Archive for the ‘La belle enchère’ Category

20 millésimes du domaine de la Passion Haut-Brion aux enchères

mars 11th, 2010 by rédaction iDealwine

passion-haut-brionL’hôtel Saint-James de Bouliac a été, le week-end dernier, le théâtre d’une vente de lots particulièrement rares : près de 20 millésimes du domaine de la Passion Haut Brion étaient offerts aux enchères.

Le domaine de la Passion Haut-Brion est un vignoble pas comme les autres. Planté de cabernet franc (à 60%) et de cabernet sauvignon (40%), cet hectare et demi de vignes se situe au beau milieu des vignes du château Haut-Brion ! Le domaine a produit durant une période allant de 1954 à 1978 un vin soyeux et velouté, parfaitement équilibré, doté de superbes arômes de cassis et d’épices. Ce sont ces vins qui ont été proposés lors de la vente du week-end dernier. Une occasion rare (peut-être la dernière ?) d’acquérir ces flacons de collection, même si l’état de certains flacons n’était optimal.

De 1978 à 2007, les raisins du domaine ont été intégrés au vin de Château Haut-Brion. Depuis le millésime 2008, le domaine renait, avec le concours de Stéphane Derenoncourt, célèbre consultant. La Passion Haut-Brion demeure un vin d’une absolue rareté, puisque seulement 2400 bouteilles sont produites à partir de ce minuscule terroir.

Quelques résultats de vente pour les vins du domaine de la Passion Haut-Brion

Vin

Résulat
unitaire

Format

La Passion Haut Brion 1954

45 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1955

45 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1957

21 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1958

38 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1960

38 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1968

25 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1971

20 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1974

30 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1975

89 €

magnum

La Passion Haut Brion 1976

28 €

bouteille

La Passion Haut Brion 1978

30 €

bouteille

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Enchères de folie à Hong-Kong

novembre 6th, 2009 by Angélique de Lencquesaing

View of Hong KongÇa chauffe sur le marché des enchères de Hong-Kong. L’abolition des droits de douanes à l’importation des vins, conjuguée à une reprise fulgurante dans l’ancienne colonie britannique contribuent à faire flamber les prix des grands crus.

La spéculation est certes un moteur important du succès des ventes de vin. Mais l’attraction que celles-ci suscitent auprès d’un public qui s’élargit de mois en mois témoignent d’un engouement réel et durable pour les grands crus, de la part des amateurs chinois. Le week-end dernier en a fourni la preuve, avec des records… mais aussi quelques prix en baisse par rapport à la cote iDealwine française.

Les crus classés de Bordeaux ont bien sûr été à l’honneur de la vente organisée par Zachys à Hong-Kong le 1er novembre. Certes, les vendeurs avaient sorti pour l’occasion leurs plus beaux flacons, proposés dans des millésimes mythiques. Et les résultats ont été à la hauteur des espérances. A l’exception du Château Le Pin, certes présenté dans un millésime 2002 peu vendeur.

En Bourgogne, de très beaux résultats également, hormis sur le Corton Charlemagne 1998 du domaine Coche-Dury, moins spéculatif à Hong-Kong que sur les places européennes.
En vallée du Rhône, sans surprise, deux ténors de la région ont atteint des sommets : Hermitage La Chapelle 1961 et Ch. Du Pape Château Rayas 1990.
A noter enfin, le succès à la vente du Ribera del Duero produit par Peter Sisseck (proche de Jean-Luc Thunevin, du Château Valandraud, dont il a adopté les techniques d’élaboration de « vins de garage »).

En conclusion, à de rares exceptions près on constate que les bonnes affaires, à l’achat, c’est avant tout sur le marché français que vous les réaliserez !

Vente à Hong-Kong - Zachys - 01/11/2009        
       Prix adjudication
Lot (HK$)
 Prix adjudication
Lot (€)
 Cote iDealwine
unitaire
VAR%
cote iDealwine
12 BTE Château Mouton Rothschild 1945   1 694 000      146 700      4 505   63,15%
1 BTE Petrus 1961        72 600          6 290      3 590   42,93%
5 BTE Château Haut Brion 1961        78 650          6 810         816   40,09%
12 BTE Château Haut Brion 1989      133 100        11 530         697   27,46%
12 BTE Château Cheval Blanc 1990      108 900          9 430         635   19,19%
12 BTE Château La Clusière 2000        90 750          7 860         162   75,27%
6 MAG Château Le Pin 2002        90 750          7 860      1 500   -14,50%
12 BTE Château Haut Brion blanc 1998        45 980          3 980         180   45,73%
12 BTE Clos de la Roche Vieilles Vignes Domaine Ponsot 1985      217 800        18 860         753   52,09%
12 BTE Vosne Romanée Les Beaux Monts Domaine Leroy 1996        43 560          3 770         231   26,47%
12 BTE Puligny Montrachet 1er Cru Les Pucelles Domaine Leflaive 1996        31 460          2 720         113   50,15%
12 BTE Montrachet Marquis de Laguiche Joseph Drouhin 1996        48 400          4 200         185   47,14%
12 BTE Corton Charlemagne Coche-Dury 1998        84 700          7 340         729   -19,18%
1 JERO Chevalier Montrachet Domaine Leflaive 2006        24 200          2 100      1 320   37,14%
12 BTE Champagne Krug 1976      102 850          8 910         377   49,23%
2 BTE Hermitage La Chapelle Paul Jaboulet Ainé 1961      193 600        16 670      5 778   30,68%
12 BTE Châteauneuf-du-Pape Réserve Château Rayas 1990      169 400        14 670         340   72,19%
12 BTE Vega Sicilia Unico 1990        36 300          3 140         255   2,55%
6 BTE Ribera del Duero Pingus 1999        36 300          3 140         300   42,68%

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Simple rebond technique ou engouement réel pour les grands vins liquoreux ?

octobre 21st, 2009 by Angélique de Lencquesaing

suduiraut 1988, format imperialeSerait-ce l’approche des fêtes de fin d’année ? Les liquoreux enregistrent actuellement un vif regain d’intérêt, tout particulièrement quand ils sont conditionnés en grands formats.

