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The importance of being Earnest. De l’importance d’être constant (dans le vin).

mars 6th, 2010 by Véronique Raisin

closeup of red wine pouringJournaliste dans le vin, c’est une bonne situation ?

Les avantages

1/ Je suis payée pour déguster du vin
2/ Je me fais plein de nouveaux amis
3/ Je passe ma vie à (me) la raconter
4/ Je voyage à l’oeil
5/ Ma cote Meetic grimpe grimpe grimpe ! (genre indice iDealwine, mais pas pareil)

Les inconvénients

1/ Tout le monde ne comprend pas bien en quoi consiste mon métier
« T’as fait quoi comme études ? Journaliste ou oenologue ?
Tu es sommelière c’est ça ?
Ah oui tu fais de la publicité ?
Mais tu fais quoi en fait, concrètement ? Tu bois ou tu glandes ? »

2/ Je suis régulièrement confondue avec un tire-bouchon
«Et Véro, toi qui t’y connais, ouvre-nous donc la bouteille. »

3/ Egalement mise à contribution à chaque gorgée de vin avalée
«Et Véro, toi qui t’y connais, il est comment ce vin ? Vas-y décris-le, ça sent quoi, comme arôme ? »

4/ Je me sens parfois un peu seule
- J’ai vu ton nom c’est formidable !
- Vous avez lu l’article ?
- Non mais j’ai vu ton nom je suis fière de toi
Variante
- Je n’ai pas tout compris mais c’était très bien écrit.

Conclusion

Je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seule chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée…

C’est exactement cela. Les rencontres. La curiosité. Le destin.

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iDealwine présente : BRÈVES DE COMPTOIR avec Vincent Ravenne

février 21st, 2010 by Véronique Raisin

vincent-ravenneNous inaugurons notre série “Brèves de comptoir”, des entretiens à guichet ouvert avec les clients qui voudront bien se prêter au jeu. Ce mois-ci, Vincent Ravenne, adepte des enchères et dénicheur de bons crus.

Le vin, c’est encore ceux qui en boivent le plus qui … en parlent le plus !

Vincent Ravenne sillonne toute l’année les vignobles, visite les domaines, goûte les vins (plus de 2500 par an), remplit sa cave, a son badge pour les Primeurs à Bordeaux et ses entrées à Ampuis, et pourtant, il n’est pas journaliste… Et oui, il achète son vin, et pas n’importe où : chez iDealwine. Un site découvert il y a cinq ans, via Google.

Serait-ce pour fuir sa ville d’eau de résidence (Lourdes), un métier en milieu aqueux (la société pour laquelle il travaille fabrique et commercialise de l’instrumentation scientifique dont certains procédés de purification de l’eau) ? Toujours est-il que le voilà absorbé le plus clair de son temps libre par l’abyssale connaissance bachique.

Connaisseur averti, il a aussi créé voilà deux ans le forum des Buveurs d’étiquette sans perdre de vue qu’il y a une vie après le web, surtout lorsqu’il s’agit de dégustation !

Nous lui avons posé les 15 questions essentielles, solubles et insolentes de notre interview. En bref et sans images, ça donne ça :

Vous dernier coup de cœur
La Tâche 1970

L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
Aucun

Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Bouteille

Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Le Severo, 8 rue des plantes, dans le 14e à Paris.

Votre accord met et vin préféré ?
Une côte de boeuf et un grand bordeaux arrivé à maturité (c’est-à-dire des décennies 80 ou 90…)

La fin de la bouteille au resto : vous la buvez ou doggy-bag ?
Je la laisse

Le vin que vous avez honte de boire ?
Du rosé, mais je n’en bois pas ! Quand ce n’est pas bon, je préfère boire de l’eau, c’est moins risqué !

Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
Sans doute à 25 ans. Un collègue de travail voulait m’expliquer le vin. Je n’ai pas tellement aimé, ça ne m’intéressait pas.

La bouteille qui a déclenché votre passion
Yquem 1987. Je n’ai jamais osé le regoûter depuis, je reste sur le souvenir, j’aurais trop peur d’être déçu !

Vous ne pourriez pas vivre sans …
La Bourgogne

Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Le Château des Tours 2002. C’est un des domaines d’Emmanuel Raynaud, également propriétaire de Château Rayas.

Vous recrachez : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
Systématiquement en dégustation, jamais à table et toujours quand c’est pas bon !

Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Château Lynch-Bages 1989

Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir
La Romanée Conti 1978

“La vérité est au fond du verre”. Au fond, est-ce toujours la vérité ?
Il n’y a pas de vérité dans le vin. Chacun doit trouver sa voie.

Propos recueillis par Véronique Raisin.

Si vous souhaitez participer, envoyez-moi une photo, votre livret de famille et votre 06. Ah non zut, envoyez un mail à info@idealwine.com, sujet “Brèves de comptoir”.

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Yquem, Angélus, … : belle horizontale de 2003 à Sup de Co Paris

février 13th, 2010 by Boris Savouré

degust_escpMichel Bettane était invité à ESCP-Europe (Ecole Supérieure de Commerce de Paris) par Oenocratia, l’association d’œnologie de l’école le 10 février 2010. Une belle dégustation de près de 3 heures, dont iDealwine était partenaire.

