Vendanges à Tahiti : Vin de Pays Tropical !
février 6th, 2012 by Rédaction iDealwine
Quelques nouvelles des îles lointaines pour oublier le froid polaire qui sévit sur la France métropolitaine… Tahiti est nettement plus connue pour ses vahinés que pour sa production de vin. Et pourtant ce petit morceau de terre perdu au milieu du Pacifique connaît même deux vendanges par an ! Petite visite guidée…
Le vin de Tahiti est produit en plein cœur du Pacifique sud dans l’archipel des Tuamotu, en Polynésie française. Le vignoble est situé à Rangiroa (considéré comme l’un des plus grands atolls du monde) et on y accède par une route de corail bordée de cocotiers qui mène au domaine Ampélidacées où la vigne pousse à cent mètres à peine du lagon et à moins de quatre cents mètres de l’océan.
C’est dans les années 1990 que Dominique Auroy, un homme d’affaires installé en Polynésie Française depuis plus de quarante ans, s’est lancé le défi d’élaborer du vin sous ces latitudes et d’augmenter la qualité de la production au fil des années. L’aménagement d’un vignoble à cet endroit a demandé de longues années de recherches car c’était la première fois qu’une production de vin d’une telle ampleur était entreprise localement, de surcroît sur un atoll !
Les premiers cépages ont été importés en 1992 et subi les tests d’acclimatation dans les principaux archipels. Le vignoble de Ranguiroa est le résultat d’un long travail acharné qui a nécessité beaucoup de patience et d’humilité. L’équipe technique est actuellement dirigée par Sébastien Thépenier, œnologue qui poursuit le travail de ses prédécesseurs depuis 2002.
Aujourd’hui le domaine compte 8 hectares de vignes et produit 40 000 bouteilles par an. Parmi les quatre cuvées proposées, deux blancs secs qui ont l’originalité d’être vinifiés à partir du cépage carignan… rouge ! Les deux autres cuvées du domaine sont un rosé (base de carignan) et un blanc moelleux (muscat de Hambourg et italia) .
Enfin, remarquons qu’à Tahiti il y a deux vendanges par an. L’une s’est terminée fin septembre dernier et l’autre débutera fin février, dans quelques jours !
Nous leur souhaitons bon courage pour la vendange à venir…
Consultez les ventes de vin sur iDealwine
Recherchez le prix d’un vin
Coteaux Bourguignons, la nouvelle appellation générique bourguignonne
janvier 18th, 2012 by Rédaction iDealwine
L’INAO vient de reconnaître l’appellation “Coteaux Bourguignons”. Cette appellation s’étendra sur tout le territoire de la « Grande Bourgogne » de l’Auxerrois au Beaujolais et devrait progressivement remplacer les appellations génériques “Bourgogne Ordinaire” et “Grand Ordinaire”. Les premiers flacons affichant cette nouvelle AOC sont attendus pour le printemps 2012.
L’objectif de ce changement est de repositionner l’appellation générique afin qu’elle devienne une appellation de revendication et pas seulement une appellation de repli. Il s’agit aussi d’encourager les viticulteurs à augmenter la qualité de leur production, par exemple en diminuant les rendements ou en mettant en place des sélections parcellaires avec un argument sonnant et trébuchant : « la qualité se paie ».
« La réécriture du cahier des charges des appellations d’origine a été l’occasion de reconstruire une appellation d’initiation et d’un bon rapport qualité/prix », explique le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne. A cela, Pierre-Henry Gagey (président du BIVB) a ajouté : « Nous sommes très heureux que cette appellation voit le jour après des mois de travail. Par ses caractéristiques, elle permettra de répondre à une nouvelle catégorie de consommateurs qui cherchent à découvrir l’univers des bourgognes. »
Les bouteilles de Coteaux Bourguignons seront produites en blanc, en rouge et en rosé avec les différents cépages de la Bourgogne et sont destinées à être commercialisées aussi bien en France qu’à l’étranger.
Affaire à suivre !
