Que penser des millésimes 2008, 2009 et 2010 dans le Roussillon ?
février 2nd, 2012 by Philippe RabertThéoriquement, les appellations du sud comme le Roussillon sont plutôt moins sensibles à “l’effet millésime” que celles plus septentrionales. Néanmoins, selon les années, les vins peuvent présenter des profils assez différents.
Dans le Roussillon on peut dire que les conditions climatiques garantissent presque systématiquement une maturité correcte des raisins, contrairement, par exemple, à la Bourgogne où certaines années peuvent se révéler très végétales (comme 2004, pour prendre un millésime récent). Ce n’est donc pas la maturité alcoolique (mais il peut y avoir des exceptions) qui gouverne véritablement la qualité des millésimes dans le Roussillon, mais plutôt les excès de chaleur et/ou de sécheresse qui peuvent provoquer ce qu’on appelle du “stress hydrique” dans les vignes. Une sorte de repli de la plante sur elle même pour assurer sa survie qui fait qu’elle “se désintéresse” des fruits qu’elle porte. D’où le risque de ne pas atteindre une maturité phénolique réelle (dans le cœur des baies, jusqu’aux pépins) et de produire des vins riches en alcool mais aux tannins secs.
C’est pourquoi il convient de rester extrêmement prudent dans l’évaluation théorique d’un millésime sudiste, par exemple dans le Roussillon. L’amateur a tendance à penser trop vite qu’un bel été chaud et sec est favorable à la qualité des vins. Une certaine critique journalistique, un peu trop systématiquement enthousiasmée par les vins ronds et flatteurs, renforce encore cette impression et certains millésimes sont un peu trop vite rangés dans la case “exceptionnels” alors qu’ils proposent trop de vins certes puissants et spectaculaires, mais souvent fatigants à table. 2007 à Châteauneuf-du-Pape a été ainsi porté aux nues par Robert Parker, mais de nombreux vins ressemblent plus à des portos vintage qu’à une boisson de repas !
A l’inverse certains millésimes sont sous-évalués alors qu’ils ont simplement le tort d’arriver entre deux millésimes puissants et très (trop ?) ensoleillés. C’est typiquement le cas de 2008 en Roussillon qui a produit des vins plus frais, plus souples et plus faciles à boire et qui ont conservé un joli fruit mûr. 2009 est un peu plus riche et puissant, mais avec parfois quelques excès de lourdeur. 2010, dont on ne peut pas avoir encore fait totalement le tour, paraît plus équilibré, à mi-chemin entre 2008 et 2009. Voyons maintenant tout cela en détail.
Le millésime 2008
Si le printemps a été particulièrement « arrosé » pour un climat méditerranéen, il a été suivi par un été frais et sec puis une fin d’été exceptionnelle. Septembre a été un mois sec, avec des températures nocturnes et matinales fraîches et un ensoleillement abondant. Ce cocktail de soleil, de sécheresse avec des températures fraîches la nuit a permis aux raisins de finir leur maturation lentement mais dans d’excellentes conditions, avec un état sanitaire des grappes irréprochable. Seule petite ombre au tableau, les quantités ont été assez réduites par rapport à la moyenne dans la plupart des secteurs.
Les vins rouges présentent en règle générale un bel équilibre avec un fruité frais très présent et une délicatesse de matière bienvenue. Un millésime facile à marier à table.
Le millésime 2009
Encore une année très chaude avec une vendange vraiment précoce (elle a démarré le 10 août). Avec un été aussi chaud, les évolutions de maturité ont été très rapides, même sur les coteaux en altitude relativement élevée. L’état sanitaire était excellent, mais la récolte relativement peu abondante, à cause de longues périodes de sécheresse. Les grenaches et les carignans ont été particulièrement à l’aise. Comme dans beaucoup de régions viticoles françaises, les vins présentent le plus souvent un caractère gourmand, assez facile, qui ne donne pas envie de les garder trop longtemps en cave. Mais les plus belles cuvées des meilleurs vignerons auront, comme d’habitude, un long avenir devant elles… Attention quand même à certains vins trop riches en alcool et un peu “lourds”.
Le millésime 2010
Une importante tendance à la sécheresse – cela devient une habitude dans cette région – aura caractérisé ce millésime en Roussillon. Après un hiver sec et froid, puis quelques petites pluie printanières, il n’est pour ainsi dire pas tombé une goutte d’eau de la mi-mai jusqu’aux vendanges ! Les vignes les mieux cultivées, possédant des racines descendant profondément dans le sol, ont heureusement évité le stress hydrique. Les raisins étaient en général assez petits, les jus plutôt concentrés avec des matières denses. Les meilleurs rouges sont donc charnus et parfumés. Aucune appellation n’a été sensiblement meilleure ou moins en réussite que les autres. Les différences se font surtout au niveau de la qualité du travail des vignerons. Les vignes bien travaillées, aux racines profondément enfoncées dans le sol, ont moins souffert et ont donné des vins riches mais équilibrés.
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La Cave ouvre un nouvel espace de stockage à Lyon
janvier 27th, 2012 by Rédaction iDealwine
Depuis 1999, La Cave propose à Paris de stocker et conserver vos bouteilles de vin dans un espace climatisé. La société vient d’ouvrir un nouvel espace similaire à Lyon.
été a décidé de créer un second site de stockage à Lyon. Cet entrepôt est officiellement ouvert depuis le 2 janvier 2012. C’est un espace de plain-pied qui s’étale sur 750 m2 dont 660 de stockage permettant d’accueillir, comme à Paris, un maximum de 300 000 bouteilles.