Le Château Suduiraut 1988 était récemment proposé dans le format impériale (6 litres, soit l’équivalent de 8 bouteilles). Le lot a été adjugé 699€, alors que la cote à la bouteille pour ce vin s’élève actuellement à 39€. Une prime importante, donc, pour le format gargantuesque de ce flacon ! En magnum, le château d’Yquem fait également des émules, puisque, dans le millésime 1989, il a atteint ces jours-ci 719€, en hausse de 23% sur sa cotation habituelle.

En savoir plus sur le Château Suduiraut

Souvent considéré comme l’un des meilleurs vins de l’appellation, le château Suduiraut est un proche voisin d’Yquem. Son vignoble au sol hétérogène est composé de graves sableuses et silliceuses associées à des terres argilo-calcaires. La richesse de son terroir permet aujourd’hui d’obtenir des vins extrêmement raffinés et complexes. Le Château Suduiraut produit un vin savoureux et intensément liquoreux qui développe de magnifiques arômes après un long séjour en bouteille. A noter, la production, dans les grands millésimes, d’une Cuvée Madame susceptible de rivaliser avec le prestigieux château d’Yquem.

Les dernières cotes du Château Suduiraut
Château Suduiraut 2005 34.50€
Château Suduiraut 2004 27.39€
Château Suduiraut 2003 37.50€
Château Suduiraut 2002 29.50€
Château Suduiraut 2001 86.50€
Château Suduiraut 2000 34.67€
Château Suduiraut 1999 46.33€
Château Suduiraut 1998 32.33€
Château Suduiraut 1997 37.50€
Château Suduiraut 1996 28€
Château Suduiraut 1995 36.77€

64 000 euros pour une impériale de Petrus !

octobre 6th, 2009 by rédaction iDealwine

Etiquette de petrus

Ça chauffe en Asie ! Après quelques mois de calme, Hong Kong a de nouveau été le théâtre d’une vente spectaculaire organisée par Sotheby’s, au cours de laquelle les prix se sont littéralement envolés.

Une impériale du mythique millésime de 1982 de Petrus a ainsi été adjugée 94 000 dollars US (soit environ 64 000 euros). Un véritable record pour ce flacon de 6 litres, l’équivalent de 8 bouteilles. Les flacons de Romanée-Conti du Domaine éponyme ne sont pas en reste : une caisse comportant 12 bouteilles issues du millésime 1995 a été adjugée pour plus de 94 000 dollars US (environ 64 000 euros), tandis que les 12 flacons de 2002 sont partis à 86 000 dollars US (environ 58 000 euros). Ces caisses contenant exclusivement des flacons de Romanée-Conti (et non un assortiment panaché des vins du domaine) sont particulièrement rares. Elles bénéficient souvent d’une surcote.
Les sommes impressionnantes enregistrées lors de cette vente démontrent le regain d’intérêt des amateurs chinois pour ces grands flacons, et leur capacité à agir sur les cours. Avec le risque de voir ce climat de surchauffe nourrir une nouvelle bulle sur les marchés asiatiques…

On notera également que Hong Kong tend à devenir une plate-forme incontournable pour la vente de flacons rares. Les montants atteints dépassent désormais les prix enregistrés sur les places de New York et Londres

Lots Adjudication Unitaire Cote IDW Var%
Petrus 1982 (Impériale - 6L) 64 000€ 64 000€ 20 000€ +220%
Romanée-Conti, DRC, 1995   (12 bt) 64 000€  5 330€  3 600€ +48%
Romanée-Conti, DRC, 2002 (12 bt)  58 000€   4 830€  4 500€ +7%

En savoir plus sur Petrus
Bien que cru non classé, à l’instar de l’ensemble des crus de Pomerol, Petrus est le plus célèbre mais aussi le plus prestigieux de tous les vins. La légende débute à la fin du 19ème siècle. La famille Arnaud est propriétaire du domaine, et Petrus bénéficie déjà d’une notoriété qui ne faiblira jamais par la suite. Edmonde Loubat rachète progressivement à cette famille les parts de la Société Civile du Château Petrus à partir de 1925. Elle en devient unique propriétaire en 1945. Dynamique et consciente du potentiel exceptionnel de ce "petit" vignoble (environ 6ha - 11,5 ha actuellement après le rachat d’une parcelle au Château Gazin), elle trouve dès 1947 un complément idéal en la personne de Jean-Pierre Moueix, négociant libournais issu d’une famille corrézienne.
Ce duo aux aptitudes commerciales remarquables va hisser le domaine vers les cimes dès le début des années 1950. Connu en France mais surtout reconnu à l’étranger, Petrus orne ainsi la table de fiançailles d’Elisabeth II. Dans les années 1960, le président Kennedy l’apprécie particulièrement et en fait indirectement une référence pour le marché américain.
Le terroir de Petrus, situé sur le point culminant de l’appellation (40 mètres) bénéficie d’une excellente situation. Le sol, essentiellement argileux, est particulièrement favorable au merlot, qui constitue 96% de l’encépagement du vignoble. Les 4% restant sont plantés de cabernet franc, dont la majeure partie ne se retrouve pas dans le grand vin. Les vendanges sont manuelles et l’élevage dure en moyenne 20 mois (100% de fûts neufs). La faible acidité de Petrus en fait un vin tendre, ce qui, combiné avec le caractère voluptueux du merlot, permet d’élaborer un vin d’une incroyable concentration. Il se révèle tout simplement majestueux, d’une puissance et d’une richesse inégalables, certains millésimes pouvant se garder plus de cinquante ans.

