Les meilleures adresses du vin à Paris
avril 26th, 2011 by Veronique Raisin
Egmont Labadie revient ! Après les Zinzins du Zinc, le guide des bonnes tables et bars à vin de l’Hexagone, le journaliste sourceur de bons plans vin a arpenté les rues de la Capitale incognito pour recenser ses meilleures adresses.
Tout a été testé, vérifié, commenté : un vrai boulot d’enquêteur, à l’ancienne !
L’ouvrage est salutaire : il permet d’aller droit au but, quartier par quartier, en recherchant non pas seulement les bars à vin, mais aussi les bons restaurants qui mettent en valeur le vin.
Pas de photos mais des textes concis et efficaces, pour faire découvrir « la diversité d’aujourd’hui, au-delà des hiérarchies et des a priori du passé ».
Ce parcours initiatique s’articule autour de différentes étapes : les « initiateurs » (le BA-ba, avec bons vins bon accueil), les « styles » (vins de soif, de garde, du Sud…), les « terroirs » (Bordeaux, Beaujolais, Loire…), les « électrons libres » (des férus du vin qui ont une approche toute personnelle), les « ambiances » (on y va pour l’atmosphère), les « grandes bouteilles » (à prix intéressants !), les « alliances gourmandes » et les « bonnes adresses de quartier ».
Continuité du guide, le blog des Zinzins prolonge le travail de recherches et met à jour les dernières adresses, des bonus… Bravo !
http://terredevins.com/blogs/zinzinsduzinc
Les meilleures adresses des amateurs de vin, d’Egmont Labadie.
Editions Dakota, « Paris pour les Parisiens » – 145 pages – 13,99 euros.
A Courchevel, la table du Kilimandjaro
avril 11th, 2011 by Veronique Raisin
Avant la fonte des neiges, iDealwine a testé pour vous une belle (et bonne) table de Courchevel. Revue de détail.
Perché en haut des pistes de Courch’, à 1850 mètres, le Kilimandjaro est tout simplement inévitable. On arrive à ski, on déchausse, on décasque, on déguste. La terrasse plein sud, les canapés en rotin avec coussins dans le dos, le soleil dans ta face et le tube de crème à bronzer.
Mais attention, ici on est en apesanteur, on a quitté la terre, déjà la tête dans les nuages. Tout est beau, sans ostentation, l’accueil aimable sans être coincé, la modernité toujours feutrée derrière une poutre en bois …
Ce complexe hôtelier de grand luxe ***** imaginé par Philippe Capezzone au début des années 2000 regroupe onze chalets, dont l’un est dédié à la détente avec spa, salle de fitness et piscine et un autre au restaurant étoilé Michelin, la Table du Kilimandjaro.
Dans l’assiette donc, ça dépote. Le nouveau chef Nicolas Sale, arrivé cet hiver, a déjà pris ses marques. Transfuge de Juan-les-Pins, où il avait maintenu l’étoile, le voilà aux sommets, bien épaulé par un jeune pâtissier qui fait des miracles.
Jean-Alain Baccon, le directeur de la restauration, est aussi le chef sommelier. Il veille sur la cave, avoue un faible pour la Bourgogne et les grands contenants ! Au début de la saison, la carte des vins compte entre 800 et 1000 références. Au fur et à mesure que les jours passent, et avec eux les milliardaires russes ou d’ailleurs – d’ailleurs, le livre s’amincit. Il reste encore du champagne Devaux, dans la cuvée D : ruez-vous sur l’Ultra D, un non dosé de grande pureté, ou sur le 2000.
Ce jour-là , pour les accompagner, j’ai goûté à un succulent homard bleu, accompagné de pommes de terre fondantes, caviar et bouillon de crustacé à la mélisse. Suivait un turbot absolument impeccable, sur l’idée d’une Grenobloise avec champignons de Paris, tétragone, échalotes grises et émulsion de coquillages.
Gardez un peu de place pour les desserts. L’onctueux citron, pain de Gènes, thym et glace au calisson d’Aix est à tomber !