En savoir plus sur les vins de Bourgogne
Consulter les ventes de vins de Bourgogne
A lire également :
Riesling, un très grand cépage
janvier 13th, 2012 by Rédaction iDealwine
Profitons de l’actualité de l’Offre idéale en cours sur l’Alsace pour vous présenter le roi incontesté des cépages de cette région, le riesling. Il est même considéré par de nombreux amateurs comme un des plus grands cépages blancs du monde.
Même si le chardonnay et le sauvignon sont des cépages de plus grande notoriété, sans doute parce qu’ils sont plus facilement abordables pour un passionné débutant, le riesling est au yeux des spécialistes un des plus grands cépages de vin blanc au monde. Sa capacité à traduire la minéralité d’un terroir, les possibilités de maturités qu’il offre, du très sec à la pourriture noble, sa haute tenue à table face aux plats les plus raffinés, notamment à base de crustacés nobles ou de poissons très fins, en font un cépage incontournable pour les grands amateurs de blancs. Mais, comme le chenin de Loire duquel il est finalement assez proche par de nombreux côtés (d’ailleurs les amateurs de chenin sont le plus souvent également de grands fans du riesling), il est souvent cantonné à un rôle relativement secondaire dans trop de caves de passionnés. Et c’est vraiment dommage. A une époque on l’on se laisse facilement séduire par la mode des vins blancs riches, gras, surmûris, le riesling, avec son acidité cristalline, ses arômes d’agrumes, ses notes salines très minérales, sa fraicheur et sa digestibilité, devrait séduire tous ceux qui ne se satisfont pas de cette dictature du blanc lourd et surboisé. Il faut se laisser envoûter par la pureté d’eau de roche des grands rieslings alsaciens ou des fabuleux rieslings allemands et autrichiens issus de très grands terroirs et qui laissent le plus souvent un souvenir impérissable… Il faut parfois savoir préférer la beauté de la classe d’une femme, certes un peu froide, mais d’une élégance folle dans sa façon de bouger et de se déplacer, à l’étalage un peu vulgaire d’atours soit disant irrésistiblement féminins mais bien peu subtils…
Le riesling à table
Evidemment, comme partout, mais plus spécifiquement en Alsace, les accords avec le riesling dépendent étroitement du niveau de sucrosité du vin à accorder. Les purs rieslings proposés dans cette Offre iDéale (les trois vins du domaine Ostertag et les deux rieslings du domaine Bott-Geyl) sont vinifiés dans un style très sec, peut-être très légèrement moins sur le millésime 2009 qu’en 2007 ou 2008, mais on reste sur des accords de vins secs.
Le riesling sec est un merveilleux compagnon de tous les produits de la mer qu’ils soient crus (carpaccios de saint-jacques, tartares de saumon ou de daurade, sushis ou sashimis) ou cuits avec une mention spéciale pour les poissons de rivière. Les cuvées les plus simples sont à marier à des poissons préparés sans trop de recherche (à la vapeur ou au four, sans sauce). Les plus grandes cuvées, surtout après quelques années de garde, sont à associer avec des terrines de poisson, des crustacés nobles (homard, langouste) ou des poissons cuisinés en sauce.
Avec les rieslings contenant un peu de sucre (l’équivalent d’un demi-sec de Loire), leur belle acidité permet de superbes associations avec des volailles rôties un peu grasses comme l’oie ou le canard. On peut aussi tenter un mariage avec une cuisine exotique épicée (curry, cuisine thaï).
Enfin, les relativement rares rieslings de vendanges tardives ou en SGN (Sélection de Grains Nobles) sont à accorder comme tous les vins moelleux ou liquoreux, c’est à dire avec des fromages à pâte persillée, du foie gras, mais plus facilement encore avec certains desserts à base de fruits cuits comme un tarte aux pommes ou aux abricots, ou un crumble aux fruits. Les plus liquoreux (SGN) peuvent aussi être bus pour eux-mêmes, à la place d’un dessert.