En savoir plus sur les différents formats
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Caisses panachées du domaine de la Romanée Conti: le point sur les dernières enchères

octobre 2nd, 2009 by Angélique de Lencquesaing

Paris a récemment été le théâtre d’une belle succession d’enchères sur les caisses panachées du domaine de la Romanée Conti. L’enjeu était de taille puisque 14 millésimes se sont succédé au marteau. Rarissime.

Caisse bois du domaine de la Romanée ContiLe domaine de la Romanée Conti était l’une des stars de la vente qui s’est déroulée à Paris la semaine dernière. Au programme de ce somptueux catalogue, une rare série de caisses panachées issues du domaine représentant 14 millésimes.
Certaines années ont suscité de belles enchères, 1999 et 2005 notamment. Les millésimes des années 1990 enregistrent un rattrapage des prix. En revanche, et c’est là la surprise de la vente, certaines caisses se sont vendues en dessous de leurs cotations habituelles. C’est par exemple le cas des 2000, 2001, 2003 et 2004.


Les vins du domaine de la Romanée Conti aux enchères
Caisses panachées Nombre de bouteilles Cote iDealwine Résultat de vente* %
Romanée Conti 1989 1 4766
La Tâche 1989 1 767
Richebourg 1989 2 672
Romanée Saint-Vivant 1989 1 708
Grands Echézeaux 1989 1 348
Echézeaux 1989 1 573
Assortiment 7 8495 14950 75,99%
Romanée Conti 1993 1 2836
La Tâche 1993 3 785
Richebourg 1993 2 351
Romanée Saint-Vivant 1993 3 295
Grands Echézeaux 1993 1 259
Echézeaux 1993 2 211
Assortiment 12 7457 8625 15,66%
Romanée Conti 1994 1 2950
La Tâche 1994 3 307
Richebourg 1994 2 247
Romanée Saint-Vivant 1994 2 340
Grands Echézeaux 1994 2 170
Echézeaux 1994 2 251
Assortiment 12 5885 7475 27,02%
Romanée Conti 1995 1 3600
La Tâche 1995 3 1150
Richebourg 1995 2 450
Romanée Saint-Vivant 1995 2 450
Grands Echézeaux 1995 2 320
Echézeaux 1995 2 300
Assortiment 12 10090 17250 70,96%
Romanée Conti 1996 1 3868
La Tâche 1996 3 993
Richebourg 1996 2 684
Romanée Saint-Vivant 1996 3 437
Grands Echézeaux 1996 1 424
Echézeaux 1996 2 357
Assortiment 12 10661 13800 29,44%
Romanée Conti 1997 1 2195
La Tâche 1997 3 652
Richebourg 1997 2 531
Romanée Saint-Vivant 1997 2 406
Grands Echézeaux 1997 1 363
Echézeaux 1997 3 260
Assortiment 12 7169 8625 20,31%
Romanée Conti 1998 1 3000
La Tâche 1998 3 700
Richebourg 1998 2 470
Romanée Saint-Vivant 1998 3 300
Grands Echézeaux 1998 1 410
Echézeaux 1998 2 270
Assortiment 12 7890 9200 16,60%
Romanée Conti 1999 1 4400
La Tâche 1999 3 1605
Richebourg 1999 2 1571
Romanée Saint-Vivant 1999 2 592
Grands Echézeaux 1999 2 420
Echézeaux 1999 2 460
Assortiment 12 15300 23000 50,33%
Romanée Conti 2000 1 3650
La Tâche 2000 3 859
Richebourg 2000 2 561
Romanée Saint-Vivant 2000 2 448
Grands Echézeaux 2000 2 430
Echézeaux 2000 2 404
Assortiment 12 9912 8050 -18,79%
Romanée Conti 2001 1 2800
La Tâche 2001 3 750
Richebourg 2001 3 430
Romanée Saint-Vivant 2001 3 460
Grands Echézeaux 2001 2 460
Echézeaux 2001 3 260
Assortiment 15 9420 9775 3,77%
Romanée Conti 2002 1 4500
La Tâche 2002 3 841
Richebourg 2002 1 916
Romanée Saint-Vivant 2002 3 447
Grands Echézeaux 2002 2 460
Echézeaux 2002 3 340
Assortiment 13 11220 13225 17,87%
Romanée Conti 2003 1 3800
La Tâche 2003 3 1334
Richebourg 2003 2 812
Romanée Saint-Vivant 2003 3 580
Grands Echézeaux 2003 1 580
Echézeaux 2003 3 476
Assortiment 13 13174 10005 -24,05%
Romanée Conti 2004 1 3200
La Tâche 2004 3 809
Richebourg 2004 2 449
Romanée Saint-Vivant 2004 3 419
Grands Echézeaux 2004 2 461
Echézeaux 2004 2 370
Assortiment 13 9443 8280 -12,32%
Romanée Conti 2005 1 6800
La Tâche 2005 3 1907
Richebourg 2005 2 1100
Romanée Saint-Vivant 2005 3 867
Grands Echézeaux 2005 2 580
Echézeaux 2005 2 647
Assortiment 13 19776 27600 39,56%
* Résultats enregistrés lors de la vente Christie’s - Paris du 22 septembre 2009
En savoir plus sur le domaine de la Romanée Conti

