’est son fils Joseph Henriot qui reprend les rênes ; en parallèle, il devient Président de Charles Heidsieck et de Veuve Clicquot Ponsardin. Depuis 1999, son fils Stanislas préside la Maison Henriot depuis 2004.

Henriot cultive un style bien particulier, avec pour “late-motive” le perfectionnisme : les vins sont élevés longtemps sur lattes, et seuls les meilleurs vins des meilleurs crus entrent dans les cuvées. Parallèlement, Champagne Henriot s’approvisionne auprès de vignerons implantés sur les meilleurs terroirs de la Champagne : Verzy, Verzenay, Avenay, Mareuil, Mailly pour les crus de Pinot Noir, Chouilly, Oger, Avize, Mesnil, Vertus, Cramant pour les chardonnays.

Laurent Fresnet, le Chef de cave, perpétue avec brio le “goût” Henriot : des vins fins, précis et très purs, à dominante chardonnay, de grands vins d’apéritif.

La cuvée Henriot Blanc Souverain
Exquise esquisse d’une composition florale, la cuvée Blanc Souverain de la maison Henriot est un champagne frais et délicat, qui magnifie le caractère des chardonnays grands crus de la Côte des Blancs dont il est issu. Sa robe, or et vert léger, est ourlée d’une fine bulle. Des notes fraîches et briochées pointent au nez : menthe verte, verveine, miel d’acacia. La bouche fine et subtile prolonge ces sensations de légèreté, alliées à une onctuosité savoureuse. C’est un champagne nerveux, mais tout en délicatesse, bien équilibré. L’une des belles interprétations du chardonnay. A noter : à partir de 2010, la mention “blanc de blancs” sera ajoutée sur l’étiquette.

Nos conseils de dégustation
L’apéritif, certes, est tout indiqué. Mais il faut le pousser un peu plus loin, sur un poisson blanc au four ou une volaille. Servez-le rafraîchi mais non pas glacé. À 8-9° vous serez dans le bon tempo.

Garde :
pourquoi attendre davantage ?

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Ce qu’en pense la presse :

Guide Bettane et Desseauve17/20 B&D (Guide 2010)

“Blanc de blancs brillant et élancé, au registre d’agrumes et de céréales torréfiées, à la bouche délicieusement rafraîchissante, à la longueur aérienne”.

GaultMillau16/20 GaultMillau (Guide 2010)

“Même le Souverain est haut en couleur avec toutefois bien plus de fraîcheur et une approche plus aérienne”.

Guide vert RVF15,5/20 RVF (Guide 2010)

“Nous continuons à recommander le savoureux blanc de Blancs Souverain, aux fines nuances grillées, grand champagne d’apéritif abordable”.

Wine Enthusiast92/100 Wine Enthousiast (décembre 2007)

« The Blanc de Blancs from Henriot has some fine, toasty, aged character. This is a rich, but vibrantly fruity wine that shows some baked apple and pink grapefruit but also some maturity. A finelymade wine, illustrating the benefits of some bottle age. »

Le FigaroFigaro Magazine (septembre 2006)

« L’une des valeurs sûres de la champagne. Elégance et beauté aux notes de fleurs blanches, vanille, miel et beurre. Un style pur de chardonnay. »

IWC91/100 Tanzer (décembre 2005)

« This is called «Pur Chardonnay» on the front label. Bright gold. Deep, complex and richy scented, with charry, toasty pear and apple aromas that are pungent but finely etched, like hight class white Burgundy. The texture of this Champagne is both thick and lively, a rare trick. Bright, high-pitched citrus and quince flavors are framed by notes of sweet butter, smoke and dusty talc. The long, palate-staining finish offers a haunting maple tone. On the basis of aroma, texture and depth, I could easily have confused this wine with the current release of Dom Pérignon. »

Indétrônable, incontournable : le Special cuvée de Bollinger

décembre 1st, 2009 by Véronique Raisin

20-bd-ml-de-lattreAvant d’être un grand Champagne, Bollinger est d’abord un grand vin ». Le décor est posé, l’ambition certaine mais la dégustation est sans appel : pas de doute, l’excellence est au rendez-vous chez Bollinger, et qui plus est avec une régularité déconcertante.

