Table d’été : La Cabro d’Or aux Baux de Provence
août 28th, 2010 by Véronique Raisin
“La chèvre d’or que nul mortel ne paie ni ne traie, qui sous le roc de Baumanière, lèche la mousse du rocher“. Frédéric Mistral a inspiré le nom de cette belle table située près des Baux-de-Provence, en plein coeur des Alpilles.
Des jardins, une maison dans le fond, une treille, de l’ombrage, une fontaine. Le calme, la végétation, les rochers blancs convergent dans ce havre de paix. A l’origine relais de campagne de l’Oustau de Beaumanière, ce Relais & Châteaux a trouvé sa place parmi les plus charmantes étapes de Provence. Piscine, tennis, spa, on peut en profiter le temps d’un déjeuner ou plus longuement.
Jean-André Charial, propriétaire des deux établissements, et sa femme Geneviève, ont parfaitement su allier inventivité et cuisine traditionnelle. Le jeune chef Michel Hulin s’inspire quotidiennement des produits du jardin biologique attenant. vous aurez le choix entre les gambas rôties, viennoise au cochon noir de Bigorre et truffes d’été ou les fines ravioles de langoustines aux courgettes et poireaux étuvés à l’estragon, puis le dos de loup ou le turbot rôti au lard sur son arête ou bien côté viandes, les noix de ris de veau braisées ou le filet de taureau rôti au sautoir. Chaque plat compte une bonne dose d’originalité sans pour autant tomber dans le désordre culinaire ou la surabondance de saveurs.
Quant à la cave, outre le fait que la verrerie n’est pas à la hauteur du lieu, on découvre de biens jolies bouteilles. Des proches environs bien sûr comme les vins de Trévallon ou du domaine de Lauzières, d’un peu plus loin vers Palette (Château Simone) ou Bandol (Tempier), en remontant vers le Nord avec Cuilleron, Combier, Beaucastel ou Chave ou en filant plein sud dans le Languedoc et le Roussillon rejoindre Gauby ou la Rectorie. Dans le reste du vignoble français, les grands classiques sont au rendez-vous (Mortet, Dagueneau, Trimbach). Ce n’est donc pas un parcours initiatique qui attend l’amateur, toutefois un sentier bien balisé avec une jolie vue et l’horizon dégagé.
Le mieux serait d’arrêter votre choix sur les rouges des Baux ou en blanc les vins de pays des Alpilles ou Coteaux d’Aix, afin de respirer pleinement le bon air du massif !
Menu dégustation autour de l’huile d’olive à 110 €, carte environ 100 € ; formules déjeuner à 49 € et 66 €.
La Cabro d’Or
13520 Les Baux-de-Provence
Tél. : 04 90 54 33 21
www.lacabrodor.com
BRÈVES DE COMPTOIR avec Jean-Marie Guffens-Heynen, magicien du chardonnay.
juillet 26th, 2010 by Véronique Raisin
Jean-Marie Guffens est un homme atypique. Encensé par les critiques, recherché des amateurs, il n’a pas pour autant pris la grosse tête, ne connaît même pas les notes de ses vins, et n’achète aucun guide pour y suivre sa cote. IL a accepté de bonne grâce de se soumettre à notre questionnaire…
Votre première gorgée de vin : quand était-ce et avec qui ?
Tout seul à 6 ans : un rosé d’Anjou demi-sec Rémy Pannier
La bouteille qui a déclenché votre passion ?
Un bandol Tempier 1971.
Votre accord mets et vin préféré ?
Des moules de Bouchot safranées avec un vieux chardonnay
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Bouteille tout seul, donc forcément, magnum…
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
Mes lunettes, malheureusement…
Vous recrachez : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
Quand je déguste, systématiquement.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Chez moi et ailleurs…
La fin de la bouteille au resto : vous la buvez ou vous l’emportez ?
Je la bois.
Vous ne pourriez pas vivre sans …
Mes femmes !
