Que boire pour la Saint-Valentin ?
février 12th, 2010 by Véronique Raisin
Ah, le 14 février…. Il y en a qui ne le louperaient pour rien au monde, d’autres à qui ça file de l’urticaire, d’autres enfin qui essaient de passer outre (de plus en plus difficile de nos jours avec le matraquage commercial…).
A son approche les sites de rencontre font le plein, et le jour J les verres se vident. Le meilleur étant bien sûr d’avoir su quoi y mettre car à ce stade, la faute de goût ne pardonne pas.
Si vous êtes un romantique absolu, optez pour un Champagne, la cuvée Amour de Deutz est faite pour vous
Option alternative, ou si vous souhaitez poursuivre la romance à table : un côtes du rhône “Mon coeur” signé Jean-Louis Chave, ou un gevrey-chambertin Coeur de Roy du domaine Dugat-Py, en Bourgogne
Si vous êtes célibataire, optez pour le château La Désirante, un vin de pays sauvignon (on fait ce qu’on peut)
Si vous prenez vos désirs pour une réalité, le château Fantasme en Côtes de Bourg
Si vous avez une panne (d’imagination) : du Saint-Amour, toujours !
Si vous êtes désabusé, le château Lamourette en sauternes suffira
Si vous êtes sur Meetic, Rendez-Vous à Vouvray (un effervescent blanc)
Si vous êtes riche, appelez-moi… Non bien sûr, ce n’est pas possible, je n’ai pas le droit de faire ça je vais me faire virer. Optez donc pour le Saint-Estèphe Calon-Ségur dont un joli coeur orne l’étiquette…
Enfin si vous êtes chaud comme la braise, le Domaine Ott en Provence ; est-il besoin de le préciser ? Ou, plus allusif mais quand même assez clair : un vin de la côte de Nuits…
Pour la petite histoire, lisez la très instruite présentation que fait le site Ecce Vino de la Saint-Valentin, fête populaire dédiée à Lupercus, le dieu de la fertilité.
http://www.eccevino.com/fr/content/le-vin-de-votre-saint-valentin
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Parution : un beau livre consacré au vin et à l’amour
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Bientôt, la chandeleur : que boire avec les crêpes ?
janvier 28th, 2010 by Véronique Raisin
«- On fait PAS de crêpe au sucre !!!
- Vous avez de la pâte ? Vous avez du sucre ? Alors avec la pâte vous faites une crêpe, vous mettez du sucre et ça fait une crêpe au sucre. » Avez-vous reconnu cette scène culte du film Les Bronzés font du ski ? La suite du dialogue ne précise pas que boire avec. A quelques jours de la Chandeleur, iDealwine vous dit tout.
Crêpes sucrées
Avec les crêpes au sucre, on vous suggère un vin moelleux de Loire (vouvray, coteaux de l’Aubance, coteaux-du-Layon) ou d’Alsace ou bien un muscat ou, en cas de trésorerie difficile, une clairette de Die ou une blanquette de Limoux.
Avec les crêpes Suzette, un grand classique de la cuisine française imaginé par Escoffier, on peut très bien aller sur un muscat ou des vins du même acabit que précédemment. Pourquoi pas un muscato d’Asti ? Le flambage au Grand Marnier restant quant à lui propice aux polémiques, nous ne nous risquerons pas à raviver le débat.
Avec les crêpes au chocolat, un vin muté (banyuls, rivesaltes ou maury) ou un vin de liqueur (pineau des charentes, porto, floc) feront écho à l’amertume du cacao. Si vous y ajoutez quelques griottes ou autres fruits rouges, choisissez un VDN vintage ou rimage car exempts d’un long vieillissement en bois, ces vins sont davantage marqués par les arômes fruités.