Toqués de Tokaj : reportage au royaume de Disznoko
janvier 6th, 2012 by Veronique Raisin
Le plus grand domaine de Tokaj, propriété d’Axa millésimes depuis près de vingt ans, déroule ses cent hectares de vignoble au nord-est de la Hongrie à la frontière slovaque. Ses vins d’or, issus de grains aszu, figurent parmi les plus beaux liquoreux au monde.
Les coteaux de Tokaj se méritent. A quelque deux-cent-cinquante kilomètres à l’est de Budapest, le vignoble abrite un trésor qui fit la gloire de la nation magyare au cours des 18e et 19e siècles. Délimitée par décret royal en 1737 par le roi Charles III, l’appellation Tokaj compte aujourd’hui un peu plus de cinq mille hectares, barrés au nord par la montagne (Hegyalja), à l’est par le Bodrog, au sud par la grande plaine hongroise (Puszta) qui conduit jusqu’à Belgrade. Le domaine de Disznoko se situe dans la partie sud-ouest du vignoble ; il compte 104 hectares assis sur des argiles et des graves volcaniques.
Axa Millésimes – Châteaux Pichon-Longueville, Suduiraut, Petit-Village, Pibran, Domaine de l’Argot, Mas Belles Eaux, Quinta do Noval – l’a acquis en 1993 et totalement réhabilité. Un nouveau chai a été construit en 1995, bénéficiant des dernières innovations technologiques en date, une bonne partie du vig
noble a été replantée et une cave creusée dans la roche, qui la confond, à s’y méprendre, avec un caveau antédiluvien façon bourguignonne !
A la tête de ce joyau, Laszlo Meszaros, un agronome formé à Purpan puis en Hongrie, arrivé en 1995 chez Disznoko et nommé directeur en 2000. Dynamique, souriant, volontaire, il a hissé les vins du domaine à leur plus haut niveau, affirmant un style pur et très frais ; la superbe verticale qu’il nous a proposée lors de notre visite a achevé de nous convaincre. Car même si nous connaissons les vins liquoreux et savons plus ou moins à quoi nous attendre, ceux-là ont une empreinte particulière, qui rappellent à la fois la magie des grands sauternes, dans leur caractère assis et noble, et celle de certains grands liquoreux ligériens, portés par une acidité triomphale, tout en s’en détachant. Car quelques différences subsistent – tout de même – entre les Hongrois et les Français.
Hotte, hotte, hotte
Les cépages utilisés d’abord, la vinification ensuite, diffèrent sensiblement. Six cépages blancs sont cultivés à Tokaj : le fürmint, le zeta, le harslevelu, le muscat jaune, le köverszölö et le kabar. Parmi eux, le fürmint est celui qui botrytise le mieux ; cette variété, très répandue à Tokaj puisqu’elle couvre 60% de l’appellation, se trouve aussi sur les roches volcaniques en Autriche, Slovaquie, Slovénie et Croatie. C’est un raisin très acide, avec une peau fragile, qui mûrit facilement. Vient ensuite le harslevelu (30%), un raisin qui botrytise moins mais qui est très aromatique ; on procède généralement à une macération à froid sur ses peaux pour extraire le maximum d’arômes. Les autres cépages sont plus anecdotiques mais apportent néanmoins de la complexité aux vins.
Quant à la méthode d’élaboration du tokaj liquoreux, elle a été reconnue pour la première fois en 1630. On ne garde que les grains les plus nobles (notamment des fürmints, qui s’y prêtent le mieux), atteints par le botrytis et appelés « aszu », mot qui signifie « desséché » ; concentrés et rabougris, ils ressemblent alors à des raisins secs.
Il existe aussi deux autres types de vendanges : des raisins sans botrytis, qui serviront à produire des vins blancs secs, et des raisins avec du botrytis, mais moins concentrés que les aszus, qui entreront dans des vins de type vendanges tardives ou szamorodni (récoltés début novembre).
Les aszus, ou raisins sûrmuris, sont récoltés grain par grain. Selon les millésimes, ils peuvent être botrytisés ou passerillés. Il faut alors 150 à 200 vendangeurs pour les ramasser. Un vendangeur récolte en moyenne entre 6 à 10 kilos de grains nobles par jour… Ces grains si secs qu’ils ne peuvent pas être pressés sont incorporés aux moûts de l’année. Historiquement, on ajoutait une ou plusieurs hottes (puttonyos) de ces raisins. C’est ainsi qu’est née la classification entre 3 à 6 puttonyos, qui correspond à un degré de sucrosité croissant : plus de 60g/l de sucre pour le 3 puttonyos, plus de 90 g/l pour le 4 puttonyos, plus de 120 g/l pour le 5 puttonyos et enfin plus de 150 g/l pour le 6 puttonyos. Quant à l’eszencia, à la consistance sirupeuse, et titrant 1% d’alcool, on ne peut pas le classer dans la catégorie du vin.
Le domaine de Disznoko produit environ un tiers de chaque vin (sec, szamorodni et aszu), pour un volume total variable, entre 200 000 et 300 000 bouteilles par an. Tout dépend du millésime, les 2009 et 2010 par exemple ayant donné de tout petits volumes, contrairement au 2008. Enfin, sachez que les vins sont élevés en fûts, dans du bois hongrois, mais aussi des barriques de Château Suduiraut !