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Les chablis.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Un Mâcon Pierreclos 2002.
Le vin que vous auriez honte de boire ?
N’importe quel vin à 1000 euros.
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Palmer 1961, mais uniquement s’il est à moins de 1000 euros !
“La vérité est au fond du verre”. Au fond, est-ce toujours la vérité ?
J’espère trouver la vérité avant de toucher le fond.
A lire également :
Mythiques, les vins de Jean-Marie Guffens
Retrouvez les vins de Jean-Marie Guffens en vente actuellement sur iDealwine :
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Le restaurant du mois : le bistrot de la Place, à Saumur
juin 1st, 2010 by Véronique Raisin
David Haudebault, le tenancier, a repris ce bar à vins il y a cinq ans. Depuis, le tout Saumur revit et les amateurs de dives bouteilles s’y replient dare-dare pour y savourer le meilleur des crus de la région.
Vous aurez le choix entre une quarantaine de vins au verre (sélection renouvelée chaque mois), et une carte de plus de 300 vins… Attention c’est parti : en blanc bien sûr, les vins de Loire ont tous les honneurs (savennières, montlouis, vouvray, sancerre, muscadet, anjou, saumur…) mais on trouvera aussi quelques crus du Rhône, de Bordeaux ou de Bourgogne. En rouge, rebelote. Les bulles et les liquoreux ne sont pas oubliés. Et bien évidemment, des vins uniquement déclinés autour des valeurs sûres du vignoble.
La cuisine est fraîche comme la rosée du matin. Des produits de saison renouvelés en fonction du marché et de l’inspiration.
Aspic de petits légumes et oeuf pochés en verrine, joue de boeuf confite à la framboise, carré de porc à la sauge, côte de boeuf rôtie et pommes de terre sautées, tartare de bœuf… Mais aussi les tartines au pain de campagne, la tourte aux foies de volaille sauce foie gras, les fromages et si vous êtes encore là, la crème brûlée au caramel ou les sorbets.
Est-ce cher ? Que non. Formules à 13,40 € et 18,50 €, carte entre 20 et 32 €.
Est-ce bon ? Que oui.
Est-ce loin ? Que ça dépend où vous êtes. Mais que ça mérite de faire un crochet.
Cette adresse nous a été hautement recommandée par Thierry Germain, du Domaine des Roches Neuves (Voir son interview, Brèves de Comptoir, sur le blog iDealwine)
LE BISTROT DE LA PLACE
16 place Saint-Pierre
49400 Saumur
Tél. : 02 41 51 13 27
Soirées dégustation sur réservation.
www.cafedelaplace-saumur.com
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BRÈVES DE COMPTOIR avec Thierry Germain, Domaine des Roches Neuves
mai 27th, 2010 by Véronique Raisin
Ce vigneron énergique, un rien perfectionniste, adepte de biodynamie et qui puise son inspiration dans les arts, la littérature et la terre, s’est plié de bonne grâce à notre questionnaire.
Vous dernier coup de cœur
Fourchaume 2001 de Raveneau, dégusté il y a trois semaines chez Anne-Sophie Pic sur un “turbot côtier à la vapeur douce de menthe poivrée” (l’entrée du menu dégustation)
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
Mon téléphone, c’est grave ! Ma montre aussi.
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
(sans hésitation) Magnum !
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Près de chez moi, c’est le Bistrot de la Place à Saumur ; sinon le Saint-James à Bouliac.
Votre accord mets et vin préféré ?
Un pigeon moelleux et un vin rouge de Bourgogne, et en blanc, un poisson cru avec un chenin ou un riesling allemand.
La fin de la bouteille au resto : vous la buvez ou doggy-bag ?
Je la bois !
Le vin que vous avez honte de boire ?
Je n’ai pas honte de boire du vin, jamais. Sauf s’il me fait mal à la tête le lendemain, mais c’est très rare.