Dans tous les cas (et surtout celui des crêpes aux pommes flambées au calvados, un très bon cidre basque ou normand (avec des pommes dedans) fera le plus réussi des accords. Ou un poiré, tiens, pour changer. Je vous recommande celui que Colin Firth m’a fait découvrir au Bar Hemingway, au Ritz (les iDealwine Clubbers connaissent forcément…)
Crêpes salées
Les crêpes de sarrasin ne nécessitent pas de sortir ses grandes bouteilles mais d’un peu d’astuce. Laissez donc vos grands bordeaux à la cave et préférez-leur un côtes du rhône ou un brouilly. Ces vins rouges simples et friands sont de bon augure sur les crêpes au jambon, lard, saucisse et consort. Autres possibilités, un rouge du Jura rafraîchissant, à base de trousseau, un pinot noir d’Alsace, et bien sûr de tendres rouges ligériens ou plus charnus (chinon, bourgueil, saumur-champigny, entre autres).
Les crêpes aux saint-jacques ou au saumon (les plus chères, à deux chiffres tout en bas de la carte) pourront très bien aller avec un sauvignon blanc (pessac-léognan, entre-deux-mers, pouilly-fumé, saumur) ou un chenin (vouvray sec, anjou). Dans un autre registre, connaissez-vous le beaujolais blanc ? Le Muscadet aussi regorge de belles pépites, tout comme la côte chalonnaise (Montagny excelle de blancs pimpants) ou la Mâconnaise (Viré-Clessé, Saint-Véran). Soyez curieux !
Vous l’aurez compris, nul besoin de se ruiner ; l’heure est plutôt à la découverte sur ces préparations familiales sans grande sophistication. L’occasion de visiter la richesse du vignoble de France.
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Recette de la semaine : croustillants au boudin noir, pommes et pistaches
janvier 24th, 2010 by rédaction iDealwine
Cette recette associe la texture riche et parfumée du boudin noir à la fraîcheur et l’acidité de la pomme golden. Elle ouvre donc la voie à un accord en rouge ou en blanc, au choix. Les plus téméraires pourront même tenter un liquoreux, de Loire de préférence.
Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Ingrédients pour 4 personnes
4 feuilles de filo
2 portions de boudin noir
2 pommes golden
25 g de pistaches décortiquées
20 g de beurre fondu
Préparation de la recette
Concassez les pistaches. Coupez les portions de boudin noir en deux dans le sens de l’épaisseur.
Épluchez et videz les pommes. Coupez-les en petits quartiers.
Étalez les 4 feuilles de filo, badigeonnez-les de beurre fondu et pliez-les en deux pour doubler l’épaisseur.
Déposez au centre de chaque feuille un peu de pistaches concassées, un demi-boudin et terminez par quelques quartiers de pommes.
Repliez-les en quatre et retournez-les sur un plat huilé.
Enfournez les croustillants à 190 °C (thermostat 6) pendant 10 min.
L’accord iDéal :
Saint-Joseph
Saint-Emilion
Alsace pinot gris
Vouvray
Une recette proposée en partenariat avec Goosto.fr
Accords mets et vins - Que boire avec les viandes blanches ?
janvier 20th, 2010 by Véronique Raisin
Volailles, veau et porc requièrent tendreté et fondant. Une fois ces deux éléments assurés, rien de plus facile que de trouver le vin qui leur conviendra.
Les vins blancs en particulier sont de fameux alliés de ces chairs fines et délicates. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que leur vivacité réveille le moelleux des textures et que leurs arômes frais et fleuris (quand ils sont relativement jeunes) ne sont pas étouffés par un grain serré et des saveurs fortes. Pour autant, les vins rouges légers conviennent également : gamay de Touraine ou du Beaujolais, pinot noir d’Alsace ou de Bourgogne etc.
Mais comme toujours, la préparation, l’accompagnement, les farces comptent autant que la viande elle-même.
Quelques exemples non exhaustifs : la côte de veau ou de porc simplement poêlée avec des pommes de terre convient parfaitement aux médocs ou aux rouges fins et un peu âgés ; préparée à la crème, les blancs reprennent le dessus (chenin tendre de Vouvray, d’Anjou, Mercurey, Rully ou Mâcon riches et gras, pinot gris alsacien). Dès lors que l’on parle de “milanaise”, “provençale” de “marengo” ou de “rôti”, les rouges sont à leur avantage (graves, bourgueil, chinon, médoc, corbières, côtes-du-rhône, languedoc, patrimonio ou provence).
