Réforme des appellations : mode d’emploi des futures étiquettes
janvier 26th, 2012 by Rédaction iDealwine
Une nouvelle hiérarchisation des appellations est en cours en France et se met progressivement en place. L’ancienne, qui comprenait les noms d’AOC, de VDQS, de Vins de Pays puis enfin de Vin de Table va être remplacée par de nouvelles dénominations.
Voici les principaux points à retenir :
• Les Vins de Table deviennent des Vins de France
Dans la hiérarchie de la qualité, ils représentent toujours l’échelon de base, sans IG (Indication Géographique). La nouvelle législation autorise aussi l’affichage du millésime et du cépage, ce qui leur était jusqu’ici interdit. Cela ouvre la possibilité, par exemple, de produire un Sauvignon blanc de France en assemblant des raisins provenant de Loire, du Bordelais ou du Languedoc. Ce type d’assemblage, très courant dans les pays du Nouveau Monde, était jusqu’ici impossible en France. A noter que 15% du vin pourra provenir d’un autre millésime ou d’un autre cépage que celui indiqué sur l’étiquette.
• Les Vins de Pays sont remplacés par les IGP (Indication Géographique Protégée)
Pour cette “mutation”, ils bénéficieront d’une période de transition qui permettra de faire figurer les deux mentions sur les étiquettes. Les Vins de Pays ont été la réponse française à la demande internationale pour les « vins de cépages » (les AOC interdisant la mention du cépage sur les étiquettes). Ils bénéficient d’une législation plus sévère que celle des Vins de France mais plus souple que celle des AOC : choix de cépages plus large, élaboration hors de la région d’origine autorisée, possibilité d’ajouter jusqu’à 15% de raisins provenant d’une autre zone, et droit également d’ajouter jusqu’à 15% d’un autre millésime ou cépage que ceux figurant sur l’étiquette.
• Les VDQS (Vins Délimités de Qualité Supérieure)
Ils disparaissent purement et simplement et les anciennes VDQS devront choisir avant 2012 entre IGP ou AOP, la plupart optant évidemment pour la seconde, plus valorisante.
• Les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) deviennent des Appellations d’Origine Protégée (AOP)
Toutefois, l’usage du terme AOC, auquel sont attachés aussi bien les producteurs que les consommateurs, devrait rester en vigueur. Le passage à l’AOP ne change rien dans le fond, si ce n’est quelques dispositions à la marge. Comme, par exemple, la fin des très contestées dégustations d’agrément qui seront remplacées par des contrôles en aval, une fois les vins commercialisés. Cependant, on peut espérer que l’opportunité que donne cette réforme de réécrire le cahier des charges constitue une occasion de resserrer le niveau d’exigence (révision des aires d’appellation et question des rendements notamment) et de donner un nouveau souffle qualitatif aux AOC/AOP.
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Jean-Michel Deiss, apôtre de la complantation de cépages en Alsace
janvier 17th, 2012 by Philippe Rabert
Vigneron émérite mondialement reconnu, Jean-Michel Deiss est aussi un motard passionné. Et un vrai motard est par essence forcément un rebelle. C’est sans doute pourquoi Jean-Michel Deiss est devenu un vigneron rebelle, révolté contre la dictature des cépages qui appauvrit selon lui la complexité des terroirs alsaciens.
Peut-on imaginer une seule seconde inscrire la mention “Pinot noir” sur une étiquette du grand cru Musigny ou, encore plus fort, sous le plus grand des grands crus, La Romanée Conti ? C’est pourtant ce que l’Alsace a fait pendant des décennies en imposant aux vignerons d’accoler le nom d’un cépage aux plus grands crus de ses terroirs comme l’Altenberg de Bergheim, le Schoenenbourg ou le Rangen de Thann… Une sorte de négation du terroir au profit du seul cépage. Tout cela, Jean-Michel Deiss l’a en détestation absolue. Il n’a jamais accepté qu’on puisse définir en priorité un vin de terroir par son cépage. Et il a pour lui, non seulement une forme évidente de bon sens, mais surtout l’histoire même du vignoble alsacien où la complantation des différents cépages était monnaie courante jusqu’au tout début du XXe siècle.