Découvrez les vins de l’Offre idéale Alsace
Tous les vins d’Alsace en vente sur iDéalwine
Recherchez un accord mets et vins
Toqués de Tokaj : reportage au royaume de Disznoko
janvier 6th, 2012 by Veronique Raisin
Le plus grand domaine de Tokaj, propriété d’Axa millésimes depuis près de vingt ans, déroule ses cent hectares de vignoble au nord-est de la Hongrie à la frontière slovaque. Ses vins d’or, issus de grains aszu, figurent parmi les plus beaux liquoreux au monde.
Les coteaux de Tokaj se méritent. A quelque deux-cent-cinquante kilomètres à l’est de Budapest, le vignoble abrite un trésor qui fit la gloire de la nation magyare au cours des 18e et 19e siècles. Délimitée par décret royal en 1737 par le roi Charles III, l’appellation Tokaj compte aujourd’hui un peu plus de cinq mille hectares, barrés au nord par la montagne (Hegyalja), à l’est par le Bodrog, au sud par la grande plaine hongroise (Puszta) qui conduit jusqu’à Belgrade. Le domaine de Disznoko se situe dans la partie sud-ouest du vignoble ; il compte 104 hectares assis sur des argiles et des graves volcaniques.
Axa Millésimes – Châteaux Pichon-Longueville, Suduiraut, Petit-Village, Pibran, Domaine de l’Argot, Mas Belles Eaux, Quinta do Noval – l’a acquis en 1993 et totalement réhabilité. Un nouveau chai a été construit en 1995, bénéficiant des dernières innovations technologiques en date, une bonne partie du vig
noble a été replantée et une cave creusée dans la roche, qui la confond, à s’y méprendre, avec un caveau antédiluvien façon bourguignonne !
A la tête de ce joyau, Laszlo Meszaros, un agronome formé à Purpan puis en Hongrie, arrivé en 1995 chez Disznoko et nommé directeur en 2000. Dynamique, souriant, volontaire, il a hissé les vins du domaine à leur plus haut niveau, affirmant un style pur et très frais ; la superbe verticale qu’il nous a proposée lors de notre visite a achevé de nous convaincre. Car même si nous connaissons les vins liquoreux et savons plus ou moins à quoi nous attendre, ceux-là ont une empreinte particulière, qui rappellent à la fois la magie des grands sauternes, dans leur caractère assis et noble, et celle de certains grands liquoreux ligériens, portés par une acidité triomphale, tout en s’en détachant. Car quelques différences subsistent – tout de même – entre les Hongrois et les Français.
Hotte, hotte, hotte
Les cépages utilisés d’abord, la vinification ensuite, diffèrent sensiblement. Six cépages blancs sont cultivés à Tokaj : le fürmint, le zeta, le harslevelu, le muscat jaune, le köverszölö et le kabar. Parmi eux, le fürmint est celui qui botrytise le mieux ; cette variété, très répandue à Tokaj puisqu’elle couvre 60% de l’appellation, se trouve aussi sur les roches volcaniques en Autriche, Slovaquie, Slovénie et Croatie. C’est un raisin très acide, avec une peau fragile, qui mûrit facilement. Vient ensuite le harslevelu (30%), un raisin qui botrytise moins mais qui est très aromatique ; on procède généralement à une macération à froid sur ses peaux pour extraire le maximum d’arômes. Les autres cépages sont plus anecdotiques mais apportent néanmoins de la complexité aux vins.
Quant à la méthode d’élaboration du tokaj liquoreux, elle a été reconnue pour la première fois en 1630. On ne garde que les grains les plus nobles (notamment des fürmints, qui s’y prêtent le mieux), atteints par le botrytis et appelés « aszu », mot qui signifie « desséché » ; concentrés et rabougris, ils ressemblent alors à des raisins secs.
Il existe aussi deux autres types de vendanges : des raisins sans botrytis, qui serviront à produire des vins blancs secs, et des raisins avec du botrytis, mais moins concentrés que les aszus, qui entreront dans des vins de type vendanges tardives ou szamorodni (récoltés début novembre).