La verticale
La dégustation proposée par Laszlo nous a propulsés dans le monde des grands vins, indéniablement. Avec des profils variés et des intensités différentes, résultant de millésimes plus ou moins riches, ces Tokajis Aszu de Disnoko étaient simplement fabuleux. Nous sommes remontés jusqu’au millésime 1993 (ou plutôt descendus) sur des catégories de 5 et 6 puttonyos. Je vais évoquer ici les six qui m’ont le plus séduite, mais on pourrait disserter des heures durant sur tous les vins du domaine, tous de belle facture. J’attends vos questions et commentaires
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- 2006 Tokaji Aszu 5 puttonyos : grand vin, noble et racé, au nez de sous-bois et de cire. Grande liqueur, portée par une acidité tranchante. Tension, vivacité, tout n’est pas encore en place car ce vin porte encore le fruit de sa jeunesse (il n’est pas encore commercialisé). Amertume sur la finale, retour superbe. J’ai beaucoup apprécié ce vin énergique.
- 2003 Tokaji Aszu 5 puttonyos : millésime également chaud mais moins qu’en France, ce 2003 cultive un air débonnaire, avec une bouche musclée, tout en rondeur, sur la pâte de fruits, l’abricot confit. Sensuel, fin et équilibré, ce n’est pas
le plus fin de la série mais il est doté d’un charme indéniable et surtout prêt à boire.
- 2002 Tokaji Aszu 5 puttonyos : miam miam. Celui-là je l’adore et tant pis pour le blasphème. Le nez fumé, de vanille, ouvre sur une bouche grasse et onctueuse, avec un accent d’orange amère. Très fin, avec aussi des notes de miel d’acacia et d’agrumes confits, il allie complexité et élégance.
- 2000 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est le millésime qui a le moins d’extrait sec, et un peu moins d’acidité. Grande structure, large, côté confit et crémeux très savoureux. Notes de raisin de Corinthe. Vin sphérique, tout en douceur et délicatesse, un peu moins tendu et frais que les précédents.
- 1999 Tokaji Aszu 6 puttonyos : c’est LE grand millésime des années 90. A se damner. Couleur superbe d’intensité, de paille brune. Nez de camphre, très riche, confit, sur les fruits secs. Bouche de même acabit, splendide de complexité et de saveurs mêlées, avec une liqueur parfaite. Grande race, acidité au poil. Finale énorme, forcément.
- 1995 Tokaji Aszu 6 puttonyos : on entre là dans le dur, avec des vins qui ont pris de l’âge sans pour autant être évolués. Le nez reste frais, ouvert, sur l’abricot sec. Bouche large onctueuse, de grande tension, rappelant l’amande.
Ce n’est là qu’un tour de piste bien sûr. Le reste de la gamme est de même rigueur et réussite. Enfin pour terminer, petit tour d’horizon des mille et une façons de déguster ces vins d’or : poulet rôti avec une peau croustillante, simple et imparable, cuisines exotiques, épicées ou légèrement sucrées-salées. En dessert, pourquoi pas, sur l’acidité d’une tarte au citron.
Reportage de Véronique Raisin.
NB : certaines voyelles portent un accent aigu, que j’ai paresseusement subtilisé, mon clavier se prêtant difficilement au bilinguisme.
Tokay, pinot gris, quelle différence ?
Encore appelé il y a peu « tokay pinot gris », le cépage pinot gris est aussi présent dans sa Bourgogne originelle sous le nom de Beurrot. Depuis le 1er avril 2007, la mention tokay est redevenue l’apanage exclusif des vins liquoreux produits en Hongrie.
L’épilogue de 80 années de tractations entre les deux pays, puisqu’un premier accord bipartite datant de 1926 prévoyait l’abandon par la Hongrie de la dénomination « cognac » en échange d’une disparition du terme tokay sur les étiquettes de vins français. Cet accord n’avait jamais été appliqué, mais l’entrée de la Hongrie dans l’Union européenne, en 2004, avait été l’occasion de rouvrir le débat.
A lire également :
Vinification des liquoreux : passerillage ou botrytis ?
La vinification des vins liquoreux de Sauternes
Quels accords mets et vins sur les desserts aux agrumes ?
Retrouvez aussi un reportage video sur le domaine Disznoko, réalisé par Obiwine.
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Un livre et un coffret-jeu sélectionnés par iDealwine chez Larousse
décembre 21st, 2011 by Rédaction iDealwine
Il est encore temps de penser à un cadeau pour un passionné de vin dans votre famille ou chez vos amis. C’est pourquoi iDealwine vous présente cette semaine sa sélection chez Larousse : un livre et un coffret-jeu
« Livre de Cave » – 19.90€
Un livre ludique et animé pour constituer sa cave et garder son vin dans les meilleures conditions. Un ouvrage très agréable, truffé d’animations originales et pratiques à décrocher pour afficher dans sa cave (tableau des millésimes par exemple) ou à emporter (cahier des prix des vins)
Ce livre complet pour l’amateur néophyte permettra de :
- Connaître le vin (terroirs, cépages, technique de vinification)
- Garder son vin (identification des vins de garde, conseils de garde)
- Gérer sa cave (aménager sa cave, conditions optimales)
- Boire son vin (accords mets et vins, servir, déguster…)
Ce livre fournit enfin les outils indispensables à la tenue parfaite d’une cave : fiches de cave et étiquettes de cave détachables.
Un beau cadeau pour profiter de son vin et suivre l’évolution de sa cave sans en perdre une goutte !
Organiser ses soirées dégustation (coffret-jeu) – 17.90€
Ce coffret contient tout l’art de la dégustation qui est décortiquée, étape par étape, sous forme de jeu.
