Archive for the ‘Tendances de marché’ Category

La belle enchère : difficiles cotations pour les Bordeaux 2008

septembre 22nd, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Mis en vente au printemps 2009, quelques mois après le début de la crise financière, les Bordeaux 2008 en primeur ont représenté une excellente affaire, surtout pour ceux qui avaient pu les acquérir dès les premières tranches lors de la campagne. Et en tout état de cause avant que Robert Parker ne les gratifie de notes excellentes, voire exceptionnelles. Aujourd’hui, ces vins ont été livrés à leurs acquéreurs, et certains arrivent sur le marché des enchères. Analyse.

Les Bordeaux 2008 ? Probablement LA bonne affaire de la décennie pour les adeptes de l’achat en primeurs. La campagne s’est en effet déroulée dans un contexte économique difficile : les acheteurs professionnels peinaient à écouler leurs stocks de Bordeaux 2006 et 2007. Ils ont donc montré peu d’appétit pour les vins de ce millésime. Les niveaux de prix sont ainsi restés stables, voire, pour certains, en baisse par rapport à ceux du millésime 2007.

Depuis, la situation a considérablement évolué. La demande asiatique s’est développée de manière fulgurante. Et le prix des millésimes 2009 et 2010 (tous deux jugés mythiques), a lui aussi explosé. Faut-il pour autant considérer que les Bordeaux 2008 méritent d’être revendus à des niveaux de prix proches de ceux des deux millésimes suivants ?

Certes, le millésime 2008 bénéficie, aux yeux du marché asiatique, d’un avantage certain : comme toutes les années en « 8 », il est recherché pour la symbolique du chiffre 8, porte-bonheur en Chine. Il a donc bénéficié d’un engouement fort de la part des amateurs asiatiques. Pour autant, les spécialistes s’accordent à dire que les qualités intrinsèques du millésime ne sont pas en mesure de rivaliser avec celles des grandes années qui l’ont suivi.

Par ailleurs, la demande asiatique semble s’être stabilisée. C’est sans doute provisoire en raison de la taille du marché chinois et de l’appétit manifesté à l’égard de nos grands crus, mais pour l’instant il semblerait que la demande asiatique marque une pause. L’afflux de grands crus vers Hong-Kong depuis maintenant plus de deux ans a contribué à engorger le circuit de distribution des vins. De fait, aujourd’hui dans les ventes, on observe une stabilisation, voire même un repli des cours, tous millésimes confondus, sur les valeurs les plus spéculatives (Château Lafite Rothschild et son second vin, Carruades de Lafite).

Avec des 2008 acquis à un prix attractif, les amateurs ne doivent donc pas se montrer trop gourmands à la revente, la mise de départ ne pourra être quadruplée ! Dans les ventes aux enchères de ces dernières semaines, certains lots sont restés invendus. Signe que le curseur avait été placé un peu haut par des vendeurs âpres au gain… Les vins des châteaux Lafite Rothschild, Pichon Longueville Baron, Pontet Canet ou Léoville Barton se sont en effet récemment retrouvés dans cette situation. Prudence, donc…

Derniers résultats enregistrés sur les Bordeaux 2008

 

 

Vin Tarif Primeur (TTC) Résultats de vente 08-09/2011 %
       
Petrus 2008 1 318,00 € 1 864,00 € 41,43%
Lafleur 2008 550,00 € 471,83 € -14,21%
Clinet 2008 52,00 € 64,00 € 23,08%
Ausone 2008 710,00 €    
Clos Fourtet 2008 35,00 € 45,00 € 28,57%
Mouton Rothschild 2008 195,00 € 664,00 € 240,51%
Margaux 2008 216,00 € 446,00 € 106,48%
Latour 2008 259,00 € 693,18 € 167,64%
Ducru Beaucaillou 2008 80,00 € 113,01 € 41,26%
Montrose 2008 (magnum) 115,00 € 163,00 € 41,74%
Saint-Pierre 2008 32,00 € 32,62 € 1,94%
Prieuré Lichine 2008 26,50 € 28,54 € 7,71%
Domaine de Chevalier 2008 (blanc) 62,00 € 89,71 € 44,69%
Haut-Bailly 2008 49,00 € 63,00 € 28,57%

Tarifs primeurs : Source http://bleguern.fr/blg/primeur/index.php

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Pour en savoir plus sur le millésime 2008, lire l’interview de Michel Bettane et Thierry Desseauve

Record de prix pour un Château d’Yquem 1811

juillet 27th, 2011 by Rédaction iDealwine

75000£, soit 85000€ : tel est le montant déboursé par un amateur français pour acquérir une bouteille de château d’Yquem 1811, un record.

La vente s’est déroulée à l’hôtel Ritz de Londres. L’acquéreur Christian Vanneque, ancien sommelier de la Tour d’Argent, a annoncé avoir acquis ce flacon pour le boire, et aussi pour l’exposer dans son nouveau restaurant de Bali, le Sip Sunset Grill.

Selon le journal Decanter, dix bouteilles de ce millésime sont encore répertoriées dans le monde.

