Archive for the ‘Bonnes adresses’ Category

Bonne adresse : la Maison de l’Aubrac, à Paris

janvier 31st, 2012 by Veronique Raisin

Les vinophiles se réjouiront de trouver asile dans ce repère immortel, voué à Bacchus et à ses agapes, diurnes et nocturnes. Depuis 1997, la Maison de l’Aubrac fait valser les flacons 24h/24 et 7j/7, alignant aligot, saucisse et côte de boeuf à tire-larigot. Une institution parisienne pour terriens aux coudes bien levés.

Paris-Laguiole-Paris

Eleveurs et restaurateurs, les Valette ont un pied dans le pré, l’autre sur les pavés du très chic VIIIe arrondissement parisien. A deux pas de l’Étoile, au bord des Champs-Elysées, leur paradis sur terre ouvre ses portes en continu à tous ceux qui pêchent par gourmandise. Christian et Elisabeth Valette ont repris l’exploitation familiale d’élevage de race Aubrac à Laguiole et l’ancien café de la rue Marboeuf. Une double activité rondement menée avec un cheptel de plus de trois cents bêtes, quarante employés au restaurant et des aficionados comme s’il en pleuvait.

Le couple transforme ce qui n’est à l’époque qu’un modeste café en un hymne à l’Aubrac et sa race bovine. En quinze ans, la Maison de l’Aubrac est devenue une institution dans l’ouest parisien.

Le succès aidant, les Valette ont développé le concept autour de plusieurs brasseries, toujours sur le thème de l’Aubrac, avec le Devèz et le Café la Bucherie. En 2008, l’Aubrac devient aussi traiteur, la salle de l’étage est aménagée et un an plus tard, le petit frère Aubrac Corner naît à la porte à côté.

« De la fourche à la fourchette »

Dans l’assiette, pas de mauvaise surprise. Le boeuf est roi, marié à toutes les sauces (grillé, à la béarnaise, en carpaccio, en tartare, en hamburger) et de tous les morceaux (faux-filet, vrai filet, entrecôte, basse-côte, côte), également flanqué de quelques acolytes de bon ton : saucisse aligot, pot au feu, foie de veau, poulet de l’Aveyron. Charcuteries et fromages du pays sont de mise pour agrémenter le tout bien sûr.

La cave est abondamment remplie et désemplie au gré des tablées ; le service au verre, le carafage des vins, la disponibilité de nombreuses cuvées en magnum… ces petites attentions sont plus qu’appréciables. L’équipe de sommeliers est au taquet, affable et efficace. La carte des vins est épaisse comme un pavé de boeuf, très éclectique, autant en rouge qu’en blanc. Rhône, Languedoc, Bordelais s’en sortent largement mais dernièrement un Côt Vieilles Vignes 2010 du Rocher des Violettes (Xavier Weisskopf, vigneron à Montlouis-sur-Loire), servi en magnum, a créé la surprise. C’est un vin généreux, à l’accent rhodanien, fin et élancé. Le sancerre 2009 cuvée Nuance de Vincent Pinard, également servi en magnum (nous étions six quand même !) a bluffé tout le monde, avec un faux air sudiste et des notes exotiques. Nous nous sommes laissés guider, nous avons bien fait.

La Maison de l’Aubrac

37 rue Marboeuf – 75008 Paris

www.aubrac-restaurant.com

A la carte, comptez 50 à 70 euros par personne sans les vins.

Réservation conseillée !

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La Cave : le meilleur placement pour vos vins

septembre 28th, 2011 by Veronique Raisin

Je suis allée faire un petit tour à La Cave. Température idéale, climatisation optimisée, humidité de 80%, sécurité façon cadenas à tous les coins de grille, service aimable et disponibilité. C’est bien La Cave, un service sur-mesure de conservation de vins pour les Parisiens en mal d’espace.

Depuis 2000, La Cave conserve quelque trois cent mille bouteilles de vin qui lui ont été confiées par quatre cents clients, pour la plupart des particuliers. Ce service quasiment unique sur Paris, imaginé par Emmanuel Giuliani, est parti d’une idée toute simple : puisque de nombreux Parisiens – et citadins en général – ne disposent pas d’espace suffisant ni aménagé comme il se doit pour stocker leurs vins dans des conditions de conservation optimales, aidons-les ! Spécialisé auparavant dans la conservation des Å“uvres d’art, Emmanuel Giuliani a transposé le concept à la préservation d’autres Å“uvres, liquides celles-là, mais certainement aussi fragiles.