C’est pourquoi aujourd’hui, les vins du Domaine Marcel Deiss (à part quelques “vins de fruit” jouant un rôle d’entrée de gamme) ne sont présentés que par rapport à un terroir hiérarchisé (comme en Bourgogne, en 1ers crus et en grands crus). Le terroir seul exprime ici sa marque, il domine les autres contingences. Il détermine le style, la personnalité exacte, la physionomie même du vin, en un mot, son humanité. Pour les grands crus, l’indication du cépage est totalement superflue tant est forte et parfois contradictoire l’influence du terroir sur son expression habituelle. Elle devient inutile quand la vigne est conduite en complantation comme à l’Altenberg au Schoenenbourg ou au Mambourg. Cet effort associé à de grandes densités de plantation (8 000 à 12 000 pieds de vigne à l’hectare) rend seul possible l’expression de toutes les nuances fines du terroir, son tempérament, ses tics, sa … folie. En effet, le fait de planter un seul cépage, voire un seul clone du cépage, empêche l’expression complète du terroir à l’image d’une personne dont le vocabulaire ou l’alphabet trop pauvre empêcherait de dire le monde ou ses sentiments profonds. Dans la tradition alsacienne, les vins des terroirs étaient seulement nommés par le nom du lieu, la complantation devenant la règle absolue de cette exigence. Comme partout ailleurs, du Bordelais aux Côtes du Rhône, en passant par la Bourgogne, dont il faut rappeler qu’elle utilisait jusqu’aux années 50 le pinot noir, le chardonnay et le pinot beurot (voire l’aligoté) en mélange dans le vignoble pour produire du… Montrachet !
C’est pour cette raison que Jean-Michel Deiss a décidé, pour tous les vins issus de grands terroirs (grands crus et futurs premiers crus), de ne plus utiliser l’indication du cépage, si réductrice et stérile et de nommer seulement le génie du lieu, cette énergie qui vient du fond comme un cri.
Qui dit terroir et permanence du type, dit géologie, pédologie, climat et microclimats, mais aussi exploitation technique du caractère des terroirs. Ainsi, le vignoble est conduit en utilisant les techniques anciennes de la tradition viticole alsacienne (le labour, le piochage, le compost, l’enherbement), sans désherbage ni engrais chimique, la vigne étant complantée comme une plante de sous-sol en souffrance au cœur de chaque terroir.
Les vins de terroirs portent naturellement la marque de cette exigence, la trace évidente de cette vocation à dire un paysage. Ce sont les vins qui disent le retour à la vraie tradition alsacienne séculaire.
La complantation des cépages, une richesse pour l’Alsace
La complantation (art de mélanger les cépages dans un terroir) est la plus ancienne forme de viticulture connue en Europe. Bien avant que les vignerons ne connaissent les cépages et ne deviennent des savants ampélographes, elle a permis d’assumer une régularité des récoltes comme le remarque Olivier de Serres dans son ouvrage « Le théâtre de l’agriculture et le mesnage des champs » (1600). La tradition des treize cépages du châteauneuf-du-pape procède de la même logique puisqu’à l’origine ces cépages différents étaient complantés dans les mêmes parcelles, y compris des cépages blancs au milieu des rouges. Une tradition avant tout faite pour équilibrer les vins et leur donner de la fraîcheur. Jean-Louis Stolz caractérise ainsi en Alsace en 1852 plus de 100 cépages et complantés dans le vignoble et décrit les complantations spécifiques des plus grands terroirs alsaciens (Sporen, Schoenenbourg, Sonnenglanz, Zotzenberg, Kastelberg, Kaefferkopf). A cette époque, il existe très peu de vignes pures, les vignerons réalisant peu à peu une véritable adaptation d’un encépagement complexe au terroir par la technique du marcottage (art de remplacer un cep mort par son voisin plus résistant parce que mieux adapté).
Alors que la mention du cépage a toujours été facultative en AOC Alsace (Ordonnance de 1945) et que beaucoup de parcelles en coteaux étaient encore complantées dans les années 60, la mise en place de la législation “Grand Cru” obligeant à la mention du cépage (1975) peut-être considérée comme une erreur historique car elle a eu pour conséquence un appauvrissement dramatique de la diversité biologique des vignobles, une mise en place des clones productifs et un basculement dans le tout variétal. Heureusement, la persévérance et l’opiniâtreté de quelques vignerons ont permis, en 2005, de réformer cette législation inique (la mention du cépage est maintenant totalement facultative en Alsace AOC et “Grand Cru”). Il reste maintenant à retrouver les encépagements originaux de chacun des grands terroirs alsaciens !
C’est pour toutes ces raisons que les vins de Jean-Michel Deiss (largement aidé aujourd’hui par son fils Mathieu) possèdent cette personnalité unique, terriblement attachante, qui bouleverse parfois les habitudes, mais qui surtout enrichit considérablement notre approche des vins alsaciens. Une sorte de voyage initiatique au cœur même des grands terroirs de ce magnifique vignoble !