Les aszus, ou raisins sûrmuris, sont récoltés grain par grain. Selon les millésimes, ils peuvent être botrytisés ou passerillés. Il faut alors 150 à 200 vendangeurs pour les ramasser. Un vendangeur récolte en moyenne entre 6 à 10 kilos de grains nobles par jour… Ces grains si secs qu’ils ne peuvent pas être pressés sont incorporés aux moûts de l’année. Historiquement, on ajoutait une ou plusieurs hottes (puttonyos) de ces raisins. C’est ainsi qu’est née la classification entre 3 à 6 puttonyos, qui correspond à un degré de sucrosité croissant : plus de 60g/l de sucre pour le 3 puttonyos, plus de 90 g/l pour le 4 puttonyos, plus de 120 g/l pour le 5 puttonyos et enfin plus de 150 g/l pour le 6 puttonyos. Quant à l’eszencia, à la consistance sirupeuse, et titrant 1% d’alcool, on ne peut pas le classer dans la catégorie du vin.
Le domaine de Disznoko produit environ un tiers de chaque vin (sec, szamorodni et aszu), pour un volume total variable, entre 200 000 et 300 000 bouteilles par an. Tout dépend du millésime, les 2009 et 2010 par exemple ayant donné de tout petits volumes, contrairement au 2008. Enfin, sachez que les vins sont élevés en fûts, dans du bois hongrois, mais aussi des barriques de Château Suduiraut !
La verticale
La dégustation proposée par Laszlo nous a propulsés dans le monde des grands vins, indéniablement. Avec des profils variés et des intensités différentes, résultant de millésimes plus ou moins riches, ces Tokajis Aszu de Disnoko étaient simplement fabuleux. Nous sommes remontés jusqu’au millésime 1993 (ou plutôt descendus) sur des catégories de 5 et 6 puttonyos. Je vais évoquer ici les six qui m’ont le plus séduite, mais on pourrait disserter des heures durant sur tous les vins du domaine, tous de belle facture. J’attends vos questions et commentaires
.
- 2006 Tokaji Aszu 5 puttonyos : grand vin, noble et racé, au nez de sous-bois et de cire. Grande liqueur, portée par une acidité tranchante. Tension, vivacité, tout n’est pas encore en place car ce vin porte encore le fruit de sa jeunesse (il n’est pas encore commercialisé). Amertume sur la finale, retour superbe. J’ai beaucoup apprécié ce vin énergique.
- 2003 Tokaji Aszu 5 puttonyos : millésime également chaud mais moins qu’en France, ce 2003 cultive un air débonnaire, avec une bouche musclée, tout en rondeur, sur la pâte de fruits, l’abricot confit. Sensuel, fin et équilibré, ce n’est pas
le plus fin de la série mais il est doté d’un charme indéniable et surtout prêt à boire.
- 2002 Tokaji Aszu 5 puttonyos : miam miam. Celui-là je l’adore et tant pis pour le blasphème. Le nez fumé, de vanille, ouvre sur une bouche grasse et onctueuse, avec un accent d’orange amère. Très fin, avec aussi des notes de miel d’acacia et d’agrumes confits, il allie complexité et élégance.
- 2000 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est le millésime qui a le moins d’extrait sec, et un peu moins d’acidité. Grande structure, large, côté confit et crémeux très savoureux. Notes de raisin de Corinthe. Vin sphérique, tout en douceur et délicatesse, un peu moins tendu et frais que les précédents.
- 1999 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est LE grand millésime des années 90. A se damner. Couleur superbe d’intensité, de paille brune. Nez de camphre, très riche, confit, sur les fruits secs. Bouche de même acabit, splendide de complexité et de saveurs mêlées, avec une liqueur parfaite. Grande race, acidité au poil. Finale énorme, forcément.
- 1995 Tokaji Aszu 6 puttonyos : on entre là dans le dur, avec des vins qui ont pris de l’âge sans pour autant être évolués. Le nez reste frais, ouvert, sur l’abricot sec. Bouche large onctueuse, de grande tension, rappelant l’amande.