Qu’est ce qu’un cépage ? Quels sont les arômes de tel ou tel cépage ? Des questions qui trouveront réponse dans ce coffret-jeu. Animez, participez et progressez lors de soirées conviviales entre amis.
Un matériel conçu par un professionnel et adapté à tous les niveaux, du débutant à l’amateur confirmé.
Ce coffret se compose d’un livre-guide pour préparer l’animation des dégustations, de cartes de jeu ainsi que d’un bloc fiche de dégustation à remplir au cours du jeu.
6 thèmes de dégustation sont inclus dans ce coffret qui permettront de découvrir les secrets du vin : initiation aux rouges et aux blancs, identification de cépages, différencier un vin jeune d’un vin évolué, etc.
Déguster, c’est jouer ! A votre tour !
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Cadeaux de Noël : notre sélection de livres
Début du Quiz des amateurs iDealwine sur Facebook : plus de 3000 euros de cadeaux à gagner !
Zoom sur le Domaine de La Butte : des cabernets francs au sommet
décembre 8th, 2011 by Rédaction iDealwine
Après plus de dix ans passés à l’élaboration exclusive de blancs, la tentation d’appliquer les mêmes méthodes sur des rouges a fini par devenir réalité pour Jacky Blot. Partons à la découverte du domaine de La Butte où il vinifie avec talent le cabernet franc.
Pour trouver de beaux terroirs à cabernet franc, Jacky Blot a parcouru les secteurs de Chinon, Saint-Nicolas-de-Bourgueil et Bourgueil, dans cette partie de la Touraine où ce cépage trouve les conditions climatologiques idéales.
Encore fallait-il faire coïncider des conditions géologiques toutes aussi favorables. Malheureusement, depuis plusieurs dizaines d’années, l’extension de ces vignobles s’est prolongée dans les plaines alluvionnaires de la Vienne et de la Loire. Difficile de trouver un grand terroir capable de produire des vins authentiques aux antipodes des vins de soif fruités à travers lesquels la Loire est trop souvent connue.
Jacky Blot a fini par trouver quatorze hectares, dont douze d’un seul tenant, entièrement placés sur l’un des plus beaux coteaux de Bourgueil, exposé plein sud sur des pentes inhabituelles dans la région. Le Domaine de la Butte, bordé par la forêt qui le protège des gelées, domine les plaines alluvionnaires. La situation est exceptionnelle, le paysage magnifique et, cerise sur le gâteau, le domaine dispose d’une cave gigantesque taillée dans le roc… Les rêves les plus fous sont devenus réalité…
L’ensemble du domaine repose exclusivement sur des roches sédimentaires calcaires de la fin du secondaire. Le pied de la butte repose sur du turonien inférieur, mi-pente sur du turonien moyen et supérieur, le haut de la butte datant de l’éocène. La roche mère est partout très proche, à peine recouverte d’argile au pied de la butte et de sables éoliens à mi-pente. Pas le moindre pied de vigne planté dans les alluvions de Loire. Le terroir est exceptionnel par la présence permanente du calcaire, par et par ses belles pentes orientées plein sud.
La possibilité d’utiliser le cabernet-sauvignon, autorisé à Bourgueil, n’a pas été retenue. L’ensemble est donc planté exclusivement en cabernet franc. L’âge moyen des vignes d’un peu plus de trente ans offre une grande diversité, de dix ans sur le haut de la Butte à cinquante ans dans la partie mi-pente.
Comme à Montlouis et à Vouvray, sur l’autre domaine de Jacky Blot (La Taille aux Loups), le vignoble de Bourgueil est entièrement labouré et traité de façon extrêmement raisonnable, sans insecticide ni désherbage chimique
Vendanges manuelles
Les vendanges sont évidemment entièrement manuelles, en utilisant des méthodes rodées depuis plus de 10 ans à Vouvray et à Montlouis.
Les vendangeurs, tout en éliminant les grappes encore roses ou abîmées, chargent la vendange dans les hottes. Le raisin est délicatement posé sur des tables de tri au bout du rang sur lesquelles chaque grappe est examinée et débarrassée de tout élément indésirable. Le raisin retenu est alors poussé dans les caisses pouvant contenir environ 20 kg de raisins, sans le moindre risque d’écrasement.
A l’arrivée au-dessus de la cave, le raisin sera déposé pour un ultime tri sur une table à tapis roulant, avant d’être éraflé et dirigé, sans foulage, par gravité dans les cuves de vinification.
La vinification a lieu dans la cave creusée dans le roc. Elle se fait soit dans des cuves bois pour les plus grands vins, soit dans des cuves béton. La fermentation sans ajout de levure, se prolonge par une période de macération plus ou moins longue selon les cuvées. Les vins sont ensuite stockés dans différents contenants pour l’élevage.
La mise en bouteille s’effectue sans filtration. La cuvée “Le Pied de la Butte” est mise en bouteille au printemps, “Perrières” et “Le Haut de la Butte” sont mises en bouteille après un élevage d’un an, au début de l’automne. “Mi Pente“ bénéficie d’un élevage de seize à dix-huit mois.
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Zoom sur le Clos du Caillou : ancien et moderne à la fois !
octobre 24th, 2011 by Rédaction iDealwine
Ce très ancien domaine, qui a longtemps été réputé pour l’excellence de ses côtes-du-rhône, s’est étendu ensuite sur l’appellation Châteauneuf-du-Pape où il produit des vins (certifiés bio) de facture plutôt moderne et réputés dans le monde entier.
