Le ministère de la Culture dit oui aux climats de Bourgogne !
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Les climats de Bourgogne seront proposés à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au nom de la France et au titre de paysage culturel, a annoncé le ministère de la Culture samedi 21 janvier 2012.
L’Etat présentera en fait deux dossiers : celui des climats de Bourgogne mais également celui de la grotte Chauvet (Ardèche). La France s’inscrit donc dans une démarche d’équité en présentant deux dossiers, cela dans le désir de donner une chance égale aux deux. C’est désormais à l’Unesco de trancher, une nouvelle bataille s’annonce…
A propos des climats de Bourgogne, le ministère de la Culture a notamment écrit : “Issu du travail séculaire des hommes qui ont construit un parcellaire minutieux, inscrit dans une histoire façonnée par les institutions politiques et religieuses (Palais Ducal de Dijon, Hospices de Beaune), ce vignoble se traduit par un grand nombre de lieux-dits dont la délimitation est matérialisée par des murets d’une rare qualité paysagère », qui souligne également que « Le prestige, la diversité et la finesse des vins assurent le rayonnement des paysages et de l’art de vivre français dans le monde entier ».
« La candidature des climats du vignoble de Bourgogne est une étape essentielle afin d’obtenir le classement au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une étape primordiale pour obtenir la reconnaissance de l’Unesco mais ce n’est qu’une étape » a commenté le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen
Notons qu’une trentaine de lieux issus du monde entier sont inscrits chaque année au patrimoine de l’Unesco. La concurrence est donc rude et la France n’est pas certaine de voir l’un de ses deux dossiers triompher. C’est pour cette raison que la marche entamée entre Chambolle-Musigny et Le Clos Vougeot, qui avait embrasé le cœur des bourguignons, doit continuer. La Bourgogne a plus que jamais besoin de soutien…
Toutes nos félicitations pour cette première victoire à l’équipe de l’Association des Climats présidée par Aubert de Villaine qui n’a cessé d’œuvrer pour cette cause depuis sa création, ainsi qu’au Comité de Soutien présidé par Bernard Pivot.
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Vente à Lyon : les grands classiques de Bordeaux, de Bourgogne et de la vallée du Rhône
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Le catalogue de cette vente lyonnaise mérite toute l’attention des amateurs. 800 lots seront dispersés à cette occasion, répartis entre les grands classiques bordelais, de prestigieuses signatures de Bourgogne, quelques cuvées phare de la vallée du Rhône, ainsi que de beaux flacons ligériens.
Dans cette vente, l’équilibre Bordeaux/Bourgogne est respecté. Le catalogue couvre en effet une large gamme de grands classiques de Bordeaux : château Lafite Rothschild 1979, 1992, 2002, château Margaux 1937, 1987, 1989, château Mouton Rothschild 1984, Château Latour 1998, château Lynch Bages 2005, château Léoville Poyferré 2005, château Pichon Longueville Comtesse 1993, château Haut Brion 1945, 1959, château Beychevelle 1989, château Léoville Las Cases 1990, château Chasse Spleen 1999, 2000, 2006.
Dans les Graves notons deux belles références: château La Mission Haut-Brion 2001 etchâteau Pape Clément 2004.
Dans le Sauternais nous trouvons Château d’Yquem 1994, mais également château Sigalas Rabaud 1959 ou château Coutet 1966, 1988.
Rive droite, de grands noms également : château Ausone 1959, 1998, château Cheval Blanc 2001, château Bélair 1986, Château l’Église Clinet 2002, château La Conseillante 1986, 1988 ou encore château Angélus 1982.
En Bourgogne, la sélection est tout autant prestigieuse : Richebourg 1993 du domaine de la Romanée Conti et une belle série du domaine Armand Rousseau : Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Saint-Jacques 2001, Chambertin Clos de Bèze2004, Chambertin 2001, Ruchottes-Chambertin Clos des Ruchottes 2001. On note également d’autres belles bouteilles : Comte de Vogüé Chambolle-Musigny 1er Cru Les Amoureuses 2006 et Bonnes-Mares 2006, Clos de Tart 2005, Echezeaux 1993 et Clos Vougeot 1990 de Grivot, un Volnay 1er cru de Coche-Dury ou enfin Chambertin 1996 de chez Trapet.