L’entrepôt de mille mètres carrés est situé dans le 11e arrondissement, près de Nation. Chacun peut confier ses vins à La Cave ; un devis est établi au départ pour évaluer le « déménagement » des bouteilles, selon qu’elles sont déjà emballées par caisses ou cartons ou que la société s’occupe de tout. Un espace privé et sécurisé est ensuite alloué à chaque client : soit un ou plusieurs modules de 72 bouteilles (à partir de 20,30 € par mois), soit carrément un box de trois cents ou cinq cents bouteilles (84 € et 130 €). Généralement, les vins sont laissés dans les cartons ou dans leurs caisses bois d’origine ; certains choisissent aussi de les disposer sur des porte-bouteilles en acier. Les propriétaires peuvent venir quand ils le souhaitent, du lundi au samedi, faire un peu de rangement, admirer leurs petites protégées et/ou retirer un ou plusieurs flacons (le tout gratuitement bien sûr).

Au fil du temps, des services complémentaires ont été associés, comme la réception des vins à la place du client (si par exemple vous achetez vos grands crus sur iDealwine, ou directement chez un producteur, il vous suffit de les faire expédier à La Cave), l’estimation de cave et la gestion informatique du livre de cave (en cours de développement et d’amélioration !). La Cave, partenaire de nombreux experts dont iDealwine, conseille aussi ses clients sur leurs achats et la vente de leur vins, mais s’abstient d’en vendre, logique.

La plupart des bouteilles entreposées sont de très belles étiquettes. Mais outre les clients fortunés, vivant à l’étranger ou collectionneurs dans l’âme, il y a aussi des amateurs plus jeunes, désireux de conserver leurs vins dans les règles de l’art, et qui optent pour ce service abordable en regard de sa qualité.

Emmanuel Giuliani est satisfait mais ne compte pas s’arrêter là ; d’autres projets sont en cours ; un entrepôt est en « test » en région parisienne, réservé au stockage longue durée, pour les vins de grande garde, que l’on n’a pas besoin de retirer tous les huit jours. Mais l’actualité de cette fin d’année 2011, c’est une implantation à Lyon. Philippe Gangnieux, le nouvel associé, ouvrira les portes de son mille mètres carrés en novembre, sur le même principe. Nul doute qu’il devrait cartonner.

La Cave Paris
2 impasse du Bureau
75011 Paris
Tél. : 01 40 09 20 20
www.lacave-web.com

La Cave Lyon
5 rue Thomas Blanchet
69008 Lyon

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Bonne adresse : Le Carré des Feuillants d’Alain Dutournier

septembre 1st, 2011 by Veronique Raisin

Abritée par les arcades de la rue de Castiglione, le Carré des Feuillants est une adresse discrète mais prisée, deux étoiles au Michelin. On s’y régale d’une cuisine inspirée, concoctée par le gascon Alain Dutournier, largement arrosée des meilleurs crus.

Cagnotte. C’est le village natal d’Alain Dutournier, dans le sud de l’Adour, pas très loin de Dax.  Sa grand-mère Lucie et sa mère Renée y tenaient une auberge. Très jeune, Alain met la main à la pâte et participe aux vendanges.

Il ouvre son premier restaurant, le Trou Gascon, en 1973 à Paris ; il obtiendra deux étoiles en 1982. En 1986, il créé le Carré des Feuillants, à deux pas de la place Vendôme, là où autrefois se trouvait le couvent de l’ordre cistercien des Feuillants (de fin 16e à 1790). Pour le gîte je ne sais pas mais pour le couvert on y gagne certainement au change. En 2003, troisième adresse toujours d’inspiration landaise, le Pinxo.

© Véronique Raisin

Qu’est-ce qui différencie Alain Dutournier des autres stars de la gastronomie ? Une cuisine instinctive, teintée d’accent gascon, dans l’exact prolongement de ses souvenirs d’enfance. Nourrie des gestes familiaux comme de ceux de l’apprentissage ; il se souvient par exemple avoir dû réaliser jusqu’à deux-cents crêpes par jour lorsqu’il était à Monaco : ce souvenir laborieux est à la source de son dessert crêpe Suzette, revisité sous la forme d’n cylindre de sucre et d’une mousse légère parfumée à la fleur d’oranger. La revanche fut prise par la créativité !

Pas de chichi cependant avec Alain Dutournier : il est derrière ses fourneaux, goûte les vins, se passe de pâtissier ; « je fais des desserts de cuisinier ».