Le co-auteur du Grand Guide des Vins de France a commencé par présenter les origines du vignoble bordelais, et notamment la commercialisation de ses vins par les anglais. Son extension progressive l’a conduit à devenir l’un des vignobles les plus importants en France, regroupant certaines des appellations les plus prestigieuses : Pauillac, Pessac-Léognan, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Pomerol, Saint-Emilion, Margaux ou encore Sauternes.
Un petit rappel historique qui nous a amenés directement à l’encépagement de ce vignoble et à sa formation. Cabernet sauvignon, cabernet franc, petit verdot et merlot pour les grands cépages de rouge et sauvignon et sémillon pour les blancs.
Avant de débuter la dégustation, Michel Bettane a tenu à insister sur la spécificité du millésime 2003, année de canicule. La sécheresse a frappé le vignoble bordelais jusqu’à la fin août, ce qui a fait grandement souffrir la vigne. Heureusement, le début du mois de septembre a connu quelques beaux passages pluvieux. Conséquence de cela : les châteaux qui ont vendangé trop tôt se sont retrouvés avec un millésime « grillé » (certains, comme le Château Le Pin, n’ont pas produit de millésime), tandis que ceux qui ont su être patients ont réalisé un millésime exceptionnel de maturité, de richesse aromatique, de concentration et d’équilibre.

Huit crus étaient proposés au cours de cette dégustation :

Château Carbonnieux Rouge 2003
Cru Classé de Pessac-Léognan

Le nez n’est pas encore totalement développé, mais il offre déjà de beaux arômes de pruneaux et de réglisse. Il est chaleureux et équilibré. En bouche, les tanins sont fondus et l’acidité est faible. De légères notes mentholées en fin de bouche.

Château Malartic-Lagravière Rouge 2003
Cru Classé de Pessac-Leognan

Le vin offre plus de profondeur que le Château Carbonnieux. En bouche, on a la sensation de velouté, une légère sucrosité se fait même ressentir et rend le vin encore plus gourmand. Rapidement, les notes de réglisse, de chocolat, de moka et de cerise surgissent. Voluptueux, ce vin est gourmand dans sa jeunesse, mais présente un beau potentiel de garde.

Château Siran 2003
Cru Bourgeois Exceptionnel de Margaux

Puissant, ce vin présente un nez sur les épices et le pin. La richesse aromatique des pruneaux et de la réglisse se fond avec une belle qualité des tanins et de la texture. Château Siran 2003 est un vin mûr qui termine sur une allonge remarquable.

Château Brane-Cantenac 2003
2ème Grand Cru Classé de Margaux

On retrouve une trame commune des vins de margaux avec le Château Siran. Mais le style est différent avec notamment des tanins plus secs en fin de bouche.

Château Larmande 2003
Grand Cru Classé de Saint-Emilion

Ici encore le millésime 2003 s’exprime et l’on retrouve les notes de réglisse et d’épices. Belle souplesse en milieu de bouche.

Château Soutard 2003
Grand Cru Classé de Saint-Emilion

Avec ses raisins moins mûrs que la moyenne des Saint-Emilion du millésime, Soutard 2003 s’exprime avec plus de vigueur, de robustesse et de puissance. Malgré des tanins secs, le vin est chaleureux et sa finale se caractérise par une amertume noble.

Château Angélus 2003
1er Grand Cru Classé B de Saint-Emilion

Equilibre et harmonie parfaite semblent être les qualificatifs appropriés pour décrire ce vin. Acidité, tanins et arômes : l’ensemble est merveilleusement fondu. Particulièrement élégant, Angélus 2003 est un vin soyeux où le tanin et la barrique neuve ne se superposent pas à sa richesse. Au contraire, la persistance aromatique et la parfaite maturité des raisins en font définitivement un très grand vin.

Château d’Yquem 2003
1er Cru Classé de Sauternes

« Guitry disait qu’après du Mozart le silence qui succédait était encore du Mozart. Après une gorgée d’Yquem, les instants qui suivent sont toujours d’Yquem ». Cette citation de Frédéric Dard résume à la perfection la dégustation du très grand Château d’Yquem. Très liquoreux, ce vin n’en est pas moins formidablement équilibré. L’exceptionnelle palette aromatique semble infinie et s’étend du raisin confit à l’ananas confit. On le sent évoluer vers les agrumes, orange, zeste d’orange, coing, gelée de coing, …

Une belle dégustation, bien organisée et animée qui montre que l’intérêt pour ce magnifique patrimoine qu’est le vin n’attend pas le nombre des années…

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J’ai testé pour vous : postuler chez iDealwine

février 3rd, 2010 by Véronique Raisin

img_0184La crise mon oeil. Chez iDealwine, ils recrutent à tour de bras. Vous me direz, avec la prime d’expatriation (Colombes, c’est un peu les DOM-TOM de l’île de France), ça a de quoi attirer plus d’un aventurier. Alors si vous aussi vous rêvez en blanc (à cause du polystyrène) ou en rouge (vous voyez ce que je veux dire), foncez. Attention toutefois, la sélection est draconienne et il vous faudra venir à bout du long et impitoyable processus de recrutement.

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Un soir de déprime, entre une candidature pour Blédina (près de Lyon, vous pouvez vérifier) et une autre pour la Mairie de B… (à peu près nulle part, la grosse déprime donc), vous tombez sur les petites annonces ANPéiennes des iDealwiners.