Un foie de veau poêlé ? Un pinot noir de Sancerre, un saumur-champigny, un moulis, un pomerol. Si vous préparez un poulet en tajine, façon sucrée-salée, ou que vous incorporiez des épices à votre recette, un grand riesling est tout indiqué mais également un vin rouge comme un châteauneuf-du-pape, suffisamment puissant pour tenir sur le plat, dans un millésime jeune.
Quelques accords simples :
- tomates farcies : côtes-du-rhône, du roussillon, corbières, faugères…
- rôti de porc : val de Loire, morgon et autres crus du Beaujolais. Dans l’ensemble des rouges fringants et tendres, plus puissants si le plat est un peu gras (crozes-hermitage, faugères, minervois)
- filet mignon : un blanc de préférence, qui passera sur le lard et les oignons (pinot blanc, riesling, pouilly-fuissé)
- poulet rôti : réhabilitions le sauternes et quelques liquoreux du même acabit !
A défaut, un rouge tendre de Bourgogne ou de Loire.
- poularde truffée : blanc gras et aromatique du Rhône ou bien vieux bordeaux (graves, médoc) ou volnay.
Et toujours la règle : plus le plat est élaboré et les saveurs fines, plus vous préférerez un vin délicat et complexe.
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Consultez la recette de la semaine : cocotte de pintade aux fruits secs
Recette de la semaine - Ravioles de Saint-Jacques en bouillon léger
janvier 3rd, 2010 by rédaction iDealwine
Pour ceux qui auront encore le courage de se mettre au fourneau après les agapes de fin d’année, voici une recette délicate et raffinée. Ses douces saveurs d’épices asiatiques se marieront bien avec un gewurztraminer. La minéralité d’un chablis leur conviendra également.
Préparation :
45 min
Cuisson :
10 min
Ingrédients pour 6 personnes :
· La farce :
· 300 g de noix de Saint-Jacques
· 100 g de filet de poisson blanc
· 1 blanc de poireau
· 1 noix de gingembre frais
· 1 petite échalote
· 30 ml de sauce de soja légère
· 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
· le jus d’1 citron vert
· 1 blanc d’oeuf
· 1 paquet de carrés de pâte “wonton”
· Le bouillon :
· 1,5 litre de bouillon de volaille
· 1 tige de citronnelle fraîche
· 2 cuillères à soupe de coriandre hachée
Préparez la farce : coupez les noix de Saint-Jacques et le filet de poisson en petits dés. Coupez le blanc de poireau en quatre dans le sens de la longueur puis émincez-le très finement. Conservez un tronçon, coupez-le en lamelles et réservez-les pour le bouillon. Pressez le citron vert. Râpez le gingembre. Hachez l’ail.
Mettez tous ces ingrédients dans un saladier avec la sauce de soja, l’huile de sésame et le blanc d’oeuf. Mélangez soigneusement.
Confectionnez les ravioles en déposant une cuillère à café de farce sur chaque carré de pâte, puis en le pliant en deux en soudant les bords avec un peu d’eau.
Dans une grande marmite faites bouillir le bouillon de volaille additionné des lamelles de poireau et de la tige de citronnelle. Plongez-y les ravioles et laissez-les cuire jusqu’à ce qu’elles remontent à la surface. Laissez cuire deux minutes supplémentaires. Ajoutez la coriandre hachée.
Servez les ravioles immédiatement dans des bols avec le bouillon et des quartiers de citron vert pour les amateurs de saveurs acidulées.
Remarque : Les wonton sont des carrés de pâte, réalisés à base de farine de blé et utilisés dans la cuisine asiatique pour préparer des raviolis. On les trouve au rayon frais des épiceries asiatiques.
L’accord iDéal :
Gewurztraminer
Chablis
Sancerre blanc
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A lire également :
Que boire pour accompagner les coquilles Saint-Jacques ?