© Véronique Raisin

Pas d’émulsions non plus dans tous les sens, mais des produits bien réels, charnus mais mis en scène avec imagination. Un cuisinier derrière ses fourneaux et lorsqu’on arrive au Carré des Feuillants, il n’est pas rare de le croiser avec son tablier autour du cou. La cuisine d’Alain Dutournier a donc l’accent du Sud-Ouest, dans sa version artistique : chaque produit du cru est préparé avec ingéniosité et raffinement. Ecrevisses en infusion parfumée, saumon sauvage de l’Adour, huîtres d’arcachon, caviar d’Aquitaine, noix de ris de veau poêlée, pintade fermière des landes en cocotte lutée, agneau de lait des Pyrénées…

Et comme Alain Dutournier aime et connaît les vins – l’armagnac aussi ! (il possède d’ailleurs les Caves Marlyen région parisienne), nulle crainte de ne pas accompagner ses plats de belles bouteilles !

Le Carré des Feuillants
14 rue de Castiglione
75001 Paris
Tél. : 01 42 86 82 82
www.carredesfeuillants.fr

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Les festivals estivaux, un verre à la main

juillet 28th, 2011 by Veronique Raisin

En août, c’est relâche. On se détend sans trop s’éloigner d’un vignoble. Sinon gare à l’effet détox : un peu comme quand on remet des chaussures à bout pointu après deux mois pieds nus, le premier verre de la rentrée risque de faire mal.

Pour éviter le jet-lag vinique et de se déclarer « pompette » après 6 cl de champagne, voici notre sélection – non exhaustive cela va de soi – de bons plans du vignoble pour le mois d’août. De quoi réviser en s’amusant.

Sud-Ouest

- L’incontournable festival Jazz in Marciac, est devenu un grand classique. Jusqu’au 15 août. Dépêchez-vous de réserver et profitez-en pour découvrir l’appellation Saint-Mont. www.jazzinmarciac.com.

- Fête des vins de Gaillac les 6 et 7 août : tous les amoureux de bons vins sont attendus dans le magnifique parc du château de Foucaud. Animations, jeux, concerts, de 10h00 à deux heures du matin, avec en toile de fond les sept cépages de l’appellation et quelques spécialités tarnaises. Pour clore la journée, un spectacle sons et lumières retracera l’histoire du vin, suivi d’un feu d’artifice. Rouges, blancs, moelleux, effervescents : plus de 500 vins sont à déguster en présence d’une soixantaine de producteurs.

Renseignements et réservations auprès de l’Office du tourisme au 05 63 57 14 65 ou de la Maison des vins de Gaillac au 05 63 57 15 40. Site : www.vins-gaillac.com.

Rhône

 

- Musiques dans les vignes : à Séguret le 3 août avec les violonistes Sine Qua Non, à Vaison-la-Romaine le 5 août avec le quatuor de saxophonistes Habanera. Plus d’infos sur http://musiquesdanslesvignes.com

- Fête de la véraison à Châteauneuf-du-Pape : le premier week-end d’août, l’appellation célèbre le changement de couleur des raisins avec une fête moyenâgeuse.

- Deuxième Nuit Divinique à Vinsobres le 11 août. La première a eu lieu fin juillet, la seconde édition est déjà prête. Dégustation de vins aux sons du groupe Big Smith et en présence des producteurs, sur la place du village. Prix : 5 € le verre avec une assiette de dégustation. Ambiance familiale et découverte des produits locaux (huiles d’olives de Nyons, miel, biscuits, picodon,…)

- Mercredis de l’été dans l’Enclave des Papes à Valréas : tous les mercredis à partir de 19h00, un domaine vous accueille pour approfondir vos connaissances sur le vin. Au programme, une conférence animée par un expert, avec dégustation de bons vins. Cinq rendez-vous en août : initiation à la dégustation, la passion du vin, l’histoire de la vigne à Valréas, l’art de la table et de la sommellerie. Prix : 26 €. Programme complet et adresses sur le site www.valreas.info/4domaines/programme%202011.htm

Provence

- Découvrez de jeunes artistes avec Art & Vin, une manifestation organisée par les vignerons indépendants du Var qui invitent des talents en herbe à exposer leurs travaux. A découvrir dans les domaines de la région jusqu’en septembre : Château Maravenne, Domaine de l’Amaurigue, Domaine des Aspras, Château Margillière, Domaine de Curebasse, Domaine du Jas d’Escales.

- Et bien sûr, petit passage obligé par le Château Sainte-Roseline, un domaine connu pour sa sensibilité artistique dont nous vous avions parlé il y a quelque temps. Jetez un oeil à la chapelle qui renferme une merveilleuse fresque de Chagall.

Loire

- Les grandes tablées du Saumur-Champigny. Les 3 et 4 août, la place de la République s’animera aux sons de bandes jazzy avec accords à l’unisson de vins de Saumur et de produits du cru. Grande tablée au coeur de la ville pour le dîner. Prix : 10 € pour un verre, le menu terroir et saumur-champigny à gogo ! Réservation impérative à l’Office du tourisme.