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
C’était avec mon père, je devais avoir 18 ou 19 ans. Certainement un Haut-Brion 1969 car mon père en avait pas mal et il en ouvrait le dimanche.
La bouteille qui a déclenché votre passion
Les vins de Henri Jayer. J’ai découvert leur finesse extraordinaire. Cela a été le grand virage. Par la suite, j’ai eu la chance de goûter de vieux millésimes de Bordeaux ou de Chave.
Vous ne pourriez pas vivre sans …
Vin ! C’est sûr. En ce moment je suis à fond sur les blancs allemands et autrichiens.
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Les vins de Gérard Gauby. Ils ont toujours beaucoup d’expression et de fruit et ne laissent jamais indifférent.
Vous recrachez : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
Quand je n’aime pas. Parfois aussi je suis obligé de boire… par politesse !
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Une Côte-Rôtie de Jamet et un meursault du domaine Roulot.
NDLR : ça fait deux ça Thierry
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir
Un vieux millésime de la DRC ou de Lalou Bize-Leroy car je ne suis jamais remonté au-delà des 90.
Votre dernier livre ? Et votre dernière expo ?
La métamorphose des plantes de Goethe qui parle de la philosophie dont s’est inspiré Steiner. Et l’exposition “De Miro à Warhol” au musée du Luxembourg.
“La vérité est au fond du verre”. Au fond, est-ce toujours la vérité ?
Oui, parce que le vin dit toujours la vérité sur le travail de l’homme. Tous les discours y sont concentrés.
Propos recueillis par Véronique Raisin.
Retrouvez les vins de Thierry Germain dans le cadre de notre offre en cours sur les vins de Loire :
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En savoir plus sur le domaine des Roches Neuves
Thierry Germain s’est installé à Varrains en 1992, où il produit des Saumur blancs (sur 3 hectares de chenin) et des Saumur-Champigny (sur 19 hectares de Cabernet Franc). Sa philosophie repose entièrement sur le travail de la vigne. “Contre la médiocrité du raisin, la science ne peut rien : si la vigne est négligée, elle ne peut donner le nectar escompté”. C’est pourquoi le domaine est entièrement conduit en biodynamie pour redonner vie aux sols. L’intervention du vigneron sur le processus de croissance de la plante n’est appréhendée que comme un accompagnement. Peu de manipulations, des vinifications naturelles, le tout pour produire millésime après millésime des vins toujours différents, jamais standardisés. Thierry Germain figure aujourd’hui parmi les meilleurs représentants de sa génération et a contribué à redorer le blason de l’appellation Saumur.
Magazine Gault Millau (2009), article de Véronique Raisin – “Bordelais d’origine, issu d’une famille de vignerons, Thierry recherchait l’aventure et des monocépages… Fils prodigue, il est parti tenter sa chance ailleurs, le hasard l’a conduit à Saumur-Champigny en 1991, pays du chenin et du cabernet franc. Une production qui se développe, les affaires également, jusqu’aux années 2000. La prise de conscience du bio le rattrape. En 2002, il bascule et convertit tout son vignoble, réduit sa production de façon drastique. “J’ai regardé travailler Lalou Bize-Leroy et c’est là que j’ai compris beaucoup de choses. Ne plus rogner la vigne par exemple, revenir à l’origine du végétal, à l’essence du vin, à l’âme du terroir”. En quête de l’idéal, il cherche le pourquoi avant le comment, l’essence avant la parole. Cite volontiers Goethe quand il parle des difficultés à voir ce que l’on a réellement devant les yeux, s’imprègne des surréalistes, s’inspire des humanistes. Et c’est au fond de ses magnifiques caves voûtées que sommeille tranquillement l’œuvre d’une vie, réécrite millésime après millésime.“
Brèves de comptoir : portrait d’un client, Frédéric Boulenger
mai 14th, 2010 by Véronique Raisin
Frédéric Boulenger, membre d'iDealwine depuis septembre 2002
Cet inconditionnel des premières heures d’iDealwine, séduit par l’audace de “ces trois jeunes d’horizons assez bizarres”* (sic) qui se lançaient à l’assaut du monde des enchères, est un adepte des découvertes et un amateur de grands crus. Malgré tout, pas question de boire deux fois le même vin, encore moins de rester cantonné à l’Hexagone.
