Petit Mouton de Mouton Rothschild, un vin à suivre
décembre 2nd, 2010 by Angelique de Lencquesaing
Jusque là , il s’était montré discret. Petit Mouton, second vin du Château Mouton Rothschild, ne fait que de rares apparitions dans les catalogues de ventes françaises. Et pourtant, plusieurs lots, récemment portés aux enchères ont enregistré, à leur tour, des résultats spectaculaires.
« Petit Mouton » est le second vin de Château Mouton Rothschild. Cette cuvée a été baptisée ainsi d’après le nom de la résidence de la Baronne Philippine de Rothschild, située sur le domaine de Pauillac. Peu diffusé, produit à quelques milliers de caisses, le vin est issu des vignes les plus jeunes du domaine. Les bouteilles de Petit Mouton de Mouton Rothschild sont ornées d’une étiquette au graphisme inspiré de celle que réalisa l’artiste Jean Carlu pour le millésime 1924 de Mouton Rothschild (premier millésime mis en bouteille au Château).
Forte hausse des cotes
Est-ce cette proximité avec les étiquettes du grand vin, la référence au nom de cette famille si réputée à Bordeaux, qui séduit les amateurs, ou l’attrait qu’exercent actuellement les seconds vins, surtout quand leur nom fait explicitement référence à leur aîné ? Petit Mouton de Mouton Rothschild, relativement rare dans les catalogues, n’a pas laissé les enchérisseurs indifférents, ces dernières semaines. Adjugé en forte hausse, le vin a suscité un réajustement, à la hausse, de sa cote iDealwine.
Ainsi, le millésime 1998 a été adjugé à 77€ la bouteille, en croissance de 28% par rapport à sa cote habituelle. Le 2001 a été vendu 69€ (+47%), le 2005 a frôlé le seuil des 100€, à 99€ la bouteille (+39%). Quant au 2006, ses premières cotations se montent à 85€, déjà … Début d’une tendance ou conséquence de la flambée des cours sur les vins du Château Lafite Rothschild, et dans une moindre mesure, de Château Mouton Rothschild ? Les ventes des prochains mois apporteront la réponse.
| Vin | Adjudication unitaire | Cote iDealwine | % |
| Petit Mouton de Mouton Rothschild 1998 | 77 | 58 | 33% |
| Petit Mouton de Mouton Rothschild 2001 | 69 | 47 | 47% |
| Petit Mouton de Mouton Rothschild 2005 | 99 | 71 | 39% |
| Petit Mouton de Mouton Rothschild 2006 | 85 | ND | ND |
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Bordeaux 2005 : un point sur les prix
septembre 28th, 2010 by Angelique de Lencquesaing
Bordeaux 2005, millésime « du siècle », était récemment annoncé comme détrôné par le 2009, encore plus mythique. A la lumière des derniers résultats enregistrés dans les ventes aux enchères de vin, revenons sur cette année qui fait désormais figure de référence.
2005, rappelons-le, réunissait toutes les caractéristiques d’un millésime parfait. Des conditions climatiques idéales, des vins annoncés comme de très longue garde : 2005 représentait le candidat idéal pour l’investissement. Et, sans surprise, à l’occasion de la campagne primeurs, les grands crus bordelais avaient suscité un fort engouement. Malheureusement, la crise financière est passée par là . Et les vins, tout juste embouteillés, ont eu à subir un retournement de conjoncture économique sans précédent à partir de la fin 2008. Les cours se sont, pour certains vins, littéralement écroulés. A fin 2009, la moitié de notre échantillon de 40 crus n’avait pas retrouvé son niveau de prix de vente en primeurs (voir notre analyse annuelle des ventes aux enchères de vin).