Les vins du domaine Marcel Deiss actuellement en vente sur iDealwine



Domaine Marcel Deiss, ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
3*sur 3
Jean-Michel Deiss reste fidèle à la voie tracée : réaliser des vins de terroir à partir de vignes complantées. Cet assemblage de cépages reste pour lui la meilleure définition de l’expression d’un terroir. La complantation, fort ancienne dans la région, était systématique autrefois. Le procédé reste encore très peu suivi et divise fortement les vignerons. Jean-Michel, lui, avance tranquillement dans cette démarche, avec pour finalité des vins convaincants, complexes, dotés d’une intensité de saveur merveilleuse et d’un équilibre incroyable. Une harmonie entre les cépages qui se fait naturellement, sans éprouvette, à la cave, loin de tout calcul savant. Cela reste un peu déroutant pour le consommateur, mais le résultat est magnifique. Quelques années de recul permettent d’analyser la précision des définitions de terroir et la capacité de ces vins à gérer leur propre équilibre.
Le Guide Bettane/Desseauve des Grands Vins de France 2012
5BD sur 5
Jean-Michel Deiss a désormais installé sa logique de complantation de cépages pour révéler le caractère des terroirs autour de Bergheim, en recherchant la maturité physiologique parfaite des raisins pour proposer des cuvées abouties, dont l’acidité complexe exprime parfaitement les nuances de salinité de chaque cru. Avec son fils Mathieu en charge des vinifications depuis le millésime 2008, Jean-Michel peut consacrer plus de temps à promouvoir son approche, en particulier sur les accords mets et vins qui obligent le consommateur à enfin se préoccuper de l’influence du terroir en l’absence de repère variétal. Si les vins de terroir sont à garder plusieurs années et à carafer avant service, la gamme des vins de cépage continue de produire des cuvées très franches de style.
Robert Parker
Jean-Michel Deiss has been growing some of the finest wines in Alsace for more than a quarter century and with them – as well as with his passionately articulate discourse – capturing the imagination and affection of wine enthusiasts world-wide. But the bearded sage of Bergheim is never satisfied, and beginning in the late eighties, he began to completely re-think his wines and means of truly embracing his terroirs. The result was new acquisitions and plantings to achieve (beginning a decade ago) single-vineyard, field-blend bottling the likes of which had scarcely been seen in Alsace for the better part of a century, and to certain of which the governing authorities have recently been persuaded (perhaps as much by Deiss’ metaphysics of terroir as by the profundity of his vinous results) to grant the status “Grand Cru.” Deiss’ special “vins de terroir” are released only after he judges them to have had sufficient time in bottle to being to show their personalities (with the 2005s only appearing in 2007).
Deiss’s belief that diverse cepages which grow together - »under the influence of the parcel’s terroir and of one another » tend to ripen together, was certainly tested in both 2009 and 2008, but even someone skeptical of that claim « and we skeptics are surely in the majority – must admit that to the extent under- and over-ripe (or botrytis-inflected) aspects coexist in one and the same wine, this need not always manifest itself as disharmony but sometimes instead can generate welcome tension, a tension especially beneficial in the context of noticeable sweetness, and something like seems to have happened with the exciting 2008s at this address. Jean-Michel Deiss remarked - »apropos the preponderance of residually sweet wines at his estate (like so many in Alsace) » that with his vineyard and cellar environment, if he really wants a wine to go to dryness, he needs to work with it in barrique, otherwise he would need in most years to employ cultured yeasts, something he eschews » as he puts it – « on moral, not just aesthetic grounds, because I am not about to serve the industry that produces them. »
Offre iDéale : Deiss, Ostertag, Bott-Geyl, pluie d’étoiles sur iDealwine !
janvier 10th, 2012 by Rédaction iDealwine
Quoi de mieux pour commencer l’année sur un bon pied que la fraicheur cristalline et revigorante des grands rieslings ou la minéralité saline des plus grands terroirs d’Alsace. Avec les Domaines Deiss, Ostertag et Bott-Geyl, ce sont les stars alsaciennes qui arrivent cette semaine chez iDealwine !
Si on se réfère au Guide des meilleurs vins de France de la RVF, ces domaines cumulent tout simplement 8 étoiles sur 9 possibles ! Autant dire que cette Offre iDéale atteint des sommets qualitatifs et se situe aussi à un très haut niveau “écologique”, puisque ces trois domaines travaillent en biodynamie.