Pourtant, Frédéric Boulenger connaît bien la France pour l’avoir arpentée durant trois ans en tant que compagnon tailleur de pierre : à 18 ans, il se rêvait architecte des Monuments Historiques. Un job d’étudiant pour une campagne de publicité Nicolas et le voilà propulsé dans les grands châteaux bordelais, photographiant les chais et goûtant les vieux millésimes : la magie opère.
Devenu architecte, la vie l’a ensuite mené sur les pentes de l’informatique, et plus récemment, et de temps à autre, sur celles du Danube…Son métier lui permet en effet d’explorer les vignobles de l’Europe de l’Est, et Frédéric Boulenger ne manque aucune occasion de franchir le Rhin à l’assaut des terroirs balkaniques, de Tchéquie ou de Hongrie.
Hédoniste avant tout, sa cave “est faite pour être bue” : 1500 bouteilles de tous horizons, jusqu’au vin blanc de Suresnes, sa commune de résidence.
Nous lui avons posé les 15 questions essentielles de l’amateur.
Les réponses furent étayées, parfois nombreuses, morceaux choisis :
Vous dernier coup de cœur
Il y en a beaucoup… Le dernier était hongrois. Mais l’été dernier je suis passé au domaine de la Cure à Monbazillac : leur cuvée Extase et leur entrée de gamme m’ont conquis ! Sinon, vraiment dernièrement, les vins d’Egon-Müller.
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
Démonstration ! (Il sort sa sacoche et en tire un tire-bouchon Laguiole…)
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Un magnum. On le partage avec plus de monde et on le garde plus longtemps.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Il est à Prague, c’est le Zatisi. A Paris, j’aime beaucoup A Mi-Chemin, 31 rue Boulard dans le 14e.
Votre accord met et vin préféré ?
Des pâtes au pistou avec un vin rouge italien, un Montefalco de Ombrie.
La fin de la bouteille au resto : vous la buvez ou doggy-bag ?
Je l’emporte rarement.
Le vin que vous avez honte de boire ?
Ce serait le Kiravi mais je n’en bois pas !
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
Avec mon arrière grand-mère lorsque j’avais 10 ou 12 ans. Je vous explique : elle achetait chaque année à un représentant une caisse de vin, qui s’avérait être du château Margaux. Elle le servait pour les grandes occasions, en le coupant d’eau ! Donc ma première gorgée de vin fut du château Margaux coupé…
La bouteille qui a déclenché votre passion ?
C’était il y a 15 ans environ. J’avais invité des amis autour d’une bouteille de Montrachet de la DRC 1982. Tout le monde tournait autour pour se resservir ! Ce fut ma plus grande émotion. J’en ai racheté depuis et j’en garde encore quelques bouteilles.
Vous ne pourriez pas vivre sans …
Le Côte-Rôtie.
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes ?
Celui qu’ils ne connaissent pas. Mes amis font la même chose.
Vous recrachez : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
Jamais. C’est d’ailleurs un sacré problème.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Un Montrachet 1982 de la DRC. Celle-là, je ne la laisse à personne !
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
J’ai acheté un Corton-Charlemagne 2003 de chez Coche-Dury car quelqu’un m’en avait parlé et avait ressenti une émotion immense. Je ne voudrais pas mourir sans l’avoir goûté.
“La vérité est au fond du verre”. Au fond, est-ce toujours la vérité ?
Non.
Vous connaissez le jeu que font les enfants avec l’âge au fond des verres en Pyrex ? Ce n’est pas toujours la vérité, parfois seulement.
Propos recueillis par Véronique Raisin.