 

Quelques belles enchères relevées par iDealwine sur les vieux millésimes d’Yquem

Vin Adjudication Date et lieu de vente
Château d’Yquem 1882 5 897 € 2007 (Vitry-le-François)
Château d’Yquem 1891 4 364 € 2007 (Paris)
Château d’Yquem 1893 2 949 € 2007 (Paris)
Château d’Yquem 1894 3 184 € 2007 (Paris)
Château d’Yquem 1896 3 066 € 2010 (Angers)
Château d’Yquem 1900 2 880 € 04/2011 (Lyon)
Château d’Yquem 1901 2 950 € 2006 (Paris)
Château d’Yquem 1921 3 184 € 2005 (Paris)
Château d’Yquem 1929 1 670 € 2009 (Paris)
Château d’Yquem 1945 1 726 € 04/2011 (Cannes)
Château d’Yquem 1947 1 769 € 2009 (Paris)

Prix TTC augmenté des frais de vente aux enchères

Capsule Château d’Yquem 1811

Considéré comme le plus grand vin blanc au monde, le château d’Yquem, situé sur une petite colline, bénéficie d’un micro-climat et d’un terroir exceptionnels. Le vignoble, qui ne compte pas moins de 150 parcelles de sols différentes, est choyé tout au long de l’année : chaque pied de vigne reçoit en moyenne 50 soins par an. La sélection se montre particulièrement rigoureuse à Yquem : on dit souvent qu’un cep de vigne ne produit qu’un verre de vin. Les vendanges sont effectuées en quatre passages minimum (sept en 1997 !) afin de récolter les raisins à parfaite maturité, atteints de la pourriture noble.

A noter, le domaine produit également un vin blanc sec, Y d’Yquem, à partir des raisins non atteints du botrytis cinerea.

Certaines années, l’intégralité de la récolte est déclassée (pas de production d’Yquem en 1910, 1915, 1930, 1951, 1952, 1964, 1972, 1974, 1992). Le vin est élevé jusqu’à 42 mois en fûts neufs.

Château d’Yquem 1811

Ce vin merveilleux déploie des arômes de pêche, d’ananas, de noix de coco, de muscade et de cannelle, soutenus par les nuances de pain grillé, de caramel et de vanille provenant du chêne neuf. D’une richesse et d’une concentration hors du commun, les vins d’Yquem ont un potentiel de garde extraordinaire. « Guitry disait qu’après du Mozart le silence qui succédait était encore du Mozart. Après une gorgée d’Yquem, les instants qui suivent sont toujours d’Yquem. » (Frédéric Dard).

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Secousses monétaires dans la zone euro : quelle incidence sur le prix des vins ?

juillet 26th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Durant l’été, lorsque l’orage gronde sur les marchés financiers, les détenteurs d’un portefeuille boursier s’interrogent. Acheter, vendre ou faire le dos rond : quelle est la bonne option ?
En matière de vin, compte tenu du prix atteint sur certains flacons, il est légitime de se poser quelques questions. Et de prendre les bonnes dispositions.

Quel est le lien entre la crise monétaire et la gestion de votre cave ? Pour beaucoup, la question peut sembler incongrue. Le vin est à priori acheté pour être bu. Point. Mais nombreux sont aussi ceux qui ont réalisé d’intéressants achats en primeurs au cours des décennies 1980 et 1990, voire, sur certains millésimes de la décennie 2000. Et ils ont vu la valeur de leur cave exploser ces derniers mois, à la faveur de la hausse du prix de certains grands crus bordelais. Une véritable bulle spéculative s’est créée autours des plus grandes signatures, il est donc légitime de s’interroger sur la fragilité de cette situation, et l’impact possible d’une crise monétaire majeure dans la zone euro.

Bulle spéculative ou mouvement de fond ?

On en parle depuis des mois. La valeur de certains grands crus classés de Bordeaux a véritablement explosé, tant en primeur que sur le marché des ventes aux enchères de vin. Le cas du Château Lafite Rothschild est, bien sûr, emblématique. Et la plus belle illustration du phénomène enregistré sur ce vin est celle du millésime 1982, vendu 40€ en primeur, et dont la cote iDealwine aux enchères frôle actuellement les 3400€.

D’autres crus suivent désormais ce mouvement. Car la demande s’est déplacée géographiquement. Si la Grande-Bretagne reste incontournable pour le commerce des grands crus classés, la destination finale des vins a quant à elle profondément évolué. Les Etats-Unis, où l’on trouve de fantastiques collections de grands crus bordelais, représentent aujourd’hui une destination moins systématique pour les vins français. La concurrence des vins produits dans la Napa Valley ou sur les nouveaux terroirs du Chili et d’Argentine y est exacerbée. Et, conjuguée à la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, elle a entraîné une érosion de la part des achats réalisés par les amateurs américains. Le retrait du marché de la filiale américaine Diageo Chateau & Estate Wine du groupe britannique de spiritueux, la revente de stocks importants de vins français au plus fort de la crise financière en 2009 et, sur les deux derniers millésimes (2009 et 2010), la faiblesse des achats en primeur émanant d’outre-Atlantique sont autant de manifestations de l’érosion de ce marché, pourtant historique, pour les grands crus bordelais.

Pendant ce temps, la part de l’Asie a explosé, et notamment celle de Hong-Kong. Cette ancienne colonie britannique, devenue la plaque tournante du commerce du vin à la faveur de la suppression des taxes d’importation en mars 2008, est aujourd’hui la première destination à l’export des vins de Bordeaux. La demande y est forte, non seulement pour l’emblématique Château Lafite Rothschild et son second vin, Carruades de Lafite, mais aussi, désormais, pour un nombre croissant de grands crus. Certes, les motivations d’achat sont pour partie différentes de celles des amateurs traditionnels. Les vins sont acquis pour être consommés, certes, mais aussi et surtout pour être offerts et exhibés. Des dégustations extravagantes sont régulièrement organisées à Hong-Kong et dans les grandes villes asiatiques. Les flacons y sont réellement ouverts, et en quantité !