Un peu moins médiatisé que les deux autres, le domaine Bott-Geyl est pourtant un des plus beaux noms d’Alsace, produisant des vins purs et droits, faciles à placer à table. Nous avons sélectionné pour vous un lieu-dit pratiquement au niveau d’un cru, le Kronenbourg, au nom évocateur, mais garanti pur riesling, sans aucune trace de houblon ! Le Schoenenbourg du même domaine est absolument superbe. Ce grand cru, qui domine le charmant village de Riquewihr, est un des plus beaux terroirs à riesling d’Alsace. Dans les mains d’un vigneron aussi respectueux des sols et des raisins que Jean-Christophe Bott, cela devient un très grand vin, à la fois dense, puissant et facile à boire, une merveille à table sur une cuisine de la mer. Et que dire du gewurztraminer “Sélection de Grains Nobles” 2007 du même domaine ? Quels mots trouver pour décrire la magie d’un tel vin, d’une telle complexité et d’une telle densité, mais qui garde un caractère merveilleusement aérien en bouche ?
Chez Ostertag, trois rieslings qui, chacun à leur manière, portent la marque du style Ostertag, c’est à dire cette capacité à produire des vins très secs sans austérité. Le riesling du Vignoble d’E 2010 est une très belle entrée dans l’univers de ce cépage, un véritable “riesling de soif” que l’on peut ouvrir en de multiples occasions, sans se poser trop de questions. Le Heissenberg 2009 plaira à ceux qui craignent le côté parfois un peu “froid” du cépage. Plus ample, plus charmeur, il permettra de s’initier en douceur aux vins d’Alsace. Quant au Muenchberg c’est, à l’égal du Schoenenbourg de Bott-Geyl, un riesling de grand terroir, magnifique de minéralité saline et de très longue garde.
Enfin quatre cuvées vont nous permettre de pénétrer dans l’univers un peu magique des vins de Jean-Michel Deiss. Tout d’abord avec deux grands vins de terroir dans deux superbes millésimes, le Huebuhl 2007, moelleux, fumé et salin, et le Burg 2008, fin et délicat, légèrement rond en bouche, très riche aromatiquement, porté par une superbe acidité, un vin de très haute gastronomie. Toujours en blanc, Jean-Michel Deiss nous a fait le plaisir d’aller chercher au fond de sa cave, spécialement pour iDealwine, un merveilleux Grand Vin d’Altenberg 2001, quasiment introuvable aujourd’hui. Tout simplement un des plus grands vins de France. Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde ! Enfin, toujours chez Deiss, une petite incursion dans le monde des vins rouges, mais avec un cru exceptionnel, le Burlenberg 2004, une complantation de pinot noir et de pinot beurot sur un sol volcanique qui donne une personnalité folle à ce grand vin rouge qui se tient merveilleusement bien à table.
Un choix difficile entre vins de grande tenue, mais ne tergiversez pas trop, une telle offre va attirer du monde et certaines cuvées risquent d’être épuisées avant la clôture officielle de la vente !
Offre valable jusqu’au 24 janvier 2012, dans la limite des quantités disponibles










Les climats de Bourgogne au sommaire du magazine Millésime sur FR3 Bourgogne
janvier 5th, 2012 by Rédaction iDealwine
Une fois par mois, le dimanche à 11h25, FR 3 Bourgogne propose un magazine sur le vin. La quatrième édition de cette émission baptisée “Millésime” sera consacrée dimanche 8 janvier à la notion de “climat” en Bourgogne.
Les deux premiers numéros de ce magazine télévisé ont été consacrés aux vendanges puis aux vinifications. Le mois dernier le reportage portait sur le métier de négociant en Bourgogne et l’équipe de Millésime avait suivi la Maison Albert Bichot, un des principaux acteurs du négoce local.
Pour cette nouvelle édition le magazine a choisit de s’intéresser aux climats de Bourgogne.
Qu’est ce qu’un climat ? Un climat, c’est un terroir, une parcelle de vigne ou un clos, où l’on produit des vins de renommée depuis des siècles dans une alchimie qui fait interagir un lieu, des conditions naturelles, un cépage, les hommes ou encore une histoire. Cette mosaïque de terroirs que sont les climats confère à la Bourgogne son authenticité et toute sa magie.
C’est l’occasion de rappeler qu’un dossier de candidature a été déposé pour que ces climats soient classés au patrimoine mondial de l’Unesco. L’équipe de Millésime reviendra donc sur cette candidature avec Aubert de Villaine (le régisseur du domaine de la Romanée Conti), président de l’association qui présente ce projet de candidature et qui fera le point sur l’avancement de ce dossier.
Au programme aussi, un peu d’histoire, pour nous raconter comment des précurseurs bien éloignés (des hommes, des religieux, des scientifiques) ont théorisé cette notion de climat il y a déjà plusieurs siècles.
Puis, un autre sujet (un reportage en Suisse dans le vignoble de Lavaux, classé au patrimoine de l’Unesco depuis 2007) montrera qu’un classement n’empêche malheureusement pas forcément la construction de bâtiments indésirables…
Le magazine s’initiera également à l’étude des sols, si importante dans la caractérisation vin et cela avec le concours d’un géologue.