Quant aux blancs citons les domaines : Roulot avec un Meursault 1er Cru Perrières 2004, Sauzet avec un Montrachet 2004 et un Bâtard-Montrachet 2006 ; Coche-Dury avec un Meursault 1994 ou Bonneau du Martray avec un Corton-Charlemagne 2004.
En Vallée du Rhône, quelques très grands flacons : Hermitage Cuvée Cathelin 1990 de Jean-Louis Chave, Châteauneuf-du-Pape 2007 du Clos des Papes, Châteauneuf-du-Pape 2005 du Château de Beaucastel, Côte-Rôtie La Mordorée 2003 de Chapoutier ou encore en Côte-Rôtie de Guigal, La Turque 1997, La Landonne 1996 et La Mouline 1974.
Dans la vallée de la Loire, on retrouvera avec bonheur les savennières du Clos de la Coulée de Serrant en 1996 et 2000, le saumur “L’Insolite” du domaine des Roches Neuves 1997 et 2001 ou encore les sancerres d’Alphonse Mellot avec une Cuvée Edmond 1998.
A noter enfin, Dom Pérignon 1996 (Moët et Chandon) et Krug Vintage 1990 en Champagne et Riesling Clos Sainte-Hune 1997 et 2001 du domaine Trimbach en Alsace.
Clôture des catalogues le 30 janvier à partir de 10 heures. A vos enchères !
Consultez les catalogues de la vente :
Nous avons testé : La Paulée de Meursault
décembre 20th, 2011 by Véronique Raisin et Cyrille JomandLe week-end de la vente des Hospices de Beaune se prolonge traditionnellement par la Paulée de Meursault, un banquet façon grandes heures de la République. Mon foie et moi, nous y sommes allés, et nous en sommes retournés, chacun de notre côté. En chemin, j’ai croisé Cyrille, hôte du sémillant Michel Crestanello, passé sous pavillon Albert Bichot.
Le décor : le château de Meursault, traversé la veille en petite foulées lors du semi marathon de Beaune, et dont je n’avais pas une vision très nette ni globale, m’est apparu ce lundi-là ensoleillé, sous un jour nouveau. Début des réjouissances à midi avec un tour des caves, magnifiquement voûtées, un verre de blanc à la main.
Le banquet : le soixante-dix-neuvième du nom. Au cours du repas, le prix de la Paulée de Meursault, qui récompense chaque année un auteur, fut remis à Jean-Robert Pitte. C’est un intermède culturel toujours appréciable. Et dont on se souvient assez bien parce qu’il est en début de boucherie.
Ensuite tout le monde s’assoit, on est un peu serrés, mais l’ambiance est d’autant plus sympathique. Je suis invitée par le Domaine Boyer-Martenot à Meursault, avec la fine équipe du Domaine Gilles Buisson à Saint-Romain. Il y a là aussi quelques joyeux Belges, forcément.
La valse des étiquettes débute, une valse à quarante-quatre temps (au moins, parce qu’après j’ai arrêté de compter et je suis allée dormir).
Sans égrainer tous les vins passés dans mon gosier ce jour-là, une litanie rébarbative pour vous chers lecteurs, j’en choisirais quelques-uns qui m’ont émue ou achevée.
La mise en papilles du saint-romain Sous la Velle 2005 du Domaine Buisson fut de bon ton. Gras, ample, avec du coffre, il a placé le curseur à bonne hauteur. Un puligny 2008 Les Reuchaux de Boyer-Martenot, fin et ciselé, m’a tapé dans l’œil, parfait avec la pyramide de saint-jacques et langouste aux petits légumes. Un meursault 2007 de Rémi Jobard l’a rejoint illico presto.
La thématique en blanc fut largement axée sur le Meursault, forcément, avec des millésimes jeunes, 2006, 2007 ou 2008 essentiellement. Le meursault-charmes 2008 de Boyer-Martenot portait bien son nom, tout en délicatesse mais avec du peps. Je retiendrai aussi le 2006 Les Narvaux de la maison Michelot, le 2008 Genevrières de Boyer-Martenot (vous allez croire que je fayote, mais non) et en magnum, le Perrières 2002 toujours de notre hôte.