Acquis par le prince de Conti en 1760, ce vignoble de 1,85 ha ne produit guère plus de 6000 bouteilles par an d’un vin mythique et exceptionnel. Après la révolution française, le Domaine fut déclaré bien national, la Romanée Conti compta de nombreux propriétaires, notamment la famille Duvault-Blochet, qui acquis plusieurs autres parcelles dont la Tâche, Richebourg et Echezeaux. Aujourd’hui chaque bouteille de Romanée Conti porte la double signature d’Aubert de Villaine et de Henry-Frédéric Roch. La Romanée Conti fut la dernière parcelle de vigne en Bourgogne à résister au phylloxéra, mais, pendant la seconde guerre mondiale, le manque de sulfure de carbone entraîna sa destruction dès 1945.
Pendant cinq ans, de 1946 à 1951, aucun millésime ne fut produit. Les conditions de vinification et d’élevage (maturité maximale du fruit, très forte sélectivité, précautions maximales à chaque étape, élevage en bois neufs) permettent de produire un vin d’exception. Ainsi des arômes d’une magnifique complexité évoquant la rose, la violette, les épices, la truffe et le cuir se retrouvent dans ce vin somptueux.

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La belle enchère : quelles perspectives sur le front des enchères à la rentrée ? Troisième volet : la vallée du Rhône

septembre 28th, 2009 by Angélique de Lencquesaing
Ardoise La rentrée de s enchères, vallée du RhôneAprès Bordeaux et la Bourgogne, faisons le point sur les grandes cuvées de la vallée du Rhône, à la veille des grandes ventes de fin d’année.
Rhône : un assainissement bienvenu

En vallée du Rhône comme ailleurs, l’assainissement reste de mise. Sur les grands millésimes des années 1990 et 2000 - 2005 restant un cas à part - les « trésors » de la maison Guigal en Côte-Rôtie (La Mouline, La Turque et la Landonne) s’affichent en baisse depuis le début de l’année ou, au mieux, restent stables. Conséquence immédiate : on ne les voit plus dans les ventes aux enchères. Les vendeurs conservent-ils leurs flacons, jugeant leur prix de revente actuellement insuffisant ? La raréfaction de ces vins est en tout cas un signe tangible que les spéculateurs ont déserté les salles depuis quelques mois.

En dehors des grands flacons signés Guigal, qui demeurent d’incontournables indicateurs de l’état du marché sur les grands vins de la vallée du Rhône, l’appellation Côte-Rôtie regorge de producteurs de renom. Certains commencent à être chers (Jamet notamment) mais ils conservent pourtant un potentiel de valorisation réel. On trouve encore d’excellentes opportunités chez Gerin, Stephan, Burgaud…

Au sein de l’appellation Hermitage, Jean-Louis Chave tient le haut de l’affiche, de même que les cuvées des grandes maisons telles que Delas et Chapoutier. Les millésimes récents de l’Hermitage La Chapelle pourraient devenir plus difficiles à vendre en raison des récentes hausses tarifaires. En revanche, on note que la plupart des années antérieures à 2003 ont enregistré une baisse des prix depuis le début de l’année. On devrait donc trouver sur le marché des enchères de belles opportunités dans les ventes de fin d’année.

Au sud de la région, l’assainissement reste aussi le mot d’ordre : les cuvées spéciales de Châteauneuf du Pape, “body-buildées”, élaborées pour une clientèle spécifique (les amateurs américains, guidés par les choix de Robert Parker), sont pratiquement absentes des catalogues. Place aux cuvées traditionnelles, bien travaillées, donc, auxquelles les amateurs réservent systématiquement un bon accueil.

A noter : toutes appellations confondues, le marché enregistre un repli sur le millésime 1990 - une année exceptionnelle en vallée du Rhône –. Il faut préciser que 1990 avait connu une hausse spectaculaire entre 2005 et fin 2008. Les prix devront revenir à plus de sagesse pour que les échanges puissent reprendre. A contrario, on note la belle progression du millésime 1999. A suivre attentivement, les millésimes 2005, 2006, et 2007, encore une sublime trilogie qui devrait susciter toutes les convoitises…
Angélique de Lencquesaing