Enfin, cette édition s’achèvera comme à son habitude par une dégustation commentée qui sera cette fois consacrée à un climat de Bourgogne hors zone de classement éventuel, un climat de l’appellation Saint-Véran en Saône-et-Loire.
Une émission à ne surtout pas manquer si vous êtes dans la zone de diffusion !
Vous pouvez également retrouver les émissions sur le site de FR3 Bourgogne : http://bourgogne.france3.fr/dossiers/millesime-70459459.html
Les vins de bourgogne actuellement en vente sur iDealwine
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Des étiquettes de la Maison Drouhin revisitées par l’artiste Fornasetti
décembre 14th, 2011 by Rédaction iDealwine
De plus en plus de châteaux ou de domaines font appel à des artistes contemporains de premier plan pour illustrer certaines de leurs étiquettes. C’est le cas aujourd’hui de la grande maison de Beaune, Joseph Drouhin.
L’association de l’art et du vin n’est pas un phénomène nouveau. Dans les années 1990, dans la Rioja espagnole nous avons vu « sortir de terre » des bodegas aux dimensions extravagantes et au design futuriste qui étaient l’œuvre de grands architectes. Aujourd’hui l’art s’invite de plus en plus souvent sur les étiquettes, à l’instar de ce que fait déjà le Château Mouton Rothschild depuis 1945… Ainsi il n’est plus rare de voir confier le design des étiquettes de grands crus et de grands châteaux à des artistes contemporains. L’art et le vin semblent devenir indissociables…
Après Karl Lagerfeld au Château Rauzan Segla et Jade Jagger (la fille du Rolling Stones Mike Jagger) pour La Croix de Beaucaillou, c’est au tour des bourguignons de la Maison Drouhin de faire appel à un artiste, en la personne de Barnaba Fornasetti pour designer certaines de leurs étiquettes.
Fils du célèbre peintre et sculpteur Piero Fornasetti (1913-1988), Barnaba perpétue la tradition Fornasetti en continuant à produire et à faire revivre les créations de son père. À la tête de l’entreprise, et avec une âme de créateur, Barnaba est le gardien de l’héritage familial. C’est lui qui vient de redessiner l’étiquette de la cuvée « l’Ouvrée des Dames” 2005 du Clos des Mouches, le célèbre premier cru de Beaune qui appartient à la Maison Joseph Drouhin.
Une cuvée qui rend hommage aux deux femmes œnologues de la maison, Laurence Jobard et Véronique Drouhin-Boss. Il n’est par conséquent pas étonnant de retrouver un visage aux traits féminins dans l’illustration de Fornasetti destinée à cette cuvée.
L’œuvre de Barnaba Fornasetti est actuellement exposée à la galerie Epokhé à Beaune jusqu’au 29 janvier 2012 où est disponible un coffret en édition limitée (680 euros), également vendu à la propriété. L’artiste a en effet créé en exclusivité pour Joseph Drouhin une série limitée de 100 pièces d’un élégant coffret en chêne où se nichent deux bouteilles de Beaune Premier Cru Clos des Mouches « l’Ouvrée des Dames » 2005 de Joseph Drouhin (un rouge et un blanc), habillées d’une étiquette unique dessinée par l’artiste, tout comme la gravure originale qui les accompagne.
En savoir plus sur le Beaune 1er cru Clos des Mouches
Joseph Drouhin fonde en 1880 la maison de négoce éponyme, mais c’est son fils Maurice qui commence, après la première guerre mondiale, à acquérir de belles parcelles autours de Beaune, dont le célèbre Clos des Mouches. Le neveu de Maurice, Robert, poursuit l’oeuvre de son oncle et étend le domaine sur les terroirs d’appellations prestigieuses telles que comme Musigny, Griotte-Chambertin, Chambertin-Clos de Bèze, Bonnes-Mares, Grands-Echézeaux… Précurseur en termes de méthodes de vinification, il sera l’un des premiers en Bourgogne à s’orienter vers la culture raisonnée : limitation des engrais et traitements, contrôle des rendements… La maison Joseph Drouhin est désormais gérée, depuis 2003 par les quatre enfants de Robert Drouhin, désormais Président du Conseil de Surveillance de la Maison. Le Clos des Mouches de la Maison Joseph Drouhin est issu d’un vignoble de coteau exposé plein Sud. Les ruches des vignerons y trouvaient autrefois un emplacement idéal, la « Mouche » étant le nom noble pour l’abeille, d’où le nom de l’endroit. Le sol, pierreux et léger, produit sur six hectares et demi un vin rouge prestigieux à partir de sélections du cépage pinot noir. La robe est d’un rubis léger et brillant. Au nez, on remarque des arômes racés rappelant la cerise mûre, certaines épices et une discrète touche de fumée. En bouche, c’est un bel équilibre entre rondeur, charpente et élégance.