A peine le temps de passer au blanc de bar aux herbes que la cadence reprend de plus belle avec un Montrachet 1999 du Domaine Prieur servi en jéroboam. Superbe. Le Criots-Bâtard-Montrachet 1999 de Blin-Gagnard, le dernier blanc, épilogua doctement : grande classe, longiligne, complet.
Plat suivant : des ris de veau au beurre de noisette, cèpes et gnocchis gratinés au parmesan, chou et biseaux de carotte.
Transition hors piste pour les rouges avec un Vega Sicilia Unico 1982 ! Ouh là là, quelle jeunesse dans la robe et dans les arômes et, en bouche, une fraîcheur délicieuse, une rondeur caressante.
Le suprême de canette rôti, noix de cajou et légumes à la truffe de Bourgogne arriva à point. Le service actif est assez impressionnant, un ballet de serveurs avec des plats à chaque doigt, qui se faufilent comme ils peuvent avec empressement dans les allées déjà bien encombrées.
Les bouteilles s’échangent de table en table, on se lève, on bavarde, on se claque la bise, et crac, tiens toi ici, mais quel hasard, oh mon Dieu elle est pas belle la vie et patati patata.
Bientôt patatras d’ailleurs.
Rouges sur blancs rien ne bouge que je me dis.
Corton Charlemagne 2006 de Javillier, Charmes 2001 de Rémi Jobard, Pommard 2009 de Gilles Buisson, Chambolle-Musigny 2000 de Barthod, Corton Grand Cru 1996 de Bonneau du Martray.
Pause. Sassicaïa 1997, un peu végétal à mon goût, mais qui permet de repartir sur un chambertin 1996 de Denis Mortet puis un magnum de Clos Vougeot 1990 d’Anne Gros. Ce magnum m’a tuer.
Il est environ 20h00. Il fait nuit depuis belle lurette. On a clapé des mains, chanté, trinqué, fait tourner les serviettes. Le bal des petits blancs attend pour la suite, d’autres repartiront pour une virée dans les caves de Meursault. Je ne balancerai pas mais Michel Crestanello m’a dit qu’il avait fini à deux heures du matin avec un plat de pâtes. J’ai dormi treize heures.
L’année prochaine, ça recommence. Il faut faire les trois glorieuses m’a t-on dit : la trilogie infernale, samedi soir, dimanche soir et lundi. Il faut avoir la foi.
Je laisse la parole à Cyrille !
La plume de Véronique est comme toujours alerte et je dois bien avouer que son style est fort plaisant. Néanmoins, je me dois de faire quelque mises au point à propos de cette Paulée 2011.
Grâce à la généreuse invitation d’Albéric Bichot, de la maison éponyme, pour lequel travaille désormais notre ami Michel Crestanello, lui-même une presque institution de la belle Bourgogne, je participais en effet à ma troisième Paulée. Si Véronique ne consent pas à lister tous les vins qu’elle a bus, ce n’est pas parce qu’elle considère que ce serait rébarbatif, c’est plutôt qu’elle souhaite jeter un voile pudique sur la bonne soixantaine de crus dans lesquels elle a trempé ses lèvres. Ce type de coquetterie, croyez-moi, disparait en général dès la deuxième participation à ce mythique banquet.
N’ayant pas peur de cela et étant quelque peu habitué aux quolibets de quelques jaloux, je liste sans fausse pudeur plus bas les noms de mes conquêtes du jour. Je rejoins Véronique sur le fait que le plus important est de décerner ses coups de cœur parmi ses levées de coudes du jour. A ce rythme là, et compte tenu du niveau global fort relevé, les coups de cœur sont ceux qui restent gravés en mémoire quelques jours après l’évènement.
En voici donc 3 parmi les grands blancs du jour :
- un magnifique Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit en millésime 2003 apporté par mes hôtes (qui venait après un non moins fameux Chablis Grand Cru Blanchots 2005), nez très expressif d’agrumes et d’iris, parfait équilibre en bouche entre minéralité et volupté, très grande longueur ;
- un impérial Montrachet Grand Cru Boillot 2006 en jéroboam, « enooorme », nez puissant, bouche ample et pleine, tout en gardant une grande finesse, l’évidence de boire un très grand vin ;
- un iconique Meursault Perrières Coche Dury 1995, sur un millésime qualifié par le maître lui-même de difficile, une superbe bouteille : nez sur la noisette, subtiles notes miellées et d’aubépines, grande finesse, matière très vivante en bouche avec une texture légèrement granuleuse, très longue finale.
