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La “Villa Médicis”de Bernard Magrez à Bordeaux

août 9th, 2010 by rédaction iDealwine

chateau-la-tour-carnetUn mécénat au confluent de l’histoire et de la modernité : c’est ainsi que le grand passionné de vin et propriétaire de 35 châteaux et vignobles dans le monde voit sa nouvelle fondation.

Déjà impliqué dans de multiples événements à Bordeaux, comme le festival Opéra en plein air en 2008 ou encore l’aménagement d’une salle d’exposition permanente au musée d’Aquitaine, ce grand amoureux de la vie et de l’art souhaite soutenir des jeunes artistes en manque de moyens.

Il entend ainsi les aider à parfaire leur art dans les meilleures conditions possibles, au cœur de ses propriétés historiques abritant des grands crus comme le Château Fombrauge (grand cru classé de Saint-Emilion).

Tous les arts auront leur place au sein de sa « Villa Médicis » qu’il souhaite vivante et non figée comme peuvent l’être certains musées traditionnels. Dès le mois de septembre, une trentaine de peintres, vidéastes et photographes contemporains donneront vie au magnifique hôtel particulier du Château Labottière, siège du nouvel Institut culturel Bernard Magrez. Une large place sera faite aux jeunes de 18 à 25 ans, à qui sera confié la mission de transmettre leur expérience de l’art à des jeunes de leur génération.

Ses plus beaux châteaux bordelais, produisant des grands crus classés, à l’instar du Château La Tour Carnet qui accueillera des écrivains (un prix littéraire est à la clé), ou encore du Château Fombrauge qui hébergera des musiciens, sont au cœur de son entreprise philanthropique.

Le propriétaire du Château Pape Clément, à Pessac-Léognan, cherche à donner aux autres comme il a reçu durant sa vie, et souhaite faire profiter de sa passion pour l’excellence et les arts au sein de sa nouvelle fondation.

En savoir plus sur le château Pape Clément

L’histoire de Pape-Clément remonte au 13ème siècle, lorsque Bertrand de Goth, alors archevêque de Bordeaux, reçoit ces terres en cadeau. Elu Pape en 1306, il prend le nom de Clément V et rebaptise sa propriété « Pape Clément », avant de la léguer au clergé bordelais, qui garde la production pour sa propre consommation. Après la révolution, le domaine connaît une longue succession de propriétaires, qui semble le mener lentement à la déchéance, puis un épisode de grêle douloureux en 1937, qui manque de mettre définitivement un terme à sa légende. Par bonheur, les terres sont rachetées en 1939 par l’ingénieur agronome Paul Montagne, qui signe la renaissance du domaine en replantant les vignes et rénovant les chais, avant de passer la main à son fils Léo. Dès 1953, les millésimes réussis fleurissent de nouveau, mais une fois de plus, à partir de 1975, un déficit d’investissements nuit à la qualité pendant une dizaine d’années.

C’est l’arrivée en co-propriété de Bernard Magrez, figure bordelaise emblématique, qui marquera en 1985 le retour définitif à une production de haut niveau, un essor désormais conforté par les talents du célèbre oenologue consultant, Michel Rolland. Ce dernier pratique la vinification séparée, gage de complexité et de raffinement pour le vin : les raisins des différentes parcelles sont vinifiés dans des cuves à part pour leur permettre d’exprimer pleinement leur spécificité avant l’assemblage. Bénéficiant du même micro-climat que son voisin, le château Haut Brion, Pape Clément produit des vins rouges très aromatiques, souples et incroyablement raffinés. Le merlot en grande proportion, source d’un velouté remarquable, les rend accessibles dès leur jeunesse, quoi que leur aptitude au vieillissement s’avère exceptionnelle dans les grands millésimes.

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Un champagne bicentenaire peut-il encore être dégusté ?

juillet 20th, 2010 by rédaction iDealwine

plongeurLes plus grands amateurs de champagne en parlent avec passion. Une trentaine de bouteilles de champagne a été retrouvée, gisant à quelques 55 mètres de fond dans la mer Baltique.

Retrouvées par des plongeurs dans une épave au large de la Finlande, les bouteilles de Champagne conservent pour l’instant tout leur mystère. Les premières hypothèses pourraient attribuer ces bouteilles à la maison Cliquot, alors dans ses premières années, mais l’origine en reste encore floue. Ces bouteilles d’exception ont très vite été confiées à l’œnologue Ella Grüssner Cromwell-Morgan pour évaluer l’état de conservation du précieux champagne.