Le Clos du Caillou est idéalement situé, sur la commune de Courthézon. Il est composé de 44 ha en appellation Côtes du Rhône, et de 9 ha en appellation Châteauneuf-du-Pape. En 1936 son propriétaire refusa de faire visiter son domaine aux experts chargés de la délimitation de l’appellation. De ce fait, le Clos n’a pas été retenu, et aujourd’hui, le Clos du Caillou demeure une enclave dans l’appellation Châteauneuf-du-Pape.
N’ayant pas été classé en 1936, le Clos est donc resté en appellation côtes-du-rhône villages. Aujourd’hui, à l’intérieur du Clos, sur un terroir identique à celui des châteauneufs qui entourent le domaine, Le Clos du Caillou produit des côtes-du-rhône à la fois riches et soyeux. Les différentes cuvées s’appellent : Côtes-du-Rhône Clos du Caillou, le Bouquet des Garrigues, les Quartz, et la Réserve. A l’extérieur du Clos, les vignes classées en Châteauneuf-du-Pape sont regroupées par terroir et vinifiées séparément. Le terroir de sable est à l’origine de deux cuvées : les Safres et la Réserve. Le terroir de galets roulés produit pour sa part la cuvée Les Quartz.
Le vignoble a été planté essentiellement lors de son acquisition, par la famille Pouizin en 1956. Aujourd’hui c’est donc un vignoble de plus de cinquante ans composé en cépages rouges de grenache (80%), syrah (9%), mourvèdre (5%), cinsault (1%), counoise (1,5%), carignan (2,5%) et muscardin (1%), et en cépages blancs de clairette rose (32%), grenache blanc (27%), roussane (24%), clairette blanche (9%), viognier (6%), et bourboulenc (2%).
Les terroirs essentiels du domaine sont :
- les sables sur un sous sol marneux aux lieux-dits « Les Cailloux », et « Les Cassanets ». Ce terroir constitue un des terroirs les plus intéressants de l’appellation. Il présente l’intérêt d’être très filtrant en évacuant les excès d’eau très rapidement. Ce terroir permet aux raisins de mûrir plus rapidement, de présenter une précocité très marquée (15 jours par rapport à un terroir de galets).
Les vins issus de ce terroir se caractérisent par la finesse, l’élégance, des tanins souples et d’une manière générale un style très bourguignon.
- les galets roulés en coteaux, terroir principal de l’appellation sur les lieux-dits « Les Cassanets », ou « Les Garrigues » en Côtes-du-Rhône. Ce terroir est composé de molasse marine du miocène recouvert par des galets, qui évoque le passage du Rhône à cette époque. Les galets ont un rôle bénéfique sur la qualité des raisins : ils emmagasinent la chaleur durant la journée, et la diffusent lentement durant la nuit.
Les vignes du Clos du Caillou sont travaillées dans le respect de la nature : amendements organiques et composts, labours réguliers sans utilisation d’herbicides, des traitements phytosanitaires réduits à l’utilisation du soufre et du cuivre (Le Clos du Caillou est certifié bio depuis 2010). Les raisins sont exclusivement récoltés à la main et triés avant leur arrivée à la cave. Les vinifications sont souvent précédées d’une macération à froid pendant quelques jours. Les vins rouges sont éraflés partiellement ou totalement en fonction du millésime ; suit la phase de fermentation et de macération avec des pigeages manuels, remontages et délestages. Les vins sont ensuite élevés en foudres et en demi-muids pendant 15 à 18 mois dans les caves souterraines du domaine tempérées naturellement (13 à 15 degrés).
Le domaine du Clos du Caillou : ce qu’en dit la presse
Le Guide RVF des Meilleurs Vins de France 2012
Situé sur des galets roulés en coteaux mais aussi sur des sols de sables et de safres, le vignoble du domaine a été, en grande partie, planté dans les années 1950, au lieu et place de bois. Il atteint aujourd’hui un âge respectable. Les deux châteauneuf-du-pape produits sont des vins modernes, où l’on recherché des textures extrêmement lisses, primant parfois au détriment du relief.
Le Guide Bettane & Desseauve des Grands Vins de France 2012
3 BD sur 5
Disposant d’installations performantes et adaptées, Sylvie Vacheron s’appuie sur un vignoble situé au nord-est de l’appellation dont une partie produit d’excellents côtes-du-rhône. En châteauneuf, elle réalise des vins concentrés et modernes, très fruités et savoureux, parfois un peu trop chaleureux. L’ensemble est hautement recommandable.
Découvrez les vins du domaine du Clos du Caillou actuellement en vente sur iDealwine.

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Domaine Clos du Caillou
Châteauneuf-du-Pape “Les Safres” 2009 – Rouge |
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| 17,5/20 Bettane & Desseauve
17,5/20 RVF 17/20 Jancis Robinson 88-90/100 Robert Parker 90-92/100 IWC Stephen Tanzer |
prix spécial
28.00€ TTC La bouteille – 75cl
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| Un vin suave, à la fois puissant et doux. Matière riche pour plats
de viandes mijotées en sauce |
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Domaine Clos du Caillou
Châteauneuf-du-Pape Les Quartz 2009 – Rouge |
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| 91-93/100 Robert Parker
91-93/100 IWC Stephen Tanzer 18,5/20 Bettane & Desseauve 17,5/20 Jancis Robinson 16,5/20 RVF |
prix spécial
40.00€ TTC La bouteille – 75cl
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| Un beau vin puissant mais qui reste élégant avec ses tannins policés. Pour viandes rouges saignantes
ou gibier à poil |
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Niveau, étiquette : ce qu’il faut savoir avant d’enchérir sur un vieux vin
septembre 20th, 2011 by Rédaction iDealwine
Niveau du vin dans la bouteille, état de l’étiquette et de la capsule… autant d’indicateurs qui permettent de déterminer si une bouteille convoitée dans une vente aux enchères de vins vaut la peine d’être achetée … et bue ! Décryptage.