Et en voici un parmi les rouges : Pommard 1er Cru les Rugiens Joseph Voillot 1964 : une étonnante jeunesse, avec une très belle fraicheur en bouche. Arômes évolués de sous-bois, et notes giboyeuses bien élevées. La bouteille est à son apogée, un magnifique témoignage laissé par la génération précédente de vignerons, la magie du vin et des vieux millésimes.
Si Véronique est partie se coucher à vingt heures, c’est uniquement parce qu’elle était attendue au Domaine de la Pousse d’Or le lendemain matin pour une nouvelle dégustation. Quant à nous, nous avons en effet pour habitude d’honorer ceux qui nous invitent. Aussi à vingt heures, lorsque la fraîche nuit meurisaltienne commençait à nous saisir, nous avons saisi notre courage (et notre verre) et sommes allés trouver un peu de chaleur dans les caves de Meursault. D’abord accueillis chez Jean-Marie Bouzereau, où nous avons goûté sur fûts les merveilleux 2009 et quelques millésimes plus mûrs dont un simple et superbe village 2001, puis chez Ballot-Minot où, outre les très bons meursaults, nous avons pu découvrir le savoir-faire de ce domaine avec les rouges 2009 (Chambolle-Musigny notamment). Là, à vingt-trois heures, les moqueurs qui pensent que c’est un métier facile la ramènent en général un peu moins. Aussi lorsque nous nous sommes retrouvés après minuit devant un plat de pâtes accompagné d’un Grand Cru de la Côte de Nuits dont je tairai le nom par respect (pour vous), on peut quand même considérer que tout cela était, au final, bien mérité.
Merci à la Bourgogne pour ces instants magiques et vivement l’année prochaine !
Et pour finir voici donc une liste non exhaustive de quelques jolis flacons dégustés en cette belle journée :
Champagne Pol Roger 1998
Corton Charlemagne GC 2010 Bouzereau
Meursault 1er cru Les Genévrières Domaines des Comtes Lafon
Chablis GC Blanchots 2005 Domaine Long-Depaquit
Chablis GC La Moutonne 2003 Domaine Long-Depaquit
Meursault 1er cru Poruzot Domaine Bouzereau 2007
Meursault 1er cru Goutte d’Or Domaine Buisson-Battault 2007
Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 Domaine Raveneau
Meursault 1er cru les Narvaux 2001 Domaine Bouzereau
Meursault 1er cru les Charmes A. Bichot 2005
Corton Charlemagne Domaine du Pavillon A. Bichot 2001
Montrachet GC 2006 Domaine Boillot
Montrachet GC 1999 Domaine Jacques Prieur
Meursault 1er cru les Perrières Domaine Jean-François Coche-Dury (Magnum)
Batard Montrachet GC Domaine Pierre Morey 1990
Beaune Clos des Mouches Domaine Drouhin 2009 (jéroboam)
Pommard Clos du Pavillon Domaine A. Bichot 2002
Meursault 1er cru Goutte d’Or 1999 Domaine Bouzereau
Chambertin GC 2002 Domaine du Clos Frantin A. Bichot
Clos Vougeot GC Château de la Tour 1996
Corton Bressandes GC 1999 Follin-Arbelet
Echezeaux GC 2002 Domaine des Perdrix
Corton GC 1997 Domaine Bertagna
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Mugneret
Clos Vougeot GC 1999 Domaine Drouhin
Corton Grancey GC 2001 Domaine Louis Latour
Château Montrose 1995
Châteauneuf-du-Pape Château de Beaucastel 2001
Châteauneuf-du-Pape Domaine de Pégau Cuvée Réservée 2001
Hermitage de l’Orée 1999 Chapoutier
Sassicaia 2007 (impériale)
Vega Sicilia Unico 1982
Clos de la Roche GC Ponsot 2001
Chambolle-Musigny 1er cru les Amoureuses Domaine Roumier 2000
Echezeaux Domaine de la Romanée Conti 1991
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1964
Pommard 1er cru les Rugiens Domaine Voillot 1969
Château Suduiraut 1996
Gewurztraminer SGN Deiss 2002
Cognac Grande Fine Champagne Napoléon 1818
- Belle journée sur la Bourgogne…
- l’Ecriteau de la 79° Paulée
- Michel Crestanello, heureux berger du Chablis Grand Cru Moutonne du Domaine Long-Depaquit
- Chablis 1er cru Montée de Tonnerre Domaine Raveneau 2006
- Anne Morey du Domaine Pierre Morey présente son Meursault Tessons
- Jean-Robert Pitte prononce son discours sur le terroir de Meursault
- Un ange passe … avec un Montrachet 2006 du Domaine Boillot en jéroboam
- Montrachet GC Domaine Jacques Prieur 1999 en jéroboam
- Jean-François Coche présente un Meursault 1er cru Les Perrières 1995
- Aubert de Villaine (Domaine de la Romanée Conti) au travail !