Pour autant, on a pu constater ces dernières semaines une stabilisation, au plus haut niveau, de la cote de Château Lafite Rothschild en France. Un signe avant-coureur du repli des cours ? Les intervenants qui jouent le rôle d’intermédiaire sur les marchés asiatiques sont actuellement modérés dans leur frénésie d’achat par deux facteurs : le prix de ce premier cru classé de Pauillac a aujourd’hui atteint un seuil psychologique qui limite la clientèle susceptible de continuer à acheter les vins. Par ailleurs, le risque de faux va s’accroissant, rendant les acheteurs plus regardants quand il s’agit de débourser des sommes aussi élevées. D’où la relative stabilisation de cours observée dans les dernières ventes aux enchères de vin françaises.

En revanche, l’intérêt pour les vins déjà bien identifiés par le marché asiatique ne se dément pas. Les prix continuent à progresser sur un certain nombre de grandes signatures, mais pas forcément celles dont on parle le plus. Les châteaux Mouton Rothschild, Latour, Haut Brion affichent des cours en forte hausse. Les seconds vins (et assimilés) tels que Forts de Latour, Pavillon Rouge de Château Margaux aussi. Plusieurs crus classés ; plébiscités pour leur étiquette, tels que Château Beychevelle, Château Duhart Milon, se sont envolés. D’autres, en revanche, surcotés avant la crise financière de 2008, n’ont pas encore retrouvé leur cours de l’époque. C’est notamment le cas de certains millésimes de Château Margaux, tels que 1982, 1990, 1996, 2003, ou de certains grands crus millésimés 2005, qui s’affichent tout juste à leur prix de sortie en primeur, ou même un peu en deça. A ces exceptions près, l’explosion de la demande asiatique a eu pour effet de renchérir le prix de l’ensemble des crus classés bordelais et assimilés. Les amateurs d’Europe ou du reste du monde, ne pouvant plus accéder aux premiers crus classés, ont choisi de se tourner vers des signatures se situant dans une tranche de prix inférieure. Et leur cote s’affiche, à peu près pour tous les crus classés et assimilés, dans le vert. La campagne primeur  2010 en a été la manifestation la plus évidente. Certes, il y a eu des excès de prix sur certains crus, mais d’autres ont été plébiscités, à l’instar des châteaux Pontet Canet, Léoville Poyferré, Lynch Bages…

Même si, pour partie, elle ne fait que répondre à des anticipations hautement spéculatives, la demande reste donc forte pour l’ensemble des crus classés de Bordeaux. Et la cible des amateurs susceptibles de s’intéresser à ces vins ne cesse de croître, tant en nombre potentiel de clients qu’en termes de pays consommateurs. Face à la rareté des grands crus, les indicateurs sont donc au vert pour entretenir la hausse, ou tout au moins le maintien des niveaux de prix actuels.

Crise monétaire : quel impact ?

Dans ce contexte, la crise monétaire qui gronde en Europe est-elle susceptible de faire vaciller le marché des grands crus bordelais ? La situation monétaire est en effet préoccupante : on croyait la Grèce provisoirement sortie d’affaire – pour autant qu’une dette de 350 milliards d’euros, représentant 160% du PIB, soit une situation viable – et voilà que l’agence de notation Moody’s annonce ces derniers jours une dégradation de 3 crans de la note du pays, estimant que celui-là ne sera pas en mesure d’honorer ses engagements envers ses créanciers privés. Outre la Grèce, d’autres pays sont également sur le fil du rasoir : le Portugal, l’Irlande, l’Italie, et l’Espagne, sans parler de la France. Une éventuelle défaillance d’un seul de ces pays aurait, on l’imagine, des effets redoutables sur l’équilibre monétaire européen.

En effet, une éventuelle sortie de la Grèce de la zone Euro – dangereuse , mais tentante pour relancer son économie – entraînerait un renchérissement de la monnaie unique, pénalisant la compétitivité des pays de la Zone.

Dans le scénario le plus noir, une contamination de la situation grecque à d’autres pays, tentés eux aussi de sortir de la zone euro pour alléger le poids de leur dette, pourrait avoir des effets démultiplicateurs sur l’appréciation de notre monnaie.

Même si un tel scénario reste encore hypothétique, les produits français et au premier chef, puisque c’est ce sujet qui nous intéresse, les vins français, seraient particulièrement pénalisés par l’évolution défavorable des taux de change. Une situation valable tout particulièrement pour la catégorie de vins qui subit de plein fouet la concurrence des vins du Nouveau Monde. Le risque existe-t-il aussi pour les grands crus français, classés ou assimilés ? Certes, on peut croire le marché des grands vins français protégé par la qualité, le prestige et la rareté des vins. Mais attention ! Un acteur important du marché asiatique – le distributeur chinois Aussino – a récemment semé la panique en annonçant, dans un entretien avec le Decanter, son désengagement du marché des crus classés. Les raisons ? Le niveau élevé des prix, mais aussi et surtout l’incapacité à acquérir une quantité significative de vin, ce qui l’empêche d’approvisionner dans des conditions satisfaisantes l’ensemble de son réseau. Dans ce cas précis, l’effet de rareté, au lieu de le servir, se retourne, en quelque sorte, contre le marché bordelais. Même si ces propos ont été démentis par les responsables de la chaîne de distribution quelques jours après, l’histoire a jeté un froid.
Bien sûr, le marché asiatique est encore loin de la saturation. Mais si, d’aventure, les amateurs (et les spéculateurs) en venaient à considérer ce marché comme instable sur le plan des taux de change et insuffisamment profond, la cote d’amour dont bénéficient nos grands crus français pourrait subir un revers de fortune. En clair, il est peut-être judicieux de vérifier la valeur actuelle de votre cave et, le cas échéant, de sécuriser vos gains en réalisant les plus-values latentes sur les flacons que vous ne boirez pas.