Qu’en est-il aujourd’hui ? En dépit d’une conjoncture toujours fragile, les 2005 bénéficient de trois facteurs qui contribuent à l’amélioration des cours : tout d’abord, la qualité du millésime se confirme. Même si Robert Parker a été avare de 100/100, comme beaucoup l’espéraient, les vins sont réellement réussis, et les perspectives de garde demeurent excellentes ; rappelons que cela n’a pas toujours été le cas sur d’autres millésimes prétendument « du siècle », 2003 au tout premier chef. Par ailleurs, la demande de grands crus bordelais poursuit sa mondialisation. Certes, celle-ci s’applique pour l’instant à une catégorie restreinte de grands crus. Mais ceux-ci sont âprement recherchés sur le marché et suscitent des hausses de cours significatives et régulières, qui pourraient s’étendre progressivement à l’ensemble des grands crus classés et assimilés. Et enfin, le niveau de prix de sortie des primeurs 2009 a été le déclencheur d’un vaste mouvement de report sur les millésimes plus anciens. Les amateurs, lassés de devoir souscrire à des niveaux de prix qu’ils jugent extravagants pour des vins encore en devenir, se sont réfugiés sur des années qu’ils considèrent comme des valeurs sûres. 2005 devrait en bénéficier à plein, de même que 2000 et 1990.
La tentation de la Chine…
Sur le haut du podium, on trouve toujours Petrus, bien évidemment – mais combien de personnes ont accès à Petrus en primeur ? – Viennent ensuite des vins que le marché asiatique s’arrache : Lafite Rothschild et son second, les Carruades de Lafite, bien sûr, mais aussi, et c’est récent, deux autres seconds vins de premiers crus : les Forts de Latour et Pavillon Rouge de Château Margaux. On constate également, mais dans une moindre mesure, que le château Latour a vu son cours se redresser ces derniers mois. A souligner, la belle performance du Château Haut Brion, dont le prix de sortie en primeur était le plus raisonnable des premiers crus classés. Dans ce Top Ten figurent également de grands pomerols dont les prix sont mécaniquement tirés vers le haut en raison de leur rareté (et de leur note, comme pour l’Eglise Clinet, 100/100 Parker).
Des performances contrastées
Les indicateurs ne sont cependant pas encore tous au vert : la moitié des vins de l’échantillon enregistre une performance inférieure à 10%, quand elle n’est pas carrément négative. Certes, la situation s’améliore (on ne compte plus que 13 vins dont les cours sont inférieurs au prix de sortie en primeur, contre 17 en fin d’année dernière). Et les perspectives restent bonnes, à terme, pour le millésime qui devrait faire figure de grand classique. Les vins concernés paient le prix (si l’on peut dire) d’une politique trop gourmande de fixation du cours de sortie en primeur. Que faudra-t-il penser des 2009 dans ce cas ? Faut-il vraiment espérer que le marché asiatique sera en mesure d’absorber l’ensemble de la production bordelaise à n’importe quel prix ? Une chose est certaine : alors que, les yeux rivés sur la Chine, les grands producteurs bordelais ont semble-t-il définitivement et sans complexe tourné le dos à leurs marchés d’origine (France, Europe, Occident), le millésime garde, à un terme plus ou moins long, de bonnes perspectives de valorisation. Et peut être, pour certaines références, une dernière chance d’avoir quelques grands Bordeaux dans sa cave !