* Les fondateurs d’iDealwine sont issus du monde de la Bourse. Un univers « bizarre » ? A vous d’en juger !
Le restaurant du mois : La branche d’olivier
mai 8th, 2010 by Véronique Raisin
Certes vous y trouverez les traditionnels kébés, houmos et moutabbal cependant là n’est pas le propos. Karim Haidar et son associé Joseph Issa aiment travailler les produits de la pêche pour faire connaître la cuisine libanaise de poisson.
Le premier a quitté sa robe d’avocat pour se vouer à sa passion, la gastronomie. Auteur de nombreux ouvrages, conseiller auprès de plusieurs restaurants, ce dynamique et sympathique propriétaire s’est adjoint les talents du chef Stéphane Balene, passé 5 ans chez Liza.
Qui concocte par exemple de petites fritures en fonction des arrivages, un carpaccio de gambas au poivre de Madagascar, suivis d’un bar rôti avec un riz au cumin ou un mi-cuit d’espadon aux épices avec une écrasée de pommes de terre au citron et à l’aneth.
Attendez-vous aux oursins ou aux palourdes en guide de trou normand, c’est la surprise du chef. Un peu d’iode et tout repart !
Côté liquides, le champagne Gonet y est à l’honneur, certains d’entre vous le connaissent déjà à travers les Offres iDéales. Pour les vins blancs tranquilles, vous aurez le choix entre les alsaces du Domaine Barmès-Buecher, la mâcon Cruzille des Bret Brothers, le Rully de Montille frère et soeur ou la Doriane de Guigal pour les plus ambitieux… En rouge, le trousseau de Tissot, le Gigondas de Guigal, le Savigny-les-Beaune de Nicolas Potel, le Moulis de Maucaillou ou le Ducru-Beaucaillou à Saint-Julien…
Le prochain dîner consacré aux accords mets et vins aura lieu le 26 mai autour des vins du domaine bourguignon Bret Brothers. A vos fourchettes et vos verres !
Adresse
44 rue de Naples
75008 Paris
Tél. : 01 45 63 28 92
Ouvert du mardi au samedi
www.labranchedolivier.fr
A découvrir dans le cadre de l’Offre iDéale en cours consacrée au Champagne, le blanc de blancs et le rosé de la Maison Gonet :
Retrouvez les champagnes blancs et rosés de l’Offre iDéale en cours.
Gagnez votre entrée au salon de la RVF sur la page fan d’iDealwine !
avril 21st, 2010 by rédaction iDealwine
La 4ème édition du salon organisé par la Revue du Vin de France aura lieu au Palais Brongniart (Place de la Bourse, Paris 2ème) les samedi 8 et dimanche 9 mai de 10h à 19h.
iDealwine est partenaire de cet évènement qui réunira cette année un plateau de près de 250 producteurs. Venez découvrir les grands vignerons de demain, goûter les vins de vos domaines fétiches et discuter avec les propriétaires, qui feront le déplacement à Paris pour ces deux jours de salon.
Et bien jouez maintenant !
L’occasion était belle pour iDealwine de remercier ses fans et tous ceux qui contribuent à animer la communauté des amateurs de vins sur Facebook. A compter de mercredi, le jeu spécial Salon de la RVF démarre. Le principe ? Une question (très) facile par jour publiée chaque jour dans l’onglet « Salon de la RVF » de la page fan d’iDealwine. Laissez votre réponse en commentaire sur le wall ! Le premier à donner la bonne réponse gagnera un pass valable une journée sur le Salon.
Au Palais Brongniart, les 8 et 9 mai prochains, vous trouverez les domaines phares de chaque appellation : Château Coutet, Château Rauzan-Gassies, Château Sociando Mallet, Château Canon, Château Lagrange, … à Bordeaux ; Marcel Richaud, Chapoutier, … en Vallée du Rhône ; Charles Joguet, Jacky Blot, … en Vallée de la Loire ; Faiveley, Drouhin, … en Bourgogne ; Drappier, Bollinger, … en Champagne ; sans oublier l’Alsace, la Provence, la Corse, le Languedoc-Roussillon, etc.