La cote iDealwine du Beaune 1er Cru Clos des Mouches (rouge) – Drouhin
| Vin | Cote iDealwine |
| Beaune Clos des Mouches 2005 | 39 € |
| Beaune Clos des Mouches 2004 | 32 € |
| Beaune Clos des Mouches 2003 | 56 € |
| Beaune Clos des Mouches 2002 | 32 € |
| Beaune Clos des Mouches 2001 | 39 € |
| Beaune Clos des Mouches 2000 | 43 € |
| Beaune Clos des Mouches 1995 | 51 € |
| Beaune Clos des Mouches 1990 | 62 € |
| Beaune Clos des Mouches 1985 | 58 € |
| Beaune Clos des Mouches 1978 | 65 € |
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Zoom sur le Domaine de La Butte : des cabernets francs au sommet
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
Après plus de dix ans passés à l’élaboration exclusive de blancs, la tentation d’appliquer les mêmes méthodes sur des rouges a fini par devenir réalité pour Jacky Blot. Partons à la découverte du domaine de La Butte où il vinifie avec talent le cabernet franc.
Pour trouver de beaux terroirs à cabernet franc, Jacky Blot a parcouru les secteurs de Chinon, Saint-Nicolas-de-Bourgueil et Bourgueil, dans cette partie de la Touraine où ce cépage trouve les conditions climatologiques idéales.
Encore fallait-il faire coïncider des conditions géologiques toutes aussi favorables. Malheureusement, depuis plusieurs dizaines d’années, l’extension de ces vignobles s’est prolongée dans les plaines alluvionnaires de la Vienne et de la Loire. Difficile de trouver un grand terroir capable de produire des vins authentiques aux antipodes des vins de soif fruités à travers lesquels la Loire est trop souvent connue.
Jacky Blot a fini par trouver quatorze hectares, dont douze d’un seul tenant, entièrement placés sur l’un des plus beaux coteaux de Bourgueil, exposé plein sud sur des pentes inhabituelles dans la région. Le Domaine de la Butte, bordé par la forêt qui le protège des gelées, domine les plaines alluvionnaires. La situation est exceptionnelle, le paysage magnifique et, cerise sur le gâteau, le domaine dispose d’une cave gigantesque taillée dans le roc… Les rêves les plus fous sont devenus réalité…
L’ensemble du domaine repose exclusivement sur des roches sédimentaires calcaires de la fin du secondaire. Le pied de la butte repose sur du turonien inférieur, mi-pente sur du turonien moyen et supérieur, le haut de la butte datant de l’éocène. La roche mère est partout très proche, à peine recouverte d’argile au pied de la butte et de sables éoliens à mi-pente. Pas le moindre pied de vigne planté dans les alluvions de Loire. Le terroir est exceptionnel par la présence permanente du calcaire, par et par ses belles pentes orientées plein sud.
La possibilité d’utiliser le cabernet-sauvignon, autorisé à Bourgueil, n’a pas été retenue. L’ensemble est donc planté exclusivement en cabernet franc. L’âge moyen des vignes d’un peu plus de trente ans offre une grande diversité, de dix ans sur le haut de la Butte à cinquante ans dans la partie mi-pente.
Comme à Montlouis et à Vouvray, sur l’autre domaine de Jacky Blot (La Taille aux Loups), le vignoble de Bourgueil est entièrement labouré et traité de façon extrêmement raisonnable, sans insecticide ni désherbage chimique
Vendanges manuelles
Les vendanges sont évidemment entièrement manuelles, en utilisant des méthodes rodées depuis plus de 10 ans à Vouvray et à Montlouis.
Les vendangeurs, tout en éliminant les grappes encore roses ou abîmées, chargent la vendange dans les hottes. Le raisin est délicatement posé sur des tables de tri au bout du rang sur lesquelles chaque grappe est examinée et débarrassée de tout élément indésirable. Le raisin retenu est alors poussé dans les caisses pouvant contenir environ 20 kg de raisins, sans le moindre risque d’écrasement.
A l’arrivée au-dessus de la cave, le raisin sera déposé pour un ultime tri sur une table à tapis roulant, avant d’être éraflé et dirigé, sans foulage, par gravité dans les cuves de vinification.