Evolution de la cote de Château Mouton Rothschild sur 3 ans

       
  Cote iDealwine 07/2008 Cote iDealwine 07/2011 Variation
Mouton Rothschild 1982 735 € 954 € 29,80%
Mouton Rothschild 1985 183 € 276 € 50,82%
Mouton Rothschild 1986 600 € 717 € 19,50%
Mouton Rothschild 1989 210 € 296 € 40,95%
Mouton Rothschild 1990 199 € 285 € 43,22%
Mouton Rothschild 1995 237 € 333 € 40,51%
Mouton Rothschild 1996 231 € 370 € 60,17%
Mouton Rothschild 2000 535 € 912 € 70,47%
Mouton Rothschild 2003 264 € 360 € 36,36%
La variation de cours de Château Mouton Rothschild reflète l’explosion de la demande asiatique sur les grands crus bordelais

 

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Record à Londres : un Midas de Champagne vendu 190 000€

juillet 8th, 2011 by Rédaction iDealwine

Vous connaissez tous l’histoire de Midas : ce roi de Phrygie aurait obtenu de Dionysos (le vin, déjà), la faculté de transformer en or tout ce qu’il touchait… La légende s’est incarnée dans un format exceptionnel de Champagne conditionné spécialement pour la marque Armand de Brignac par la maison de champagne Cattier. Et vendu à prix… d’or.

Vous connaissez le mathusalem, le nabuchodonosor, le salmanazar et même le melchior… Et bien il existe encore plus grand ! Le midas est donc un flacon de trente litres produit pour la marque Armand de Brignac, rendue célèbre par le rappeur Jay-Z qui l’a récemment adoptée.

Il y a quelques jours, au Oneforone, un club privé de Londres, un flacon tout à fait exceptionnel – car produit uniquement à six exemplaires – a créé l’évènement. Ce monstre, qui contient l’équivalent de 40 bouteilles, pèse 45 kg et nécessite trois personnes pour le service, a été acquis par Don Johnson, joueur invétéré et surnommé « The King Champagne ». Venu rendre visite à des amis et notamment Jon Bon Jovi et participer à son concert à Hyde Park, il s’est alors retrouvé dans ce club privé pour finalement payer une note salée de 268 000€ ! Il a en effet acheté, en plus du fameux midas, un mathusalem du même champagne pour la somme de 39.800€ !

Adepte des soirées branchées, il est connu du monde entier pour les évènements qu’il organise, réunissant moulte célébrités. L’année dernière, c’est lui qui a organisé l’anniversaire de Pamela Anderson à Las Vegas, c’est dire…

Ce n’est pas la première fois qu’une vente d’un montant aussi spectaculaire se conclut au sein de ce club. En effet, un peu plus tôt dans l’année, un nabuchodonosor (15L) du même Champagne Armand de Brignac, avait été acheté 127 600 € par un homme d’affaire européen resté anonyme.

Apprenant ce record, Don Johnson aurait décidé de tout tenter pour le battre …

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Performances des indices iDealwine : l’envolée !

juillet 7th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Après une année 2010 fastueuse, les indices iDealwine ont poursuivi leur progression tout au long du premier semestre, à un rythme qui s’est encore accéléré. On ne peut pas en dire autant du CAC 40.

Depuis que la demande mondiale (et tout particulièrement chinoise) pour les grands vins de Bordeaux a explosé, le marché des grands crus, dans son ensemble, se démarque de l’évolution des valeurs boursières. Le CAC 40 avait retrouvé, fin 2010, son niveau de mars après une chute brutale au cours de l’année. Las, les troubles de la zone euro et les turbulences grecques ont eu raison de ce bel élan de fin d’année. En dépit d’un bon début d’année, la progression de l’indice au cours du premier semestre ne s’établit qu’à 5%.

Le marché des enchères de vin n’a pas été influencé par les mêmes facteurs. Après un début d’année 2010 relativement stable sur le front des ventes aux enchères de vins, le dernier trimestre avait été marqué par une nette accélération des cours, tout particulièrement sur les grands crus de Bordeaux. En 2011, cette tendance se poursuit, et même s’accélère. Les 40 crus figurant dans l’indice Winedex Bordeaux tirent l’indice général Winedex 100 vers le haut. Avec une progression de 11,23% depuis le début de l’année, le Winedex Bordeaux s’affiche en tête des performances enregistrées par les autres indices régionaux. On constate en effet que, après un début d’année dans le vert, l’indice Winedex Bourgogne stagne depuis avril et enregistre, in fine sur le semestre une progression de 8.37%. Quand aux grandes valeurs de la vallée du Rhône, elles restent pratiquement stables sur la période, avec une très légère progression de 3.32%. Rien à voir avec la qualité des vins ni des millésimes représentés dans l’indice Winedex Rhône. C’est plutôt du côté du relatif désintérêt que les vins rhodaniens suscitent auprès de la frange des acheteurs spéculateurs qu’il faut chercher l’explication. Ces derniers se focalisent actuellement sur les grandes signatures de Bordeaux, susceptibles de leur apporter des plus-values rapides, et significatives. C’est donc le moment de regarder de près le marché des grands vins de Châteauneuf du Pape, de Côte-Rôtie et d’Hermitage. Les bonnes affaires y sont légion.

A propos des indices Winedex

Afin d’apporter une information toujours au plus proche de l’évolution réelle du marché du vin en Europe et mettre en avant les bonnes opportunités de placement du secteur, iDealwine a procédé en 2010 à la refonte de sa gamme d’indices.

La gamme des nouveaux indices créés vient compléter celle des indices iDeal Bordeaux, iDeal Bourgogne, iDealwine, qui existent depuis 2001. Ces indices reposaient sur des paniers de valeurs, chaque vin étant intégré dans l’indice sur un nombre restreint de millésimes (détail sur demande).