| Vin |
Prix de sortie primeur TTC* |
Cote iDealwine | Variation / |
| au 30/09/2010 | Prix primeur | ||
| Petrus 2005 |
538 |
2202 |
309,29% |
| Carruades de Lafite 2005 |
55 |
215 |
290,91% |
| Trotanoy 2005 |
90 |
176 |
95,56% |
| Lafite-Rothschild 2005 |
490 |
950 |
93,88% |
| Pavie-Macquin 2005 |
70 |
128 |
82,86% |
| l’Eglise-Clinet 2005 |
186 |
324 |
74,19% |
| la Conseillante 2005 |
106 |
176 |
66,04% |
| Haut-Brion 2005 |
340 |
525 |
54,41% |
| Pavillon Rouge 2005 |
50 |
76 |
52,00% |
| les Forts de Latour 2005 |
80 |
121 |
51,25% |
| Troplong-Mondot 2005 |
130 |
188 |
44,62% |
| la Lagune 2005 |
38 |
53 |
39,47% |
| Léoville-Barton 2005 |
72 |
100 |
38,89% |
| Beychevelle 2005 |
40 |
54 |
35,00% |
| Domaine de Chevalier 2005 |
44 |
57 |
29,55% |
| Latour 2005 |
600 |
715 |
19,17% |
| Margaux 2005 |
600 |
710 |
18,33% |
| Talbot 2005 |
40 |
47 |
17,50% |
| Lynch Bages 2005 |
70 |
79 |
12,86% |
| Angélus 2005 |
210 |
233 |
10,95% |
| Brane-Cantenac 2005 |
44 |
48 |
9,09% |
| Haut-Marbuzet 2005 |
37 |
40 |
8,11% |
| Léoville-Poyferré 2005 |
72 |
76 |
5,56% |
| Pichon-Longueville Baron 2005 |
105 |
110 |
4,76% |
| Cos d’Estournel 2005 |
164 |
165 |
0,61% |
| l’Evangile 2005 |
166 |
167 |
0,60% |
| Sociando-Mallet 2005 |
40 |
40 |
0,00% |
| Giscours 2005 |
48 |
47 |
-2,08% |
| Palmer 2005 |
209 |
198 |
-5,26% |
| Mouton-Rothschild 2005 |
490 |
464 |
-5,31% |
| Pape Clément 2005 |
126 |
119 |
-5,56% |
| Gruaud-Larose 2005 |
48 |
44 |
-8,33% |
| Vieux Château Certan 2005 |
137 |
125 |
-8,76% |
| Montrose 2005 |
91 |
80 |
-12,09% |
| Cheval Blanc 2005 |
620 |
540 |
-12,90% |
| Léoville-Las-Cases 2005 |
240 |
195 |
-18,75% |
| Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2005 |
120 |
95 |
-20,83% |
| Ducru-Beaucaillou 2005 |
148 |
115 |
-22,30% |
| Figeac 2005 |
98 |
73 |
-25,51% |
| Clinet 2005 |
84 |
55 |
-34,52% |
| * Prix de sortie primeur TTC en euros, accessibles aux acheteurs particuliers | |||
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Vente aux enchères de vin : bilan 2009 et perspectives pour 2010
Publication : Les cotations iDealwine dans L’Expansion
juillet 8th, 2010 by Rédaction iDealwineL’Expansion consacre cet été un numéro spécial au business du vin : « Enquête sur un trésor français ». Un dossier exhaustif et passionnant.
Portraits de vignerons, enquête sur les nouveaux territoires à conquérir tels que la Chine, reportages sur les régions à découvrir d’urgence telles que la vallée de l’Agly, oenotourisme… Le numéro d’été de l’Expansion consacre un dossier très complet à l’univers du vin. Sans oublier l’analyse du prix des grands crus, pour laquelle la cote iDealwine a été passée au crible.
A découvrir et à lire d’urgence !
L’Expansion n°754 – Juillet-août 2010 – 4,50€
WANTED : Le top ten des flacons les plus recherchés du moment
octobre 14th, 2009 by Angelique de Lencquesaing
Ils s’arrachent actuellement dans les ventes aux enchères. Découvrez notre palmarès des vins les plus prisés des amateurs français et étrangers.
1/ Lafite Rothschild dans les millésimes récents et aussi…
Bon, elle n’est pas totalement nouvelle, cette fièvre qui saisit la salle à chaque fois qu’un lot de Lafite Rothschild est mis en vente. On sait que Lafite est de longue date le vin le plus prisé du marché chinois. Et cela doit bien faire deux ans que nous vous expliquons que ce grand seigneur de Pauillac
connaît un engouement qui frise la spéculation. La spirale était quelque peu retombée fin 2008, au moment de l’explosion de la bulle financière… pour repartir de plus belle au cours de l’été 2009.
Très recherchés, donc, les flacons des grandes années récentes, et aussi – allez savoir pourquoi – les années en « 4 ». Numérologues, à vos explications !
En savoir plus sur le Château Lafite Rothschild.