Évidemment, tout cela n’est pas donné donné vous en conviendrez. Mais franchement ça vaut le coup de tester.
Chambre au prix d’une bouteille de Lafite en basse saison, du magnum en haute saison. Pour la réservation d’un chalet de huit personnes, pour la semaine, il faudra compter au moins deux caisses. Côté restaurant, pour le prix d’une bouteille de Carruades, vous devriez passer une excellente soirée.
Le Kilimandjaro & Spa
Rue de l’Altiport
73120 Saint-Bon-Tarentaise
Tél. : 04 79 01 46 46 begin_of_the_skype_highlighting 04 79 01 46 46 end_of_the_skype_highlighting
Testé pour vous : Le Regent Grand Hôtel à Bordeaux
avril 5th, 2011 by Veronique Raisin
Alors que s’ouvre à Bordeaux la grand messe des Primeurs 2010, plein feux sur Le Régent Grand Hôtel, l’une des adresses les plus prestigieuses de la ville de Montaigne.
C’est sans conteste le plus bel hôtel de Bordeaux. Situé place de la Comédie, face au Grand Théâtre dont il reflète la façade néoclassique dessinée par Victor Louis, et reprend les dimensions, le palace fait cavalier seul dans l’hôtellerie de luxe bordelaise depuis sa réouverture fin 2007. Impossible dès lors de ne pas s’engouffrer dans le lobby, passer la mappemonde, filer droit au Bar Victor pour une coupe de champagne, faire un crochet par le jardin d’hiver l’Orangerie pour l’heure du thé, s’installer à la terrasse de la Brasserie de l’Europe pour le déjeuner ou lâcher prise au Pressoir d’Argent pour le dîner. Mais rien ne vaut d’y passer une nuit dans l’une des cent cinquante chambres et pourquoi pas d’opter pour l’un des dîners dégustation de prestige.
Premier en date : le 4 mars dernier avec Pierre Lurton, venu accompagné de quelques grands et beaux flacons de Cheval Blanc et d’Yquem…
En attendant, visite privée du Regent et plus particulièrement de ses deux restaurants.
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Après neuf années de rénovation et d’agrandissement – vingt chambres initiales devenues cent cinquante aujourd’hui dont vingt-deux suites – le Regent a retrouvé son luxe originel. L’atmosphère XVIIIe de l’établissement a été sobrement retranscrite par le décorateur Jacques Garcia, jouant de l’agencement épars des lieux : coins et recoins permettent de se perdre dans les étages, car l’hôtel a été agrandi au fil des acquisitions de son propriétaire Michel Ohayon et rassemble en réalité huit bâtiments différents. Au total, 23 000 m2 avec deux restaurants, un jardin d’hiver, un bar, un club privé, treize salons et bientôt un spa.
La Brasserie de l’Europe évoque les grandes brasseries du XIXe, dans un décor Belle Époque évoquant tour à tour Victor Hugo, le vieux Bordeaux et les châteaux bordelais. Familial, pas du tout ampoulé, le lieu s’offre sur deux étages. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner, brunch le dimanche, il y a mille occasions d’investir les lieux. La table est axée sur les produits de saison et la cuisine bordelaise : risotto aux huîtres et fruits de mer, entrecôte de boeuf Wagyu façon Kobe, tarte fine croustillante aux légumes grillés, plateaux de fruits de mer, salade Caesar aux crevettes et oeuf poché, soupe de poissons de roche, sole grillée ou meunière, joue de boeuf et écracée de légumes d’hiver, panna cotta coco, île flottante chocolat-mirabelle, millefeuille aux fèves de Tonka….
Côté verre, Bordeaux, Bordeaux, Bordeaux. Alter Ego de Palmer 2005 à 125 €, Château Meyney 2000 à 80 € ou un verre de blanc de Château La Louvière 2004 à 14 €.
Un étage au-dessus et nous voilà au restaurant gastronomique. Le Pressoir d’Argent, étoilé Michelin, est l’une des cinq dernières tables au monde à posséder une presse à homard. L’expérience, très rare, mérite d’être vécue ! La béarnaise au homard est ainsi montée à la minute devant vous, et accompagne le homard et ris de veau, endives braisées. Extra !