Selon les premiers commentaires de dégustation de l’experte, il s’agirait d’un vin « absolument fabuleux » qui aurait encore des bulles et un goût incomparables. Le millésime et l’origine ne sont pas encore déterminés avec certitude, mais une première estimation de la bouteille pourrait fixer la valeur unitaire de chaque flacon à 500 000 couronnes suédoises, soit 53 000 € environ.

Le monde du vin attend maintenant le compte-rendu des experts pour connaître le millésime et le terroir d’origine de ce champagne bicentenaire.

En savoir plus sur la Maison de Champagne Veuve Clicquot

Née en 1777, Nicole Barbe Ponsardin épouse François Clicquot en 1798. Veuve à l’âge de 27 ans, elle reprend les affaires de son défunt mari. Alors que l’Europe est à feu et à sang, elle parvient à expédier ses vins dans le monde entier. Audacieuse et imaginative, elle présente son champagne à toutes les cours d’Europe. Soucieuse de perfection, elle parcourt les caves la nuit pour s’assurer la bonne évolution de ses cuvées. Elle invente le remuage, achète des parcelles dans les meilleurs vignobles et lutte activement contre les contrefaçons. Madame Veuve Clicquot disparaît en 1866, à l’âge de 89 ans. Créée en hommage à Madame Clicquot, la cuvée La Grande Dame est marquée par la recherche de l’excellence : choix des raisins, vinification très particulière, complexité de l’assemblage à partir de huit Grands Crus et six ans minimum de vieillissement pour atteindre la maturité.

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En savoir plus sur la vinification du Champagne

Table d’été : Le Laurent, à Paris

juin 28th, 2010 by Véronique Raisin

terrasse du restaurantAux abords des Champs-Élysées, ce restaurant discret cultive l’art du service à la française et surtout celui des vins. Une adresse hautement recommandée à tous les maniaques de la température et de la verrerie !

Établissement situé au coeur des beaux quartiers de la Capitale, avenue Gabriel, Le Laurent brille de toute son étoile. Les stars s’y pressent ; en été, la jolie terrasse et le jardin voient défiler tout le CAC 40. Dans les assiettes aussi ça défile sec : la cote est au plus haut.

Le chef Alain Pégouret, aux fourneaux depuis 2001(avec une équipe de 30 personnes), a été formé auprès de Joël Robuchon et de Christian Constant. Sa cuisine est précise, subtile, élégante et évolue avec le temps. La carte est renouvelée tout au long de l’année ; les grands classiques demeurent, comme l’araignée de mer dans ses sucs en gelée, crème de fenouil ou le soufflé chaud au thé blanc “sakura”.

Philippe Bourguignon, l’hôte de ces lieux et courtois maître des cérémonies, a commencé comme jeune sommelier ; il est aujourd’hui le directeur (le restaurant est une concession de la Ville de Paris). Pour lui, le service du vin est un sacerdoce. Le Laurent est sans doute l’un des restaurants parisiens où l’affaire y est traitée le plus sérieusement du monde, avec dévotion et précision. Verrerie impeccable, service au cordeau, température réglée avec un soin millimétré… Il est heureux de s’y laisser aller, l’esprit léger, en toute confiance.

La cave, gérée par Patrick Lair, compte près de 30 000 bouteilles, avec une large place faite aux vignobles français mais aussi quelques incursions en Suisse, en Italie, au Portugal, savamment choisies.

“Les clients ressentent l’amour du vin dans cette maison ; l’âme du vin chante chez Laurent” dit Philippe Bourguignon. Le restaurant est également le siège de l’Académie du Vin de France.

Est-ce cher ? Oui, forcément, étant donné l’emplacement et la qualité du service. Menu de saison à 141 €, carte de 150 à 200 €.

Faut-il y aller ? Plutôt deux fois qu’une. La terrasse ne désemplit pas en été, réservez !

Mais encore ? Pour vos soirées privées, séminaires, repas d’affaires, ils sont très pros et rodés. Cinq salons à l’étage accueillent de 4 à 50 personnes.

Mais enfin ? ….. Damned, les petits palmiers ! Ces biscuits sculptés et dorés, à l’épaisseur dodue, s’avancent en procession avec le café et les mignardises. On craque sous le feuilletage, on fond sous le croustillant. Vous aurez plein de miettes partout, et cela, c’est chic !

Installé dans les jardins des Champs-Elysées, à l’emplacement d’un pavillon de chasse de Louis XIV, le Laurent devint une guinguette après la Révolution jusqu’au milieu du 19e. Le restaurant a pris le nom de son ancien propriétaire au début du 20e siècle.