Passez nous dire bonjour !
Chaque fan d’iDealwine qui passera sur le stand (n°131) repartira avec un cadeau. Alors n’oubliez pas de venir nous rendre visite, et surtout, pour obtenir votre cadeau, prononcez le mot magique : FAN, comme fan d’iDealwine !
D’ici là, bien sûr, connectez vous sur Facebook et devenez fan…
Accédez à la page Facebook d’iDealwine.
En savoir plus sur le salon de La Revue du vin de France.
A lire également :
Bonne table : le Saint-Joseph
mars 19th, 2010 by Véronique Raisin
C’est une devanture comme il en existe des milliers dans le paysage bistrotier français. Le gastronome non averti ne relèverait pas même le nez. Mais ne vous arrêtez pas aux apparences et persévérez : le coeur du Saint-Joseph bat de la passion de Denis Jublan, son propriétaire, pour les bons produits. Et le nôtre pour cet endroit que ne pouvions manquer de vous présenter le jour de la Saint… Joseph.
Ce Breton formé sur les bancs hôteliers de la République a navigué entre Paris et les États-Unis, un petit exil de deux ans à la solde d’un milliardaire texan. Revenu au bercail en 2000, arrimé au port de la Garenne Colombes, il crée le Saint-Joseph. A la même époque, une autre enseigne, bachique celle-là, levait le rideau pas très loin de là…
Et de quoi se sustente-t-on me direz-vous ? “De nourritures spirituelles” informe Denis.
Mais encore ? De la cuisine de terroir, entendez les grands classiques sans chichi, poussant avant tout le produit et lui seul, sans fioritures ou déco superflue. “La base, c’est le produit. Et rien d’autre”. Pas de secret, il faut se lever tôt, être à Rungis dès 5h puis passer sur les marchés alentour remplir les assiettes du déjeuner.
Il n’est qu’à jeter un oeil à la cuisine pour prendre la mesure du propos : un réfrigérateur à peine plus large que le vôtre. Tous les produits achetés le matin seront préparés et consommés dans la journée.
Comme cette terrine de canard artisanale, cette verrine de chèvre frais et piments sur un lit de tomates ou cette rémoulade de céleri au crabe. Suivront un marbré de boudin noir aux pommes et foie gras, un confit de canard aux lentilles du Puy, un pavé de veau de lait ou un magret de canard dans son jus. Encore une petite place pour le dessert ? Foncez sur les financiers et glace au pain d’épices, le riz au lait figues abricot, la panna cotta ou la poire pochée au chocolat.
Tout cela semble bien alléchant, mais que boit-on avec ?
De fort jolies bouteilles dénichées par le patron en personne, qui s’applique à les goûter systématiquement. Résumons : une sélection de 2008 à moins de 20 € (Costières de Nîmes Mourgues du Grès ou Cheverny du Domaine du Veilloux), puis plus loin un Saint-Joseph blanc 2008 de Pierre Gaillard à 50 €, un Saumur-Champigny Terre Rouge du Domaine Saint-Just à 28 €, le
Morgon de Lapierre (36 €), le Cairanne de Richaud (33 €), le Cornas Renaissance 2007 de Clape (80 €). On trouvera également le Minervois La Nine de Sénat (32 €) et du côté de Bordeaux, trois références dont la Réserve 2005 de Pichon Longueville Comtesse de Lalande à 90 €.
Enfin la cuvée 733 de Jacquesson en champagne (64 €) ou l’Extra Brut 1996 de la même maison à 120 €.
Y est-on heureux ? Je pense bien. Le service est prévenant et souriant.
Qu’attend-on pour y aller ? Un faux prétexte, et encore…
Y retournera-t-on ? Seriez-vous désobligeant ?