Dernière preuve en date, s’il en fallait : la nouvelle née des cuvées (un événement rare chez Bollinger), le Bollinger rosé, a une fois de plus confirmé le talent de Mathieu Kaufman, l’actuel chef de cave, de ses prédécesseurs et de toute l’équipe de la maison. Car il y a un esprit Bollinger. Dans les vins certes, mais aussi à Aÿ. L’implication et le sérieux des personnes œuvrant à la conception de ces grands vins concourent étroitement à leur réussite. Bollinger est aussi l’une des rares maisons champenoises à être encore familiale, ce qui certainement favorise cette ambiance chaleureuse, presque intimiste ; elle dispose d’un vignoble de 163 hectares situé, pour plus de 80%, dans les grands et premiers crus, et fournissant plus de 60% de ses besoins en raisins. Une gageure car les maisons se targuant d’un tel taux d’auto-approvisionnement se comptent sur les doigts d’une main. Particularité tout à fait spécifique à la maison : une partie des vins de réserve fermentés sous bois est ensuite conservée en magnums, bouchés liège, pendant 5 à 12 ans avant d’être incorporés dans l’assemblage. Enfin, du côté de la direction, Ghislain de Mongolfier a transmis le flambeau en septembre 2007 à Jérôme Philipon qui s’ancre dans le sillage de son aîné tout en imprimant son style. Le témoin est bien passé, nul doute que la marque ne continue de briller dans le ciel étoilé de Champagne.

70« Il n’y a pas plus Bollinger que Special Cuvée »

Non millésimé et produit chaque année, le Special cuvée de Bollinger est un modèle du genre, une tension maximale dans un corps puissant et savoureux. Quel beau Champagne vraiment ! De ceux qui marchent sur un fil sans jamais pencher, survolant l’horizon sans jamais se soucier du vide. Un exercice périlleux où la vinosité le dispute à l’élégance, le spirituel à la force. “Il n’y a pas plus Bollinger que Special Cuvée” nous dit-on, qui s’exprime à travers toute la puissance et la finesse des meilleurs pinots noirs de la Montagne de Reims alliées à la délicate fraîcheur des chardonnays et au fruité des meuniers. L’excellence Bollinger ? Un champagne faiblement dosé, élaboré en majorité à base de vins de réserve fermentés en fûts de chêne anciens ou en petites cuves inox, et mûri trois ans en cave. On adore !

Bollinger Special Cuvée : 34.50€ au lieu de 41€ (-16%)

Dernières bouteilles disponibles !

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Bollinger Special Cuvée : ce qu’en dit la presse

18/20 GaultMillau
“Special Cuvée a déjà un très beau niveau avec une matière riche et même une certaine trame que les bulles crémeuses enveloppent”.

17,5/20 Bettane&Desseauve
“Grand raffinement et belle vigueur : parfait brut non millésimé, d’une droiture apéritive sans faille”.

16/20 Guide RVF des meilleurs vins de France
“Le champagne brut non millésimé, sur lequel on juge une maison, baptisé ici Special Cuvée, est de loin le meilleur de sa catégorie. Réalisé avec une proportion importante de vins de réserve (des champagnes âgés de quatre, cinq, voire six ans et vieillis uniquement en magnum), le vin est ferme mais épanoui, à la palette aromatique fine et riche. Grâce à un dosage discret, il démontre une fraîcheur parfaite.” “Le Special Cuvée offre toujours un équilibre passionnant entre le volume et la tension, la maturité poussée et l’appétence conservée, l’ouverture et la retenue. L’aboutissement d’un travail de longue haleine.” (édition Guide 2009) “Renouvelons nos éloges concernant le premier champagne de la gamme, le Special Cuvée, si complet pour un brut, plein et lié, totalement dans le style de la maison”. (édition Guide 2010)