Cote iDealwineau 01/09/09

% depuis le 01/01/2009

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 2003

202

ND

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 2000

189

4,42%

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1999

180

18,42%

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1998

278

-4,79%

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1995

190

-1,55%

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1990

412

-29,93%

Châteauneuf-du-Pape - Beaucastel Hommage à Jacques Perrin 1989

430

-22,52%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 2003

127

5,83%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 2000

127

15,45%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 1999

100

-5,66%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 1998

140

-8,50%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 1995

277

-10,65%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 1990

415

-9,59%

Châteauneuf-du-Pape Rayas 1989

479

-1,24%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 2003

457

2,70%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 2000

180

-8,63%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 1999

341

-1,73%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 1998

183

-14,88%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 1995

187

-10,53%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 1990

392

-0,51%

Côte-Rôtie La Landonne Guigal 1989

367

-8,93%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 2003

416

0,00%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 2000

177

-1,67%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 1999

340

-5,82%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 1998

190

-5,94%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 1995

175

-11,17%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 1990

366

-14,88%

Côte-Rôtie La Mouline Guigal 1989

350

-9,79%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 2003

404

-0,25%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 2000

191

3,24%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 1999

350

-5,41%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 1998

208

-8,77%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 1995

242

2,54%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 1990

330

-23,96%

Côte-Rôtie La Turque Guigal 1989

302

-29,60%

Hermitage Chave 2003

326

11,26%

Hermitage Chave 2000

150

0,67%

Hermitage Chave 1999

150

-1,96%

Hermitage Chave 1998

144

1,41%

Hermitage Chave 1995

179

4,68%

Hermitage Chave 1990

289

-13,73%

Hermitage Chave 1989

230

-4,17%

Hermitage La Chapelle 2003

73

-16,09%

Hermitage La Chapelle 2000

60

-14,29%

Hermitage La Chapelle 1999

69

11,29%

Hermitage La Chapelle 1998

47

-20,34%

Hermitage La Chapelle 1995

81

-2,41%

Hermitage La Chapelle 1990

324

-12,90%

Hermitage La Chapelle 1989

152

4,11%

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A lire :
L’analyse du marché des bordeaux

L’analyse du marché des bourgognes

La Part des Anges : une belle réussite pour l’Institut de France

septembre 24th, 2009 by rédaction iDealwine

La vente de la Part des Anges est devenu le rassemblement annuel incontournable des hommes et des femmes du Cognac autour d’une action caritative. Pour sa 4ème édition, l’évènement, organisé par l’interprofession cognaçaise, a permis la levée de plus de 50 000 euros, reversés à l’Institut de France. Ces fonds serviront à financer la rénovation d’oeuvres majeures du musée du Château de Chantilly.

Statue de la part des angesLes 23 flacons, aussi prestigieux que rares, ont en effet connu de belles enchères. A noter que ceux-ci ont été offerts par de généreuses maisons de Cognac. Certains lots, à l’image de ce Cognac Prince Hubert de Polignac, ont été spécialement créés pour la « Part des Anges » 2009.
Le record a été décroché par l’Or de Jean Martell Edition Exclusive n°44/100, adjugé 5 500 euros. Cette édition a été créée pour accompagner le lancement de L’Or de Jean Martell, Cognac d’exception qui rend hommage à l’excellence de la Maison Martell depuis 300 ans.
Outre la vente des ces flacons, une sculpture de l’artiste Maria Perafan Simmonds a été adjugée 4 000 euros.
Une initiative que nous ne pouvons qu’encourager et féliciter !

Adjudications

ABK6                                                   800€

AE DOR                                              1100€

ABK6                                                   450€

Camus                                                 700€

Courvoisier                                         1200€

Delamain                                            3500€

Dupuy                                                2800€

Pierre Ferrand                                     2500€

Frapin                                                 5000€

Godet                                                   700€

Hardy                                                 2500€

Hine                                                    3200€

Hennessy                                            2900€

Leopold Goumel                                     550€

Leyrat                                                 1000€

Royer                                                   800€

Martell                                                5500€

Meukow                                              2400€

Montifaud                                              600€

Normandin                                            500€

Otard                                                   600€

Polignac                                              1800€

Rémy Martin                                       1500€

En savoir plus su le Cognac :Célèbre dans le monde entier, le Cognac bénéficie depuis 1909 d’une A.O.C. réglementant sa production. Seule peut être appelée Cognac la liqueur issue d’eaux-de-vie provenant des crus de la zone d’appellation contrôlée de Cognac. Cette liqueur doit être distillée et vieillie sur place selon des techniques autorisées : double distillation dans un alambic charentais en cuivre, vieillissement dans des fûts de chêne et respect d’un temps de vieillissement minimum. Un bon Cognac suit un processus d’élaboration complexe. Il n’est jamais issu de l’eau-de-vie d’un seul cru mais est plutôt le fruit du “mariage” d’eaux-de-vie d’âges et de crus différents, allant parfois jusqu’à une centaine. Pour établir l’âge du Cognac, seules comptent les années de séjour dans les fûts ou barriques en bois. En effet, dès son transfert dans un récipient en verre, l’eau-de-vie cesse de vieillir. Plus il vieillit, plus le Cognac gagne en complexité, parfum, arôme et goût (senteurs épicées, poivre et cannelle). A noter, seuls les Cognacs composés exclusivement de Petite et Grande Champagne (50% minimum) ont droit à l’appellation “Fine Champagne”.

A lire également :
La Part des Anges, une vente de Cognacs exceptionnels (06/09/2009)

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Bourgogne : quelles perspectives sur le front des enchères à la rentrée ?

septembre 21st, 2009 by Angélique de Lencquesaing

Après un état des lieux des vins de Bordeaux dans les ventes aux enchères, quelques pistes de réflexion sur les grands crus de Bourgogne.