Difficile, voire périlleux de se lancer dans l’achat de vin aux enchères quand on ne connait pas les conditions de conservation d’une bouteille, à fortiori ancienne. Heureusement, les pros des salles de vente ont dans leur besace quelques trucs et astuces pour percer les mystères de la bouteille. Deux d’entre eux sont cruciaux : le niveau du vin dans le flacon et l’état de l’étiquette.
Le niveau du vin dans la bouteille constitue un indice implacable : c’est lui qui vous permettra de déterminer si le flacon en question a été conservé dans une cave digne de ce nom. L’âge venant, le bouchon de liège devient poreux, et favorise l’évaporation du vin. Un phénomène qui s’accentue si la cave n’est pas à la température adéquate (trop chaude), ou si elle est trop sèche. Donc attention au niveau anormalement bas pour un cru encore relativement jeune : à la dégustation le vin risque de vous décevoir.
Dans les catalogues de vente, la terminologie adoptée pour décrire le niveau diffère selon que la bouteille est de forme bordelaise ou bourguignonne. Pour ces dernières, on le calcule en nombre de centimètres qui sépare la capsule du niveau du vin.
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Outre les indications classiques de provenance et de millésime, l’étiquette apportera également de précieuses indications sur la cave où a été conservé le vin. En effet, une étiquette piquée, tâchée par l’humidité, témoignage d’un niveau d’hygrométrie satisfaisant, plaira à l’amateur qui s’apprête à déguster le vin… Mais moins aux acheteurs qui destinent ce flacon aux marchés asiatiques, friands d’étiquettes parfaites. Mais ne vous méprenez pas pour autant : une étiquette impeccable n’est pas forcément mauvais signe : d’une part la qualité de papier employé par les domaines pour imprimer l’étiquette diffère considérablement d’un producteur à l’autre. D’autre part, de nombreux amateurs, soucieux de les préserver de l’humidité de leur cave, enrobent leurs précieux flacons d’un film plastique alimentaire. Un moyen très efficace.
Pour en savoir plus sur l’achat et la conservation de vin, rendez-vous dans la rubrique « A la découverte du vin » d’iDealwine. Une vraie mine d’informations, ainsi que tous nos conseils pour conserver vos bouteilles dans les meilleures conditions jusqu’au grand jour…
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Portrait d’amateur : brèves de comptoir avec le tennisman Michaël Llodra
juin 7th, 2011 by Veronique Raisin
Mercredi 1er juin. Tandis qu’Aubert de Villaine déambule quelque part des les allées de Roland Garros, nous avons rendez-vous avec Michaël Llodra – dit Mica – 24e joueur mondial et demi-finaliste en double cette année. Souriant, il nous mène dans le repaire des joueurs, pour une interview sans tabous autour du vin et de sa convivialité.
Le vin, c’est votre deuxième passion ?
Non ma première ! Je dirais que le tennis est mon métier mais que le vin, c’est vraiment ma passion.
Cela ne fait pas tellement longtemps que vous vous y intéressez de façon méthodique et pourtant vous semblez déjà très bien connaître les bonnes bouteilles.
C’est vrai que j’ai vraiment découvert le vin il y a une petite dizaine d’années. Mon père a pourtant travaillé pendant quinze ans pour la Maison Richard mais sans me transmettre vraiment sa passion. C’est grâce à mon ancien entraîneur Lionel Roux que j’ai découvert le vin. Il habitait Lyon et me faisait souvent goûter des vins du Rhône. Ensuite, j’ai lu des tonnes de livres sur le sujet ! Aujourd’hui c’est moi qui conseille mes amis sportifs ! J’achète pour eux aussi ; ils me font confiance. Mais on est avant tout des passionnés : on achète le vin pour le boire.
La vie de sportif n’est donc pas synonyme d’abstinence absolue ?
Dans mon cas, non. Il suffit de ne pas en abuser. Je m’autorise un verre de bon vin rouge, même la veille d’un match. Il n’y a que le vin blanc que je consomme très peu, car plus acide, il est moins bon pour les muscles et peut favoriser les crampes.
D’autres joueurs et joueuses de tennis apprécient beaucoup le vin…
Amélie Mauresmo, Nicolas Mahut sont aussi des passionnés. Yannick Noah (fan des bourgognes), lorsqu’il était capitaine de l’équipe de Coupe Davis, avait instauré des moments de partage et de convivialité autour du vin. Depuis, c’est resté. Henri Leconte et Guy Forget sont aussi de bons connaisseurs.
Vous avez débuté votre apprentissage par les vins de la Vallée du Rhône. Y a t-il d’autres régions que vous appréciez ?
C’est vrai que j’ai appris avec le Rhône. Mais j’aime beaucoup le bordeaux également et je commence à goûter les vins d’Alsace. J’ai aussi bu les cuvées Pur Sang et Silex 2004 de Dagueneau : fabuleux ! Je découvre aussi les vignobles étrangers au gré de mes déplacements. Récemment, j’étais à Adelaïde où j’ai visité la Winery Penfold’s.
Dans les moments de victoire, vous avez un vin en particulier que vous aimez boire ? Champagne ?
Je ne suis pas très « bulles » à la base… Mais je m’y mets ! J’aime beaucoup la vinosité des champagnes Bollinger, et le Champagne Henri Giraud à Aÿ. Mais quand je gagne, on descend à la cave… et on improvise !