- N’oubliez pas non plus le grand événement de la rentrée : Vignes, vins & rands, les 3 et 4 septembre. Des randonnées conviviales et culturelles pour petits et grands, à la découverte du Pays nantais, de l’Anjou, de la Touraine et de la vallée du Loir, à travers quinze appellations. Pauses gourmandes assurées et animations musicales. Pré-inscriptions sur www.vignesvinsrandos.fr ou au 0811 11 95 40. Prix : 5 €, 3€ pour les pré-inscrits, gratuit pour les moins de 12 ans.

Bordelais

- La visite de Saint-Émilion s’impose, et rive gauche, celle d’un grand château, en vous annonçant à l’avance.

- Pour les groupies, sachez que le Château Lynch-Bages expose les oeuvres d’Anthony Tapies jusqu’au 30 octobre. Le domaine se visite tous les jours sur rendez-vous ; chaque visite est suivie d’une dégustation (8 € par personne).

Beaujolais

- Musique, théâtre et bons vins seront associés tout le mois d’août. Ce vignoble aux courbes magnifiques est à visiter de toute urgence. Rendez-vous sur le site Beaujolais en Scène (www.beaujolaisenscene.com) pour réserver votre soirée dans l’un des domaines partenaires : Baron de l’Ecluse, Grange-charton, Château de Lacarelle, Grange des Maures.

Les spectacles débutent à 20h30, les réservations sont conseillées au 07 61 50 57 22. Plein tarif : 20 €.

Alsace

- Foire aux vins d’Alsace du 5 au 15 août au parc des Expositions de Colmar. C’est l’une des plus spectaculaires de France, qui fête cette année ses 64 ans. La journée, on déguste, le soir, concerts (Scorpions, Ben Harper, Olivia Ruiz, Moby, Bob Sinclar, 50Cent, Status Quo…). Réservations conseillées ! www.foire-colmar.com

Bourgogne

- Exposition Modern Art au Château de Pommard. Le domaine rend hommage aux grands artistes contemporains du 20e siècle et expose dans sa galerie une partie des oeuvres de Dali, Picasso, Chagall, Cocteau, Matisse mais aussi Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou Tom Wesselmann. Les jardins accueilleront également quelques-unes des sculptures de Jean-Michel Folon.

Tous les jours de 10h00 à 18h00. Prix : 19,50 € avec la visite du domaine et une dégustation des vins.

Languedoc

- Festivales de Saporta tous les mardis soirs au Mas de Saporta, entre 18h00 et 23h00. Une trentaine de vignerons vous feront déguster leurs vins. Prix : 3 € les deux dégustations.

- Estivales de Montpellier tous les vendredis soirs sur l’esplanade du centre-ville. Dégustation de vins et de produits régionaux. Même chose à Pézenas.

- Féria de Béziers jusqu’au 15 août avec la découverte des vins du Picpoul de Pinet.

Champagne

- La route du champagne sera balisée de bulles les 6 et 7 août. Six communes de la Côte des Bar, Bar sur Seine, Bertignolles, Buxières sur Arce, Eguilly sous Bois, Chervey, Merrey sur Arce, et Ville sur Arce, seront en pleine effervescence pendant ces deux jours. 14 caves de champagne seront ouvertes au public et 5 points de dégustation seront installés dans ces villages. Programme complet sur : www.routeduchampagne.com ou au 03 25 29 94 43.

Plus d’infos et d’événements sur les sites www.viavitis.fr et www.winetourisminfrance.com

A lire également :
Le vignoble en musique : classique à Sainte-Roseline, jazzy à l’Olivette
En savoir plus sur les grandes régions viticoles

Bonne adresse : l’Hostellerie de Plaisance, à Saint-Emilion

juin 21st, 2011 by Veronique Raisin

Si l’on est un adepte du troglodyte, question hébergement, à Saint-Emilion, l’Hostellerie de Plaisance s’impose. Un hôtel de grand luxe acheté et rénové il y a dix ans par Gérard Perse et son épouse, propriétaires – entre autres – de Château Pavie. Creusé dans la colline, l’hôtel se situe au coeur du village classé de Saint-Emilion, dominant le vignoble.

Le bâtiment principal et son aile en contrebas sont reliés par un ascenseur en verre digne de James Bond ; les 17 chambres (dont trois suites) portent chacune le nom d’un cépage ou d’une propriété (cabernet, chardonnay, syrah, Petrus, Pavie, Monbousquet…). Bien évidemment, tout cela équipé du confort dernier cri avec écran plasma, wifi et machine Nespresso (George Clooney non compris). Un peu à l’écart, au coeur du vignoble, la résidence Pavie affiche un luxe discret avec quatre chambres spacieuses inspirées de l’atmosphère des manoirs anglais.