Cotations :
Château Lafite Rothschild 2005 637€
Château Lafite Rothschild 2003 552€
Château Lafite Rothschild 2000 742€
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2/ Carruades de Lafite 2005, 2000 … et tous les autres
Dans le sillage de son glorieux aîné – et pour les mêmes raisons, un peu mystérieuses – le second vin de château Lafite enchaîne les records. Peut-on considérer ces Carruades, à l’étiquette si proche de celle du 1er cru classé de Pauillac, comme le « Lafite du pauvre » ? Pas complètement quand même, puisque certains millésimes tutoient les 150€ !
En savoir plus sur les Carruades de Lafite.
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Cotations :
Carruades de Lafite 2005 110€
Carruades de Lafite 2003 92.42€
Carruades de Lafite 2000 104€
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3/ Caisses panachées du domaine de la Romanée Conti 2005, 2002 et 1999
Ces caisses ont fait parler d’elles récemment, puisqu’une rare série d’une dizaine de millésimes était proposée à la vente il y a quelques semaines. Ces caisses sont aujourd’hui de plus en plus rares à la vente, d’où leur succès, notamment dans les grands millésimes tels que 1999, 2002 et 2005 (voir notre article sur les vins de la Romanée Conti)

4/ Bonnes Mares (tous millésimes) Domaine Georges Roumier
Une des signatures phare de la côte de Nuits. Et une production microscopique qui rend les vins parfaitement introuvables, au domaine bien sûr mais aussi chez la plupart des cavistes. Les ventes aux enchères sont ainsi l’un des seuls canaux possibles pour mettre la main sur l’un de ces précieux flacons.
En savoir plus sur le Bonnes-Mares du domaine Georges Roumier.
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Cotations :
Bonnes Mares Domaine Georges Roumier 2005 684€
Bonnes Mares Domaine Georges Roumier 2002 343.50€
Bonnes Mares Domaine Georges Roumier 1999 408€
5/ Richebourg 2002 – Domaine Leroy
Là encore, on se situe dans la catégorie des vins introuvables. Et celui est de surcroît élaboré par Lalou Bize-Leroy, véritable icône de la vinification et infatigable apôtre de la biodynamie. Ce Richebourg, mais aussi l’ensemble de sa production « domaine » (Clos de Vougeot, Romanée Saint-Vivant, Musigny…) figurent invariablement parmi les best-sellers des ventes aux enchères de vin.
En savoir plus sur le Richebourg du domaine Leroy.
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Cotations :
Richebourg Domaine Leroy 2002 775.96€
Richebourg Domaine Leroy 1999 514.68€
Richebourg Domaine Leroy 1996 498.27€
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6/ Côte-Rôtie – Domaine Jamet
Bien sûr, les cuvées phares de Côte-Rôtie (et notamment les célèbres Turque, Mouline et Landonne de la maison Guigal) sont très prisées. Mais, dans un second cercle (en termes de prix), le domaine Jamet connaît un engouement qui va croissant. Les lots issus de ce domaine sont rares, tout particulièrement la cuvée Côte Brune qui enregistre des niveaux de prix en nette hausse.
En savoir plus sur les côtes-rôties du domaine Jamet.
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Cotations :
Côte-Rôtie Domaine Jamet 2005 116€
Côte-Rôtie Domaine Jamet 1999 104.61
Côte-Rôtie Domaine Jamet 1998 87.44€
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7/ Bollinger Vieilles Vignes Françaises
Au chapître de l’introuvable, cette cuvée de la maison Bollinger est particulièrement bien placée. Issue de vignes pré-phylloxériques, on ne la croise aux enchères que très, très rarement. Le millésime 1990 a ainsi frôlé les 1000€ à la fin de l’année dernière ! (950€ exactement).
En savoir plus sur la cuvée Bollinger Vieilles Vignes Françaises.
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Cotations :
Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1999 310.59€
Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1996 626.07€
Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1990 809€
8/ Pouilly-Fumé Domaine Daguenau
Silex, Pur Sang, Buisson Renard : trois noms qui font rêver les amateurs. Déjà stars des ventes depuis quelques années, les pouillys-fumés produits par Didier Dagueneau font depuis son décès figure de collector.