La cuisine de Pascal Nibaudeau est axée à 99% sur le poisson ; normal pour cet ex-Rochelais, un temps nageur de combat dans les commandos de marine. Une gageure toutefois pour le sommelier qui passe tout de même 40% de vins rouges !
Sagement exécutés, sans ostentation mais avec brio et précision, les plats défilent, et surprennent, comme ce caviar d’Aquitaine sur lit de concombre, gaufre bruxelloise aux algues et émulsion de tomate et huître. Ou ce tartare de dorade, soupe de poisson et émulsion au safran, en guise d’amuse-bouche. Ecrevisses, langoustines, crabe sont au menu. Suivent la sole meunière, le bar de ligne, saint-Pierre, rouget barbet… Le haut du filet de pêche en somme. Desserts sages et classiques (déclinaison de fruits du verger, sorbet au chocolat ou mangue et mascarpone). La carte des vins est classée par tranche de prix. On y repère un fieuzal blanc 1990 à 125 € ou un un meursault Nicolas Potel 2005 à 75 €. En rouge, Château Marojalia 2005 à 135 € ou Duhart-Milon 1995 à 110 €. On trouve aussi quelques belles bouteilles du Sud dont un roc d’Anglade 2008 épatant de finesse.
L’arrivée prochaine d’un sommelier gérant les vins pour tout l’établissement et la carte du bar devrait permettre d’élargir l’offre non seulement aux autres régions françaises mais aussi aux autres grands pays producteurs. On attend avec impatience les blancs de Moselle ou d’Autriche ! Autre bonne nouvelle : un Spa de 1000 m2, « Les Bains de Léa » ouvrira incessamment aux 5e et 6e étages …
La Brasserie de l’Europe
Menu du marché à 20 €. A la carte, comptez environ 45 €.
Le Pressoir d’Argent
Menus à 120 et 160 €.
Menu du déjeuner en semaine : 34 € et 44 € avec un verre de vin.
A la carte, comptez environ 110 €.
Hôtel : chambres de 260 € à 845 €
THE REGENT GRAND HOTEL BORDEAUX
2-5 Place de la Comédie
33000 Bordeaux
Tél. : 05 57 30 44 44 begin_of_the_skype_highlighting 05 57 30 44 44 end_of_the_skype_highlighting
Retrouvez dans le Blog les bonnes adresses d’iDealwine
Nouveau : un bar à bulles Bollinger au Bon Marché, à Paris
octobre 13th, 2010 by Veronique Raisin
Bollinger, Balthazar, le bonheur des messieurs et moi. La maison Bollinger vient d’ouvrir un bar à champagne éphémère au Bon Marché, cette « cathédrale du commerce pour un peuple de clients« *.
Buller du Bolly ? Forcément ça détartre alors on se précipite. On se laisse guider jusqu’à l’espace Balthazar, « l’univers de l’homme à la fois raffiné et viril » et là , plaisir des yeux : un beau bar plus vrai que nature où on se met à siroter en attendant James Bond. Le Special Cuvée d’abord, puis le rosé. On peut zieuter le chaland accoudé au comptoir ou négligemment affalé dans les fauteuils disposés à dessein.
L’endroit est assez sobre, les lignes droites, épurées. Designé par Eric Berthès, il affiche le blason et le rouge de la marque et sur le mur, derrière le bar, des globes de verre retiennent prisonniers les précieux flacons…
Le temps s’étire, se distend, se fond. James s’est gouré de fuseau horaire. Miss Moneypenny est à la peine. Nous on est toujours là , pas bougé d’un pouce. Toute la rive gauche a défilé : de la marque, du chic, du choc. C’est rudement savoureux. C’est promis, on reviendra ce week-end pour goûter aux cuvées grande-année.
Jusqu’au 31 décembre 2010, de 11h30 à 15h00 et de 17h00 à 19h30.