Philippe Etchebest, Meilleur Ouvrier de France 2000, officie au restaurant gastronomique depuis 2003. Il a aujourd’hui deux étoiles au Michelin. Un petit doigt d’épices par ci, une pointe d’innovation par là, un trait de génie là-dessus et voilà débarqués la saint-jacques XXL saisie au beurre, truffe noire, poitrine de porc noir et vinaigre de Modène ou le pigeonneau fermier, coffre rôti au foin et cuisses en consommé, le veau de lait poêlé jus de veau au lard écume verveine. C’est impeccable de précision, diablement imaginé et à se damner, sans rédemption. Les vins sont à la mesure, grands crus de Saint-Emilion en tête mais aussi grands bordeaux, vallée du Rhône, Champagne… avec aussi de beaux flacons anciens.

En somme, si vous passez par la petite cité, une génuflexion devant l’église, quelques stations dans le village puis retour au port, direct. Repos assuré et vue sur le vignoble et le village de Saint-Emilion. Un vrai miracle.

Hostellerie de Plaisance

Place du Clocher

33330 Saint-Emilion

Tél. : 05 57 55 07 55

Chambres de 350 à 670 € et suite à 670 €.

Restaurant : menu 95 à 135 €, carte environ 125 €

En savoir plus sur Château Pavie

Avant 1998, année du rachat de Château Pavie par la famille Perse, la qualité des vins produits n’était pas tout à fait à la hauteur de ce terroir d’exception ; c’est pourquoi le domaine ne jouissait pas, à l’époque, de la même renommée que ses alter ego. Ainsi, déjà propriétaires de Pavie-Decesse et Monbousquet, les Perse ont entrepris d’importants investissements, guidés par le souci de parfaire leur production. En vertu de ce renouveau qualitatif désormais incontestable, les récents millésimes du domaine rencontrent aujourd’hui un réel succès commercial, notamment auprès des amateurs d’élevages privilégiant le chêne neuf, et du cortège d’arômes qui s’ensuit : vanille, cannelle, torréfaction, sous-bois, etc. Le vignoble de Pavie est le plus étendu de tous les 1ers Crus de Saint-Emilion et possède également les vignes les plus anciennes de l’appellation, certaines ayant déjà dépassé le siècle. Issus de faibles rendements (28-30 hl/ha) et de vendanges manuelles, les vins de Pavie vieillissent jusqu’à 24 mois en fûts de chêne neuf. Plutôt fermés dans leur jeunesse, ils nécessitent sept ou huit ans de cave avant de libérer leur puissant bouquet aromatique : cerise, myrtille, mûre, pruneau, café torréfié, bois de chêne… Après une vive attaque en bouche sur des tanins puissants mais très fins, l’ensemble se distingue par une richesse et une persistance magnifiques.

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Balade gourmande dans le vignoble languedocien

mai 30th, 2011 by Veronique Raisin

Tous les étés, la saison des festivals et des randonnées vigneronnes reprend, jusqu’au mois de septembre. Les terroirs languedociens de Saint-Georges d’Orques et des Terrasses du Larzac sont particulièrement en ébullition. Le premier circuit proposé aura lieu dimanche 5 juin !

Le premier propose un circuit pédestre en dragonale« Les sentiers du Dragon » – le dimanche 5 juin, ponctué de haltes gourmandes. Alternance de marche et de dégustation de vins et de mets préparés en accord, ce moment (dont c’est la quatrième édition cette année) est avant tout festif. Vous découvrirez les vieilles pierres de la cité, un verre dans une main et un carnet de notes dans l’autre, ainsi que le vignoble en cinq étapes (certaines dans la nature, d’autres dans des châteaux) permettant de déguster les vins et des plats : assiette méditerranéenne, daube de lotte et tarte aux pommes. Vous découvrirez ou redécouvrirez les cuvées des domaines de Saumarez, Marfée, Belles Pierres, Henry, Claud Bellevue, Clos d’Isidore, Saint Julia, Vignes oubliées, Saint Conti, Prose, Guizard, Engarran, Fourques.

Soyez prêts dès 11h00, heure du premier départ.

> Renseignements au 04 67 75 45 03 – Prix : 25 euros.

Le second vous invite à découvrir le splendide paysage des Terrasses du Larzac lors de la « Circulade vigneronne », le samedi 2 juillet.