Le Saint-Joseph
100 boulevard de la République
92250 La Garenne Colombes
Tél. : 01 42 42 64 49
Menu-carte à 26 € / Carte à 40 € env.
A lire également :
Une bonne table à découvrir à Arbois (04/02/2010)
Les articles de la rubrique 100% blog
Quel vin pour un dîner de filles ?
mars 13th, 2010 by Véronique Raisin
Les filles, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas très compliqué.
Un film de Meg Ryan, quelques jolies bouteilles (si si, l’étiquette du vin c’est important, avec ou sans la Cour) et collées-serrées sur le canapé le portable à portée de main (au cas où il appelle).
Si c’est soir de grande marée, genre humidité lacrimale maximale, coeur en détresse, en mâles d’horizon, un seul remède : de la douceur et du réconfort. Direction les vins liquoreux. Sauternes et ses acolytes (Cérons, Sainte-Croix du Mont, Loupiac), Monbazillac, Jurançon, sans oublier les vendanges tardives et les sélections de grains nobles alsaciennes. Originalité : un vin de paille jurassien.
Si c’est soir de grande liesse, genre conclusion effusion, pas d’hésitation : des bulles pour fêter ça. Champagne bien sûr, rose parce que c’est joli, zéro dosage pour équilibrer avec le moelleux de tout à l’heure, mais aussi quelque crémant bourguignon, alsacien, jurassien, ligérien et consorts.
Si c’est soir de match, genre plaquage intégral, début de démêlés, essai refusé, un vin costaud pour tenir le choc : un vin rouge du Sud-Ouest fera l’affaire (Madiran, Cahors, Malepère) ou du Rhône Sud (Vacqueyras, Cairanne, Châteauneuf du Pape, Gigondas).
Si c’est soir de taff, genre working girl, addicted, caféine, ne brusquons pas les choses et restons classique. Bordeaux. Les grands crus après bonus, les satellites en CDD.
Si c’est soir de revanche, genre just single et alors ? Des rosés de Provence pour tenir le coeur au chaud, du chardonnay par solidarité avec Bridget, un graves pour dire que ça ne l’est pas tant que ça, ou un médoc pour la thérapie.
Si c’est soir de doute, genre le pourquoi du comment, fermez les yeux un instant, laissez filer votre âme vers les coteaux cisterciens, l’éclat d’un pinot noir bourguignon apaisera peut-être votre esprit.
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The importance of being Earnest. De l’importance d’être constant (dans le vin).
mars 6th, 2010 by Véronique Raisin
Journaliste dans le vin, c’est une bonne situation ?
Les avantages
1/ Je suis payée pour déguster du vin
2/ Je me fais plein de nouveaux amis
3/ Je passe ma vie à (me) la raconter
4/ Je voyage à l’oeil
5/ Ma cote Meetic grimpe grimpe grimpe ! (genre indice iDealwine, mais pas pareil)
Les inconvénients
1/ Tout le monde ne comprend pas bien en quoi consiste mon métier
« T’as fait quoi comme études ? Journaliste ou oenologue ?
Tu es sommelière c’est ça ?
Ah oui tu fais de la publicité ?
Mais tu fais quoi en fait, concrètement ? Tu bois ou tu glandes ? »
2/ Je suis régulièrement confondue avec un tire-bouchon
«Et Véro, toi qui t’y connais, ouvre-nous donc la bouteille. »
3/ Egalement mise à contribution à chaque gorgée de vin avalée
«Et Véro, toi qui t’y connais, il est comment ce vin ? Vas-y décris-le, ça sent quoi, comme arôme ? »
4/ Je me sens parfois un peu seule
- J’ai vu ton nom c’est formidable !
- Vous avez lu l’article ?
- Non mais j’ai vu ton nom je suis fière de toi
Variante
- Je n’ai pas tout compris mais c’était très bien écrit.
Conclusion
“Je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seule chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… ”
C’est exactement cela. Les rencontres. La curiosité. Le destin.
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