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Une recette proposée en partenariat avec Goosto.fr
Accords mets et vins : quels flacons ouvrirez-vous pour les fêtes ?
décembre 23rd, 2009 by rédaction iDealwine
Des première bulles de l’apéritif à la dinde, du foie gras à la bûche, LE brainstorming de l’année a débuté pour vous, chers amateurs …
Vous hésitez encore sur le choix des flacons à ouvrir cette année, en famille ou entre amis ? On vous attend au tournant, probablement. Heureusement, iDealwine ne vous laisse pas tomber ! Pour vous guider dans votre sélection, consultez la rubrique l’Accord iDéal. Vous y trouverez non seulement nos suggestions d’accords mets et vins, mais aussi tous nos conseils, patiemment distillés au fil des newsletters iDealwine : avec quels plats faut-il servir un vieux crus classé de Bordeaux, que boire sur les Saint-Jacques, le foie gras, les truffes, le chocolat ? Comment organiser tout un repas au Champagne ? Tout y est !
Pour servir vos vins dans le bon ordre, à la bonne température et dans les règles de l’art, consultez aussi la rubrique L’art de la dégustation, vous éviterez les erreurs de débutants qui pourraient se révéler fatales à votre image de connaisseur… et aussi à vos vins.
Alors, c’est décidé ? Faites-nous partager vos choix de flacons de cette année, sur le blog, ou via la page fan iDealwine de Facebook : la parole est aux amateurs…
Nous vous souhaitons de très heureuses fêtes de fin d’année !
Consultez la rubrique L’Accord iDéal
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Recette de la semaine : saumon mariné à l’aneth
décembre 20th, 2009 by rédaction iDealwine
Encore une recette pour les plus paresseux d’entre vous… mais qui nécessite un peu d’anticipation, tout de même : le saumon doit en effet mariner 24 heures au réfrigérateur. Vous apprécierez la subtile note d’acidité procurée par les fines lamelles de pomme, pour ce plat qui se mariera à merveille avec un Chablis, un Riesling ou un Pouilly-Fuissé.
Préparation:
15 mn
Réfrigération:
24 h
Ingrédients pour 4 personnes :
- 2 filets de saumon très frais avec la peau (environ 800 g)
- le jus d’un demi citron
- 30 g de sel
- 30 g de sucre
- 20 g d’aneth haché
- poivre noir
- 2 pommes vertes pelées et coupées en très fines tranches
- 1 petit oignon frais coupé en très fines tranches
- Quelques brins d’aneth frais
- Un filet d’huile d’olive
Préparation de la recette
Dans une jatte, mélangez le sel, le sucre, le poivre et l’aneth haché.
Frottez les filets avec le jus de citron, puis avec le mélange.
Dans un plat, parsemez le fond du mélange.
Déposez un des filets avec la peau en dessous.
Saupoudrez ce filet du mélange et déposez le second filet avec la peau sur le dessus.Saupoudrez le reste du mélange sur le filet.
Couvrez le tout avec un assiette et sous un certain poids.
Laissez mariner au réfrigérateur pendant 24 heures en retournant le saumon 2 fois par jour et en l’arrosant du jus.
Au terme des 24 h, ôtez le mélange aromatique en frottant les filets avec un linge.
Découpez très finement les filets en tranches taillées parallèlement à la peau.
Otez la peau.Dans une grande assiette, sur un lit d’oignons frais ciselés en fines tranches, disposez les fines tranches de filets de saumon.
Disposez autour les fines tranches de pommes vertes.
Arrosez d’un filet d’huile d’olive, parsemez de quelques brins d’aneth et servez !
L’accord iDéal :
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Que boire avec le foie gras ?
décembre 10th, 2009 by Véronique Raisin
A la question, chacun est sûr de son coup et tout le monde s’écrie : du sauternes ! Le château d’Yquem le premier, sur son site, n’élude pas l’accord. C’est le grand classique. Toutefois ce vin d’esprit ne s’accommode guère d’accords banals.
Une récente expérience, au Grand Tasting qui se tenait le week-end dernier au Carrousel du Louvre, a achevé de me convaincre du bien fondé entre liquoreux et foie gras.