Ce n’est là qu’un tour de piste bien sûr. Le reste de la gamme est de même rigueur et réussite. Enfin pour terminer, petit tour d’horizon des mille et une façons de déguster ces vins d’or : poulet rôti avec une peau croustillante, simple et imparable, cuisines exotiques, épicées ou légèrement sucrées-salées. En dessert, pourquoi pas, sur l’acidité d’une tarte au citron.
Reportage de Véronique Raisin.
NB : certaines voyelles portent un accent aigu, que j’ai paresseusement subtilisé, mon clavier se prêtant difficilement au bilinguisme.
Tokay, pinot gris, quelle différence ?
Encore appelé il y a peu « tokay pinot gris », le cépage pinot gris est aussi présent dans sa Bourgogne originelle sous le nom de Beurrot. Depuis le 1er avril 2007, la mention tokay est redevenue l’apanage exclusif des vins liquoreux produits en Hongrie.
L’épilogue de 80 années de tractations entre les deux pays, puisqu’un premier accord bipartite datant de 1926 prévoyait l’abandon par la Hongrie de la dénomination « cognac » en échange d’une disparition du terme tokay sur les étiquettes de vins français. Cet accord n’avait jamais été appliqué, mais l’entrée de la Hongrie dans l’Union européenne, en 2004, avait été l’occasion de rouvrir le débat.
A lire également :
Vinification des liquoreux : passerillage ou botrytis ?
La vinification des vins liquoreux de Sauternes
Quels accords mets et vins sur les desserts aux agrumes ?
Retrouvez aussi un reportage video sur le domaine Disznoko, réalisé par Obiwine.
En savoir plus sur la vinification
Consultez les ventes de tokaj sur iDealwine
Consultez les ventes de sauternes sur iDealwine
Château-Chalon : vers une enchère record ?
janvier 4th, 2012 by Rédaction iDealwine
L’appellation Château-Chalon, au cœur du Jura, est connue pour produire des vins de très grande garde. Aux enchères, certains millésimes peuvent atteindre des prix très élevés comme ce sera sans doute le cas d’un 1870 qui sera mis en vente le 4 février prochain dans le cadre de la Percée du vin jaune.
La Percée du vin jaune est une grande fête viticole annuelle qui tourne de village en village pour célébrer l’arrivée sur le marché d’un nouveau millésime du célèbre vin oxydatif du Jura. Un vin qui est élevé pendant six années ”sous voile” et sans ouillage (opération qui consiste à compenser l’évaporation naturelle du vin en remplissant périodiquement les tonneaux pour éviter toute bulle d’air).
Cette année, la Percée aura lieu dans le petit village de Ruffey-sur-Seille et sera, comme chaque année, l’occasion d’assister à une grande vente aux enchères de vins régionaux. Et les organisateurs espèrent atteindre de belles enchères avec une bouteille de Château-Chalon (une appellation produisant un vin jaune particulièrement recherché) du millésime 1870.
Bernard Pujol, président de la Commission de la vente aux enchères de la Percée, est parvenu à dénicher cette pépite dans une maison de Saône-et-Loire : « La bouteille appartient à la famille Desprès depuis la fin du XIXe siècle. Elle est l’héritière du patrimoine de la famille Caucal dont le patriarche, Eugène, a fondé une distillerie de cassis et de prunelle. La bouteille a été retrouvée il y a peu de temps dans une cachette de la maison de maître. » Cerise sur le gâteau, il s’agit d’un très grand millésime. Une information confirmée dans la bible de Charles Rouget, grand ampélographe français (scientifique qui étudie la vigne, ses cépages et leurs évolutions dans le temps) originaire du Jura. Il a ainsi qualifié les vins de Château-Châlon de cette année-là de « vins de toute haute qualité ». Pour cette bouteille, du millésime marqué par la défaite de Napoléon III à Sedan, les amateurs vont donc devoir mettre la main à la poche. « Nous imaginons que le commissaire-priseur mettra la bouteille aux enchères autour de 4.000 €. Nous espérons qu’elle sera adjugée à plus de 5.000 €», annonce Bernard Pujol. Bien qu’il s’agisse d’une jolie somme pour un vin du Jura, on resterait loin des 57 000 € atteints l’an dernier pour une bouteille de vin jaune de… 1774 !