Lorsque vous serez retiré des cours, envisagez-vous d’acheter un domaine ?
Pourquoi pas… Avec Amélie peut-être ! On a un ami qui est courtier sur Bordeaux, il pourrait nous conseiller. En tout cas, si ça devait se faire, ce serait plutôt dans le Médoc, où il y a plus de choix pour acheter un peu de vignes.
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Gruaud-Larose 1982, samedi soir dernier. Exceptionnel ! Il y avait de belles bouteilles ce soir-là, dont un fabuleux Sociando-Mallet 1990, Côte-Rôtie La Mouline 1990 et Troplong-Mondot 1990 également. Mais le Gruaud-Larose les a surpassés.
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
La carafe. Une belle carafe, ça en jette. Je collectionne les carafes, notamment les Riedel, très design. Et en plus je trouve que ça conserve le mystère. J’aime bien goûter à l’aveugle. Je me suis trompé de quarante ans sur un Latour… Mais c’est ce qui est magique avec le vin, on peut le goûter et le regoûter sans cesse, il évolue tout le temps. On ne goûte jamais deux fois le même.
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum sans hésiter. C’est le format idéal. Lorsqu’on est nombreux, le double-magnum est bien aussi et reste très joli.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Le Cinq, allées de Tourny. C’est à Bordeaux, mon club est là-bas. Ils ont un pâtissier de l’espace et une côte de boeuf formidable. C’est très décontracté, le cadre est familial, j’aime beaucoup.
Votre accord mets et vin préféré ?
Tout simplement une côte de boeuf avec un rouge puissant. La Mouline ou la Turque par exemple. Là on est proche de l’orgasme…
Le vin que vous avez honte de boire ?
Je n’ai jamais honte de boire du vin ! J’aime bien tout, des vins plus accessibles aussi comme ceux que j’ai goûtés récemment : Château Recougne (Bordeaux Supérieur), Château Belle-Vue et Château Beaumont dans le Haut-Médoc.
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
C’était en 2003. Je buvais déjà du vin avant mais à ce moment-là que j’ai vraiment eu la révélation. Les beaux-parents de mon entraîneur de l’époque (Lionel Roux, ndlr) m’ont fait goûter un Saint-Joseph de Guigal, Lieu-Dit 2003.
La bouteille qui a déclenché votre passion
J’ai tout de suite adoré Léoville Las Cases 2001. J’ai rencontré Jean-Hubert Delon, le propriétaire, un personnage attachant et fabuleux. Je ne suis jamais déçu par ce saint-julien !
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Un crozes-hermitage de Graillot par exemple ou un saint-joseph Vignes de l’Hospice de Guigal.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
J’ai été scotché par Latour 1959. Amélie (Mauresmo) a toujours adoré ce vin, elle me l’a fait découvrir et j’en conserve encore le goût en bouche. Je ne pouvais pas imaginer qu’un si vieux vin soit toujours aussi puissant. C’est le vin que j’emmènerais effectivement si je ne devais en choisir qu’un.
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Mouton Rothschild 1945. Amélie me nargue car elle l’a goûté plusieurs fois ! J’ai déjà goûté Petrus et Cheval Blanc 1947.
Comment avez-vous connu iDealwine ? Quelles sont vos suggestions pour améliorer le site ?
J’ai connu iDealwine via la Revue du vin de France, sur les meilleures ventes du mois à la fin du magazine. Je n’ai pas de suggestions a vous proposer, je trouve le site parfait.
NDLR – Merci beaucoup Michaël, mais chez iDealwine nous savons bien que beaucoup de points peuvent encore être améliorés
Quels sont les vins les plus présents dans la cave d’un amateur type ?
septembre 29th, 2010 by Rédaction iDealwine
Vous êtes nombreux à utiliser notre service de valorisation, proposé dans la rubrique La Cave d’iDealwine. Nous avons interrogé 200 utilisateurs qui ont bien voulu se prêter au jeu, afin de définir un profil type d’amateur.
La rubrique « Ma Cave » d’iDealwine permet, comme vous le savez, d’entrer un à un les vins qui composent votre cave (ou vos différentes caves, le nombre est illimité). Un peu fastidieux au départ, ce travail permet ensuite de suivre la valorisation de ses vins en un coup d’œil, de programmer différentes alertes sur les vins, et notamment, d’être informé en tant réel de la disponibilité de ses crus préférés dans les catalogues de vente. Profil boursier des fondateurs d’iDealwine oblige, des alertes encore plus sophistiquées ont également été développées : les alertes à la hausse du cours peuvent être interprétées comme un signal de vente ; les alertes à la baisse vous inciteront peut-être à racheter vos vins fétiches à bon prix. Amateur et/ou investisseur – ces deux points de vue ne sont pas forcément incompatibles – à vous de déterminer vos objectifs. Par ailleurs, si vous avez saisi votre cave sur iDealwine dans un but de revente, d’un seul clic vous pouvez nous l’envoyer pour la mettre en vente par notre intermédiaire.
Bordeaux omniprésent
Les caves analysées contiennent en moyenne 106 flacons, pour une valeur de 3250€.