Eric Briffard, le chef du George V, avait concocté un splendide foie gras de canard poêlé, accompagné d’un crumble au pain d’épices et d’une gelée de pamplemousse qui venait rafraîchir l’ensemble. Eric Beaumard, chef sommelier, présentait en contre-point un château Gilette 1983 somptueux. Tout simplement extraordinaire.
Pacherenc, Monbazillac, Jurançon, ou Loupiac conviendront aussi parfaitement. L’important si vous optez pour un liquoreux est de conserver de la fraîcheur au plat (les agrumes sont pour cela des alliés parfaits) car la texture onctueuse et grasse du foie se lasse vite d’accords sur le même registre, sucrés et pleins. Vous pourrez contrebalancer avec la volupté tendue d’un gewurztraminer légèrement sucré, ou en voguant dans les méandres ligériens, avec quelque coteaux du Layon ou de l’Aubance, ou encore un vouvray demi-sec.
Les vins blancs secs s’accommodent très bien également du foie gras, notamment en début de repas : graves, meursault, pinot gris. Evitez les vins effervescents, qui ne tiennent pas sur la force d’un foie en terrine.
Les vins rouges ont aussi leur mot à dire
En rouge, un vieux pomerol jouera de sa complaisance avec la douceur du foie gras, notamment s’il est poêlé. Summum, s’il est truffé ! Un médoc évolué conviendra à un foie gras finement épicé.
Les vins du Rhône sont de précieux atouts également : épaulée mais distinguée, la syrah sera parfaite. Mais un hermitage appelle davantage de relief dans la préparation pour ne pas l’écraser. Côte-Rôtie et châteauneuf-du-pape jeunes peuvent également convenir. Dernier accord enfin, régional, avec les vins du Sud-Ouest : cahors, bergerac, madiran de bonne facture.
Vous voyez, la palette est large !
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Quels accords mets et vins avec la cuisine chinoise ?
novembre 15th, 2009 by Véronique Raisin
En direct de Hong-Kong, Véronique Raisin a mené l’enquête sur la gastronomie chinoise, une cuisine dont elle nous révèle les multiples facettes, et dont elle détaille les possibilités d’accords mets et vins.
Hong-Kong offre une multitude de saveurs et même si la cuisine locale est cantonaise, on peut y déguster toutes les cuisines de Chine et même du monde. Le thé et la bière restent encore largement majoritaires sur les tables mais le vin fait une percée de plus en plus remarquée car boire du vin est bien perçu socialement ; d’autre part, les accords sont nombreux tant la cuisine est variée (on parlera plutôt de cuisines chinoises).
Nous vous conseillons de suivre les principes que nous avons déjà évoqués selon les différentes préparations (viandes, poissons, épices, saveurs sucrées etc.)
car lors d’un repas traditionnel chinois, les plats étant tous servis en même temps, il est difficile d’établir une progression avec les vins et de respecter un ordre de service logique…
Voici les différentes cuisines, de façon assez schématique, que l’on peut trouver en Chine et à Hong Kong. D’une façon générale, les préparations grasses et relevées (vinaigre, épices, ail) conviennent mieux aux vins rouges fruités et légers (à base de merlot, gamay, pinot noir) mais également aux vins blancs (comme en général d’ailleurs, en raison des piments et de nombreuses préparations de poissons et de fruits de mer). Choisissez un alsace, un muscadet, un sauvignon blanc ou un chenin par exemple (des vins incisifs et frais qui tranchent avec les préparations assez fortes).
Sur le boeuf, l’agneau ou le canard, les rouges épaulés sont préférables. Les plats en sauce s’accordent bien aux vins rouges puissants (pour les viandes) et aux rosés ou blancs (pour les poissons).
Reste que les accords mets et vins ne sont pas un “art” (ou un casse-tête) comme nous pouvons le concevoir et que le vin est encore perçu par les Chinois plus pour son statut que pour son goût et sa place à table est encore limitée.
La Chine compte huit principales régions de traditions culinaires différentes qui se regroupent traditionnellement en quatre grandes familles, par l’emplacement géographique et les conditions climatiques : les trois régions côtières du Nord-Est (Shandong), du Sud-Est (Jiangsu, Anhui et Zhejiang), et du Sud (Fujian, Guangdong-Canton), et la région intérieure du Sud-Ouest (Hunan et Sichuan).