Les vins du Jura actuellement en vente sur iDealwine
Tout savoir sur les vins du Jura
A lire également sur le blog d’iDealwine :
Le champagne Dom Pérignon 2003 est lancé !
décembre 29th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le millésime 2003, dont on se souvient des excès, n’était pas un millésime facile, même si de nombreux amateurs associent encore trop souvent bons millésimes à années très chaudes et très ensoleillées. Mais quand on travaille avec soin en champagne, même les millésimes délicats peuvent révéler d’excellentes cuvées.
Richard Geoffroy, l’emblématique chef de cave du champagne Dom Pérignon a annoncé le lancement du dernier millésimé de la gamme Dom Pérignon le 7 décembre dernier, c’est à dire le 2003. Ce champagne d’exception sera commercialisé dès janvier 2012.
Cuvée mythique de champagne, Dom Pérignon déclenche les passions. Chaque nouveau millésime de la cuvée phare de la maison Moët et Chandon est un petit évènement.
2003 fut un millésime compliqué pour l’ensemble des vignobles hexagonaux et particulièrement en Champagne. Les gelées du 7 et du 11 avril resteront gravées dans les mémoires des champenois comme une catastrophe qui détruisit une très grande partie de leur récolte de chardonnay. Puis un été lui aussi historique, le plus torride depuis 53 ans, avec un mois d’août caniculaire et des vendanges les plus précoces depuis 1822 !
Dom Pérignon 2003 est le fruit d’un assemblage de 62% de pinot noir et de 38% de chardonnay, des pourcentages qui sont la conséquence directe du gel. Car ce pourcentage restera lui aussi mémorable et unique en son genre, lorsque l’on sait que sur les 37 millésimes de Dom Pérignon depuis 1921, l’assemblage des deux cépages oscille autour de 50 % – 50%.
Concluons sur ces mots de Richard Geoffroy : « Je n’ai jamais eu l’ombre d’un doute, 2003 est un vrai millésime… C’est le plus intense des millésimes que nous ayons produits. »
En savoir plus sur Dom Pérignon
Déjà apprécié par les Anglais à la fin du XIIè siècle, l’essor du Champagne débute véritablement sous Louis XV. Son succès ne se démentira pas au long des siècles, amplifié par la couverture médiatique dont il bénéficie désormais à chaque grand événement. Dom Pérignon, moine bénédictin nommé cellerier de l’abbaye d’Hautvilliers en 1668, marqua son époque par sa contribution à l’élaboration du vin de champagne, à l’origine conçu pour être un vin « tranquille » (sans bulles). Dom Pérignon est à chaque millésime un hommage à l’œuvre du moine éponyme. Si l’ambition de Pierre Pérignon était alors d’offrir le vin « le meilleur du monde », la destinée de son œuvre fut telle que la postérité en a fait le père spirituel du champagne. L’avènement de Napoléon, ami de Jean-Remy Chandon, en 1804, marque le début d’une ère de succès commercial ininterrompue pour la maison Moët & Chandon, dont la renommée est aujourd’hui planétaire. « Le » Dom Pérignon, cuvée de prestige de la maison, est certainement le champagne le plus connu au monde. Commercialisée à partir de 1936 (dans le millésime 1921, produit à 300 exemplaires seulement), elle connut un succès mondial immédiat. Cette cuvée à la bouteille caractéristique, en forme de flacon du XVIIIè siècle, est élaborée uniquement les meilleures années. Le volume de flacons de Dom Pérignon produits est un secret jalousement gardé par le groupe LVMH, aujourd’hui propriétaire de la maison Moët et Chandon.