En savoir plus sur les vins du domaine Dagueneau
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Cotations :
Pouilly-Fumé Domaine Daguenau Silex 2005 86.50€
Pouilly-Fumé Domaine Daguenau Silex 2003 106.75€
Pouilly-Fumé Domaine Daguenau Silex 2002 109.50€
9/ Saumur-Champigny Clos Rougeard
L’un des phénomènes très spéculatifs de ces derniers mois, ce grand domaine de vallée de la Loire produit notamment en rouge les cuvées Le Bourg et Les Poyeux que les amateurs s’arrachent. C’est peut être même encore plus vrai pour la cuvée de Saumur blanc « Brézé », un vin rarissime, et que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de meilleur vin blanc de tout le val de Loire.
En savoir plus sur le Clos Rougeard
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Cotations :
Saumur-Champigny Clos Rougeard Le Bourg 2005 177.17€
Saumur-Champigny Clos Rougeard Poyeux 2005 69.33€
Saumur-Champigny Clos Rougeard Brézé 2005 95.50€
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10/ Vin de pays de l’Hérault Grange des Pères
Un grand vin du sud, qui frôle les 80€ dans les grandes années, un niveau de prix rarement atteint aux enchères pour les vins de cette région ! A suivre attentivement, donc…
En savoir plus sur le domaine de la Grange des Pères.
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Cotations :
Vin de pays de l’Hérault Grange des Pères 2005 69.50€
Vin de pays de l’Hérault Grange des Pères 2000 78€
Vin de pays de l’Hérault Grange des Pères 1998 80.50€
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Quelles perspectives sur le front des enchères à la rentrée ?
septembre 10th, 2009 by Angelique de Lencquesaing
Quelles perspectives attendre du marché des enchères de vins ? Les ventes de l’été, plus rares cette année, n’ont pas été boudées pour autant par les amateurs. Premier volet de notre analyse, le marché des Bordeaux. A suivre, les vins de Bourgogne, de vallée du Rhône, de Champagne et des autres régions.
Qui achète (et boit) encore du Lafite en dehors des amateurs chinois ?
A Bordeaux, Lafite Rothschild – et son second, Carruades de Lafite - continuent à faire parler d’eux. Les prix du premier cru de Pauillac et de son second vin sont nettement repartis à la hausse ces dernières semaines, à la faveur d’un engouement qui nous vient de l’Asie, et de la Chine au tout premier chef. Le succès de ces deux vins représente-t-il l’arbre qui cache la forêt ? Tout est question de modération dans les prix. Ce qui est certain, car nous le constatons lors des ventes (et, plus encore par l’ardeur des internautes sur notre site !) les amateurs n’ont pas renoncé à acheter, et c’est plutôt bon signe. Cependant, ils veulent garder, en plus du plaisir d’acquérir un joli cru, l’idée que leur achat constituera une « bonne affaire ». La sacro-sainte « bonne affaire » que les catalogues de Foires aux vins commencent déjà à nous déballer au kilomètre…
Les prix des premiers crus classés ont enregistré une nette décrue ces derniers mois. Latour et Margaux sont aussi plus difficiles à vendre sur les millésimes récents, la hausse des prix ayant été très conséquente au cours de la période 2006 – 2008. Haut Brion et Mouton Rothschild ont enregistré des hausses de prix moins conséquentes sur cette même période, les vins se situent donc à des niveaux de prix plus sages, qui facilitent les échanges.