Tenez, prenez l’offre de stage marketing, ça donne quelque chose dans ce goût-là :

Dans le cadre de l’escalier 1 du Bâtiment A, la société précolombienne iDealwine, établie à Colombes (France) recherche un stagiaire terrain pour une durée de six mois ou plus si affinités. Sous l’autorité de la Grande Prêtresse de la ligne Paris-Colombes (sans passer par Saint-Lazare, il n’y a pas de miracle), vous serez amené(e) à effectuer les missions suivantes :
- Participation à la réalisation et au suivi d’actions marketing de recrutement des fidèles (les internautes blindés, certains planqués à Monaco même) : référencement, E-mailing, affiliation, jeux-concours, partenariats, salons…
- Enrichissement (du site seulement, rêvez pas !) et mise à jour des informations : recherche d’information sur les domaines, les millésimes, notes de dégustation, rédaction des fiches de présentation…

- Suivi des opérations bassement matérialistes mais ne crachez pas dans la soupe, ça paiera la pension de Bonne Maman. (Offres iDéales, ventes à prix fixe, etc …)

Profil recherché

Humain sachant lire et écrire, avec une bonne connaissance des vins (si possible pas uniquement au travers des soirées étudiantes), de bonne famille (école de commerce ou stage chez Blédina).
Anglais courant (la plupart du temps ça ne sert à rien mais ça fait bien sur l’annonce et ça permet de trier plus vite les CV).
Méthode et rigueur sont nécessaires pour une bonne organisation et une gestion autonome des activités : la grande prêtresse a déjà 4 nains sur les bras, ça suffit comme ça les êtres immatures.
Esprit si possible. D’équipe serait appréciable.Sens : oui, le bon

Conditions :

Lieu du stage : course d’orientation (voir plus bas).
Rémunération : ah non, on ne va pas parler d’argent ici, ce serait du plus mauvais goût.
J’en profite cependant pour citer Dom Salluste : “Les pauvres, c’est fait pour être très pauvres, et les riches pour être très riches“.

Une fois votre candidature envoyée, vous vous inquiétez, normal. “Cinéma et lecture en loisirs, tu crois que c’est assez différenciant ? Et mon intérêt pour la botanique, les arbres en particulier, tu crois que ça peut aider ?”
Et là, contre toute attente, vous obtenez un rendez-vous !

Etape décisive : se rendre au rendez-vous

Cela n’a l’air de rien, mais croyez-moi, même Mappy en perd son algorythme.
“Pardon Monsieur, la rue d’Estienne d’Orves s’il-vous-plaît ? ”
“Connais pas”…
“Madame excusez-vous, pourriez-vous m’indiquer la rue d’Estienne d’Orves s’il-v…… ?”
“Oh malheureuse, mais qu’allez-vous y faire ?” …”Pauv’gosse” (soupir)

Etape ante-pénultième : monter les 42 marches de l’escalier 1 du bâtiment A.
Là déjà vous vous dites : c’est la misère. Va pas falloir que j’attaque plein pot sur la prime de Noël.

Ultime étape : l’entretien avec la grande prêtresse

Pour ceux qui maîtrisent l’entretien d’embauche et qui connaissent tous les profils des recruteurs, on est ici en pleine période classique début colombithique supérieur avec un très joli accueil souriant typique de l’école “éducation comme il faut”. Tout cela est fort urbain, en général on n’est pas trop secoué. Comptez trois quarts d’heure la séance. Non remboursé par la Sécurité Sociale.

Bref, après tout ça, si vous êtes pris, c’est que vous l’avez bien mérité. Parce que faut bien dire ce qui est : ce sont des pros chez iDealwine.

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C’set vrai, iDealwine recrute ! Consultez nos offres d’emploi.

A lire également :

iDealwine, derrière l’écran, une équipe.
Joyeux tropiques : une journée chez iDealwine.
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Une journée chez Bollinger

janvier 25th, 2010 by Véronique Raisin

Lundi dernier nous avons mis le cap plein Est jusqu’à Aÿ, pour rendre visite à l’illustre Maison Bollinger. Une parenthèse enchantée loin des tumultes du quotidien, les bulles ayant sans doute ici la délicieuse faculté de nous en préserver.

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Le soleil est déjà levé sur le royaume de Colombes, la locomotive du train s’ébranle Gare de l’Est en quai numéro 24, les passagers pour Epernay sont priés de monter en voiture, attention à la fermeture des portes, attention au départ ! Un poteau, une vache, un poteau, une vache… Je tente de rester concentrée sur mon effervescence intérieure. A côté de moi, (côté hublot), ça twitte déjà.

Une heure vingt plus tard, le train s’immobilise, nous franchissons les dix dernières minutes qui nous séparent du Graal.

jphiliponLa maison Bollinger est à Aÿ, à quelques encablures d’Epernay.

Accueil de(s) princesses par Jérôme Philipon en personne, le charmant et toujours souriant président, accompagné de Patrick Laforest, prolixe oenologue made in Bollinger depuis vingt ans (avec Mathieu Kauffmann qui était retenu ce jour-là), gardien de la mémoire et du style.

Sans attendre nous voilà plongées dans l’ambiance feutrée de la Champagne. Rues désertes, brumes flottantes, horizon bouché. Qu’importe. Nous sommes dans le saint des saints, l’un des 17 grands crus de la Champagne, peut-être même le plus grand selon Michel Bettane. Coup d’oeil au Clos Saint-Jacques : une parcelle de 21 ares de vignes de pinot noir pré-phylloxériques non greffées, plantées en “foule” à l’ancienne et travaillées selon la méthode du provignage. Les grappes touchent le sol, les raisins sont mieux exposés, mûrissent mieux et sont peu nombreux. La cuvée Vieilles Vignes Françaises à laquelle ils se destinent (comme ceux de la parcelle des Terres Chaudes de 24 ares) en atteste.