LE LAURENT
41 avenue Gabriel
75008 Paris
Tél. : 01 42 25 00 39
http://www.le-laurent.com

Gérard Basset remporte le titre de meilleur sommelier du monde

avril 20th, 2010 by rédaction iDealwine

gbassetAu terme d’une finale acharnée qui l’opposa au français David Biraud et au suisse Paolo Basso, Gérard Basset a remporté le titre de meilleur sommelier du monde. Un aboutissement pour cet anglais de 52 ans né en France, puisque il s’agissait de sa sixième participation.

Pour l’emporter, il a dû faire la différence parmi les 52 candidats au titre. L’épreuve finale est la plus difficile. Dans un temps limité, les finalistes doivent affronter la dégustation à l’aveugle, décrire très précisément quatre vins ou encore identifier un nombre d’arômes fixé par le jury. « C’est l’épreuve la plus difficile que j’ai jamais affrontée » s’exclamait le vainqueur à l’issue de la finale.

Organisé par l’ASI (Association de la Sommellerie Internationale) et sponsorisé par Moët & Chandon, le concours de Meilleur Sommelier du Monde est organisé tous les trois ans. C’est le Chili qui recevait l’évènement cette année à Santiago. Le succès de l’opération est une véritable aubaine pour ce pays qui a subi un violent séisme, faisant près de 500 morts et détruisant plus de 10% du vignoble chilien. « Le fait que le Chili ait réussi à organiser ce concours immédiatement après le tremblement de terre montre que le pays est debout et capable d’assumer ses engagements commerciaux », se félicitait René Merino, président de Vinos de Chile.

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The importance of being Earnest. De l’importance d’être constant (dans le vin).

mars 6th, 2010 by Véronique Raisin

closeup of red wine pouringJournaliste dans le vin, c’est une bonne situation ?

Les avantages

1/ Je suis payée pour déguster du vin
2/ Je me fais plein de nouveaux amis
3/ Je passe ma vie à (me) la raconter
4/ Je voyage à l’oeil
5/ Ma cote Meetic grimpe grimpe grimpe ! (genre indice iDealwine, mais pas pareil)

Les inconvénients

1/ Tout le monde ne comprend pas bien en quoi consiste mon métier
« T’as fait quoi comme études ? Journaliste ou oenologue ?
Tu es sommelière c’est ça ?
Ah oui tu fais de la publicité ?
Mais tu fais quoi en fait, concrètement ? Tu bois ou tu glandes ? »

2/ Je suis régulièrement confondue avec un tire-bouchon
«Et Véro, toi qui t’y connais, ouvre-nous donc la bouteille. »

3/ Egalement mise à contribution à chaque gorgée de vin avalée
«Et Véro, toi qui t’y connais, il est comment ce vin ? Vas-y décris-le, ça sent quoi, comme arôme ? »

4/ Je me sens parfois un peu seule
- J’ai vu ton nom c’est formidable !
- Vous avez lu l’article ?
- Non mais j’ai vu ton nom je suis fière de toi
Variante
- Je n’ai pas tout compris mais c’était très bien écrit.

Conclusion

Je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seule chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée…

C’est exactement cela. Les rencontres. La curiosité. Le destin.

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« Trésors de Guigal » : la vente à prix fixe est ouverte

février 19th, 2010 by rédaction iDealwine

vpf-guigal-28-02-2010Vous l’attendiez… La vente à prix fixe spéciale « Trésors de Guigal » est ouverte ! Ne laissez passer aucune des quelque 80 références proposées. Vous trouverez dans cette vente 1500 lots au total, répartis sur quatre catalogues. Deux d’entre eux sont entièrement consacrés aux vins de Côte-Rôtie, dont la maison Guigal a indéniablement contribué à élever la renommée au rang des plus grands crus bordelais et bourguignons.

A noter, la présence de plus de 20 références des fameux côte-rôties « La, La, La » (La Turque, La Mouline, La Landonne), ainsi que plusieurs millésimes de la cuvée Château d’Ampuis. Mais, comme chacun sait, Guigal ne se cantonne pas à la production de Côte-Rôtie. On trouvera également à la vente de belles réussites issues des appellations du nord ou du sud de la vallée du Rhône, et notamment l’Hermitage Ex-Voto ou le Saint-Joseph Vignes de L’Hospice.

Pas une minute à perdre ! La vente est ouverte jusqu’au 28 février 2010.