La rentrée des enchères de vin en BourgogneBourgogne ce qui est rare est (trop ?) cher

En Bourgogne, la crise n’a pas eu les mêmes effets qu’ailleurs. La rareté des vins produits continue à protéger nombre de grands domaines, dont la production ne suffit pas à satisfaire l’appétit des amateurs. Au cours des ventes aux enchères de cet été on a pu constater que les prix se tiennent, voire s’envolent. Quelques producteurs stars continuent à susciter un engouement qui frise la spéculation. C’est toujours le cas des domaines Roumier et Armand Rousseau pour les vins rouges, Coche-Dury et Raveneau pour les blancs. Des domaines dont il peut rester intéressant d’acquérir les millésimes récents (2005 et 2006 notamment). Mais attention, surveillez bien les cotes et les dernières adjudications enregistrées sur les vins, pour éviter, tout à l’emballement de la vente, de les surpayer. Parmi les signatures toujours activement recherchées en côte de Nuits, on trouve les vins du domaine Leroy (toutes appellations confondues), les grands « clos » (Clos de Tart, Clos des Lambrays), les gevreys-chambertin des domaines Sylvie Esmonin et Denis Mortet. Parmi les Clos de Vougeot, ceux des domaines Grivot, Anne Gros (le Grand Maupertui), Meo-Camuzet et du Château de La Tour (vieilles vignes) figurent parmi les plus recherchés. Les chambertins du domaine Trapet ont enregistré une hausse de prix ces derniers mois, mais la demande reste forte. A Musigny, la cuvée Vieilles vignes du domaine de Vogüé est systématiquement très entourée dans les ventes, de même que les vins des domaines Prieur et Mugnier.
En blanc, les domaines d’Auvenay et Anne-Claude Leflaive tiennent toujours le haut du pavé, de même que la micro-production du domaine Guffens-Heynen. Les meursaults du domaine des Comtes Lafon s’échangent à des niveaux de prix stables. A noter, en blanc, le développement d’une petite bulle spéculative sur les vins du domaine Roulot, aujourd’hui très chers.
A signaler également, l’intérêt pour les cuvées issues des parcelles dont les grandes maisons bourguignonnes sont propriétaires. Des vins qui se valorisent sur le long terme.
Chez Bouchard, citons le Beaune 1er Cru Grèves Vignes de l’Enfant Jésus et le Grand Cru Corton « Le Corton ». Chez Drouhin, le Beaune 1er Cru Clos des Mouches. Chez Louis Latour, le Corton Grancey et le Chambertin Héritiers Louis Latour (sous-coté actuellement). Chez Louis Jadot, le Chevalier-Montrachet les Demoiselles.

Etiquette Romanée-ContiLooking for DRC…

Les vieux millésimes gardent la cote, notamment quand ils sont issus de domaines pour lesquels les années récentes se sont envolées aux enchères. Même au cœur de l’été, les collectionneurs n’ont pas désarmé. Les vieux millésimes du domaine de la Romanée Conti n’ont pas échappé à leur vigilance lors de la dernière vente de Cannes, qui s’est déroulée en plein mois d’août. Il faut dire aussi que, toutes appellations du domaine confondues, on ne voit plus beaucoup de flacons du Domaine aux enchères. La Tâche, Richebourg, Echézeaux, Romanée Saint-Vivant et, à plus forte raison, Romanée Conti et Montrachet : les flacons estampillés « DRC » sont aujourd’hui à peu près introuvables dans les ventes. Soucieux de limiter la spéculation qui s’exerce sur ses vins, le domaine trace en effet les bouteilles qui sortent de ses chais. Le résultat : une augmentation très forte du marché de gré à gré, plus ou moins officiel, avec le manque de transparence – et, dans certains cas, de garantie – que ce type de transaction peut impliquer. Les amateurs non allocataires du fameux domaine sont ainsi, et c’est regrettable, amenés à emprunter des chemins « parallèles » pour se procurer les flacons qu’ils espèrent un jour pouvoir découvrir, et déguster.
Et que dire des vins produits par Henri Jayer ? Ils avaient atteint des sommets avant la crise financière et l’explosion de la bulle spéculative en octobre 2008. Ils se sont fait beaucoup plus rares dans les ventes depuis que les acheteurs à la recherche d’une plus-value rapide ont, eux aussi, déserté les salles. Aujourd’hui, la situation semble s’assainir, et la demande en provenance d’Asie repart. Les vins pourraient donc à nouveau trouver preneur, et repartir sur une tendance haussière.

Et la modération des prix, alors ?
La crise ne semble pas avoir incité certains domaines à modérer leurs tarifs. Alors que la demande se fait plus hésitante, que certains clients retardent leurs paiements, voire ajournent leurs commandes, les prix de certains producteurs continuent à croître inexorablement. Certains vins sont donc aujourd’hui difficiles à vendre. C’est notamment le cas du domaine Boillot, dont les fabuleux Puligny-Montrachet, trouvent plus difficilement preneur actuellement.

Grands crus de Bourgogne
Quelques cotations à suivre
Prix (€) Variation
Chablis 1er Cru Montée de Tonnerre Raveneau 2005 75 -10%
Chevalier-Montrachet GC Domaine Leflaive 2005 300 6%
Meursault 1er Cru Les Perrières Comtes Lafon 2003 148 -20%
Meursault 1er Cru Charmes Comtes Lafon 2002 147 -8%
Meursault 1er Cru Les Perrières Coche-Dury 2000 448 7
Puligny-Montrachet 1er Cru Les Pucelles Domaine Leflaive 2002 124 5%
Bonnes-Mares GC Domaine Georges Roumier 2005 684 7%
Chambertin GC Armand Rousseau 2005 866 2%
Chambertin Clos de Bèze GC Armand Rousseau 1999 260 16%
Clos de Tart GC Mommessin 1999 173 11%
Clos de Vougeot GC Méo Camuzet 2002 150 -10%
Richebourg GC Méo Camuzet 2005 536 -7%
Richebourg GC Domaine de la Romanée-Conti 2003 835 -18%
Romanée-Conti GC 2002 4500 -9%
Romanée-Saint-Vivant GC Domaine de la Romanée-Conti 2002 447 -17%

A venir : l’analyse des vins de la vallée du Rhône et de Champagne.