La dégustation des vins clairs

La dégustation des vins clairs (= les vins de l’année, tout juste fermentés mais pas encore effervescents) débute dans le cellier. J’apprends que chacun des 3000 fûts qui nous entourent laisse s’échapper chaque mois un demi-litre du précieux vin, le restituant aux anges qui veillent sur le trésor. Si l’éternité existe, je veux bien patienter.

Voilà une expérience des plus édifiantes, et rare, à laquelle sont conviés (depuis peu) quelques dégustateurs professionnels uniquement. Un exercice indispensable pour comprendre la variété des crus de la Champagne et leurs personnalités, et plonger ainsi dans le “goût Bollinger”. Cuis, Mesnil-sur-Oger, Verzenay, Aÿ, Tauxières…. Les trois cépages y passent, issus de fûts ou de cuves. Nous nous imprégnons des terroirs, des styles plus ou moins puissants, plus ou moins incisifs. Ces vins clairs, très acides encore, donnent le ton de la vendange de l’année ; 2009, millésime mature, très charnu, semble très bien parti…

vignesbollinger-2Montagne de Reims pour le pinot noir, Côte des Blancs pour le chardonnay, Vallée de la Marne pour le pinot meunier constituent les trois bassins d’approvisionnement de la maison qui dispose d’un vignoble en propre exceptionnel, 160 hectares couvrant près de 60% de ses besoins. Grands et premiers crus composent les vins, à 80% pour le Special Cuvée, 100% pour la Grande Année et le RD.

Autre spécificité de la marque : les vins fermentent en fûts de chêne anciens (à 100% pour ceux destinés à la Grande Année et au Bollinger RD, en partie pour le Special Cuvée), assemblés par crus et par cépages après le soutirage. Enfin le trésor de guerre de Bollinger, et aussi sa signature, reste l’incroyable collection de magnums de réserve (plus de 500 000) qui entrent à hauteur de 15% dans le Special Cuvée, tête de pont de la gamme (80% des volumes environ) et ambassadeur du style Bollinger. Une partie des meilleurs vins sont chaque année mis en réserve, ajoutés lors de l’assemblage aux vins issus de la dernière vendange et de la précédente. De là naît le goût si particulier de Bollinger.

bouteilles-2Nous terminons par deux magnums de réserve (Ménil 2003 et Verzenay 2004), légèrement effervescents ; on appelle cela le “quart de mousse” : la prise de mousse a été amorcée par l’ajout de 6/7 g de sucre pour permettre de maintenir le vin dans un milieu réducteur et protecteur.

Avant de quitter le cellier, deux pinots noirs élégants et racés, le Verzenay (qui servira au rosé) et la mythique Côte aux Enfants (enfin je le goûte !!) pour la Grande Année Rosé (chez Bollinger, le rosé est un assemblage avec 5% uniquement de vin rouge, une proportion extrêmement faible qui donne au vin ce fruité si raffiné et sa teinte rosée légère).

Le déjeuner

bolllinger-005Nous passons dans la maison de Madame Bollinger - la fameuse « Tante Lily »*, située de l’autre côté de la rue, prenant garde au “roulage de tonneaux” qui parfois traversent la chaussée, les garnements… Ici, même pas de Porsche Cayenne dans la cour (tout au plus, côté bureaux, une irrésistible Mini customisée aux armes Bollinger), le chic des bonnes maisons, pierres apparentes, canapé ultra-rembourré et coussiné, service discret et courtois.

Apéritif au Special Cuvée - toujours parfait dans son enveloppe puissante, sa bulle fine et son énergie communicative - puis nous passons à table pour un joli moment. Nous dégustons le rosé sur un soufflé de coquilles saint-jacques sauce homardine onctueux ; l’accord de couleur comme de texture est parfait, le vin épatant de fraîcheur et de délicatesse. Le bar de ligne sauce champagne, escorté d’endives émincées affronte ensuite le Grande Année 2000, profond, qui ne dévoile ici qu’une facette de son potentiel. L’amertume des endives joue la confrontation avec la structure du vin : c’est un accord de contraire et d’attirance. Ultime délicatesse, Jérôme éclipse le RD 1996 initialement prévu sur les vieux comtés affinés au profit d’un flamboyant RD 1976, à la fraîcheur intacte. Echo à l’année de naissance de l’une d’entre nous… Un nez toasté, de moka, des notes légèrement grillées, une bouche en miroir au toucher moelleux et satiné. Une grande émotion. Enfin, une mousseline de marrons, marrons entiers et feuilleté croustillant est associé au Grande Année Rosé 2002. Choc des textures, craquante et onctueuse, mais non des civilisations…

Déjà l’heure tourne, les aiguilles s’affolent et marquent trois heures à l’horloge.

Christian Dennis nous attend pour la suite de la visite.

Dans l’antre
caves-2Un coup d’oeil à la tonnellerie (où les fûts sont réparés seulement, la futaille venant de Bourgogne, de chez Chanson notamment), un autre à l’étape “lavage” (55°, programme 4), “rinçage” (programme 10) qui semble intéresser au plus au point la responsable logistique familiale.

Puis c’est parti pour la seconde grande descente : la cave. Ses allées rectilignes forment un réseau de plus de 5 kilomètres. De chaque côté des milliers de bouteilles (et de magnums !) à n’en plus finir.

Une chose est sûre : il en reste encore à boire. Et ça c’est plutôt rassurant, car on n’a pas fini d’aimer le “Bolly”** !

bolllinger-004

* Tante Lily : Madame Bollinger, une grande figure de la maison qui, au décès de son mari, Jacques Bollinger, en 1941, a pris en mains la destinée de Bollinger jusqu’en 1971.  A propos de son Champagne, elle fit un jour cet aveu au Daily Mail :

I drink my champagne when I’am happy and when I’m sad.
Sometimes I drink it when I’m alone.
When I have company I consider it obligatory.
I trifle with it when I’m not hungry and drink it when I am.
Otherwise I never touch it – unless I’m thursty.”