Guigal, un acteur majeur de la vallée du Rhône

Aujourd’hui reconnue dans le monde entier, la maison Guigal n’est pas étrangère à l’essor de l’appellation de Côte-Rôtie, qui a pourtant failli être anéantie à plusieurs reprises, lors de l’invasion du phylloxera à la fin du 19ème siècle, de la crise économique de 1929, puis des deux guerres mondiales.

Situé à Ampuis, le berceau des vins de Côte-Rôtie, le domaine Guigal fut fondé en 1946 par Etienne Guigal. Arrivé dans la région en 1923 à l’âge de 14 ans, celui-ci participa au début de sa carrière au développement des Etablissements Vidal-Fleury. Malgré son jeune âge, son fils Marcel Guigal fut amené à le seconder dès 1961, quand Etienne Guigal devint aveugle. En 1984, Guigal racheta en totalité la société Vidal-Fleury, laquelle conserve cependant son identité propre et son autonomie commerciale. Depuis 2000, le domaine Guigal est également propriétaire de l’ancien domaine Jean-Louis Grippat à Saint-Joseph et Hermitage ainsi que l’ancien domaine de Vallouit en Côte-Rôtie, Hermitage, Saint-Joseph et Crozes-Hermitage.

Mû par un constant souci de qualité, le travail de maître mené par la famille Guigal a porté ses fruits.

Désormais, Marcel Guigal et son fils Philippe, brillant oenologue, continuent d’accorder un soin considérable à l’ensemble des tâches vitivinicoles : lutte raisonnée, travail entièrement manuel dû à l’inclinaison de la parcelle à près de 45°, vinifications en cuve inox thermo-régulées, élevage en fûts de chêne neuf pendant 42 mois (pour les cuvées de Côte-Rôtie La Mouline, La Landonne et La Turque) afin de permettre au vin d’affirmer pleinement ses arômes, etc. Le domaine Guigal vinifie et élève dans ses caves d’Ampuis les vins issus des appellations septentrionales de la vallée du Rhône. L’élevage des vins des grandes appellations méridionales (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Tavel et Côtes-du-Rhône) est également assuré dans ces mêmes caves.

En matière de patrimoine également, l’illustre domaine se distingue : le siège social en est situé au Château d’Ampuis, un joyau de la Renaissance protégé au titre des Monuments Historiques.

Accédez aux vins des différentes appellations proposées dans cette vente :

Côte-Rôtie

Hermitage

Crozes-Hermitage

Saint-Joseph

Condrieu

Châteauneuf du Pape

Gigondas

Côtes du Rhône

Rasteau, Vinsobres en vallée du Rhône : prix très doux et qualité au rendez-vous !

février 9th, 2010 by Véronique Raisin

vigne-et-galletDans le Vaucluse il y a des truffes, certes… mais il y a aussi les vins de Rasteau, étape incontournable sur la route des vignobles rhodaniens. Quant à Vinsobres, l’appellation a accédé en 2006 au rang de premier cru des côtes du Rhône de la Drôme provençale.  Une reconnaissance bien méritée !

Au nord d’Avignon, un peu au-dessus de Gigondas et de Vacqueyras, le vignoble des côtes-du-rhône-villages Rasteau jouit de coteaux bien exposés, plein sud, protégés du mistral. Les sols de Rasteau sont très variés. Vignoble “d’altitude” (1200 hectares, jusqu’à 300 mètres), on y retrouve des terres de composition argilo-calcaires, des sols squelettiques sur marne et des sols rouges sur grès. Et comme son voisin Châteauneuf-du-Pape, de nombreuses parcelles sont recouvertes de galets roulés de quartz et de calcaire. Ces sols bruns et  calcaires sont propices à la syrah, au grenache, au mourvèdre, au carignan et au cinsault pour les rouges. Les blancs sont issus de clairette, roussanne, grenache blanc et bourboulenc. La terrasse du Plan de Dieu permet l’élaboration de vins plus puissants, destinés à une garde plus longue.

Enfin Rasteau produit également des vins doux naturels : un doré à base de grenache noir vinifié en blanc et un rouge à partir du même cépage. C’est d’ailleurs pour ces vins que le vignoble de Rasteau, l’un des plus importants du Vaucluse, était connu au XVIIIème siècle. L’appellation communale Côtes du Rhône Villages Rasteau est reconnue AOC depuis 1967.