Une journée mettant en valeur la vigne et le vin, du partage et la gastronomie, articulée comme pour Saint-Georges d’Orques autour d’étapes gourmandes en plein vignoble. La circulade surplombe la vallée de l’Hérault et offre une vue exceptionnelle sur les contreforts du Larzac. La balade se déroulera à pieds entre 16h00 et 19h30 ; les pauses accords mets et vins seront concoctées par Fabienne Perret, du Mas Cambounet à Gignac. Chaussons à l’oignon, ratatouille glacée ou filets de cailles caramélisés sont quelques-unes des recettes qui vous attendent… Rouges, rosés et blancs seront au diapason !

> Renseignements au 04 67 06 04 44 – Prix : 48 euros.

www.mas-cambounet.com

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Bonne table : le Casse-Noix, à Paris

mai 16th, 2011 by Veronique Raisin

C’est nouveau de cet hiver, donc moyennement nouveau pour les hyper hypes, très nouveau pour les longs à la détente comme moi, et peu importe pour les gens normaux.

Ce bistrot rétro, décoré à coup de grande affiche Perrier et d’enseigne « Nicolas », cache en réalité bien son jeu. Car sous ses airs de mémère, ses chaises d’écolier et son manque de nappe, il délivre une cuisine fine, précise, sans chichi, autour de classiques dont on avait presque oublié que l’évidence était à la fois l’exercice le plus délicieux mais aussi le plus difficile à réaliser pour que cela sonne juste.

Passé du 14e (second de La Régalade pendant six ans) au 15e, Pierre-Olivier Lenormand a joliment réussi son affaire. Natif d’Orléans, fils de MOF en charcuterie, ce trentenaire décontracté aligne des plats canailles et 48 couverts.

La carte des vins est assurée par l’équipe d’Eric Rossi des Vinosaures.

Vous trouverez donc des vins au verre et des bouteilles. Des pas forcément très connus (c’est tout l’intérêt) et des pas très chers (c’est tout l’intérêt). Comme le menetou-salon du Domaine de Châtenoy (26 €) ou le marcillac Sang del Pais du domaine du Cros (19 €). Visez aussi le gigondas 2007 du domaine des Tourelles (37 €) ou un muscat de Saint-Jean de Minervois du Clos du Graillas (25 €). Bien sûr, pour les moins  téméraires, une petite côte-rôtie 2008 de Jamet (110 € quand même) ou le côtes-du-rhône réserve 2009 de Perrin (19 €). Toutes les régions sont à peu près représentées, ce qui est une bonne chose et quelques magnums sont disponibles, ce qui est une très bonne chose. Les vins au verre sont à 4, 5 ou 6 €. Bon point aussi.

Dans l’assiette, c’est du sérieux également. Pour commencer, soupe crémeuse de topinambours, lard croustillant et petits croûtons ou noix de saint-jacques rôties et poêlée de céleri parfumée à l’huile de noisette. Poursuivez par la joue de boeuf, la poitrine de cochon Ibaïona à la plancha ou le bar et spaghetti de légumes. Pour le dessert, s’il vous reste une petite place, le crumble mangues-ananas au rhum, sorbet au fromage blanc ou la poire pochée au vin rouge servie comme un vacherin.

Et quand vous allez voir les prix, vous allez tomber à la renverse. Bon il ne faut pas le dire trop fort non plus, mais franchement, quelle aubaine !

Longue vie au Casse-Noix !

Menu-carte à 32 € midi et soir.

Menus au déjeuner à 20 € et 25 € avec les suggestions du jour.

Le Casse-Noix

56 rue de la Fédération

75015 Paris

Réservation conseillée au 01 45 66 09 01

Fermé le samedi et le dimanche.

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Les meilleures adresses du vin à Paris

avril 26th, 2011 by Veronique Raisin

Egmont Labadie revient ! Après les Zinzins du Zinc, le guide des bonnes tables et bars à vin de l’Hexagone, le journaliste sourceur de bons plans vin a arpenté les rues de la Capitale incognito pour recenser ses meilleures adresses.

Tout a été testé, vérifié, commenté : un vrai boulot d’enquêteur, à l’ancienne !

L’ouvrage est salutaire : il permet d’aller droit au but, quartier par quartier, en recherchant non pas seulement les bars à vin, mais aussi les bons restaurants qui mettent en valeur le vin.

Pas de photos mais des textes concis et efficaces, pour faire découvrir « la diversité d’aujourd’hui, au-delà des hiérarchies et des a priori du passé ».

Ce parcours initiatique s’articule autour de différentes étapes : les « initiateurs » (le BA-ba, avec bons vins bon accueil), les « styles » (vins de soif, de garde, du Sud…), les « terroirs » (Bordeaux, Beaujolais, Loire…), les « Ã©lectrons libres » (des férus du vin qui ont une approche toute personnelle), les « ambiances » (on y va pour l’atmosphère), les « grandes bouteilles » (à prix intéressants !), les « alliances gourmandes » et les « bonnes adresses de quartier ».