On dit aussi que le sud est sucré, le nord salé, l’est aigre et l’ouest épicé.
NORD-EST

SHANDONG : les mets sont le plus généralement frits à l’huile. Les arômes forts comme celui de l’ail, du vinaigre et de la sauce soja sont souvent présents. La cuisine est riche et généreuse. Il y a une présence dominante du blé (galettes, petits pains, raviolis, etc.). La viande de mouton est associée à l’ail et au vinaigre balsamique.
SUD-EST
Les légumes (pousses de bambou, germes de soja, racines de lotus, etc.), les poissons et les crustacés d’eau douce sont particulièrement appréciés. Les plats au goût parfumé, frais et léger, sont agrémentés de gingembre, de vinaigre et de vin de riz.
JIANGSU : cuits à la vapeur ou braisés, les mets sont aussi préparés en sauce.
ZHEJIANG : c’est le royaume du riz et du poisson. Une cuisine douce, à base de produits frais, pas grasse, qui appellent des vins fins.
ANHUI : salée et épicée, mais également plus grasse, la cuisine de cette région compte parmi ses spécialités le poulet et le canard salés.
SUD-OUEST
La consommation d’aromates épicés permet de supporter le froid et l’humidité de cette région. La viande consommée est principalement le bœuf.
SICHUAN : très épicée également, avec beaucoup de piments.
HUNAN : très proche de la cuisine du Sichuan, elle appelle des harmonies similaires.
SUD
Très répandue mondialement, cette cuisine est complexe et riche, sans goût dominant ; seule la fraîcheur prime. Tous les parfums y sont mariés. La cuisson à la vapeur est à l’honneur. Presque tous les animaux ont leur place dans l’assiette : serpent, singe, souris, etc., bien que les plats végétariens soient également très présents.
FUJIAN : une cuisine légère mais savoureuse, douce.
CANTON (avec Hong Kong) : moins épicées que peuvent l’être celles des autres régions de Chine, les spécialités de Canton font une large place aux poissons et aux célèbres Dim Sum, ces raviolis cuits à la vapeur et farcis de viande, de crevette ou de poisson. Et l’incontournable riz cantonais !
Pour en savoir plus sur la cuisine et les accords :
http://beijing.runweb.com/page-941-lang-FR-2V-page,Presentation-de-la-gastronomie-chinoise.html
http://www.discoverhongkong.com/hkfoodandwineyear/eng/wine_cuisine/wine_chinese_cuisine.jsp
Quelques bonnes adresses que j’ai testées pour vous :
- T’ang Court (Hôtel Langham) : Siu Hin-Chi, double étoilé Michelin concocte une cuisine chinoise de haute volée. Rouleaux de printemps frits aux crevettes et à la mozarella, soupe au tofu et poissons braisés, saint-jacques sautées au taro (une sorte de racine), poulet croustillant et salé.
- Faire un tour à Temple Street et dîner dans l’un des restaurants de rue ; sans chichi, on y mange très bien à peu de frais.
- Prendre un verre au bar du Félix, le restaurant décoré par Philippe Starck, à l’hôtel Peninsula
- Petit-déjeuner traditionnel hongkongais au Wing Wah, un restaurant du quartier de Tsim Sha Tsui
- Amber (Hôtel Landmark, Mandarin) : la cuisine du jeune Pierre Altobelli et de son aîné (passé chez Pasard) ne manque ni d’attrait ni de finesse. Allez droit au menu dégustation, pour 50 euros vous ne le regretterez pas. Le saumon de Tasmanie, fumé et accompagné d’une crème d’avocat est à se damner !
- Cépage. Ce nouveau restaurant offre une carte impressionnante. La cave regorge de Romanée-Conti, Margaux et autres Petrus. La cuisine est bien exécutée, sans fioritures. Le pigeon est cuit à la perfection. On attend l’étoile ?