La cave de Rasteau

La cave de Rasteau est le principal acteur du vignoble. Sous son impulsion, sa renommée s’est construite. Les vins sont conduits depuis un an par un jeune oenologue, Alexis Cornu, transfuge de Pibarnon, à Bandol. La qualité des vins ne cesse de progresser, sous l’impulsion du dynamique Jean-Jacques Dost, le directeur. La cuvée Pisan 2006 par exemple est une belle réussite, tout comme le Prestige 2006.

argile-bleu

Les Argiles bleues du domaine de Beaurenard

Issu des meilleures parcelles en coteaux et terrasses, posées sur un socle argilo-calcaire veiné d’argiles bleues - une rareté ! -, ce vin puise dans le sol sa profondeur et sa minéralité. Concentré, aux tanins naturellement denses, il ne manque ni de finesse ni d’élégance. Le nez minéral, légèrement poivré, livre des notes de fruits noirs. La bouche suit le même profil aromatique, avec un toucher velouté et une finale qui reste fraîche. Un vin qui concilie puissance et finesse.

A retrouver dans notre Offre iDéale en cours sur les vins de Beaurenard :

Les Argiles Bleues 2007 - Rasteau
Excellent rapport qualité prix
17.50€ TTC la bouteille
91/100 Wine spectator
90100 Robert Parker
16/20 GaultMillau
14.5/20 RVF « Plus structuré et profond, Argiles Bleues 2007 offre un potentiel majeur »

“Vinsobres ou sobre vin, prenez-le sobrement”

Vinsobres a accédé en février 2006 au rang de premier cru des Côtes du Rhône pour son vin rouge. Une reconnaissance amplement méritée pour ce vignoble ancien, réputé depuis l’Antiquité et qui cultive sa renommée depuis plus de cent ans. Il fut d’ailleurs classé en AOC Côtes du Rhône en 1937 et Côtes du Rhône Villages en 1957.

Le nom de Vinsobres suscite beaucoup d’interrogations et de curiosités. Autrefois appelée Vintiobriga, de “vins” signifiant vent et “briga” la montagne, colline ou forteresse, la petite cité de Vinsobres désignait donc une forteresse bâtie sur une hauteur, d’où cette vue imprenable sur la vallée de l’Eygues. On rapporte aussi que Monseigneur de Suarès, évêque des lieux, formula en 1633 la maxime suivante : “Vinsobres ou sobre vin, prenez-le sobrement“. Les vins de Vinsobres sont des vins d’assemblage, à base de grenache et de syrah majoritairement. Structurés, ils offrent un bon potentiel de garde.

vinsobres

Vinsobres Les Cornuds : un prélude de choc aux vins d Beaucastele

Issu d’un terroir idéal pour la syrah, le Vinsobres Les Cornuds produit par la famille Perrin vin a bénéficié d’un élevage partiel en vieilles barriques de chêne, sur les syrahs essentiellement. Le registre aromatique penche fortement vers l’olive noire, le poivre, la terre et de légères notes de violette. En bouche, souplesse et tannins élégants sont de mise. La haute acidité du millésime lui promet une belle garde. On aime particulièrement son côté charnu et élégant, sa grande densité et sa persistance aromatique.

A retrouver dans notre Offre iDéale en cours sur les vins de Beaucastel :

Les Cornuds 2007 – Vinsobres
Rapport qualité prix exceptionnel !
8.90€ TTC la bouteille
90/100 Parker
91/100 Wine Spectator
15.5/20 RVF

A savoir : seuls les vins rouges peuvent se prévaloir du nom de Vinsobres. Les blancs sont classés en Côtes du Rhône mais n’ont pas droit à la dénomination de cru. Relativement puissants et marqués par les arômes de fruits frais, d’épices et de notes grillées, les rouges se marient volontiers avec les petits gibiers à plume en saison, mais aussi plus simplement avec les viandes marinées (daube provençale, bœuf miroton), l’agneau et le canard. Une volaille truffée comme une poularde demi-deuil convient également car la truffe leur sied bien, de même que les olives noires et les herbes aromatiques (thym, laurier). Plus simplement, accordez-les avec les terrines et les grillades.

Accédez à l’offre iDéale en cours sur les vins des domaines de Beaurenard et de Beaucastel.

Une bonne table à découvrir à Arbois

février 4th, 2010 by Véronique Raisin

photo_situationA l’occasion de la Percée du vin jaune, partons à la découverte du restaurant Les Caudalies, en Arbois.

Philippe Troussard a 27 ans et déjà dix années de sommellerie derrière lui… Le jeune homme est volontaire et curieux. Adepte des concours, il voue chaque jour deux ou trois heures d’apprentissage aux vins, spiritueux, cigares, cafés, tisanes et eaux minérales (en bref, tout ce qui se boit) afin de décrocher la fameuse palme de MOF (meilleur ouvrier de France).