Nouvel espace Balthazar rez-de-chaussée bas -1
Les champagnes Bollinger à la dégustation :
- Spécial Cuvée : 9 € la coupe et 54 € la bouteille
- Rosé Bollinger : 11 € la coupe et 66 € la bouteille
à partir du jeudi viennent se rajouter :
- La Grande Année 2000 : 15 € la coupe et 90 € la bouteille
- La Grande Année Rosé 1999 : 17 € la coupe et 115 € la bouteille.
* Emile Zola, Au bonheur des Dames.
En savoir plus sur les vins de la Maison Bollinger
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Les frères Pourcel s’installent à Shanghai
octobre 8th, 2010 by Veronique Raisin
Maison Pourcel. Tout simplement. Les jumeaux gastronomes Jacques et Laurent Pourcel ont inauguré en août leur nouvelle table chinoise. Si l’on connaît déjà le duo pour leur Jardin des Sens (deux étoiles Michelin à Montpellier), on sait moins qu’ils sont également de grands globe-trotters culinaires (Asie, Moyen-Orient, Afrique du Nord).
Leur nouveau restaurant se situe à l’emplacement exact du premier restaurant français de Shanghai, Maison Rouge, ouvert dans les années 30. Ambiance chic, tons blanc et beige, « nous avons imaginé une cuisine très Pourcel avec de nombreuses influences asiatiques et un écrin néoclassique revisitant des éléments de décor très français comme les lambris, le parquet, les cheminées ou les coiffeuses Louis XV » explique Jacques Pourcel. Un restaurant donc, des salons privés, une terrasse panoramique (au 8e étage) et un bar à vins.
Une inspiration du Sud
Fidèles à leurs origines méditerranéennes, les Pourcel troussent une cuisine du cru tout en s’inspirant de leurs voyages. Le chef Christophe Lerouy propose un carpaccio de pieds de porc, salade d’artichauts à cru, piqué de grosses gambas, un filet de turbot rôti, pousses de bambou au beurre, une poitrine de porc confite et laquée, jus au thym frais, ou encore le carré d’agneau au four, petite courgette en chutney de pain d’épice et girolles relevées de menthe.
Côté bar à vins, quelque 3000 bouteilles issues des vignobles de France.
Si vous passez dans le coin…
Maison Pourcel
Carte à partir de 55 €, tapas de 7 à 34 €.
35, South Shanxi Rd., 6-7-8F, Luwan district, à l’angle de Changle road
Shanghai
Les Pourcel ont représenté la gastronomie française sur le Pavillon France de l’exposition universelle de Shanghai 2010.
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Table d’été : Le jardin des Crayères, à Reims
septembre 4th, 2010 by Veronique Raisin
Voici la brasserie du restaurant gastronomique, nichée en bordure de parc à deux pas du centre-ville rémois.
Un lieu sobrement décoré mais ni froid ni austère, où règne une efficace tranquillité. Le service est rapide, prévenant, professionnel.
On va au Jardin parce que c’est bon, que le vin y est abordable, le champagne en lieu sûr, l’ambiance décontractée. C’était un peu l’adresse qui manquait.
Dans la cave, c’est Philippe Jamesse, qui officie « de l’autre côté », qui a sélectionné une brillante collection de champagnes, grandes marques comme petites maisons.
Les vins « ouverts » oscillent entre 3 et 9,50 euros le verre ; on a croisé les fiefs vendéens de Thierry Michon, le côtes du Roussillon du Mas Amiel, le saint-émilion Grand-Corbin Despagne, le Ventoux de Fondrèche, le petit chablis des frères Dampt ou le jurançon Ballet d’octobre de Cauhapé.
Dans l’assiette, pas de révolution ni de grands émois. Du bien troussé, comme ce saumon mi-cuit froid sous une crème d’herbes, ces brochettes de crevettes à la citronnelle et risotto aux olives noires, ou ce sablé fraise-rhubarbe meringué.
Ce qui est agréable, c’est l’esprit reposant du lieu, la grande véranda, le mélange de la brique, du bois et du verre, qui offre à l’oeil espace et réconfort.
Le Jardin Brasserie
Menu à 28 euros (entrée, plat ou plat, dessert).