La vinification a lieu dans la cave creusée dans le roc. Elle se fait soit dans des cuves bois pour les plus grands vins, soit dans des cuves béton. La fermentation sans ajout de levure, se prolonge par une période de macération plus ou moins longue selon les cuvées. Les vins sont ensuite stockés dans différents contenants pour l’élevage.
La mise en bouteille s’effectue sans filtration. La cuvée “Le Pied de la Butte” est mise en bouteille au printemps, “Perrières” et “Le Haut de la Butte” sont mises en bouteille après un élevage d’un an, au début de l’automne. “Mi Pente“ bénéficie d’un élevage de seize à dix-huit mois.
Retrouvez les vins du domaine de la Butte en vente actuellement :

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Château Talbot, un vin exceptionnel !
décembre 1st, 2011 by Rédaction iDealwine
Le vin qui vous proposé dans le cadre de l’Offre iDéale spéciale Bordeaux a une histoire particulière. Il a été acheté en généreuse quantité par un amateur averti, fan de Château Talbot. Ce vin a été conservé dans une excellente cave de la région parisienne, sans jamais avoir été déplacé. Mais avant d’être un vin à maturité, ce millésime 1990 est d’abord et avant tout un Talbot, c’est à dire qu’il est issu d’un des plus grands domaines du Médoc. Revenons sur l’histoire de ce cru classé de Saint-Julien.
C’est sur le plateau de Saint-Julien-Beychevelle que l’on aperçoit de loin le Château Talbot, au bord d’un océan de vignes, entre les grands arbres de son parc. L’histoire de ce cru est riche. Il porte le nom du Connétable Talbot, célèbre homme de guerre anglais, gouverneur de Guyenne, vaincu à la bataille de Castillon en 1453.
En 1855, lors du classement des crus du Médoc et des Graves commandé par l’Empereur Napoléon III, le Château Talbot est promu quatrième cru classé de Saint-Julien. Après avoir été la propriété des marquis d’Aux pendant plusieurs décennies, le domaine est acquis en 1917 par Désiré Cordier. Son fils Georges puis son petit-fils Jean et enfin les deux filles de celui-ci, Lorraine Cordier et Nancy Bignon-Cordier, se sont succédé à la destinée de cette propriété. Sous leur impulsion, Talbot s’est imposé comme l’un des crus les plus célèbres du bordelais.
Au total, les 107 hectares du vignoble du Château Talbot s’étendent tout autour de la demeure jusqu’aux frontières nord de l’appellation, à la limite de Pauillac. Plantés sur un terroir de fines graves günziennes sur socle de calcaire à astéries, formant des croupes drainantes, on y trouve une grande majorité de vignes rouges (102 hectares) et une confidentielle superficie de vignes blanches (5 hectares).
La tenue du vignoble fait partie des plus irréprochables du médoc. Les vins, vinifiés avec les précieux conseils de l’œnologue Jacques Boissenot et du consultant Stéphane Derenoncourt, sont régulièrement opulents mais de grande élégance. Leur caractère ouvert et leurs tanins soyeux permettent de les déguster jeunes comme après une longue garde en cave. Avec le temps, ils développent un bouquet aromatique délicat et complexe de cèdre et de havane.
En rouge, l’encépagement est dominé par le cabernet-sauvignon (67 % de la surface cultivée), cépage roi des vins du médoc en général et de Saint-Julien en particulier. Ce cépage apporte la structure tannique et la puissance. Avec 27 % de merlot, les vins acquièrent de la rondeur et de la suavité. Ce cépage plus réceptif à la maturité apporte du moelleux à l’assemblage.
Pour parfaire cette alchimie des cépages et des terroirs, le petit verdot (4%) intervient par touches, comme les épices en gastronomie. C’est un cépage difficile à dompter, mais qui peut se révéler gratifiant pour le vin, dans les très grands millésimes. Il est particulièrement choyé à Talbot où Nancy Bignon-Cordier a un faible pour cet enfant terrible.
Malgré les excellentes conditions de conservation, il est néanmoins possible que certaines étiquettes de Château Talbot 1990 soient très légèrement marquées. Rien de plus normal après plus de vingt ans de garde !
A découvrir actuellement dans notre Offre iDéale spéciale Bordeaux :
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Le bourguignon Boisset rachète le languedocien Skalli
novembre 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le géant bourguignon Boisset et la maison Skalli viennent de signer un protocole d’accord portant sur la cession des actifs de la maison Skalli (Vallée du Rhône et Languedoc-Roussillon) à Boisset.
La famille Skalli qui possède la maison éponyme, un des pionniers en matière de vins de cépage, n’ayant pas de successeur pour reprendre un jour la société dans ses activités en France, s’est tournée vers l’empire Boisset pour pérenniser son entreprise : « Les deux familles partagent des valeurs communes essentielles, en particulier une histoire familiale et l’attachement au terroir qui se traduit par une place dominante dans leur région d’origine », explique le communiqué officiel daté du 24 novembre.