Il officie aujourd’hui dans l’hôtel restaurant de son père, Les Caudalies, repris il y a à peine un an et situé en Arbois. L’endroit est parfait pour une halte tranquille (9 chambres confortables avec wifi :-)) et surtout goûter les délices de la gastronomie jurassienne, escortée des vins du vignoble.
photo_sommelier
Pour cela, on peut compter sur les Troussard père et fils ; si le premier sait dégoter les bonnes affaires (l’homme n’en est pas à sa première expérience de restaurateur, il est passé par Gevrey notamment, à la Rôtisserie du Chambertin puis “chez lui” au Relais de Pont d’Hery près de Salins), le second n’a pas son pareil pour parler des crus et suggérer l’accord mets et vins ad hoc.

Posé, sans incitation péremptoire, Philippe guide ses clients parmi les 3000 références de la cave. Le Jura est bien entendu à l’honneur, en blancs, typés ou tradition, en jaune aussi bien sûr, en rosés et en rouges. Quelques vieux millésimes sont également présents…(Côtes du Jura de Jean Bourdy de 1934, 1942 ou 1949 notamment). Et pour fermer le ban, un macvin ou un crémant !

Une petite pause vers d’autres horizons ? Qu’à cela ne tienne, la carte compte aussi quelques jolis crus de tous les autres vignobles, proposés à des prix fort honnêtes (coefficient de 2 à 3). Réservez votre dernier verre au Portugal car Philippe s’est fait une spécialité du porto et compte quelques belles trouvailles.

Et avec tout ça me direz-vous ? Et bien la cuisine des Caudalies est savoureuse, classique, teintée ça et là de touches régionales (morteau, morilles, vin jaune…). Vous n’aurez pas de mal à y trouver votre bonheur. Pour un avant-goût, découvrez les menus sur le site.

Les Caudalies

20 avenue Pasteur - 39600 Arbois - Tél. : 03 84 73 06 54 - wwww.lescaudalies.fr

Menus à 36, 45 et 70 €. A la carte comptez une quarantaine d’euros.

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Une journée chez Bollinger

janvier 25th, 2010 by Véronique Raisin

Lundi dernier nous avons mis le cap plein Est jusqu’à Aÿ, pour rendre visite à l’illustre Maison Bollinger. Une parenthèse enchantée loin des tumultes du quotidien, les bulles ayant sans doute ici la délicieuse faculté de nous en préserver.

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Le soleil est déjà levé sur le royaume de Colombes, la locomotive du train s’ébranle Gare de l’Est en quai numéro 24, les passagers pour Epernay sont priés de monter en voiture, attention à la fermeture des portes, attention au départ ! Un poteau, une vache, un poteau, une vache… Je tente de rester concentrée sur mon effervescence intérieure. A côté de moi, (côté hublot), ça twitte déjà.

Une heure vingt plus tard, le train s’immobilise, nous franchissons les dix dernières minutes qui nous séparent du Graal.

jphiliponLa maison Bollinger est à Aÿ, à quelques encablures d’Epernay.

Accueil de(s) princesses par Jérôme Philipon en personne, le charmant et toujours souriant président, accompagné de Patrick Laforest, prolixe oenologue made in Bollinger depuis vingt ans (avec Mathieu Kauffmann qui était retenu ce jour-là), gardien de la mémoire et du style.

Sans attendre nous voilà plongées dans l’ambiance feutrée de la Champagne. Rues désertes, brumes flottantes, horizon bouché. Qu’importe. Nous sommes dans le saint des saints, l’un des 17 grands crus de la Champagne, peut-être même le plus grand selon Michel Bettane. Coup d’oeil au Clos Saint-Jacques : une parcelle de 21 ares de vignes de pinot noir pré-phylloxériques non greffées, plantées en “foule” à l’ancienne et travaillées selon la méthode du provignage. Les grappes touchent le sol, les raisins sont mieux exposés, mûrissent mieux et sont peu nombreux. La cuvée Vieilles Vignes Françaises à laquelle ils se destinent (comme ceux de la parcelle des Terres Chaudes de 24 ares) en atteste.

La dégustation des vins clairs

La dégustation des vins clairs (= les vins de l’année, tout juste fermentés mais pas encore effervescents) débute dans le cellier. J’apprends que chacun des 3000 fûts qui nous entourent laisse s’échapper chaque mois un demi-litre du précieux vin, le restituant aux anges qui veillent sur le trésor. Si l’éternité existe, je veux bien patienter.