Ouvert 7 jours sur 7
64 boulevard Henry Vasnier, Reims.
Tél. : 03 26 24 90 90
Table d’été : La Cabro d’Or aux Baux de Provence
août 28th, 2010 by Veronique Raisin
« La chèvre d’or que nul mortel ne paie ni ne traie, qui sous le roc de Baumanière, lèche la mousse du rocher« . Frédéric Mistral a inspiré le nom de cette belle table située près des Baux-de-Provence, en plein coeur des Alpilles.
Des jardins, une maison dans le fond, une treille, de l’ombrage, une fontaine. Le calme, la végétation, les rochers blancs convergent dans ce havre de paix. A l’origine relais de campagne de l’Oustau de Beaumanière, ce Relais & Châteaux a trouvé sa place parmi les plus charmantes étapes de Provence. Piscine, tennis, spa, on peut en profiter le temps d’un déjeuner ou plus longuement.
Jean-André Charial, propriétaire des deux établissements, et sa femme Geneviève, ont parfaitement su allier inventivité et cuisine traditionnelle. Le jeune chef Michel Hulin s’inspire quotidiennement des produits du jardin biologique attenant. vous aurez le choix entre les gambas rôties, viennoise au cochon noir de Bigorre et truffes d’été ou les fines ravioles de langoustines aux courgettes et poireaux étuvés à l’estragon, puis le dos de loup ou le turbot rôti au lard sur son arête ou bien côté viandes, les noix de ris de veau braisées ou le filet de taureau rôti au sautoir. Chaque plat compte une bonne dose d’originalité sans pour autant tomber dans le désordre culinaire ou la surabondance de saveurs.
Quant à la cave, outre le fait que la verrerie n’est pas à la hauteur du lieu, on découvre de biens jolies bouteilles. Des proches environs bien sûr comme les vins de Trévallon ou du domaine de Lauzières, d’un peu plus loin vers Palette (Château Simone) ou Bandol (Tempier), en remontant vers le Nord avec Cuilleron, Combier, Beaucastel ou Chave ou en filant plein sud dans le Languedoc et le Roussillon rejoindre Gauby ou la Rectorie. Dans le reste du vignoble français, les grands classiques sont au rendez-vous (Mortet, Dagueneau, Trimbach). Ce n’est donc pas un parcours initiatique qui attend l’amateur, toutefois un sentier bien balisé avec une jolie vue et l’horizon dégagé.
Le mieux serait d’arrêter votre choix sur les rouges des Baux ou en blanc les vins de pays des Alpilles ou Coteaux d’Aix, afin de respirer pleinement le bon air du massif !
Menu dégustation autour de l’huile d’olive à 110 €, carte environ 100 € ; formules déjeuner à 49 € et 66 €.
La Cabro d’Or
13520 Les Baux-de-Provence
Tél. : 04 90 54 33 21
www.lacabrodor.com
Echappée belle : Valençay, son vignoble, son château et ses vins
août 10th, 2010 by Veronique Raisin
Valençay est la seule appellation de France à voir double, reconnue à la fois pour ses vins et son fromage. Mais Valençay, c’est aussi son magnifique château, propriété de Talleyrand qui l’acquit en 1803 et y aménagea une orangerie et un théâtre.
Entre l’homme politique, le vin et le fromage, il n’y a pas loin : Talleyrand possédait une vigne et oeuvra à la réputation des vins de Valençay. Quant au fromage, on raconte que le Duc, alors ministre des Affaires Étrangères de Bonaparte, aurait servi à l’Empereur de cette spécialité, qui, dans sa forme originelle pyramidale, lui rappela de fâcheux souvenirs. Talleyrand se serait alors empressé de couper le haut du fromage, la rendant ainsi beaucoup plus digeste ! (et tellement moins égyptienne).
Toujours est-il que si vous empruntez la route des châteaux de la Loire, il faut immanquablement faire un crochet par Valençay ; si ce n’est pour le tombeau de Talleyrand, ouvert depuis peu au public, du moins pour le château, bel exemple d’architecture classique. Sa visite permet de se plonger dans la vie de son dernier propriétaire, de se remémorer l’exil des princes d’Espagne, assignés à résidence dans cette prison dorée.