** Le roi Edouard VII était un grand amateur de Champagne. La maison Bollinger raconte que, au cours d’une partie de chasse, il réclama à lusieurs reprise à son boy un bouteille de Bollinger : “the bottle of the boy“, bientôt surnommée “Bolly“.

En savoir plus sur la maison Bollinger.
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Qu’avez-vous aimé dans le blog iDealwine en 2009 ?

janvier 6th, 2010 by rédaction iDealwine

clavier-blog-idealwineNous avons passé au crible les statistiques de fréquentation du blog iDealwine au cours de ces derniers mois. Trois thèmes se détachent : en tout premier lieu, on trouve votre intérêt pour les belles enchères, les records, tout ce qui brille en quelque sorte.fotolia_61614_xs Les prix stratosphériques enregistrés sur une impériale de Petrus vous ont passionnés. Les grandes ventes de Hong-Kong aussi. C’est normal, tous les regards se tournent en ce moment vers l’Asie pour sonder les évolutions futures du marché des grands crus. Sans surprise, vous avez voulu savoir, en nombre, quels étaient les vins les plus recherchés du moment. Message reçu, à 100%. Nous continuerons donc, tout au long de l’année 2010, à vous livrer régulièrement notre analyse du marché, ses faits marquants et ses évolutions.

fotolia_3891870_xsDeuxième tendance qui se détache : la recherche de l’accord parfait entre mets et vins. C’est bien normal, vous qui êtes amateurs de beaux flacons, vous ne voulez pas rater l’étape ultime de l’ouverture de la bouteille, à savoir la dégustation. Foie gras, truffes, fotolia_3476505_xsSaint-Jacques, fruits de mer et champignons de toutes espèces, rien n’est assez beau pour mettre en valeur vos flacons, ce thème vous passionne.

Et enfin, car là se trouve le nerf de la guerre : vous avez porté un regard particulièrement attentif sur tous nos avis et conseils pour bien choisir et conserver vos vins. Le sujet sur les faux en la matière est un thème tristement récurrent, que nous suivons de près depuis bientôt 10 ans, avec une attention renforcée depuis quelques mois. Un sujet qui a d’ailleurs fait a l’objet de nombreux commentaires dans la presse ces dernières semaines.

Mais n’oubliez pas que ce blog iDealwine est aussi le vôtre, vos commentaires, vos réactions et vos suggestions sont ardemment souhaitées. N’hésitez pas à communiquer avec nous, et avec l’ensemble de la communauté iDealwine, que ce soit sur le blog, sur Facebook où les principaux articles sont également relayés, ou encore via twitter. Longue vie à la communauté des amateurs de vin !

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Joyeux tropiques : une journée chez iDealwine

décembre 24th, 2009 by Véronique Raisin

idealwine-videDans la série “j’ai testé pour vous” et j’ai survécu : iDealwine à Colombes, France.
Effectivement aujourd’hui je suis en opération commando, chargée d’un reportage en immersion totale chez les iDealwiners. Ni une ni deux, me voilà partie en observation participante (hommage à Malinowski).* Vous allez voir que c’est vraiment de la science fiction.

Il me faut d’abord étudier l’itinéraire qui me conduira de la rive gauche à la rive droite sans passer par l’avenue Montaigne. Autant vous le dire tout de suite : la vie est un défi perpétuel mais je prends sur moi. Direction Saint-Lazare, il n’y aura pas de miracle, voie 6, en bout de quai, le petit train (celui qui ne va pas vite) se met en route. La Garenne Colombes, une minute d’arrêt. Je marche (seule).

Premier étage (sans ascenseur). Première porte à droite après la salle de réunion. Bureau des plaintes et de la grande prêtresse. Je m’assois.

Il est 9h00, ça commence à arriver, doucement.

angelique-guides

Clap clap font les claviers, ding dong fait la sonnette, dring dring fait le téléphone. Le soleil se lève doucement sur Colombes. Jusque-là rien de très spécial quand soudain : “qu’est-ce que c’est que ce type qui essaie encore de nous refourguer ses faux Petrus. Il nous prend pour des jambons ou quoi ?” Un des associés (dont on taira le nom par mesure de discrétion, et puis bon, après tout, au moment même où je vous parle, je suis quand même payée pour écrire tout ça, ça peut paraître étrange mais c’est pourtant la vérité), un des associés donc, commence à s’énerver sévère et agiter les bras. Gros blanc. Il paraît que c’est un des rites de la boîte.

Je fais un peu semblant de travailler pour pouvoir écouter en même temps et écrire ce que vous êtes en train de lire. Dans le bureau de la garante de la ligne (éditoriale). Et ça défile dans ce bureau, vous pouvez me croire. Les uns après les autres, c’est un vrai 14 juillet.

angelique-guides

- La photo du foie gras ça allait ?
- On l’envoie ou pas l’offre ?

- On a passé le cap des 100.000 fans d’iDealwine sur Facebook cette nuit, on publie un communiqué ? (NDLR : euh, là, j’exagère un peu, sans doute)

- Je peux t’emprunter le tome 6 du manga Les Gouttes de Dieu ? Mais non, pas pour lire maintenant, pour ce week-end.