Voilà une expérience des plus édifiantes, et rare, à laquelle sont conviés (depuis peu) quelques dégustateurs professionnels uniquement. Un exercice indispensable pour comprendre la variété des crus de la Champagne et leurs personnalités, et plonger ainsi dans le “goût Bollinger”. Cuis, Mesnil-sur-Oger, Verzenay, Aÿ, Tauxières…. Les trois cépages y passent, issus de fûts ou de cuves. Nous nous imprégnons des terroirs, des styles plus ou moins puissants, plus ou moins incisifs. Ces vins clairs, très acides encore, donnent le ton de la vendange de l’année ; 2009, millésime mature, très charnu, semble très bien parti…

vignesbollinger-2Montagne de Reims pour le pinot noir, Côte des Blancs pour le chardonnay, Vallée de la Marne pour le pinot meunier constituent les trois bassins d’approvisionnement de la maison qui dispose d’un vignoble en propre exceptionnel, 160 hectares couvrant près de 60% de ses besoins. Grands et premiers crus composent les vins, à 80% pour le Special Cuvée, 100% pour la Grande Année et le RD.

Autre spécificité de la marque : les vins fermentent en fûts de chêne anciens (à 100% pour ceux destinés à la Grande Année et au Bollinger RD, en partie pour le Special Cuvée), assemblés par crus et par cépages après le soutirage. Enfin le trésor de guerre de Bollinger, et aussi sa signature, reste l’incroyable collection de magnums de réserve (plus de 500 000) qui entrent à hauteur de 15% dans le Special Cuvée, tête de pont de la gamme (80% des volumes environ) et ambassadeur du style Bollinger. Une partie des meilleurs vins sont chaque année mis en réserve, ajoutés lors de l’assemblage aux vins issus de la dernière vendange et de la précédente. De là naît le goût si particulier de Bollinger.

bouteilles-2Nous terminons par deux magnums de réserve (Ménil 2003 et Verzenay 2004), légèrement effervescents ; on appelle cela le “quart de mousse” : la prise de mousse a été amorcée par l’ajout de 6/7 g de sucre pour permettre de maintenir le vin dans un milieu réducteur et protecteur.

Avant de quitter le cellier, deux pinots noirs élégants et racés, le Verzenay (qui servira au rosé) et la mythique Côte aux Enfants (enfin je le goûte !!) pour la Grande Année Rosé (chez Bollinger, le rosé est un assemblage avec 5% uniquement de vin rouge, une proportion extrêmement faible qui donne au vin ce fruité si raffiné et sa teinte rosée légère).

Le déjeuner

bolllinger-005Nous passons dans la maison de Madame Bollinger - la fameuse « Tante Lily »*, située de l’autre côté de la rue, prenant garde au “roulage de tonneaux” qui parfois traversent la chaussée, les garnements… Ici, même pas de Porsche Cayenne dans la cour (tout au plus, côté bureaux, une irrésistible Mini customisée aux armes Bollinger), le chic des bonnes maisons, pierres apparentes, canapé ultra-rembourré et coussiné, service discret et courtois.

Apéritif au Special Cuvée - toujours parfait dans son enveloppe puissante, sa bulle fine et son énergie communicative - puis nous passons à table pour un joli moment. Nous dégustons le rosé sur un soufflé de coquilles saint-jacques sauce homardine onctueux ; l’accord de couleur comme de texture est parfait, le vin épatant de fraîcheur et de délicatesse. Le bar de ligne sauce champagne, escorté d’endives émincées affronte ensuite le Grande Année 2000, profond, qui ne dévoile ici qu’une facette de son potentiel. L’amertume des endives joue la confrontation avec la structure du vin : c’est un accord de contraire et d’attirance. Ultime délicatesse, Jérôme éclipse le RD 1996 initialement prévu sur les vieux comtés affinés au profit d’un flamboyant RD 1976, à la fraîcheur intacte. Echo à l’année de naissance de l’une d’entre nous… Un nez toasté, de moka, des notes légèrement grillées, une bouche en miroir au toucher moelleux et satiné. Une grande émotion. Enfin, une mousseline de marrons, marrons entiers et feuilleté croustillant est associé au Grande Année Rosé 2002. Choc des textures, craquante et onctueuse, mais non des civilisations…

Déjà l’heure tourne, les aiguilles s’affolent et marquent trois heures à l’horloge.

Christian Dennis nous attend pour la suite de la visite.