Rechercher les flacons de Dom Pérignon actuellement en vente sur iDealwine
Consulter la cote de Dom Pérignon
Accéder à l’Offre iDéale “Champagne”
En savoir plus sur la vinification des vins effervescents
A lire également sur le blog iDealwine :
Vif engouement pour les grandes cuvées de Champagne du groupe LVMH
Un livre et un coffret-jeu sélectionnés par iDealwine chez Larousse
décembre 21st, 2011 by Rédaction iDealwine
Il est encore temps de penser à un cadeau pour un passionné de vin dans votre famille ou chez vos amis. C’est pourquoi iDealwine vous présente cette semaine sa sélection chez Larousse : un livre et un coffret-jeu
« Livre de Cave » – 19.90€
Un livre ludique et animé pour constituer sa cave et garder son vin dans les meilleures conditions. Un ouvrage très agréable, truffé d’animations originales et pratiques à décrocher pour afficher dans sa cave (tableau des millésimes par exemple) ou à emporter (cahier des prix des vins)
Ce livre complet pour l’amateur néophyte permettra de :
- Connaître le vin (terroirs, cépages, technique de vinification)
- Garder son vin (identification des vins de garde, conseils de garde)
- Gérer sa cave (aménager sa cave, conditions optimales)
- Boire son vin (accords mets et vins, servir, déguster…)
Ce livre fournit enfin les outils indispensables à la tenue parfaite d’une cave : fiches de cave et étiquettes de cave détachables.
Un beau cadeau pour profiter de son vin et suivre l’évolution de sa cave sans en perdre une goutte !
Organiser ses soirées dégustation (coffret-jeu) – 17.90€
Ce coffret contient tout l’art de la dégustation qui est décortiquée, étape par étape, sous forme de jeu.
Qu’est ce qu’un cépage ? Quels sont les arômes de tel ou tel cépage ? Des questions qui trouveront réponse dans ce coffret-jeu. Animez, participez et progressez lors de soirées conviviales entre amis.
Un matériel conçu par un professionnel et adapté à tous les niveaux, du débutant à l’amateur confirmé.
Ce coffret se compose d’un livre-guide pour préparer l’animation des dégustations, de cartes de jeu ainsi que d’un bloc fiche de dégustation à remplir au cours du jeu.
6 thèmes de dégustation sont inclus dans ce coffret qui permettront de découvrir les secrets du vin : initiation aux rouges et aux blancs, identification de cépages, différencier un vin jeune d’un vin évolué, etc.
Déguster, c’est jouer ! A votre tour !
A lire également sur le blog iDealwine :
Cadeaux de Noël : notre sélection de livres
Début du Quiz des amateurs iDealwine sur Facebook : plus de 3000 euros de cadeaux à gagner !
Un domaine à découvrir : le Château Le Sartre, une pépite à Pessac-Léognan
décembre 16th, 2011 by Rédaction iDealwine
« Les vins du Sartre sont remarquables, ils peuvent rivaliser avec les grands crus de Léognan… ». Voilà ce que disait le Guide Féret des vins de bordeaux en… 1922. Zoom sur un domaine qui ne cesse de progresser.
Situé sur la commune de Léognan en bordure de la forêt landaise entre le Château Malartic-Lagravière, le Domaine de Chevalier et le Château de Fieuzal, le Château Le Sartre, redécouvert et mis en valeur au début des années 1980 par Antony Perrin, le regretté propriétaire du Château Carbonnieux, est aujourd’hui administré par sa sœur Marie-José Leriche avec l’aide de son mari, René Leriche, et de leur chef d’exploitation David Château.
La superficie du vignoble est de 36 hectares complantés à 6500 pieds/ha avec les cépages traditionnels de l’appellation : 8,2 ha de sauvignon blanc, 2 ha de sémillon blanc, 12 ha de cabernet-sauvignon, 1,1 ha de cabernet franc, 12,7 ha de merlot. L’âge moyen des vignes est de 21 ans pour les vins rouges et 19 ans pour les vins blancs.