59La maison Bollinger vu par les dégustateurs

Guide RVF des meilleurs vins de France 2010 (***)
“Cette maison de haute qualité, encore familiale, produit des champagnes d’un style vineux avec une base majoritaire de pinot noir vinifié en fûts. De grands vins capables de défier les années avec sérénité et de s’imposer tant en apéritif qu’en cours de repas. L’important vignoble du domaine, qui couvre 70% de ses besoins en raisins, doublé d’un cahier des charges de production draconien, expliquent la haute régularité et l’intensité de la gamme. Le champagne brut non millésimé, sur lequel on juge une maison, baptisé ici Special Cuvée, est de loin le meilleur de sa catégorie. Réalisé avec une proportion importante de vins de réserve (des champagnes âgés de quatre, cinq, voire six ans et vieillis uniquement en magnum), le vin est ferme mais épanoui, à la palette aromatique fine et riche. Grâce à un dosage discret, il démontre une fraîcheur parfaite. Les autres composantes de la gamme font vivre les millésimes champenois avec une exigence et une variété inouïes (les 1998, 2001 et 2006 ne sont pas millésimés). Rappelons que la rare cuvée RD signifie “récemment dégorgé”, c’est-à-dire que le vin vieillit environ dix ans en cave, sur ses lies, sous bouchon de liège, et n’est dégorgé qu’à la veille de sa commercialisation afin de conserver une fraîcheur intégrale. Bollinger est également propriétaire du champagne Ayala, des maisons de négoce Chanson en Bourgogne et Langlois-Château à Saumur.”

Guide GaultMillau 2010 (4/4)
“Jeune vendeur allemand, Joseph Bollinger avait été engagé en 1829 par Emmanuel de Villermont dont il épousa la fille en 1837 avant d’en hériter du vignoble trois ans plus tard. Près de deux siècles plus tard, la maison est toujours entre les mains de la famille qui maintient tradition et exigence de qualité. Une des forces de Bollinger est de pouvoir couvrir 70% de ses besoins en raisins.”

Guide Bettane et Desseauve 2010 (5/5)
“Cette maison d’Aÿ est demeurée familiale et constitue certainement pour beaucoup d’amateurs l’illustration la plus exemplaire du champagne de puristes. Bollinger réalise des champagnes extrêmement vineux, droits, profonds. Pour autant, cette vinosité n’exclut pas, bien au contraire, la plus extrême finesse ! Toutes les cuvées, y compris le brut non millésimé Spécial Cuvée, bénéficient avant leur commercialisation d’une lente maturation dans les caves de la maison. Le R.D. est un champagne parvenu à pleine maturité dans les caves de la maison, et dégorgé (c’est-à-dire débarrassé de ses lies) juste avant la commercialisation, pour préserver au maximum la fraîcheur du vin. Le Grande Année est un champagne vintage de haute volée, généralement au sommet du millésime concerné.”

(Guide 2009) “S’appuyant sur un important et remarquable vignoble maison, et sur une politique d’approvisionnement très rigoureuse, vinifiant ses vins tranquilles en fûts, toujours marqués par l’éclat aromatique et la fraîcheur de grandes origines de pinot noir. Aussi, malgré l’impressionnante intensité des vins, aucune cuvée n’apparaît jamais abrupte ou dure, mais toutes témoignent au contraire d’un grand raffinement de saveur. Ceux qui ne connaissent pas encore l’univers Bollinger devraient commencer par s’intéresser au quasi parfait Spécial Cuvée, à la fois très accessible et sans concession. Dans cette gamme où tout respire le luxe, les cuvées dites de prestige demeurent dans la droite ligne du Spécial Cuvée, témoignant des mêmes qualités de droiture, de pureté, de profondeur et de race.”

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Bollinger Grande Année 2000 : 79€ au lieu de 89€ (-10€)
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Jonathan Bauer-Monneret est élu Meilleur Jeune Sommelier de France

novembre 27th, 2009 by rédaction iDealwine

trophee-duval-leroyLe jeune Jonathan Bauer-Monneret, âgé de 24 ans, a été élu Meilleur Jeune Sommelier de France, au terme d’une finale acharnée qui s’est déroulée le week-end des 8 et 9 novembre.