La gamme d’indices WineDex© comporte un indice synthétique, qui comprend les vins les plus représentatifs du vignoble français : le WineDex© 100 a pour vocation de fournir une information généraliste sur l’état du marché.

L’indice WineDex© se décompose en trois indices calculés par région : WineDex© Bordeaux (40 valeurs), WineDex© Bourgogne© (40 valeurs) et WineDex Rhône (25 valeurs). Chacune des valeurs composant l’indice est elle-même déclinées dans les dix derniers millésimes disponibles dans les ventes aux enchères. En 2011, les dix millésimes entrant dans la composition de l’indice vont de 1997 à 2006.

L’évolution des indices est calculée une fois par mois.

Le détail et la composition des indices sont disponibles sur demande.

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Faut-il vendre vos primeurs 2008 ?

juillet 6th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Les bordeaux 2008, désormais en bouteille et livrés à ceux qui les avaient réservés en primeur, font progressivement leur apparition dans les ventes aux enchères. A des niveaux de prix qui font apparaître, pour certains crus, de belles plus-values. Faut-il les vendre maintenant ?

Pour l’instant les bordeaux 2008 sont encore rares dans les catalogues. Mais les niveaux de prix enregistrés confirment ce que tout le monde avait commencé à réaliser lors de la sortie des primeurs 2009 : le millésime 2008 pourrait bien se révéler LA bonne affaire de la décennie.

Prenons le cas de Château Latour. Certains amateurs ont pu acquérir le 2008 à 192€ (TTC). Plus généralement, la moyenne du prix en primeur s’est établie pour ce vin à 259€ (source : http://bleguern.fr/). Et aujourd’hui, les premières adjudications font apparaître une cote de …816€ ! Même situation pour le Château Mouton Rothschild. Ce premier cru de Pauillac qui caracole en tête des plus fortes hausses de ces derniers mois, ne fait pas exception sur le 2008. Acquis, selon les marchands, entre 163 et 195€, il s’échange actuellement aux enchères à près de 700€. Et on osera à peine citer le cas des vins du Château Lafite Rothschild, proposés entre 179€ et 259€ la bouteille en primeur, ils ont aujourd’hui franchi le seuil des 1000€ (1099€ sur la dernière adjudication) dans les ventes aux enchères de vins….

Les premiers crus classés, s’ils enregistrent des hausses de prix foudroyantes, n’ont pas l’exclusivité de la tendance. A un autre niveau de prix, le second vin de Château Lafite, les Carruades de Lafite, qui avait été proposé entre 49 et 54€ en primeur, vaut aujourd’hui un peu plus de 320€ aux enchères. Pas étonnant pour ce vin qui, dans le sillage de son aîné, enflamme les marchés asiatiques. D’autres crus classés, particulièrement attractifs en primeur, ont également enregistré une hausse de prix spectaculaire. C’est notamment le cas de Château Léoville Barton, l’un des plus beaux rapports qualité prix de la campagne primeur 2008 : vendu entre 34 et 39€ à l’époque, sa cote s’est établie à 64€ aux enchères. Sur d’autres crus, plus chers en primeur, la plus value reste significative, mais moins élevée. Par exemple, le Château Pape Clément, vendu 89€ en primeur, vaut aujourd’hui 116€.

Sur la rive droite, Château Angélus, qui s’achetait entre 80 et 85€ lors de la campagne primeurs, atteint 110€ dans les ventes.

Les facteurs qui ont contribué à renchérir le prix de marché des 2008 sont de plusieurs ordres. Sur les crus les plus spéculatifs, recherchés par le marché asiatique, le chiffre 8, porte bonheur en Chine, a indéniablement joué. Une opportunité que ni Lafite, ni Mouton Rothschild n’ont laissé passer. Le premier a frappé ses bouteilles de 2008 d’un emblème porte-bonheur. Pendant ce temps, au Château Mouton Rothschild 2008, la baronne de Rothschild faisait appel à l’artiste chinois Xu Lei pour réaliser l’illustration de son étiquette. Par ailleurs, l’appel d’air créé par la demande asiatique a entraîné la hausse de prix que l’on sait sur les millésimes 2009, puis 2010 en primeurs. Faisant passer, mécaniquement, le prix des 2008 comme une excellente affaire. En dépit des mises en garde de Robert Parker (voir ci-dessous notre article à ce sujet), cette politique de hausse exponentielle des cours a eu pour effet de surenchérir le prix, aux enchères, de ces 2008, une fois mis en bouteille et livrés à leurs acquéreurs. Il est indéniable que le marché acceptera de payer un prix plus élevé que le tarif primeur sur les vins de ce millésime, en tout cas pour la catégorie des vins susceptibles d’enregistrer une demande mondiale. C’est aujourd’hui le cas d’une bonne cinquantaine de marques. Et, probablement demain, de beaucoup plus encore : le millésime 2008 a indéniablement de beaux jours devant lui !

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Premiers crus de Bordeaux : photographie des cours à la mi-année

juillet 5th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Une analyse des cours des premiers crus classés de Bordeaux dans les grands millésimes récents, auquel nous avons adjoint Petrus, fait ressortir deux clans : d’un côté, des prix qui se stabilisent pour trois crus, et de l’autre, une poursuite de la hausse. Simple pause avant la reprise pour le premier groupe, ou signe que le marché atteint un sommet ? Photographie à la mi-année.