- Le seul animal (écossais) admis à la Paulée !
- Rioja Reserva 1997 Vina Tondonia
- Véronique Raisin et Michel Crestanello
- Chambolle Musigny 1er cru les Cras Domaine Georges Roumier 2000
- Jean-Paul Madeleno (Caveau de la Tour) et son impériale de Sassicaia 2007
- Pommard 1er cru les Rugiens Millot-Battault 1933
- Pommard 1er cru los Micault Joseph Voillot 1964
- Clos de la Roche Grand Cru Domaine Ponsot 2001
- Highland Park 1968
- les Caves du Domaine Vincent Bouzereau
A lire également sur le blog d’iDealwine :
Vécu : la 78° édition de la Paulée de Meursault au Château de Meursault
Les climats de Bourgogne candidats au patrimoine de l’Unesco : le projet qui unifie toute la Bourgogne
octobre 11th, 2011 by Rédaction iDealwine
« Diversité dans l’unité c’est tout le génie du climat » s’enthousiasme Aubert de Villaine, copropriétaire du domaine de la Romanée Conti et président de l’association qui présente le projet de candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le vignoble bourguignon a effectivement déposé il y a quelques mois un dossier de candidature au patrimoine mondial de l’Unesco qui vise à y faire inscrire les climats de Bourgogne, aux côtés des villes de Dijon et de Beaune.
La notion de climat pouvant paraître floue, il s’agit de la définir clairement : un climat, c’est un terroir, une parcelle de vigne ou un clos, où l’on produit des vins de renommée depuis des siècles dans une alchimie qui fait interagir un lieu, des conditions naturelles, un cépage, les hommes ou encore une histoire.
Cette dernière notion est importante puisque le classement au patrimoine mondial serait une reconnaissance de toute l’histoire du vignoble bourguignon, ainsi que le rappelle Pierre-Henri Gagey (qui dirige la Maison Louis Jadot) : « C’est, quelque part, la reconnaissance du travail de nos parents, de nos grands-parents, de cet équilibre subtil qui fait notre force… »
Le climat, c’est est une culture, un héritage ; c’est ce patrimoine que les bourguignons désirent faire classer.
Une marche a été organisée le 8 avril 2011 pour soutenir cette candidature : 2500 personnes ont arpenté les routes et les chemins du vignoble, depuis Chambolle-Musigny jusqu’au Château du Clos de Vougeot au milieu des vignes illuminés par des torches flamboyantes qui délimitaient chaque climat, et allumées par non moins de 80 bénévoles. Une marche qui s’est déroulée dans une ambiance incroyable où l’enthousiasme populaire et l’adhésion à ce projet était réellement palpable : les Bourguignons, ce soir-là, se sont réellement unifiés autour de cette candidature.
Le dossier sera présenté le 14 novembre au ministère de la Culture et celui de l’Ecologie. Une première échéance importante.
Un comité de soutien a été créé : pour y adhérer, recevoir les dernières informations sur ce projet et soutenir la candidature des climats de Bourgogne, rendez vous sur www.climats-bourgogne.com
Concluons par ces jolis mots de Bernard Pivot (Président de ce comité) prononcés pendant la marche : « Le climat est une œuvre d’art ! »
A suivre …
A lire également dans le Blog iDealwine :
Le terroir, c’est quoi au juste ?