L’Union De la Sommellerie Française organise chaque année plusieurs concours, dont le très envié concours du meilleur jeune sommelier de France, véritable pépinière de futurs grands talents. Cette année, l’évènement se déroulait à Vertus, dans les salons de la maison Duval-Leroy, partenaire de cette opération. Pas moins de 150 candidats se sont affrontés lors d’épreuves diverses et de plus en plus sélectives : questionnaires écrits, épreuves pratiques et bien sûr dégustation. Un beau succès, donc pour le sommelier du restaurant Constance Belle Mare Plage (Ile Maurice) qui empoche le titre.

Serge Dubs, président de l’Union de la Sommellerie Française, s’est exprimé à la suite de la victoire de Jonathan Bauer-Monneret : « Nous avons suivi la démonstration d’un homme qui aime ce métier et qui est encore en admiration devant le monde du vin et le métier de sommelier ». Quand à l’heureux lauréat, il espère que ce titre « incitera les clients à lui faire plus confiance lorsqu’il les guide ».

En savoir plus sur le Champagne Duval-Leroy

Vin de fête par excellence, le Champagne revêt une réalité plus complexe. Car en dépit de l’appellation unique “Champagne”, il existe un très grand nombre de champagnes différents :”blanc de blancs” (issu de chardonnay), “blanc de noirs” (issu de pinot noir, de pinot meunier ou des deux), issu d’un assemblage des trois cépages, d’un seul cru ou de plusieurs, blanc ou rosé, millésimé ou non, et dosé dans des proportions variables. En outre, la région champenoise constitue l’aire délimitée de trois AOC : le Champagne, les Coteaux-Champenois et le Rosé-des-Riceys. Le Brut Millésimé de Duval-Leroy est un assemblage de chardonnay (70%) de la Côte des Blancs et de pinot noir de la Montagne de Reims et de la Vallée de la Marne. D’un or vert, il offre des arômes puissants de fruits secs, de vanille, de cacao et de tilleul. Ce vin très équilibré, robuste et élégant, nerveux et charnu, est aussi très long en bouche.

Fondée en 1859, la maison Duval-Leroy, établie dans la Côte des Blancs à Vertus est restée familiale. Sous la conduite de Carol Duval, elle n’a cessé depuis vingt ans d’élever son niveau d’exigence pour afficher désormais une ambition qualitative assez étonnante. La gamme, très large, innove régulièrement (comme avec le Lady Rose, destiné à l’accompagnement des desserts), et il faut compter avec la qualité sans cesse améliorée du brut Fleur de Champagne et les très intéressantes cuvées parcellaires, réalisées avec beaucoup de précision et d’authenticité.

Pleins feux sur une maison de Champagne secrète : Jacquesson

novembre 25th, 2009 by Véronique Raisin

Jacquesson 733Un flacon issu de la maison Jacquesson figure en bonne place sur la couverture du numéro de décembre de la Revue du vin de France… (aux côtés d’une bouteille de Bollinger, autre marque de notre offre de Champagne en cours, d’ailleurs !). Le moment est donc venu de nous tourner vers cette maison secrète, une adresse que les connaisseurs se réservent jalousement, tant les flacons sont prisés…

Jacquesson n’était jusqu’à présent pas la plus connue des maisons, mais la situation pourrait changer : jusqu’à présent, les connaisseurs seuls avaient pris la mesure de la qualité des vins produits. Mais la reconnaissance se confirme, et la Revue du vin de France vient de rehausser sa note globale, pour lui octroyer désormais trois étoiles.

Certainement l’une des plus anciennes. Dans les chais de Jacquesson
Fondée en 1748, Jacquesson élabore des vins de connaisseurs, qui procurent toujours une grande émotion. Reprise en 1974 par les frères Chiquet, Jean-Hervé et Laurent, la voilà dans le peloton de tête des “petites grandes maisons”. Car le succès n’a pas fait gonfler les stocks, la qualité des vins passant avant toute chose. On est donc ravis de profiter de ces cuvées contingentées, élevées en foudres de chêne sur lies et faiblement voire pas du tout dosées. Du travail d’orfèvre qui ne souffre aucune approximation car à ce niveau, tout écart, même minime, peut être fatal. Cette exigence est chaque année reconduite et chaque année honorée. Rareté, signe des bonnes maisons : chaque bouteille est numérotée et la date de tirage indiquée. Une transparence appréciable.
Jacquesson compte une trentaine d’hectares situés à Avize, Aÿ, Dizy et Hautvillers, le reste des besoins en raisins est couvert par des approvisionnements dans ces mêmes secteurs prestigieux.