Jetez aussi un coup d’oeil aux cuisines, monumentales car Talleyrand était un fin gourmet ; il y passait chaque matin s’informer de la bonne marche des menus et s’entretenir avec son chef cuisinier, Antonin Carême.
C’est d’ailleurs grâce à Talleyrand que l’on passa du service à la française, où tous les plats étaient posés sur la table à l’avance, au service à la russe, où ils furent apportés les uns après les autres. Ce service, plus rapide, permettait surtout de manger chaud !
Pour en savoir plus : www.chateau-valencay.fr
Bonne table : Antoine, Ã Paris
juillet 19th, 2010 by Veronique Raisin
C’est (presque) nouveau, le restaurant Antoine a ouvert il y a un peu plus d’un an et demi et ce spécialiste des produits de la mer commence à se faire un prénom dans le Paris gastronomique*.
Face à la Seine, à deux pas de l’Alma, cette adresse joue le registre du classicisme chic.
Vous allez rire, mais le restaurant porte le prénom de son directeur : Antoine Vigneron, ex du Bristol. Bon là , permettez, mais il faut que je la fasse au moins une fois dans ma vie : « Ah ben vous alors, vous avez un nom prédestiné ! Mais c’est votre vrai nom ? » (ça fait du bien). A ses côtés, Sébastien Rival et en cuisine, le chef Mickaël Féval qui a fait ses classes dans quelques multi-étoilés de France.
Voilà pour le staff. Côté assiette, c’est rudement bien troussé, poisson impeccable ; ce jour-là un tartare de bar de ligne suivi d’un filet de saint-pierre rôti. Chez mes voisins de table, les croustillants de langoustines et soles au basilic semblaient au taquet, j’y aurais bien mis mes doigts mais ça ne se fait pas.
Pour ceux qui ne savent pas nager, peu d’alternatives : le filet de boeuf ou les noix de ris de veau. Enfin, les desserts de François Régien sont imaginatifs, mais c’est toujours un peu agaçant cette manie de faire des assortiments… Le moelleux au chocolat, par exemple, il serait encore mieux en version XXL.
Côté verre enfin, c’est plutôt Bourgogne pour les vins blancs (Drouhin, Prieur, Leflaive, Jadot, Bouchard Père et Fils…) et Bordeaux pour les vins rouges, Minuty ou Ott pour les rosés. Les champagnes laissent le choix entre le Brut Souverain de Henriot, le Deutz Brut Classic, les rosés de Billecart Salmon ou Laurent-Perrier, le Clos du Mesnil ou Cristal pour les cuvées de prestige. Une carte courte, à dessein, qui évite de s’éparpiller. C’est bien vu !
Est-ce cher ? Oui dans l’absolu, non pour la vue sur mer (pardon la Seine), toujours très onéreuse. Carte entre 75 et 120 euros. au déjeuner, menu à 48 euros.
Pour quelle occasion ? Un déjeuner d’affaires ou un dîner tetra pak (pour emballer).
Avec qui ? Un trader ou une target à condition de se faire inviter.
* Mickaël Féval a remporté l’édition parisienne 2010 du Trophée Jacquart, un prix récompensant un chef de moins de 35 ans.
Antoine
10 avenue de New York
75116 Paris
Tél. : 01 40 70 19 28
Ouvert tous les jours
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Côté table, les menus (compris entre 20 et 40 euros), ont été concoctés par le jeune chef Olivier Rosa, épaulé par sa femme Sophie. Dans l’ambiance chaleureuse d’une table d’hôte très conviviale, la Gare Gourmande offre la possibilité – et c’est assez rare pour être souligné – d’apporter son ou ses vins sans aucun droit de bouchon. Une belle initiative qui permettra aux amoureux du vin qui visitent les grands châteaux du Médoc, de déguster leurs derniers achats au cours de dîners ou de déjeuners gastronomes.