Parmi le TOP 10 des vins les plus fréquemment recensés dans vos caves, Bordeaux se taille la part du lion, avec, en prime, ses vins les plus prestigieux : Mouton Rothschild, Margaux, Lafite, Haut Brion, Latour, Yquem, Petrus figurent en haut de la liste ; seuls deux bourgognes (Echezeaux et Pommard) viennent compléter la liste… Dans ce palmarès où la présence des grands crus de Bordeaux est littéralement écrasante, Châteauneuf du Pape figure en 12è place et Côte-Rôtie à la 30è place ; on notera également la présence de Moulin à Vent en 21è place et des portos, juste derrière, en 22è place.
| Classement | Vin les plus présents dans les caves |
| 1 | Mouton Rothschild |
| 2 | Margaux |
| 3 | Lafite Rothschild |
| 4 | Haut Brion |
| 5 | Latour |
| 6 | Yquem |
| 7 | Bordeaux (divers) |
| 8 | Petrus |
| 9 | Echézeaux Grand Cru |
| 10 | Pommard 1er Cru |
| 11 | Cheval Blanc |
| 12 | Châteauneuf-du-Pape |
| 13 | Lynch Bages |
| 14 | Léoville Las Cases |
| 15 | Cos d’Estournel |
| 16 | Montrose |
| 17 | Vosne-Romanée |
| 18 | Gruaud Larose |
| 19 | Sociando Mallet |
| 20 | Ducru Beaucaillou |
| 21 | Moulin à Vent |
| 22 | Porto |
| 23 | Auxey-Duresses |
| 24 | Pichon Longueville Comtesse de Lalande |
| 25 | Nuits Saint-Georges 1er Cru |
| 26 | Talbot |
| 27 | Gevrey-Chambertin |
| 28 | Corton Grand Cru |
| 29 | Beychevelle |
| 30 | Côte-Rôtie |
| 31 | Meursault |
| 32 | Pichon Longueville Baron |
| 33 | Mission Haut-Brion |
| 34 | Meursault 1er Cru |
| 35 | Léoville Poyferré |
| 36 | Nuits Saint-Georges |
| 37 | Volnay 1er Cru |
| 38 | Lagune |
| 39 | Giscours |
| 40 | Léoville Barton |
| 41 | Divers |
| 42 | Calon Ségur |
| 43 | Pape Clément |
| 44 | Clos de Vougeot Grand Cru |
| 45 | Angélus |
| 46 | Beaune 1er Cru |
| 47 | Gewurztraminer |
| 48 | Chasse Spleen |
| 49 | Pontet Canet |
| 50 | Haut Marbuzet |
Accédez à la rubrique Ma Cave pour créer votre cave en ligne
Vente on-line : une cave d’amateur
janvier 21st, 2010 by Rédaction iDealwine
3 catalogues et 643 lots : on fait plus dans la qualité que dans la quantité pour cette deuxième vente de l’année. Spécificité de cette vente, la plupart des vins de Bordeaux proviennent d’une même cave aux conditions de conservation parfaites !
Parmi les Bordeaux, nombreux sont les lots de 12 bouteilles. On peut ainsi mentionner Château Palmer 2000 et 2004, Château Lynch Bages 2000, Château Montrose 2000, Château Pichon Longueville Baron 2000, Château Léoville Las Cases 2004, Château Troplong-Mondot 2000, Château La Tour Haut-Brion 2000, Château Beychevelle 2000 ou encore le Château Pontet-Canet 2000.A noter également parmi les lots à pas manquer : Château Lafite Rothschild 1982 et 2005 (les deux plus grands millésimes bordelais ?), Château Margaux 1959 et 2005, Château Haut-Brion 2004, Château d’Yquem 1958, Petrus 1997 et 1983, Château Cheval Blanc 2001, Château Mouton Rothschild 1988 et 1989, Château Climens 1982, Château La Conseillante 2005, Château Ausone 1970, …
Enfin, de nombreux lots sont mis à prix à 1€ : Mouton Rothschild 1979, 1987, 1992, Lafite Rothschild 1972 et 1973, Giscours 1988, Lagrange 1986, Grand Puy Lacoste 1988, Filhot 1989, double-magnum de Château Haut Marbuzet 1982.
Côté Bourgogne, les blancs sont à l’honneur et plus spécialement ceux d’Olivier Leflaive. Les amateurs de la maison pourront trouver dans ce catalogue : Puligny-Montrachet 1er Cru La Garenne 2004, Chassagne-Montrachet 1er Cru Clos Saint-Marc 2004, Meursault 1er Cru Les Perrières et Les Charmes 2004, Beaune 1er Cru Clos Saint-Landry 2004. A noter également, le Chablis Grand Cru Les Clos du fameux domaine Raveneau.
En rouge, les appellations phare sont présentes avec Ruchottes-Chambertin Grand Cru Clos des Ruchottes Armand Rousseau 2001 (mise à prix : 1€), Clos des Lambrays 1999, Richebourg Grand Cru Anne Gros 2003, Volnay 1er Cru Santenots du Milieu Domaine des Comtes Lafon 2001, Vosne-Romanée Bouchard Père et Fils 1959, Chambertin Grand Cru Denis Mortet 1999.
Le dernier catalogue se compose de vins du Rhône, du Roussillon, de Champagne, d’Alsace et de Loire. On y trouvera pêle-mêle Châteauneuf-du-Pape du Château de Beaucastel, Vieux Télégraphe « La Crau », Hermitage Pavillon Chapoutier 1994, Hermitage Jean-Louis Chave 1986, Krug Grande Cuvée, Dom Pérignon 1995, Gauby La Muntada, Pouilly-Fumé Pur Sang Didier Dagueneau, Gewurztraminer Vendanges Tardives « Furstentum » Paul Blanck 1997.
Catalogue 1 – Clôture le 28/01/2010 à 15h
Catalogue 2 – Clôture le 28/01/2010 à 15h30
Catalogue 3 – Clôture le 28/01/2010 à 16h
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