Ce qu’en dit la presse

Guide vert RVFGuide RVF des meilleurs vins de France 2010 (***) “Très célèbre au 19e siècle, cette marque est tombée dans l’oubli, avant d’être rachetée en 1974 par la famille Chiquet, qui exerçait à la fois le métier de vigneron et de courtier. Les Chiquet ont déménagé les caves sur leur fief de Dizy, dans la vallée de la Marne, près d’Aÿ, où s’est opérée la totale reconstruction d’une maison aujourd’hui modèle. Tout le mérite en revient aux frères quadragénaires Chiquet, Jean-Hervé et Laurent, passionnés de grands vins. La maison s’appuie sur un beau vignoble d’une trentaine d’hectares situés à Avize, Aÿ, Dizy et Hautvillers. Mais également sur des approvisionnements réguliers et sûrs dans ces mêmes secteurs prestigieux. Malgré le succès, les volumes produits n’enflent pas, au contraire. Les vinifications sur lies en foudres de chêne sont maintenues, le dosage est très faible ou absent, comme les filtrations. Le nom du brut non millésimé est un numéro (730, 731, etc.) qui change à chaque nouveau tirage ; cette cuvée s’appuie sur les caractéristiques de l’année de base, avec une moitié de chardonnay et deux quarts de pinots noir et meunier uniquement en Grand cru et Premier cru de la vallée de la Marne.”
GaultMillauGuide vert RVFGuide vert RVFGuide vert RVFGuide vert RVFGuide GaultMillau 2010 (3,5/4 – coup de coeur)

“Jacquesson, champagne favori de Napoléon 1er, est l’une des rares maisons à être restée familiale. Avec 30 hectares en production sur Avize, Aÿ, Mareuil, Dizy et Hautvillers, complétés par 11 hectares d’achats uniquement en premiers et grands crus, les frères Chiquet signent leur volonté d’atteindre une très haute qualité. Ils continuent d’innover, notamment en distinguant leurs diverses versions du Brut sans année, ce qui permet de garder un effet millésime.”
Guide Bettane et DesseauveGuide Bettane et DesseauveGuide Bettane et Desseauve 2010 (4/5) “Créée à la fin du 18e siècle, la maison connut un succès certain avant de s’effacer dans la première moitié du 20e siècle. Appartenant depuis plusieurs décennies à la famille Chiquet, elle est devenue progressivement le porte-drapeau du champagne de connaisseurs, traduisant avec une incroyable fidélité le potentiel des terroirs qu’elle illustre, limitant les dosages au strict minimum, faisant vieillir ses cuvées le temps qu’il faut avant de les proposer à la vente. Les vins possèdent ainsi toujours un caractère affirmé qui peut parfois surprendre, du rosé très intense au magnifique blanc d’Avize. Absolument remarquable, le brut non millésimé est numéroté : ainsi la cuvée 733 correspond-elle à des vins de base majoritairement issus du millésime 2005.”

A propos de la cuvée 733 de Jacquesson

Guide Bettane et Desseauve18/20 Bettane & Desseauve“A notre sens l’un des meilleurs, sinon le meilleur brut non millésimé actuellement disponible. Notes magnifiques de zeste d’agrume s’associant avec vivacité au caractère très vineux du champagne, grande fraîcheur, consistance, intensité et parfait équilibre !”.
GaultMillau18/20 GaultMillau“Épicé et complexe avec un grand volume en bouche”.
Guide vert RVF16/20 Guide RVF des meilleurs vins de France“Le brut 733 est marqué au sceau de la généreuse et entière vendange 2005 (73%), d’une grande précision dans les saveurs, parfaitement aboutie dans sa finale”.
Nouvel ObsLe Nouvel Observateur “Chez Jacquesson, tout est bon, comme cet excellent brut non millésimé, droit dans ses bulles, vif et enlevé. De la belle ouvrage”.