Continuité du guide, le blog des Zinzins prolonge le travail de recherches et met à jour les dernières adresses, des bonus… Bravo !

http://terredevins.com/blogs/zinzinsduzinc

Les meilleures adresses des amateurs de vin, d’Egmont Labadie.

Editions Dakota, « Paris pour les Parisiens » – 145 pages – 13,99 euros.

A Courchevel, la table du Kilimandjaro

avril 11th, 2011 by Veronique Raisin

Avant la fonte des neiges, iDealwine a testé pour vous une belle (et bonne) table de Courchevel. Revue de détail.

Perché en haut des pistes de Courch’, à 1850 mètres, le Kilimandjaro est tout simplement inévitable. On arrive à ski, on déchausse, on décasque, on déguste. La terrasse plein sud, les canapés en rotin avec coussins dans le dos, le soleil dans ta face et le tube de crème à bronzer.

Mais attention, ici on est en apesanteur, on a quitté la terre, déjà la tête dans les nuages. Tout est beau, sans ostentation, l’accueil aimable sans être coincé, la modernité toujours feutrée derrière une poutre en bois …

Ce complexe hôtelier de grand luxe ***** imaginé par Philippe Capezzone au début des années 2000 regroupe onze chalets, dont l’un est dédié à la détente avec spa, salle de fitness et piscine et un autre au restaurant étoilé Michelin, la Table du Kilimandjaro.

Dans l’assiette donc, ça dépote. Le nouveau chef Nicolas Sale, arrivé cet hiver, a déjà pris ses marques. Transfuge de Juan-les-Pins, où il avait maintenu l’étoile, le voilà aux sommets, bien épaulé par un jeune pâtissier qui fait des miracles.

Jean-Alain Baccon, le directeur de la restauration, est aussi le chef sommelier. Il veille sur la cave, avoue un faible pour la Bourgogne et les grands contenants ! Au début de la saison, la carte des vins compte entre 800 et 1000 références. Au fur et à mesure que les jours passent, et avec eux les milliardaires russes ou d’ailleurs – d’ailleurs, le livre s’amincit. Il reste encore du champagne Devaux, dans la cuvée D : ruez-vous sur l’Ultra D, un non dosé de grande pureté, ou sur le 2000.

Ce jour-là, pour les accompagner, j’ai goûté à un succulent homard bleu, accompagné de pommes de terre fondantes, caviar et bouillon de crustacé à la mélisse. Suivait un turbot absolument impeccable, sur l’idée d’une Grenobloise avec champignons de Paris, tétragone, échalotes grises et émulsion de coquillages.

Gardez un peu de place pour les desserts. L’onctueux citron, pain de Gènes, thym et glace au calisson d’Aix est à tomber !

Évidemment, tout cela n’est pas donné donné vous en conviendrez. Mais franchement ça vaut le coup de tester.

Chambre au prix d’une bouteille de Lafite en basse saison, du magnum en haute saison. Pour la réservation d’un chalet de huit personnes, pour la semaine, il faudra compter au moins deux caisses. Côté restaurant, pour le prix d’une bouteille de Carruades, vous devriez passer une excellente soirée.

Le Kilimandjaro & Spa

Rue de l’Altiport

73120 Saint-Bon-Tarentaise

Tél. : 04 79 01 46 46 begin_of_the_skype_highlighting 04 79 01 46 46 end_of_the_skype_highlighting

www.hotelkilimandjaro.com

Testé pour vous : Le Regent Grand Hôtel à Bordeaux

avril 5th, 2011 by Veronique Raisin

Alors que s’ouvre à Bordeaux la grand messe des Primeurs 2010, plein feux sur Le Régent Grand Hôtel, l’une des adresses les plus prestigieuses de la ville de Montaigne.

C’est sans conteste le plus bel hôtel de Bordeaux. Situé place de la Comédie, face au Grand Théâtre dont il reflète la façade néoclassique dessinée par Victor Louis, et reprend les dimensions, le palace fait cavalier seul dans l’hôtellerie de luxe bordelaise depuis sa réouverture fin 2007. Impossible dès lors de ne pas s’engouffrer dans le lobby, passer la mappemonde, filer droit au Bar Victor pour une coupe de champagne, faire un crochet par le jardin d’hiver l’Orangerie pour l’heure du thé, s’installer à la terrasse de la Brasserie de l’Europe pour le déjeuner ou lâcher prise au Pressoir d’Argent pour le dîner. Mais rien ne vaut d’y passer une nuit dans l’une des cent cinquante chambres et pourquoi pas d’opter pour l’un des dîners dégustation de prestige.