C’est un fait. Château Lafite Rothschild et Château Margaux auraient-ils, dans les grandes années des décennies 1980, 1990 et 2000, atteint la limite de ce que le marché est prêt à payer ? Les prix se sont stabilisés au plus haut niveau. Certains millésimes s’affichent même en retrait par rapport à leur cours de début d’année. C’est notamment le cas, pour Château Lafite des années 1982, 1985, 1989, 1995 et 1996. Une pause bienvenue après une période de hausse foudroyante : rappelons que, en 2010, les grands millésimes de Lafite avaient enregistré une augmentation moyenne de 71% !

Petrus, que l’on peut également classer dans ce premier groupe, enregistre de bonnes performances moyennes, mais un léger repli, tout de même, sur trois millésimes phares : 1989, 1990 et 2000. des années qui avaient bénéficié d’une forte hausse de cours en 2010, notamment quand les vins étaient proposés dans leur caisse bois d’origine. Château Margaux, lourdement affecté par la crise financière tout au long de l’année 2009, avait retrouvé le chemin de la hausse en 2010, mais avec progression de cours plus modérée, de 19% en moyenne sur les grands millésimes. Pour ce vin qui reste (pour l’instant) moins spéculatif que Lafite, cinq millésimes ont enregistré se sont inscrits en baisse au cours du premier semestre 2011 : 1982, 1990, 1995, 2000 et 2005. Le marché n’est sans doute pas encore prêt à accepter n’importe quel prix pour ce premier cru.

Dans le second groupe, on trouve les châteaux Mouton Rothschild, Latour et Haut Brion. Mouton Rothschild poursuit, dans le sillage de son « cousin » Lafite, la forte accélération de la hausse des cours, une tendance initiée en 2010. A l’exception du millésime 1982 qui reste pratiquement stable depuis 6 mois, les autres grands millésimes s’affichent tous dans le vert. Ce mouvement ne semble pas près de s’inverser, tant l’écart des prix demeure élevé avec ceux du Château Lafite Rothschild, son principal concurrent sur les marchés asiatiques.

Château Latour, qui se situe pourtant à des niveaux de prix supérieurs à ceux de Château Mouton Rothschild, affiche lui aussi de belles performances sur le semestre. Seul le millésime 1996 accuse un (très) léger repli. Une conséquence de l’effet de rareté créé sur ce vin, difficile à trouver sur le marché. Quant au Château Haut Brion, il continue à combler son retard historique de prix et s’inscrit partout à la hausse, hormis sur les années 1982 et 1989, stables.

Ce deuxième groupe doit être suivi avec la plus grande attention, notamment par comparaison avec les prix des primeurs 2010. Il n’est en effet pas déraisonnable d’estimer que, dans ces années fort réussies, les millésimes qui affichent encore des cotes inférieures à celles des primeurs 2010, pourraient, à moyen terme, bénéficier d’un effet de rattrapage.

Le marché de ces grands crus fait l’objet de toutes les attentions de la part de la frange d’acheteurs à visée de spéculation. Un nombre important d’intervenants recherchaient à tout prix certaines références depuis deux ans, dans la perspective de les revendre, au plus haut, à une clientèle d’amateurs chinois. Ces acheteurs semblent aujourd’hui plus réticents à débourser aveuglément des sommes faramineuses pour les acquérir. La question de l’authenticité et de la provenance, désormais cruciale fera, au cours des prochains mois, toute la différence.

Vin 1982 1985 1986 1989 1990 1995 1996 2000 2003 2005
Lafite 3 453 € 648 € 1 280 € 720 € 896 € 707 € 1 072 € 1 875 € 1 026 € 1 150 €
Rothschid -1,03% -3,43% 38,08% -11,11% 15,17% -7,70% -1,74% 0,27% 1,08% 10,90%
Margaux 620 € 326 € 420 € 353 € 732 € 340 € 522 € 816 € 532 € 693 €
-8,36% 24,43% 6,60% 29,18% -0,14% -6,08% 8,75% -2,72% 7,04% -0,14%
Haut Brion 566 € 311 € 292 € 932 € 529 € 317 € 291 € 571 € 284 € 538 €
-1,05% 43,98% 29,85% -4,21% 19,34% 9,22% 12,45% 9,88% -0,18% 2,14%
Latour 1 537 € 320 € 341 € 344 € 610 € 461 € 603 € 956 € 793 € 844 €
23,95% -24,53% 20,07% 2,84% 12,75% 24,26% -5,22% 9,73% 7,45% 7,65%
Mouton 1 025 € 276 € 721 € 299 € 285 € 333 € 365 € 912 € 352 € 590 €
Rothschild -0,68% 17,95% 25,62% 14,93% 9,20% 7,85% 7,99% 2,82% 25,99% 6,69%
Petrus 3 302 € 1 057 € 926 € 2 359 € 2 687 € 1 126 € 1 079 € 2 949 € 1 415 € 2 443 €
10,40% 26,83% 8,48% -12,73% -13,88% 11,41% 4,43% -3,30% 2,26% -0,58%

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Primeurs 2010 : quelle stratégie pour les amateurs de grands bordeaux ?

juin 16th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Le niveau des derniers prix de sortie en primeur des grands crus classés de Bordeaux 2010 le confirme : un fossé s’installe entre les tarifs de vente en primeurs et le cours actuels des millésimes anciens. Jusqu’à quand cette situation va-t-elle perdurer ?

Ce n’est plus un sujet. Les grands crus bordelais, doublement incités par la crise financière et la succession de millésimes difficiles, avaient un temps amorcé un retour vers leur marché d’origine. Mais depuis la vente du millésime 2009, coup de barre à 180° : les marchés asiatiques et leur réservoir de nouveaux acheteurs fortunés figurent désormais, seuls, dans le viseur de la crème des crus classés. Est-ce bon, est-ce mauvais ? La question n’est plus là.