Le château le Sartre concentre toute la diversité des terroirs de l’appellation Pessac-Léognan. Un premier bloc de 25,6 ha est situé autour du château. La grande majorité de ce premier vignoble repose sur des sols bruns issus des alluvions déposées par la Garonne au quaternaire. Très graveleux à la base des croupes, ces sols bruns compacts limitent la disponibilité de l’eau et constituent l’aire de prédilection des cabernets-sauvignons du domaine. Au sommet de la terrasse, le recouvrement sableux permet un enracinement plus profond limitant le stress hydrique estival et favorisant l’expression des merlots et sauvignons dont l’équilibre est préservé par le microclimat du vignoble créé par la forêt qui entoure la propriété sur trois côtés, un des plus frais de l’appellation.
A un kilomètre au nord-ouest, un deuxième bloc de 7,6 ha complète le vignoble avec une parcelle de 1,7 ha proche de Carbonnieux. Les vignes de ce vignoble reposent sur des alluvions garonnaises plus récentes ce qui se traduit par une fertilité minérale moindre et une cimentation localisée du sous-sol (alios). Conjugués à l’exposition sud, ceci explique la maturation plus précoce de ce secteur et la grande complémentarité des vins issus des deux vignobles.
La totalité de la propriété est vendangée à la main, en petite caissettes qui conservent les baies intègres, évitant le tassement, l’écrasement et l’oxydation. Cette vendange manuelle permet de trier les raisins dès leur cueillette.
Une fois les cuvaisons terminées, les jus sont égouttés et les marcs pressés. Les vins nouveaux sont alors mis en cuves ou en barrique pour les fermentations malolactiques.
Les vins rouges sont tous élevés de façon traditionnelle en barriques pendant 12 mois, le bois neuf (autour de 30%) étant en partie utilisé pour des fermentations malolactiques en barrique et un élevage sur lies avec bâtonnage.
Château Le Sartre : ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
“Nouveau domaine”
Son voisinage est prestigieux, en lisière de la forêt des Landes, avec le domaine de Chevalier, les châteaux Malartic-Lagravière et Fieuzal ! Acheté au début des années 1980 par la famille Perrin du château Carbonnieux, c’est aujourd’hui la sœur d’Anthony Perrin, Marie-José et son mari René qui gèrent cette exploitation et vinifient la production. Précisément depuis le millésime 2005, les vins ont atteint un niveau de qualité que nous ne leur connaissions pas jusqu’alors. D’un style simple et accessible, ils sont passés dans la phase mûre, mieux élevés et plus concentrés, tout en gardant un niveau de prix abordable. Chaque année les vins s’affirment dans les dégustations à l’aveugle, preuve que cette propriété a été remise sur les rails.
Jacques Dupont – Le Point
En 1980, Anthony Perrin, de Château Carbonnieux, a acheté et replanté cet ancien domaine viticole au bord de la forêt des Landes, qui n’avait plus connu de vignes depuis 1914. Un terroir assez particulier de sables noirs et de très petites graves qui possédait une belle réputation dans les textes anciens. En 2004, la sœur d’Anthony, Marie-José Leriche, a pris le relais, secondée par David Château chef d’exploitation. Les vignes commencent à prendre de l’âge et le vin s’affirme. Il n’atteindra pas le niveau des crus classés de l’appellation, mais régale par la tendresse de ses tannins et sa fraicheur. Les prix du Sartre restent raisonnables et ne donnent pas la nausée. Ils causent vraiment au peuple.
Découvrez les vins de Château Le Sartre en vente actuellement sur iDealwine

Accédez à l’Offre iDéale en cours sur les vins de Bordeaux.
Thèmes : millésime 2005 | Blog vin | foire aux vins | livraison vin | guide vin | vente vin | vente bouteilles | régions
vin primeurs 2010 | prix vin | vente vin | marché du vin | millésimes | wine auction | Petrus
Acheter du vin | foire aux vins 2011 avec iDealwine : argus vin | achat vin | vin idéal | vin primeur | cote vin