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Zoom sur un domaine : la maison Perrier-Jouët en Champagne

novembre 20th, 2009 by rédaction iDealwine

apj012Le ton est donné : Perrier-Jouët, qui a longtemps fait figure de belle endormie, s’est aujourd’hui fixé pour mission de revenir au tout premier rang des grandes marques de Champagne. Partons donc à la (re)découverte d’une maison en plein renouveau, grâce à son talentueux chef de cave, Hervé Deschamps.

La maison porte les patronymes de ses fondateurs, le Champenois Pierre Nicolas Perrier et la Normande Rose Adélaïde Jouët, qui créent leur propre marque en 1811. Dès le début, leurs cuvées se démarquent par leur exigence qualitative. Rigueur, mais aussi extravagance, en témoigne l’excentrique château construit à Epernay au milieu du 19e Hérité du père de Pierre, leur vignoble s’agrandit au fil des ans, jusqu’à 65 hectares aujourd’hui classés à 99,2% en grands crus, dont 40 de chardonnays grands crus sur Cramant (29ha) et Avize (11ha), avec deux parcelles de légende, les Bourons Leroy et Bourons du Midi, réservés à la cuvée Belle-Époque. Les meuniers viennent du premier cru de Dizy et les pinots noirs de celui de Mailly. Ce vignoble pourvoit le tiers des besoins en raisins, le reste étant acheté. Adélaïde s’occupe des clients quand son mari parcourt le monde à la conquête de nouveaux marchés.

Depuis 1993, Hervé Deschamps est le 7e chef de cave de la maison ; il cisèle des cuvées au volume limité, privilégiant l’exceptionnel à la quantité. Il travaille ses assemblages avec de petits contenus goûtés régulièrement, jusqu’à trouver l’élégance et la finesse, signature de Perrier-Jouët. Pas de pré-assemblages : il esquisse les grandes lignes puis élabore l’assemblage final d’un seul trait. Les années jugées moyennes sont écartées. Et dès le début du 19e, la maison opte – et c’est rare - pour de faibles dosages.

Belle-Epoque, une cuvée de légende

En 1902, Henri Gallice, propriétaire de la Maison Perrier-Jouët, demande à son ami Emile Gallé d’imaginer une bouteille sertie d’anémones en arabesques. Ce flacon dormira pendant plus de 60 ans dans un placard de la maison, personne n’étant capable de la reproduire. Un jour de 1964, un artisan verrier réinvente les secrets de fabrication, permettant ainsi la  reproduction du précieux original. Ainsi, depuis 1969 la “Cuvée Belle Epoque”, qui s’est approprié ce flacon, abrite le champagne le plus remarquable de Perrier-Jouët, et au-delà de cela, l’une des plus belles réussites du monde de la champagne.

iDealwine a le privilège de vous proposer avant tout le monde (ou presque !) ce 2002 encore tout jeune, mais déjà si charmeur ! Destiné à une longue garde, il s’exprime au nez sur des parfums de fruits blancs (pêche) et de fleurs blanches (aubépine, acacia), avec des notes de pamplemousse et d’ananas frais ainsi qu’une pointe de vanille, premier signe de l’évolution du champagne. La bouche, franche, annonce un vin à la fois généreux et délicat, franc et acidulé, sans artifice et à l’élégance rare. Les terroirs de Cramant et d’Avize pour le chardonnay et de la Montagne de Reims pour le pinot noir sont incontestablement enclins à produire les vins les plus fins et les plus aboutis qui soient. Magnifiés par le talent du chef de cave Hervé Deschamps, il n’en fallait pas davantage pour faire de Belle-Époque une icône. Et ce millésime ne déroge pas à la règle de la maison.