- Tu n’aurais pas un Doliprane ? (NDLR : aucun lien avec la dégustation qui précède, je vous jure)

Remarquez, dans les bureaux des autres associés, ce n’est pas franchement plus calme.

- On en est où, sur les tests de développement sur la V12 du futur back-office ?

- Et la commande de Monsieur Duchmolle qui veut scinder ses achats en trois colis à livrer à différentes adresses avec un carton personnalisé dans deux colis sur trois, c’est bon ? C’est prêt ?

- C’est madame Dugenou qui a encore perdu son mot de passe, elle a du coup raté la fin des enchères, on peut rattraper les choses ? Oui, c’est ça, on rattrape.

- Un appel de Monsieur Dupont, qui n’a pas compris que le grand jeu des amateurs, c’est de venir dépasser ses ordres quelques secondes avant la clôture d’une vente on-line : on peut lui expliquer une fois pour toute le principe de l’enchère maximum ?

- Je n’ai plus de polystyrène. Je descends au Shopi pour en racheter (NDLR : bon là j’avoue : j’invente).idealwine-vide

A côté, le bocal informatique maintient la bande passante. Une assistante a des problèmes de connexion au réseau. Action, réaction, le pro du PC (celui avec le beau polo rose sur la photo de l’équipe) prend tout de suite l’affaire au sérieux.

“Attends je regarde, ça doit venir de ta carte wifi “marvell libertas 802.11b/g” qui est détectée sur le gestionnaire de périphérique avec un point d’exclamation jaune. Je vais essayer de switcher sur un autre pilote **. Oui je vois. Je vérifie quand même le chipset. C’est bien ce que je pensais : quand je ping les IP (pas fixes mais en DHCP) du portable 2 ou du DD externe Iomega, cela fonctionne.”

- “….?????!!!”

- “Ton câble est débranché en fait”.

- Ah bon, merci.

- De rien.

En bas, dans l’entrepôt, ça s’entrepose, les pros du polystyrène emballent, les cuvées se déballent, dans ma tête ça déboule. On sonne en cadence. Livraison des palettes Bollinger, Trapet, Perrier-Joüet, Chapoutier, et j’en passe. Vertigineux. Tout d’un coup, ça s’agite, mais que se passe-t-il ? Oh non ! Eloignez les enfants car une scène d’une sauvagerie sans nom est en train de se passer sous nos yeux : Poubelle-man a encore frappé et dévissé le rétroviseur d’un client venu chercher ses vins. Dans ces contrées lointaines où nulle station de métro ne survit, c’est la loi de la jungle.

Bon le petit homme vert déblaie tout de même les colis qu’il était venu chercher et tout rentre dans l’ordre.

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Midi, pause déjeuner. José-du-café-d’en-face nettoie le perco, croix sur les pectos. Un jambon beurre pour les grands, fromage pour la p’tite. Quelques menus propos de comptoir, ambiance familiale. Salutations distinguées. On repart.

Puis comme tous les vendredis, dégustation faussement impromptue à laquelle tout le monde est convié ; c’est un joli moment hors-champ, ambiance pot de départ mais sans départ. On déguste les vins des futures Offres iDéales, on commente. Les camps s’organisent : on aime, on aime moins, mais les échanges restent courtois. On est entre gens civilisés, quand même. Bon ne rêvez pas, il ne s’agit pas de la soirée du Club iDéal : les clients ne sont PAS conviés. Cette dégustation reste strictement interne !

Après c’est le festival du micro-ondes et le concours du plat préparé. Il y a les adeptes du fait-maison, forcément plus sain, mais les apparences peuvent être trompeuses, il y a aussi les mangeurs d’étiquette (les fabuleuses recettes de Joël Robuchon, 4,95 euros en vente dans tous les Monoprix) ; mais comme dans le vin ce qui compte c’est l’équilibre : la danette au chocolat, avec les carottes râpées, ça peut le faire (Cyrille, j’ai tout vu et je balance. Je sais, c’est ingrat). Si ce n’est pas malheureux, chez des vendeurs de grands crus.

Agitation, à nouveau, en bas dans l’entrepôt. Le camion aux armoireries postales s’annonce. Les palettes sont prêtes ? Colissimo n’attend jamais.

Tiens, déjà quatre heures ? Comme le temps passe vite. Un petit spéculoos et ça repart. Allez, six heures sonnent à la pendule de Windows. Les 7h48 sont écoulées, il est temps de débrayer.

Premiers départs. Un charter.

Cependant, les ouvriers de la dernière heure sont encore présents.

De là à penser que le soleil ne se couche jamais sur Colombes, faut pas pousser quand même !
* La méthode de l’observateur participant - ou “participant-observer” in english in the text - est une méthode d’étude ethnologique et sociologique introduite par Malinowski au début du 20e siècle ; il s’agit de la compréhension de l’autre dans le partage d’une condition commune. Dans la pratique, cela consiste à étudier une société ou un groupe social en partageant son mode de vie, en se faisant accepter par ses membres et en participant aux activités du groupe et à ses enjeux. Dans la pratique (bis), ça consiste surtout à franchir l’octroi et entrer dans la 4e dimension, celle où il n’y a ni métro ni Lina’s au bout de la rue.