Premier en date : le 4 mars dernier avec Pierre Lurton, venu accompagné de quelques grands et beaux flacons de Cheval Blanc et d’Yquem

En attendant, visite privée du Regent et plus particulièrement de ses deux restaurants.

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Après neuf années de rénovation et d’agrandissement – vingt chambres initiales devenues cent cinquante aujourd’hui dont vingt-deux suites – le Regent a retrouvé son luxe originel. L’atmosphère XVIIIe de l’établissement a été sobrement retranscrite par le décorateur Jacques Garcia, jouant de l’agencement épars des lieux : coins et recoins permettent de se perdre dans les étages, car l’hôtel a été agrandi au fil des acquisitions de son propriétaire Michel Ohayon et rassemble en réalité huit bâtiments différents. Au total, 23 000 m2 avec deux restaurants, un jardin d’hiver, un bar, un club privé, treize salons et bientôt un spa.

La Brasserie de l’Europe évoque les grandes brasseries du XIXe, dans un décor Belle Époque évoquant tour à tour Victor Hugo, le vieux Bordeaux et les châteaux bordelais. Familial, pas du tout ampoulé, le lieu s’offre sur deux étages. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner, brunch le dimanche, il y a mille occasions d’investir les lieux. La table est axée sur les produits de saison et la cuisine bordelaise : risotto aux huîtres et fruits de mer, entrecôte de boeuf Wagyu façon Kobe, tarte fine croustillante aux légumes grillés, plateaux de fruits de mer, salade Caesar aux crevettes et oeuf poché, soupe de poissons de roche, sole grillée ou meunière, joue de boeuf et écracée de légumes d’hiver, panna cotta coco, île flottante chocolat-mirabelle, millefeuille aux fèves de Tonka….

Côté verre, Bordeaux, Bordeaux, Bordeaux. Alter Ego de Palmer 2005 à 125 €, Château Meyney 2000 à 80 € ou un verre de blanc de Château La Louvière 2004 à 14 €.

Un étage au-dessus et nous voilà au restaurant gastronomique. Le Pressoir d’Argent, étoilé Michelin, est l’une des cinq dernières tables au monde à posséder une presse à homard. L’expérience, très rare, mérite d’être vécue ! La béarnaise au homard est ainsi montée à la minute devant vous, et accompagne le homard et ris de veau, endives braisées. Extra !

La cuisine de Pascal Nibaudeau est axée à 99% sur le poisson ; normal pour cet ex-Rochelais, un temps nageur de combat dans les commandos de marine. Une gageure toutefois pour le sommelier qui passe tout de même 40% de vins rouges !

Sagement exécutés, sans ostentation mais avec brio et précision, les plats défilent, et surprennent, comme ce caviar d’Aquitaine sur lit de concombre, gaufre bruxelloise aux algues et émulsion de tomate et huître. Ou ce tartare de dorade, soupe de poisson et émulsion au safran, en guise d’amuse-bouche. Ecrevisses, langoustines, crabe sont au menu. Suivent la sole meunière, le bar de ligne, saint-Pierre, rouget barbet… Le haut du filet de pêche en somme. Desserts sages et classiques (déclinaison de fruits du verger, sorbet au chocolat ou mangue et mascarpone). La carte des vins est classée par tranche de prix. On y repère un fieuzal blanc 1990 à 125 € ou un un meursault Nicolas Potel 2005 à 75 €. En rouge, Château Marojalia 2005 à 135 € ou Duhart-Milon 1995 à 110 €. On trouve aussi quelques belles bouteilles du Sud dont un roc d’Anglade 2008 épatant de finesse.

L’arrivée prochaine d’un sommelier gérant les vins pour tout l’établissement et la carte du bar devrait permettre d’élargir l’offre non seulement aux autres régions françaises mais aussi aux autres grands pays producteurs. On attend avec impatience les blancs de Moselle ou d’Autriche ! Autre bonne nouvelle : un Spa de 1000 m2, « Les Bains de Léa » ouvrira incessamment aux 5e et 6e étages …

La Brasserie de l’Europe

Menu du marché à 20 €. A la carte, comptez environ 45 €.

Le Pressoir d’Argent

Menus à 120 et 160 €.

Menu du déjeuner en semaine : 34 € et 44 € avec un verre de vin.

A la carte, comptez environ 110 €.

Hôtel : chambres de 260 € à 845 €

THE REGENT GRAND HOTEL BORDEAUX

2-5 Place de la Comédie

33000 Bordeaux

Tél. : 05 57 30 44 44 begin_of_the_skype_highlighting 05 57 30 44 44 end_of_the_skype_highlighting

www.theregentbordeaux.com

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