La cuvée Grand Brut, quintessence du style Perrier-Jouët

Perrier-Jouët est la première maison de Champagne à avoir élaboré un brut en 1854. L’assemblage de sa cuvée Grand Brut millésimé repose d’abord sur une sélection de pinots noirs fins et délicats des Grands Crus de la Montagne Nord (Mailly, Verzy), auxquels sont associés ceux, plus vineux, du Grand Cru d’Aÿ. Ronds et fruités, les meuniers issus du vignoble Maison de Dizy sont aussi bien présents. Enfin, les chardonnays de la Côte des Blancs apportent une touche de fraîcheur.

Expression même du style de la Maison Perrier-Jouët, le Grand Brut est un Champagne à la robe jaune or, pâle et lumineuse. Le nez, riche et très ouvert, est marqué par des arômes floraux et fruités. ce vin printanier, gracieux et cristallin est remarquable par la finesse de ses bulles ; en bouche, l’attaque est franche et il se révèle charnu, délicatement brioché et beurré, parfaitement équilibré.

Le Grand Brut 1998

Malgré une année contrastée sur le plan climatique, la vendange ensoleillée a assuré une très bonne maturité aux pinots. L’expression de l’année des vins sélectionnés pour élaborer ce Grand Brut Millésimé 1998 supplante l’origine des raisins, leur apportant encore plus d’ampleur et de richesse aromatiques après six années de vieillissement en cave.

Conseils de dégustation : servi idéalement entre 9° et 11°, le Grand Brut 1998 s’exprimera remarquablement sur un foie gras frais légèrement poêlé, une poularde crémée, un turbot en sauce. Pour respecter le mieux le vin, préférez les cuissons et les accommodements les plus simples et les plus naturels qui soient. À boire dès à présent ou à garder 5 à 10 ans.

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Une soirée Champagne au Bristol ? immanquable !

octobre 17th, 2009 by Cyrille Jomand

Hotel BristolNon loin de la salle à manger Régence et du « Camp du Drap d’Or » (nom de la salle à manger d’été) cher à François 1er, c’est une autre période qui se fêtait jeudi au Bristol : la Belle Epoque.
La célèbre bouteille dessinée par Emile Gallé, re-designée par David Lachapelle il y a peu, était la reine de la 305° soirée du Wine and Business Club.

Début des travaux pratiques avec un Belle-Epoque 2002, tout récemment dégorgé, qu’accompagne un velouté de potimarron, nage de cèpes. En dépit d’une très légère réduction au nez, ce champagne aérien, subtil, se marie parfaitement avec la matière souple et légère du plat. En bouche, ressortent des notes automnales de sous-bois et de fraises.

Perriet Jouet grand brut 1998Un Grand Brut 1998 au bel équilibre vient ensuite se marier avec une noix de st jacques marinée au jus de carottes, fruit de la passion et coriandre. Un plat d’une finesse exquise, où les textures comptent autant que les saveurs. On voyage, et les notes exotiques d’épices douces du 1998 nous accompagnent.

Après l’iode, retour dans les terres avec un quasi de veau nourri d’un beurre d’herbes, sauté de girolles, jus de cuisson. Pas moins de deux champagnes pour faire face à ce plat de saison, le veau est cuit avec une précision toute bristolienne. Le Champagne Belle Epoque 1998 tout d’abord, vineux, de gastronomie, sur le pinot noir. Viens ensuite l’invité mystère : il présente à la dégustation un nez toasté et brioché, noisette grillée, suivi d’une grande ampleur en bouche et d’une longue finale… le mythique 1996 se laisserait presque reconnaître facilement.

Pour finir enfin, “le” Fraisier 2009, dessert bourgeois revu façon haute couture, suivi d’un Blason Rosé - série confidentielle de 5000 bouteilles – à la robe rose orangée, au nez cuivré et, en bouche, les fruits des bois. Là encore une union réussie !

On repart heureux d’avoir connu un tel plaisir gustatif et conscient qu’un semblable perfectionnisme habite les deux chefs du soir : Eric Fréchon pour le Bristol et Hervé Deschamps pour la maison Perrier-Jouët. Quelle belle époque…

En savoir plus sur le Champagne Belle Epoque de la maison Perrier-Jouët.
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