A lire : L’analyse du marché des Bordeaux

Angélique de Lencquesaing


Quelles perspectives sur le front des enchères à la rentrée ?

septembre 10th, 2009 by Angélique de Lencquesaing
Après un été marqué par un volume de ventes, et d’échanges traditionnellement plus limités, la question est sur toutes les lèvres des amateurs (en tout cas les vôtres) : quelles évolutions attendre du marché des enchères de vins ? Nous vous livrons quelques pistes de réflexion, en commençant par le marché des Bordeaux.

Ardoise de la rentréeQuelles perspectives attendre du marché des enchères de vins ? Les ventes de l’été, plus rares cette année, n’ont pas été boudées pour autant par les amateurs. Premier volet de notre analyse, le marché des Bordeaux. A suivre, les vins de Bourgogne, de vallée du Rhône, de Champagne et des autres régions.

Qui achète (et boit) encore du Lafite en dehors des amateurs chinois ?

A Bordeaux, Lafite Rothschild – et son second, Carruades de Lafite -  continuent à faire parler d’eux. Les prix du premier cru de Pauillac et de son second vin sont nettement repartis à la hausse ces dernières semaines, à la faveur d’un engouement qui nous vient de l’Asie, et de la Chine au tout premier chef. Le succès de ces deux vins représente-t-il l’arbre qui cache la forêt ? Tout est question de modération dans les prix. Ce qui est certain, car nous le constatons lors des ventes (et, plus encore par l’ardeur des internautes sur notre site !) les amateurs n’ont pas renoncé à acheter, et c’est plutôt bon signe. Cependant, ils veulent garder, en plus du plaisir d’acquérir un joli cru, l’idée que leur achat constituera une « bonne affaire ». La sacro-sainte « bonne affaire » que les catalogues de Foires aux vins commencent déjà à nous déballer au kilomètre…

Les prix des premiers crus classés ont enregistré une nette décrue ces derniers mois. Latour et Margaux sont aussi plus difficiles à vendre sur les millésimes récents, la hausse des prix ayant été très conséquente au cours de la période 2006 – 2008. Haut Brion et Mouton Rothschild ont enregistré des hausses de prix moins conséquentes sur cette même période, les vins se situent donc à des niveaux de prix plus sages, qui facilitent les échanges.

Etiquette LafiteDans le Médoc, il faut se garder d’acheter massivement (ou en tous cas trop cher) les vins que l’on retrouvera facilement, parfois à des niveaux de prix bradés, dans les catalogues des Foires aux vins. Un domaine comme Sociando Mallet pourrait un jour voir son image écornée par sa présence systématique en tête de gondole des principaux hypers de France, à un prix qui ne motivera plus aucun amateur à acheter en primeur, puisqu’il est rigoureusement identique, voire même un peu plus bas… Une solution : bien vérifier les cotations iDealwine avant de partir pousser votre caddy (ou votre souris) ! Recherchez les millésimes qui avaient beaucoup augmenté en 2006 et 2007, et qui enregistrent actuellement un trou d’air dans les ventes : 1990, 1995, 1996. De sublimes années à savourer actuellement. A rechercher également, dans un objectif de dégustation, et non de placement, les petites années de la décennie 1990. Plombées par l’idée générale que ces années sont de mauvais millésimes, les premiers et seconds crus classés ont produit de superbes 1993, 1994, 1997 et 1999. Des vins qui peuvent également être dégustés actuellement, et dont les prix sont réellement attractifs. Avoir la chance d’acquérir et de goûter le Château Haut-Brion 1993 en déboursant à peine plus de 100€ représente une vraie opportunité !

Etiquette Chateau La ConseillanteSaint-Emilion et Pomerol, un vivier de stars

Traversons le fleuve. On constatera que si les cotations de Château Cheval Blanc plafonnent, les vins de la rive droite poursuivent leur conquête du monde des amateurs. Les grands crus de Saint-Emilion (on n’ose plus dire « crus classés » tant ce classement a fait l’objet de rebondissements récents) ont enregistré, à la faveur d’investissements conséquents, un saut qualitatif réel ces dernières années. Et pourtant les cotations ne retracent pas encore systématiquement tout le chemin parcouru. Canon La Gaffelière, Clos Fourtet, Fleur Cardinale, Grand Corbin Despagne, Quinault l’Enclos sont quelques unes des valeurs montantes de l’appellation, sans parler de Figeac, désormais consacré par la RVF (3 étoiles), mais dont les prix restent étonnamment sages en regard de la qualité des vins. Même situation pour Pavie Macquin et Troplong Mondot, dont les prix restent attractifs, hormis sur le millésime 2005 dont les cotes ont littéralement flambé lorsque ces deux vins ont frôlé la note suprême de 100/100 Parker. Au sommet de la hiérarchie, il faut suivre de près Angélus et Ausone. Le premier, parce que les millésimes récents n’en finissent pas de progresser en termes de qualité, il est donc intéressant de les acquérir jeunes pour profiter à plein de leur valorisation dans le temps. Le second, pour sa rareté (1300 à 2000 caisses dans les années les plus généreuses) et le caractère unique de son terroir. Ses perspectives de garde, immenses, lui garantissent le statut de collector aux yeux des amateurs du monde entier.