Dans le Médoc, il faut se garder d’acheter massivement (ou en tous cas trop cher) les vins que l’on retrouvera facilement, parfois à des niveaux de prix bradés, dans les catalogues des Foires aux vins. Un domaine comme Sociando Mallet pourrait un jour voir son image écornée par sa présence systématique en tête de gondole des principaux hypers de France, à un prix qui ne motivera plus aucun amateur à acheter en primeur, puisqu’il est rigoureusement identique, voire même un peu plus bas… Une solution : bien vérifier les cotations iDealwine avant de partir pousser votre caddy (ou votre souris) ! Recherchez les millésimes qui avaient beaucoup augmenté en 2006 et 2007, et qui enregistrent actuellement un trou d’air dans les ventes : 1990, 1995, 1996. De sublimes années à savourer actuellement. A rechercher également, dans un objectif de dégustation, et non de placement, les petites années de la décennie 1990. Plombées par l’idée générale que ces années sont de mauvais millésimes, les premiers et seconds crus classés ont produit de superbes 1993, 1994, 1997 et 1999. Des vins qui peuvent également être dégustés actuellement, et dont les prix sont réellement attractifs. Avoir la chance d’acquérir et de goûter le Château Haut-Brion 1993 en déboursant à peine plus de 100€ représente une vraie opportunité !
Saint-Emilion et Pomerol, un vivier de stars
Traversons le fleuve. On constatera que si les cotations de Château Cheval Blanc plafonnent, les vins de la rive droite poursuivent leur conquête du monde des amateurs. Les grands crus de Saint-Emilion (on n’ose plus dire « crus classés » tant ce classement a fait l’objet de rebondissements récents) ont enregistré, à la faveur d’investissements conséquents, un saut qualitatif réel ces dernières années. Et pourtant les cotations ne retracent pas encore systématiquement tout le chemin parcouru. Canon La Gaffelière, Clos Fourtet, Fleur Cardinale, Grand Corbin Despagne, Quinault l’Enclos sont quelques unes des valeurs montantes de l’appellation, sans parler de Figeac, désormais consacré par la RVF (3 étoiles), mais dont les prix restent étonnamment sages en regard de la qualité des vins. Même situation pour Pavie Macquin et Troplong Mondot, dont les prix restent attractifs, hormis sur le millésime 2005 dont les cotes ont littéralement flambé lorsque ces deux vins ont frôlé la note suprême de 100/100 Parker. Au sommet de la hiérarchie, il faut suivre de près Angélus et Ausone. Le premier, parce que les millésimes récents n’en finissent pas de progresser en termes de qualité, il est donc intéressant de les acquérir jeunes pour profiter à plein de leur valorisation dans le temps. Le second, pour sa rareté (1300 à 2000 caisses dans les années les plus généreuses) et le caractère unique de son terroir. Ses perspectives de garde, immenses, lui garantissent le statut de collector aux yeux des amateurs du monde entier.
A Pomerol, les domaines n’ont pratiquement rien à vendre, et d’ailleurs les vins sont très difficiles à trouver aux enchères. La Conseillante (éternel rival de Petrus ?), Clinet, L’Eglise Clinet mais aussi Gazin font figure de challengers et peuvent encore se prévaloir d’un bon rapport qualité-prix. Au sommet de l’échelle (de la rareté), on trouve Lafleur et Vieux Château Certan. Deux vins rares aux enchères, chers, et pourtant si précieux que les prix sont justifiés. Quant à Petrus, voici un domaine dont il faut suivre attentivement la cote. L’emblématique Pomerol était devenu pratiquement invendable aux enchères depuis l’éclatement de la bulle financière, en raison d’une demande désespérément atone. Aujourd’hui, les ventes repartent, au compte-goutte et à des niveaux de prix assagis. Attention aux très grandes années telles que 2000, 2005, actuellement très (trop ?) chères. Idem pour 2003, dont les cotes ont beaucoup augmenté mais qui pourrait décevoir dans le temps en raison des caractéristiques particulières du millésime. Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir les acquérir en primeur (et c’est tout de même la majorité des amateurs compte tenu du système d’allocation mis en place par la maison Moueix) guetteront les fluctuations du marché, et les creux de vente. Car tout de même, qui oserait prétendre que posséder un peu de Petrus dans sa cave représente un mauvais choix ?
Angélique de Lencquesaing
A suivre, l’analyse de la Bourgogne, des vins de vallée du Rhône, de Champagne et des autres régions.