- Jumbo Kingdom. A Aberdeen, ce restaurant traditionnel est réputé pour ses Dim Sum (au 1er étage car il y a un autre restaurant en terrasse mais à la cuisine internationale). Le cadre est digne d’une reconstitution historique et on y accède en bateau.
- Egalement : les bars des grands hôtels (Le Q88 du JW Marriott, le bar du Mandarin, du Mira). Les Dim Sum du Four Seasons.
Une expérience à ne pas manquer également : l’heure du thé au Peninsula.
Le plus ancien hôtel de Hong Kong, créé en 1928, affiche un charme british inusable. Rien que la galerie où se côtoient les plus grandes marques de luxe vaut le coup d’oeil ! Hermès, Cartier, Piaget, Chopard, Vuitton s’alignent dans l’évidence la plus totale. A l’heure du thé toutefois, une clientèle moins fortunée patiente en espérant qu’une table se libère…
Office de Tourisme de Hong Kong
01 42 65 66 64 - parwwo@hktb.com
www.hongkongtourisme.fr
Demandez le Kaléidoscope culturel du Hong Kong gratuit
The Peninsula Hong Kong
Salisbury Road – Tsim Sha Tsui, Kowloon
Tél. : (852) 2920 2880
www.peninsula.com
Je remercie tout spécialement Air France et l’Office de Tourisme de Hong Kong (HKTB) pour l’aide et l’accompagnement qu’ils m’ont apportés dans la réalisation de ce reportage, ainsi que l’hôtel Peninsula, Mandy Lam, notre guide, et Marie-Line Dumont.
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A lire également, la recette de la semaine : Crevettes croustillantes en deux façons aux asperges
Quels accords mets et vins avec les fruits secs ?
novembre 3rd, 2009 by Véronique Raisin
Amandes, pistaches, noisettes, noix mais aussi figues séchées, abricots, raisins, pruneaux, dattes redonnent à tous du tonus pour l’hiver. Mais si ferrugineux soient-ils, ces fruits qui s’avalent en une bouchée sont avant tout extrêmement savoureux et s’accordent très bien aux vins.
Agrémentant une viande, un tajine d’agneau ou une pastilla de volaille par exemple, les fruits secs apportent une touche sucrée fondante ou croquante.
Avec les viandes blanches ou les poissons, évitez les blancs trop incisifs. Préférez un vouvray demi-sec, un riesling, un jurançon ou un pacherenc. Avec les viandes rouges, un vin rouge pourra convenir, suffisamment épaulé : en vallée du Rhône, un crozes-hermitage, voire un hermitage, un châteauneuf-du-pape ou un gigondas ; plus au sud, un Bandol ou un vin de pays du Var ; ou encore un vin de bordeaux, en privilégiant la rive droite (Pomerol, Saint-Emilion). Plus original, un vin muté pas trop chargé en sucre (de type banyuls “sec”) ; tentez un rancio sec sur un canard aux figues par exemple.
Avec les desserts, les vins doux naturels se profilent en maîtres : maury, banyuls, rivesaltes, rasteau sont parfaits. Leurs arômes similaires constitueront un accord entendu. Essayez un Banyuls Grand Cru sec (40 à 50 g de sucre par litre) ou demi-sec (50 à 80 g). Les rancios secs sont également des accords surprenants : sans sucre comme leur nom l’indique, ils développent des arômes de noix, de curry et une fraîcheur mentholée en finale qui équilibrera parfaitement avec le sucre de votre dessert.
Sur des saveurs miellées voire caramélisées, adjointes d’une pointe d’amertume, la pourriture noble est de rigueur : sauternes, tokay hongrois notamment.
Enfin ne perdez jamais de vue la texture du plat (fondante, moelleuse ou croquante) à laquelle vous pouvez associer des vins de même acabit (suaves, moelleux ou plus tanniques) ou au contraire opposés (un vin charnu sur une texture de plat fondante, un vin plus tendu sur une sauce crémée) ; la dominante du mets (salée, sucrée, amère) et son accompagnement (jus, sauce, légumes ou pour les desserts, glace ou biscuit) entrent aussi en ligne de compte.
A lire également : Du vin, des noix, des pamplemousses (29/04/2009)
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