A Pomerol, les domaines n’ont pratiquement rien à vendre, et d’ailleurs les vins sont très difficiles à trouver aux enchères. La Conseillante (éternel rival de Petrus ?), Clinet, L’Eglise Clinet mais aussi Gazin font figure de challengers et peuvent encore se prévaloir d’un bon rapport qualité-prix. Au sommet de l’échelle (de la rareté), on trouve Lafleur et Vieux Château Certan. Deux vins rares aux enchères, chers, et pourtant si précieux que les prix sont justifiés. Quant à Petrus, voici un domaine dont il faut suivre attentivement la cote. L’emblématique Pomerol était devenu pratiquement invendable aux enchères depuis l’éclatement de la bulle financière, en raison d’une demande désespérément atone. Aujourd’hui, les ventes repartent, au compte-goutte et à des niveaux de prix assagis. Attention aux très grandes années telles que 2000, 2005, actuellement très (trop ?) chères. Idem pour 2003, dont les cotes ont beaucoup augmenté mais qui pourrait décevoir dans le temps en raison des caractéristiques particulières du millésime. Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir les acquérir en primeur (et c’est tout de même la majorité des amateurs compte tenu du système d’allocation mis en place par la maison Moueix) guetteront les fluctuations du marché, et les creux de vente. Car tout de même, qui oserait prétendre que posséder un peu de Petrus dans sa cave représente un mauvais choix ?

Angélique de Lencquesaing

A suivre, l’analyse de la Bourgogne, des vins de vallée du Rhône, de Champagne et des autres régions.

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Les ténors de la cote iDealwine

Variation de prix depuis fin 2007

Cote iDealwine au

Cote iDealwine au

Cote iDealwine au

Variation

31/12/2007

31/12/2008

01/09/2009

depuis fin 2008

Petrus 1982

3034

2768

2135

-22,87%

Petrus 1990

2514

2426

1735

-28,48%

Petrus 2000

2607

2581

1965

-23,87%

Petrus 2005

ND

2395

1985

-17,12%

Cheval Blanc 1982

826

776

555

-28,48%

Cheval Blanc 1990

858

820

629

-23,29%

Cheval Blanc 2000

787

720

560

-22,22%

Cheval Blanc 2005

ND

700

535

-23,57%

Latour 1982

1143

1322

1166

-11,80%

Latour 1990

591

566

474

-16,25%

Latour 2000

707

690

539

-21,88%

Latour 2005

ND

867

636

-26,64%

Margaux 1982

750

740

635

-14,19%

Margaux 1990

810

742

595

-19,81%

Margaux 2000

688

689

515

-25,25%

Margaux 2005

ND

936

758

-19,02%

Lafite 1982

1465

1537

1868

21,54%

Lafite 1990

431

411

348

-15,33%

Lafite 2000

830

943

905

-4,03%

Lafite 2005

ND

809

635

-21,51%

Haut Brion 1982

481

485

445

-8,25%

Haut Brion 1990

500

471

380

-19,32%

Haut Brion 2000

473

483

445

-7,87%

Haut Brion 2005

ND

675

624

-7,56%

Mouton Rothschild 1982

836

693

608

-12,27%

Mouton Rothschild 1990

200

196

175

-10,71%

Mouton Rothschild 2000

490

520

470

-9,62%

Mouton Rothschild 2005

ND

487

485

-0,41%

La vente à Prix Fixe est ouverte

juillet 10th, 2009 by Rédaction iDealwine

Grappes de raisin vert, pas mur, cepe de vigne et feuillesPas une minute à perdre : la vente à Prix Fixe est ouverte !

Un cortège impressionnant de grands crus bordelais s’avance, qui compte quelques flacons de château Le Pin 2005, Ausone, Angélus ou, parmi les sauternes, l’Extravagant de Doisy Daëne 2003 et 2005. En Bourgogne, la sélection est mythique, les plus grands domaines de la côte de Nuits répondent à l’appel : La Romanée Conti, Vogüé, Leroy et d’Auvenay, Méo-Camuzet, Trapet… En blanc, on retrouve les fabuleux chablis signés Raveneau et Dauvissat, les meursaults de chez Roulot, Coche-Dury et Lafon, on encore la déclinaison des appellations de Montrachet issue des domaines Leflaive et Ramonet.
En vallée du Rhône, les ténors d’Hermitage, de Côte-Rôtie et de Châteauneuf du Pape sont également présents dans de grands millésimes. En Champagne, on trouve quelques belles cuvées signées Egly-Ouriet, Krug, Salon et Billecart-Salmon. Sans oublier les vins étrangers : la vente compte d’intéressants flacons des plus grands domaines italiens, espagnols, allemands et américains.

Pour consulter les catalogues :

Catalogue 1 – Clôture à 21h00

Catalogue 2 – Clôture à 21h05
Catalogue 3 – Clôture à 21h10
Catalogue 4 – Clôture à 21h15
Catalogue 5 – Clôture à 21h20
Catalogue 6 – Clôture à 21h25
Catalogue 7 – Clôture à 21h30

Pour en savoir plus sur les ventes à prix fixe, cliquez ici.
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