Envolée des tarifs primeurs

Bien que plus tardive que les années précédentes (316 vins mis sur le marché à ce matin, contre un peu plus de 400 l’année dernière), la tendance se dessine, La plupart des crus classés est proposée au marché à des niveaux de prix dignes de ce qu’ils sont devenus : des produits de grand luxe.

Quelques exemples : pour acquérir château Pichon Longueville Baron 2010, il en coûtera à l’amateur, au final, 185€ TTC. Lors de la vente des 2000 en primeurs, le même acheteur devait débourser…61€ TTC, soit une somme trois fois inférieure. Même scenario pour Château Montrose, qui frôle en 2010 le seuil des 180€ (TTC). Trois fois le prix du millésime 2000, vendu à l’époque 58€ en primeur. Faut-il évoquer le cas du Château Pontet Canet, plébiscité sur les marchés mondiaux depuis sa conversion à la biodynamie ? Le 2010 s’arrache à près de 138€ (TTC). En leurs temps respectifs (et avant l’ère de la biodynamie), le 2005 était affiché à 65€ TTC en primeur, le 2000 à 40€ et le 1996 à… 23€.

A Pessac-Léognan, le château Pape Clément se vend 130€ (TTC). Le 2000 était proposé à 59€, plus de deux fois moins cher. A Pessac toujours, le château Smith Haut Lafitte vient d’être mis sur le marché à 109€ (TTC), au double du tarif primeur du millésime 2005, fort réussi… et plus de 5 fois le tarif primeur du 1995 ! Du côté de la rive droite, prenons l’exemple de Clos Fourtet, à Saint-Emilion : le 2010 est proposé à 100€ TTC, en hausse de 54% sur son grand prédécesseur de 2005, gratifié d’un 98/100 par Robert Parker…

Décalage avec le cours des enchères

A ces niveaux de prix, le marché français risque fort de passer à côté des achats primeurs en 2010. Il suffit d’interroger les sommeliers des étoilés parisiens : nombreux sont ceux qui vont réduire leurs achats, voire passer leur tour sur les plus grands vins cette année. Qu’importe pour les châteaux, puisque ces vins, qui continueront à être produits avec le même soin extraordinaire, se vendront mieux que jamais sur les marchés mondiaux ? Après tout, la proportion de clients français qui s’habille chez Christian Dior, s’offre régulièrement un sac chez Hermès ou pousse la porte d’une boutique Louis Vuitton est désormais dérisoire. Dans les ventes aux enchères de vin, c’est donc dans la version vintage que les amateurs pourront, pour quelque temps encore, continuer à acheter leurs grands crus préférés. On constate en effet que le marché ne s’est pas encore ajusté, et que l’écart demeure important entre les cours de sortie en primeurs actuels et la valeur, dans les ventes aux enchères, des grands millésimes plus matures. Quelques exemples : pour un Château Léoville Poyferré 2010 (117€ TTC), on obtient près de 2 bouteilles du même vin, dans le millésime 2005 (cote 67€). Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2010 sort à 194€ TTC. Plus de deux fois le cours actuel aux enchères du 2005 (85€), et près du double du superbe 1989 (cote 102€).

Un Domaine de Chevalier rouge 2010 (66€TTC) équivaut à 2 flacons de 1996 (cote 32€). Même situation avec le Château Haut Bailly pour un 2010 (124€ TTC), on peut obtenir aux enchères plus de deux 2000 (cote actuelle 53€).

Primeurs : un marché de « futures » ?

Le marché des primeurs continue-t-il à remplir la fonction pour laquelle il avait été créé à l’origine ? Le vin vendu en primeurs n’est à ce stade qu’un « future », la promesse d’un grand vin en devenir. Les millésimes plus mûrs ont quant à eux déjà fait la preuve de leur haute qualité. Et pourtant, certains vins sont actuellement proposés en primeurs au prix qu’il faut débourser pour acquérir le même vin, dans un millésime identifié comme un grand succès pour le cru : le Château Lynch Bages est ainsi vendu 138€ en primeur, au prix d’un 2000 ou d’un 1990. Château Beychevelle s’échange à 74€ TTC en primeur, le prix du 1990 aux enchères.

Inutile de se désoler de la perspective de perdre, à terme, la perception de la complexité d’un grand pauillac, de l’élégance d’un margaux, de la puissance d’un saint-émilion, de la souplesse d’un pomerol. Mieux vaut se tourner d’urgence vers l’achat de millésimes anciens. Jusqu’à ce que le déséquilibre en l’offre et la demande fasse exploser, à son tour, les prix sur le marché des enchères. C’est déjà le cas pour certains crus, le cours de Château Lafite Rothschild en étant l’exemple le plus marquant. A quand l’embrasement sur le reste des grands crus classés ? Une seule chose est à ce jour certaine : le marché des ventes aux enchères de vin a indéniablement de beaux jours devant lui.

Pourquoi iDealwine a choisi de ne pas vendre de primeurs 2010
 

Compte tenu de l’évolution du marché, iDealwine a choisi de ne pas vendre en direct les Bordeaux primeurs 2010. Trois raisons sont à l’origine de cette décision :

- Les cours des prix des Bordeaux qui démontrent que le marché ciblé n’est plus celui des amateurs français.

- Compte tenu de la pression de la demande étrangère, les allocations ont été réallouées en priorité à l’export, au détriment des acteurs français. Une situation frustrante pour les clients (et les marchands) qui ne peuvent disposer, dans les quantités souhaitées, de l’ensemble des vins recherchés.

- Les pratiques de livraison de certains marchands, conjuguées à une incertitude sur la date de mise en bouteille des vins. Cette double raison a, sur les derniers millésimes, suscité quelques réactions de suspicion de la part de certains acheteurs, susceptibles d’entacher la réputation de qualité du service iDealwine.