Dans l’antre
caves-2Un coup d’oeil à la tonnellerie (où les fûts sont réparés seulement, la futaille venant de Bourgogne, de chez Chanson notamment), un autre à l’étape “lavage” (55°, programme 4), “rinçage” (programme 10) qui semble intéresser au plus au point la responsable logistique familiale.

Puis c’est parti pour la seconde grande descente : la cave. Ses allées rectilignes forment un réseau de plus de 5 kilomètres. De chaque côté des milliers de bouteilles (et de magnums !) à n’en plus finir.

Une chose est sûre : il en reste encore à boire. Et ça c’est plutôt rassurant, car on n’a pas fini d’aimer le “Bolly”** !

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* Tante Lily : Madame Bollinger, une grande figure de la maison qui, au décès de son mari, Jacques Bollinger, en 1941, a pris en mains la destinée de Bollinger jusqu’en 1971.  A propos de son Champagne, elle fit un jour cet aveu au Daily Mail :

I drink my champagne when I’am happy and when I’m sad.
Sometimes I drink it when I’m alone.
When I have company I consider it obligatory.
I trifle with it when I’m not hungry and drink it when I am.
Otherwise I never touch it – unless I’m thursty.”

** Le roi Edouard VII était un grand amateur de Champagne. La maison Bollinger raconte que, au cours d’une partie de chasse, il réclama à lusieurs reprise à son boy un bouteille de Bollinger : “the bottle of the boy“, bientôt surnommée “Bolly“.

En savoir plus sur la maison Bollinger.
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Joël Robuchon, « Pape » 2010 pour le Château Pape Clément

novembre 12th, 2009 by rédaction iDealwine

Joël RobuchonLe 24 novembre prochain, le chef étoilé Joël Robuchon sera intronisé « Pape » par Bernard Magrez au Château Pape Clément.

Rien ne l’arrête ! En écho à l’histoire de son domaine, dont l’illustre propriétaire fut élu Pape en 1306, Bernard Magrez, propriétaire du Château Pape Clément et de près de 35 vignobles en France et dans le monde, s’est arrogé le droit d’introniser « Pape » des personnalités pour en faire les ambassadeurs de ce cru classé de Graves. Joël Robuchon prendra ainsi la suite de Gérard Depardieu (actuel « Pape »), Patrick Poivre d’Arvor (2004), Charles Aznavour (2001) ou encore du commandant Cousteau (1995). Cette nomination intervient après la signature entre les deux parties d’un partenariat « haut en saveurs pour offrir aux épicuriens des accords mets-vins audacieux et inattendus ».

En savoir plus sur le Château Pape Clément
L’histoire de Pape-Clément remonte au 13ème siècle, lorsque Bertrand de Goth, alors archevêque de Bordeaux, reçoit ces terres en cadeau. Elu Pape en 1306, il prend le nom de Clément V et rebaptise sa propriété « Pape Clément », avant de la léguer au clergé bordelais, qui garda la production pour sa propre consommation. Après la révolution, le domaine connaît une longue succession de propriétaires, qui semble le mener lentement à la déchéance, puis un épisode de grêle douloureux en 1937, qui manque de mettre définitivement un terme à sa légende. Par bonheur, les terres sont rachetées en 1939 par l’ingénieur agronome Paul Montagne, qui signe la renaissance du domaine en replantant les vignes et rénovant les chais, avant de passer la main à son fils Léo. Dès 1953, les millésimes réussis fleurissent de nouveau, mais une fois de plus, à partir de 1975, un déficit d’investissements nuit à la qualité pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée en co-propriété de Bernard Magrez, figure bordelaise emblématique, qui marquera en 1985 le retour définitif à une production de haut niveau, un essor désormais conforté par les talents du célèbre oenologue consultant, Michel Rolland. Ce dernier pratique la vinification séparée, gage de complexité et de raffinement pour le vin : les raisins des différentes parcelles sont vinifiés dans des cuves à part pour leur permettre d’exprimer pleinement leur spécificité avant l’assemblage. Bénéficiant du même micro-climat que son voisin Haut-Brion, Pape Clément produit des vins rouges très aromatiques, souples et incroyablement raffinés. Le Merlot en grande proportion, source d’un velouté remarquable, les rend accessibles dès leur jeunesse, quoi que leur aptitude au vieillissement s’avère exceptionnelle dans les grands millésimes.

Cote iDealwine du Château Pape Clément
Château Pape Clément 2005
116 €
Château Pape Clément 2004
52 €
Château Pape Clément 2003
60 €
Château Pape Clément 2002
53,33 €
Château Pape Clément 2001
59 €

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