Deux maisons qui se connaissent bien, puisqu’elles entretiennent des liens d’amitié durable depuis les années 1980, et elles se sont déjà croisées lors de la vente par la famille Boisset d’un vignoble en Californie…
« Je suis très heureux que ce soit Boisset qui insuffle son esprit de famille à Skalli dans une volonté de faire perdurer aussi bien les marques dans la continuité des produits, que les partenariats que nous avons mis en place depuis des années. Je suis ravi que cette famille soit aussi engagée dans la viticulture que dans la qualité des vins et ait la volonté de les faire croître à travers le monde. Je suis très confiant dans l’avenir que je dépose entre ses mains » a commenté Robert Skalli.
Boisset renforce ainsi sa présence dans la Vallée du Rhône et dans le Languedoc-Roussillon. Avec cette dernière acquisition Boisset regroupe bon nombre de domaines et maisons sur l’ensemble des terroirs français mais aussi étrangers, dont voici la liste impressionnante :
- en côte de Nuits : domaine de la Vougeraie, Jean-Claude Boisset, les crémants de Bourgogne Louis Bouillot, domaine Morin
- en côte de Beaune : Bouchard Aîné & Fils, Ropiteau Frères, Jaffelin
- en côte chalonnaise : Antonin Rodet
- à Chablis : J. Moreau & Fils.
- dans le Beaujolais : Château de Pierreux et Mommessin, Benoît Lafont, , Thorin
- en Vallée du Rhône : Skalli, Andéol Salavert, Bonpas
- dans la Loire : Grandin
- autres propriétés : domaines et châteaux Pellerin (Beaujolais et Languedoc-Roussillon), Maison Charles de Fère (vins effervescents)
- au Canada, Neige (cidre de glace)
- en Californie, Boisset Family Estates rassemble plusieurs domaines : Buena Vista à Carneros, Raymond Vineyards à Napa, DeLoach dans la Russian River Valley à Sonoma, Lockwood à Monterey et Lyeth Estate dans l’Alexander Valley.
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Les climats de Bourgogne candidats au patrimoine de l’Unesco : le projet qui unifie toute la Bourgogne
octobre 11th, 2011 by Rédaction iDealwine
« Diversité dans l’unité c’est tout le génie du climat » s’enthousiasme Aubert de Villaine, copropriétaire du domaine de la Romanée Conti et président de l’association qui présente le projet de candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le vignoble bourguignon a effectivement déposé il y a quelques mois un dossier de candidature au patrimoine mondial de l’Unesco qui vise à y faire inscrire les climats de Bourgogne, aux côtés des villes de Dijon et de Beaune.
La notion de climat pouvant paraître floue, il s’agit de la définir clairement : un climat, c’est un terroir, une parcelle de vigne ou un clos, où l’on produit des vins de renommée depuis des siècles dans une alchimie qui fait interagir un lieu, des conditions naturelles, un cépage, les hommes ou encore une histoire.
Cette dernière notion est importante puisque le classement au patrimoine mondial serait une reconnaissance de toute l’histoire du vignoble bourguignon, ainsi que le rappelle Pierre-Henri Gagey (qui dirige la Maison Louis Jadot) : « C’est, quelque part, la reconnaissance du travail de nos parents, de nos grands-parents, de cet équilibre subtil qui fait notre force… »
Le climat, c’est est une culture, un héritage ; c’est ce patrimoine que les bourguignons désirent faire classer.
Une marche a été organisée le 8 avril 2011 pour soutenir cette candidature : 2500 personnes ont arpenté les routes et les chemins du vignoble, depuis Chambolle-Musigny jusqu’au Château du Clos de Vougeot au milieu des vignes illuminés par des torches flamboyantes qui délimitaient chaque climat, et allumées par non moins de 80 bénévoles. Une marche qui s’est déroulée dans une ambiance incroyable où l’enthousiasme populaire et l’adhésion à ce projet était réellement palpable : les Bourguignons, ce soir-là, se sont réellement unifiés autour de cette candidature.
Le dossier sera présenté le 14 novembre au ministère de la Culture et celui de l’Ecologie. Une première échéance importante.
Un comité de soutien a été créé : pour y adhérer, recevoir les dernières informations sur ce projet et soutenir la candidature des climats de Bourgogne, rendez vous sur www.climats-bourgogne.com
Concluons par ces jolis mots de Bernard Pivot (Président de ce comité) prononcés pendant la marche : « Le climat est une œuvre d’art ! »
A suivre …
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