Pour ces raisons, il ne nous a pas semblé opportun de mettre en place le dispositif de vente en primeur tel qu’il existait les années précédentes. Nous restons toutefois à l’écoute des clients qui nous sont fidèles depuis plusieurs années, afin de répondre à vos demandes spécifiques. N’hésitez pas à nous contacter.

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La part des vins rosés dans les ventes a doublé en 20 ans

mai 24th, 2011 by Rédaction iDealwine

Une terrasse, du soleil, un verre de rosé… Un tableau qui fait des plus en plus d’adeptes ! Selon le Comité Interprofessionnel des vins de Provence, la consommation de rosé représente aujourd’hui 25% du volume total des vins vendus et a ainsi doublé depuis 20 ans puisqu’elle s’élevait à 10.8% en 1990.

Les français sont les plus grands consommateurs de vin rosé du monde : neuf consommateurs sur dix se considèrent comme amateurs de ce vin. Selon de CNIV (Comité des Interprofessions des Vins d’appellations d’origine), une bouteille sur quatre achetées est une bouteille de rosé. Ces statistiques s’expliquent essentiellement par une évolution des tendances et un nouveau style de vie qui favorisent les repas moins structurés, le développement de la cuisine du monde, la simplicité, la découverte, et la convivialité.

En plus d’être consommateur, la France est le premier producteur de vins rosés avec 6, 74 millions d’hectolitres soit 900 millions de bouteilles (28% de la production mondiale) suivi par l’Italie (21%) et l’Espagne et les Etats-Unis (18%).

La Provence est considérée par 46% des consommateurs comme LA région de rosé de France . Une association logique puisque 150 millions de bouteilles de cette couleur y sont produites, représentant ainsi 38% de la production nationale et 8% de la production mondiale, loin devant le Rhône et Bordeaux à 12%, le Languedoc, le Sud Ouest et le Roussillon à 3%. Enfin, en Provence, où l’on retrouve plus de 600 producteurs, la production de rosé génère un chiffre d’affaire de 650 millions d’euros et offre 5000 emplois…

En ce moment, l’offre idéale n°164 propose des vins rosés et des vins de Provence : découvrez-là vite !

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Primeurs : quand Robert Parker s’inquiète d’une possible manipulation des prix

mai 12th, 2011 by Angelique de Lencquesaing

Robert Parker a rendu publiques il y a quelques jours ses notes de dégustation sur les primeurs 2010. Le célèbre critique américain profite toujours de cette occasion pour faire partager à ses lecteurs son appréciation du marché, de la demande, de la situation économique. Et, cette année, il n’hésite pas à émettre quelques inquiétudes concernant le prix des vins.

Robert Parker n’est pas seulement l’homme qui fait et défait le prix d’un vin à coup de notes. Ce dégustateur qui arpente (entre autres) le vignoble bordelais depuis 30 ans est aussi un observateur avisé du marché. Chaque année, nous attendons avec autant d’impatience la diffusion de son palmarès de dégustation que celle de son analyse sur le millésime et les faits majeurs susceptibles d’influencer la campagne primeurs.

Le dégustateur dresse un tableau élogieux de la qualité des vins du millésime 2010 : par analogie avec les 2005, ils se révèlent pour la plupart immensément concentrés, somptueux, quoique légèrement plus austères et moins précoces que les 2009. On notera tout de même que les vins très bien notés par le dégustateur sont plutôt moins nombreux qu’en 2009. Avec une note de 98-100, six crus seulement tutoient les sommets : il s’agit – et ce n’est pas un scoop – des châteaux Lafite Rothschild (qui n’avait pas réellement besoin de ce coup de pouce pour se placer, cette année encore, en tête des crus les plus recherchés de Bordeaux), Latour, Haut Brion, La Mission Haut Brion, Petrus et Ausone. Une mention spéciale, tout de même pour les crus à qui Robert Parker attribue une note élevée, mais d’une ampleur un peu plus importante : Mouton Rothschild (97-100/100), L’Eglise Clinet, Pontet Canet et Beauséjour Duffau Lagarosse (96-100/100).

Sans surprise, Robert Parker souligne l’appétit du marché chinois pour la catégorie la plus prestigieuse des grands crus classés et assimilés. Cette demande, conjuguée à l’intérêt croissant des fonds de placement-vin anglo-saxons pour les grands crus, devrait contribuer à justifier des niveaux de prix élevés. Parker se fait écho de la rumeur persistante à Bordeaux d’une hausse prévisible de 15 à 20% des prix, par rapport aux 2009. Rien de bien nouveau dans tout ça.

En revanche, ce qui est plus frappant, c’est le paragraphe qu’il consacre à l’éventualité d’une manipulation du prix des vins. Le critique américain jette un pavé dans la mare en soulignant qu’aucune source ne permet de connaître précisément le volume de Bordeaux 2009 écoulé lors de la campagne primeurs l’année dernière. Les acheteurs asiatiques ont-ils été aussi avides qu’on le prétend ? Robert Parker insinue que le groupe des « Big Eight » (les premiers crus classés du Médoc, Château Haut Brion ainsi que le trio officieux des « 1ers crus classés » de la rive droite que sont Petrus, Cheval Blanc et Ausone) aurait volontairement retenu une quantité significative de vin pour créer une rareté fictive, et profiter de la hausse des prix qui pourrait en découler.

Info ou intox ? Seul l’avenir et le marché pourront en attester. En tout état de cause, Robert Parker recommande aux amateurs motivés par l’achat en primeur de se tourner vers des marchands de bonne réputation, pouvant justifier d’un savoir-faire historique en matière d’achat et de livraison des primeurs bordelais.

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