** Les histoires de pilote, et d’Air France, et bien, comprenne qui pourra.

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La parade du Grand Tasting, heure par heure

décembre 14th, 2009 by Véronique Raisin

idealwine-grand-tasting-2009Pendant que les aquaphiles pataugeaient d’aise dans les allées du salon nautique de la porte de Versailles, de l’autre côté du fleuve, les accros aux crus goûtaient à d’autres joies de palais. Pendant deux jours, au Carrousel du Louvre, le coeur de Paris n’a battu que pour ces beaux flacons, les amateurs respiré que pour l’âme du vin.

tasting-1209_dsc3869Vendredi, 10h30.
Les plus braves sont déjà sur zone, faisant la file avec détermination. Parmi eux, toujours des rusés pour couper court, passer par la case “presse”, récupérer un verre et rentrer à l’oeil. C’est scandaleux, mais j’ai les noms. Premières déambulations parmi les 350 producteurs présents. Que du beau monde, forcément.

Pour vous en assurer, il n’est qu’à consulter la liste sur www.grandtasting.com ; des vignerons sélectionnés dans le Grand Guide des Vins de France 2010. Pour le tour de chauffe, je débute par un arrêt au stand Marcel Deiss. Prodigieux. Mon silence (remarqué, car si rare) est à la hauteur de mon admiration.

Blanc sur blanc, rien ne fout le camp c’est pourquoi j’en profite pour visiter le vignoble champenois tout proche. Jacquesson, Bollinger, Roederer, Taittinger…

Au carré VIP, on aperçoit quelques journalistes exténués qui profitent encore de se faire rincer (leurs verres) : plate ou gazeuse Mademoiselle ? Un petit chocolat ? Avec joie, vous êtes bien aimable Madame, merci beaucoup et patati et patata…

Accords mets et vins, un rêve éveillé
Pendant 45 minutes, une quarantaine de convives viennent écarquiller leurs mirettes pour zieuter férocement sur le drame (au sens aristotélicien du terme) qui se déroule sur la scène : un produit sacrifié sur l’autel de la haute gastronomie païenne avec vins de haute volée commentés par leurs propriétaires, forcément heureux. Les grands chefs se relaient au piano, la cadence est soutenue.

Petit florilège pour vous donner soif pour l’année prochaine : foie gras poêlé et gaufre aux épices, velouté tarbais, pastilla de canard aux coings, variation sur la truffe noire du Quercy. Pour ma part, lièvre à la Royale, royale de crustacés et daube de gras double d’Alain Dutournier puis foie gras de canard rôti aux agrumes et crumble au pain d’épices d’Eric Briffard, escorté d’un Gilette 1983 somptueux. Miam !

Master Class : LE cours de dégustation
Autre rituel du salon auquel je me prête de bonne volonté : les Master Class. Une série de 4 à 5 vins commentés doctement par les producteurs et quelques caciques (Michel Bettane, Thierry Desseauve, Nicolas de Rabaudy, Guillaume Puzo…).

Façon Grand Amphi, le public appliqué ne bronche pas, le rythme est soutenu. On relève les copies et on passe au suivant !

Je choisis les clos : Tart, Vougeot et Goisses. Un vrai chemin de croix vous dis-je.

Pause. Stratégie oblige, passage par les escaliers menant à l’espace découvertes. Là aussi c’est un festival, le point de rencontre de passionnés. Il y en a qui déjeunent, qui planifient, qui répertorient, qui classent, qui récapitulent, qui jaugent, qui zieutent, qui 06…., qui “on se voit bientôt”, qui “à ce soir” et plus si affinités.

tasting-1209_dsc3957Vendredi 18h29 : que se passe-t-il ?
Tout d’un coup, c’est l’effervescence à l’espace Terroirs. Mais que se passe-t-il ?
La dégustation des clubbers d’iDealwine se joue à guichet fermé. Quoi mon ami ? Vous ne connaissez point tencore le Club ? Hop là, remise à niveau par ici. Introduction des associés, de Thierry Desseauve et du maître sommelier Georges Lepré, puis place aux 17 flacons exceptionnels, dont la plupart en grands formats. Parmi eux Pouilly Fumé Silex 2003 de Dagueneau en magnum (vous en aviez déjà vu/bu, vous des Silex en magnum ???), Perrier-Jouët  Belle Epoque 1996 et Deutz Blanc de Blancs en jéroboam, Sassicaïa 2002 en Impériale, Beaune Grèves Vignes de l’Enfant Jésus 1995 en jéroboam toujours, Clos des Lambrays 1999 en magnum, Léoville Poyferré 2000 en jéroboam, Siran 1986 en Impériale, Le Crock 2003 en double-magnum, Ermitage Le Pavillon 2001 de chez Chapoutier en jéroboam… Vertigineux, non ? Les vins servis en bouteilles n’avaient pas à rougir de la comparaison, puisqu’on pouvait aussi goûter Bollinger R.D. 1997, Chablis 1er Cru Butteaux 2006 (énorme !) de chez Raveneau, Corton Charlemagne (J-M. Boillot) 2007…

Une des tables a suscité une énorme affluence : outre le château Filhot 2001 et les incroyables VDN proposés (Banyuls 1950, Maury 1939, Rivesaltes 1959..)  une bouteille mystère était aussi à découvrir… Ceux qui ont trouvé le vouvray 1947 servi par Agnès Audebert, petite fille du producteur, n’auront pas perdu leur soirée ! Et aussi, parce que pour les bons clients on ne lésine pas, il faut souligner que certains domaines étaient représentés par leur chef de cave (Hervé Deschamps chez Perrier-Jouët), leurs patrons ou représentants des familles propriétaires (Jérôme Philippon et Etienne Bizot pour Bollinger, Benjamin Sala pour Château Siran, Anne Cuvelier pour Léoville Poyferré, Pierre-Henri Morel chez Chapoutier…)

Je n’ai pas eu le temps de tout goûter je dois l’avouer (les escaliers, le stand 68, le carré VIP…) mais certains d’entre vous certainement.