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Les ténors de la cote iDealwine |
|
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Variation de prix depuis fin 2007 |
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Cote iDealwine au |
Cote iDealwine au |
Cote iDealwine au |
Variation |
|
|
31/12/2007 |
31/12/2008 |
01/09/2009 |
depuis fin 2008 |
|
3034 |
2768 |
2135 |
-22,87% |
|
|
2514 |
2426 |
1735 |
-28,48% |
|
|
2607 |
2581 |
1965 |
-23,87% |
|
|
ND |
2395 |
1985 |
-17,12% |
|
|
|
|
|
|
|
|
826 |
776 |
555 |
-28,48% |
|
|
858 |
820 |
629 |
-23,29% |
|
|
787 |
720 |
560 |
-22,22% |
|
|
ND |
700 |
535 |
-23,57% |
|
|
|
|
|
|
|
|
1143 |
1322 |
1166 |
-11,80% |
|
|
591 |
566 |
474 |
-16,25% |
|
|
707 |
690 |
539 |
-21,88% |
|
|
ND |
867 |
636 |
-26,64% |
|
|
|
|
|
|
|
|
750 |
740 |
635 |
-14,19% |
|
|
810 |
742 |
595 |
-19,81% |
|
|
688 |
689 |
515 |
-25,25% |
|
|
ND |
936 |
758 |
-19,02% |
|
|
|
|
|
|
|
|
1465 |
1537 |
1868 |
21,54% |
|
|
431 |
411 |
348 |
-15,33% |
|
|
830 |
943 |
905 |
-4,03% |
|
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ND |
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-21,51% |
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481 |
485 |
445 |
-8,25% |
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500 |
471 |
380 |
-19,32% |
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473 |
483 |
445 |
-7,87% |
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ND |
675 |
624 |
-7,56% |
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-12,27% |
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200 |
196 |
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-10,71% |
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490 |
520 |
470 |
-9,62% |
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ND |
487 |
485 |
-0,41% |
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Le vignoble français intéresse les investisseurs fortunés
septembre 4th, 2009 by Rédaction iDealwineLes fortunes françaises s’intéressent au vin, pas uniquement aux belles bouteilles mais également aux propriétés viticoles. On constate en effet que, fortune faite, les puissants du monde des affaires investissent de plus en plus les régions de Bordeaux, de Cognac ou de Champagne.
Alors que le magazine Challenges publie son classement des Fortunes de France, petit tour d’horizon des propriétaires. On y trouvera non seulement ceux qui ont investi dans de prestigieuses propriétés, mais aussi – et ce dès la 13e place du classement – ceux ont bâti leur fortune dans le milieu viticole.
Radoux invente OakScanTM, premier outil d’analyse de la qualité du bois
juillet 14th, 2009 by Rédaction iDealwine
Désormais, vous saurez de quel bois se chauffent les barriques… La tonnellerie Radoux, appartenant au leader mondial Oeneo, a mis au point un procédé innovant : un système d’analyse rapide, douelle par douelle, basé sur la technologie de la spectométrie proche infra rouge (SPIR), pour mesure la teneur en tanins dans le bois massif de chêne français.
Une première puisque jusqu’ici, la qualité du bois, et notamment sa teneur en tanins, n’était pas aussi finement connue. Or ce sont ces tanins (plus exactement les ellagitanins) contenus dans le chêne qui déterminent en grande partie la couleur et les propriétés organoleptiques des vins ou eaux-de-vie qu’ils enrichissent. Grâce à la classification des types de bois, les Å“nologues vont pouvoir affiner leur sélection et adapter chaque fût à chaque vin. La technologie SPIR est une méthode d’analyse rapide ; la mesure est faite directement sur le bois brut et donne un index de polyphénols très précis. Radoux est la première tonnellerie au monde à posséder cet outil. OakScan va être déployé sur la ligne très haut de gamme de Radoux, BLEND, et déployé progressivement entre juillet et septembre 2009 sur les gammes Bordeaux, Tradition et Alliance. (VR)
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La chauffe des tonneaux
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