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Laurent Roumier, un domaine à découvrir
mars 19th, 2010 by Veronique Raisin
Dans la famille Roumier, je demande : le petit-fils de Georges, qui est aussi le fils d’Alain et le cousin de Christophe … Chez les Roumier, vous l’aurez compris, le vin est d’abord une affaire de famille.
Longtemps associé avec son frère, Laurent Roumier s’est installé en 1991 avec 4 hectares de vignes. Il y a trois ans, il a pu agrandir son domaine et lui adjoindre trois hectares supplémentaires. Les vignes sont toutes sises sur la commune de Chambolle-Musigny et cultivées de façon traditionnelle. Les vinifications se font « à l’ancienne », avec pigeages et remontages, sans préfermentaires à froid. Les élevages sont longs, de 18 mois, pour moitié en fûts neufs.
Laurent Roumier, élevé à bonne école, applique les mêmes (bonnes) méthodes que ses pères. Il produit du Bourgogne sur cinq appellations : Bourgogne, Hautes Côtes de Nuits, Chambolle-Musigny, Clos Vougeot et Bonnes-Mares. L’homme est peu disert, volontiers secret et peu porté sur le « faire savoir ». Son savoir-faire en revanche ne faillit pas et ses cuvées sont largement commentées. Un domaine à découvrir.
A découvrir dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sur les grands domaines de Côte de Nuits :
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Accédez à l’offre en cours sur les trois signatures de la Côte de Nuits.
Le saviez-vous ? Le domaine Lescure est certifié bio depuis le mois de septembre
octobre 28th, 2009 by Rédaction iDealwine
Référence de la Côte de Nuits, le domaine Chantal Lescure a obtenu en septembre la certification bio. L’aboutissement d’une démarche de conversion entamée il y a dix ans.
Fondé en 1975 par Chantal Lescure et Xavier Machard de Gramont à Nuits-Saint-Georges, le Domaine Chantal Lescure resta longtemps une propriété familiale avant d’être placé sous la responsabilité de François Chavériat, maître de chai et homme du renouveau ; c’est lui qui donna une nouvelle impulsion aux vins à partir des années 2000.
Avant son arrivée, la propriété de 18 hectares était chapeautée par les deux enfants de Chantal, Thibault et Aymeric Machard de Gramont. Mais en 1996, au décès de Chantal Lescure, Aymeric reprit, seul, la direction du domaine. Toute l’organisation, et notamment la façon de travailler les vignes furent remises en cause et François Chavériat engagé comme maître de chai. La nouvelle équipe s’efforça dès lors de travailler en respectant la vigne et en recherchant la meilleure expression de chaque terroir.
En 2001, Aymeric a confié les rênes du domaine en totalité à François Chavériat, qui en a accru la notoriété.
Le Domaine s’étend de Chambolle-Musigny en Côte de Nuits jusqu’à Volnay en Côte de Beaune (soit plus de 40 km !) et occupe des parcelles sur les appellations les plus prestigieuses : Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges, Pommard, Beaune et Volnay. Les vins rouges, denses et structurés, dominent puisque le vignoble comprend 16,6 hectares de pinot noir pour seulement 1,7 hectare de Chardonnay (et de Pinot Gris dans une proportion infime).
La ligne de conduite fixée par François Chavériat est simple mais exigeante : produire les meilleurs raisins dans le respect de la vigne et de son terroir. Travail du sol, tailles courtes, travaux en vert, vendanges manuelles et tri sélectif, protection phytosanitaire raisonnée sont donc de rigueur. Côté vinification, les vins sont élevés sur lies dans des caves froides, sans soutirage, d’où des fermentations très tardives. Un seul mot d’ordre : le moins d’interventions possible. Depuis septembre, le domaine est certifié bio, après 3 années de conversion et une décennie de travail en ce sens.
Le résultat est à la hauteur des efforts entrepris : les vins sont solides et expressifs, aptes à la garde. D’ailleurs, leur évolution en bouteille est remarquable. Salués par la critique, les vins du domaine Chantal Lescure sont la synthèse parfaite du modernisme et de l’authenticité des vins de Bourgogne, reflet parfait de leurs superbes terroirs.
Accédez à l’offre iDéale sur les vins du domaine Chantal Lescure.
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