Quelles furent vos impressions ? Vos souvenirs ? Faites-les nous partager sur ce blog !

Samedi 5 décembre
Rebelote le lendemain, dès potron-minet (15h00 pour moi C’EST potron-minet). On pouvait de nouveau circuler au milieu d’allées bien remplies. Premiers échos de la veille : un public instruit, posant des questions pertinentes, et des producteurs forcément ravis. Sur le stand iDealwine, on fait déguster les dernières gouttes des sublimes  flacons servis la veille : joie de les retrouver.

L’apothéose fut sans doute le Master Class “Génie du vin” (Zut, 11 heures, c’était un peu tôt pour moi) avec la dégustation de 8 vins mythiques : Perrier Jouët Belle Epoque 1985, Zind-Humbrecht gewurztraminer Rangen de Thann Sélection de Grains nobles 1989, Louis Jadot Clos Vougeot Grand Cru 1978, Vieux Château Certan 1998, Cos d’Estournel 1982, Chapoutier Côte Rôtie La Mordorée 1990, Yquem 1949 et Quinta do Noval Nacional 1994.

Il fallut encore tenir bon tout l’après-midi. Mais hésiter entre les perles de l’Italie, du Bordelais ou de la Bourgogne, est-ce si dur que cela finalement ?
Vivement l’année prochaine !

J’ai entrouvert pour vous les portes du Club iDéal

décembre 7th, 2009 by Véronique Raisin

logo-club-ideal-idealwineVous avez déjà la Gold, l’Amex, la MasterCard, la Platinium, la Black, la Pétrole, mais avez-vous la carte de membre du Club iDéal ? Si oui, rendez-vous directement Rue de la Paix sans passer par la case départ (ne touchez pas les 20 000 euros, pas besoin). Si non, lisez attentivement ce qui va suivre.

Le Club iDéal, c’est un peu comme un train de banlieue à la gare Saint-Lazare un jour de grève : les gens qui ont réussi à monter ne donneraient leur place pour rien au monde et ceux restés sur le quai lorgnent avec envie sur les précédents. Ou plutôt, pour les adeptes des voies célestes, disons que le Club iDéal, c’est un peu comme à l’aéroport au comptoir d’embarquement de la First : on vous déroule le tapis rouge, vous avez droit à un joli bouquet de fleurs sur le comptoir, vous gardez la distance avec le reste du troupeau entassé en serpentin depuis 1h10.
Et le vendredi après-midi, quand les clubbers passent l’octroi pour venir récupérer leurs précieux flacons, c’est le Salon de l’Auto (celui de Genève) en version live : on s’encanaille sec, à Colombes. Cayenne, Q7 et Z3 doivent se frayer un chemin entre les 206 et la camionnette aux armoiries postales…

Les conditions d’entrée sont exclusivement vénales, matérialistes et intéressées, vous vous en doutez bien, on n’est pas là non plus pour rigoler. Seuls les cumulards de la première heure, ceux qui ont atteint un montant de commandes de 1500 euros minimum dans l’année, peuvent être éligibles. Mais à partir de là bingo, c’est la spirale infernale, la montée au paradis, l’accueil préférentiel, les accès VIP, les privilèges rétablis au grand jour, les verticales, grands formats à l’oeil et à discrétion lors de la grande soirée annuelle.

Le Club, c’est plaisir des yeux et des papilles : vous recevez votre magnifique carte de membre, strictement personnelle et incessible, portant votre numéro de client privilège. Elle vous sera nécessaire pour bénéficier des offres et accéder aux dégustations privées d’iDealwine. Mais comme Cendrillon en son temps, au bout d’un an, retour à la case départ, la citrouille et les 7e étages (sans ascenseur).

Bien sûr, si vous êtes journaliste, pas la peine de lire tout ce charabia pour ouvrir les portes : on fait comme d’hab’, le coup de fil à un ami, et crac, abracadabra, “vous reprendrez bien un peu de cet excellent vin cher ami ?”

Concrètement, et pour résumer, les avantages du Club, ce sont :
- des offres réservées, dans le cadre de nos offres iDéales (pas trop souvent non plus, pour ne pas vous lasser) : cuvées rares, séries limitées, toujours des vins d’exception.
- la possibilité d’assister à une dégustation exceptionnelle.
- un cadeau sous le sapin à Noël.
- des offres “privilège” des partenaires d’iDealwine, triés sur le volet.

En savoir plus sur le Club iDéal.
Rechercher un vin en vente sur iDealwine pour acheter et espérer devenir, un jour, membre du Club iDéal ;-)

Juste pour rire : la photo du mois - pharmacien ou caviste ?

décembre 3rd, 2009 by rédaction iDealwine

photo-du-mois-idealwine-decembre-2009

Prise dans un joli petit village breton, cette photo nous a été envoyée par l’un des membres d’iDealwine. Pas complètement politiquement correcte, mais irrésistible, non ?

N’hésitez pas à nous adresser vos expériences, découvertes ou photos insolites prises au gré de vos pérégrinations dans le vignoble… ou ailleurs, nous nous ferons un plaisir de les faire partager à la communauté iDealwine : chaque mois, la meilleure photo sera publiée.

Et merci à Benoît G. pour cette première « Photo du mois iDealwine », il gagne ainsi une bouteille de Champagne Gonet Brut Réserve.

Envoyez-nous vos photos en vue de la prochaine « Photo du mois iDealwine ».
Revenir au site iDealwine.




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