Jacky Blot, une formidable énergie dans la Loire
décembre 15th, 2011 by Philippe Rabert
Jacky Blot a été un des moteurs du renouveau de l’appellation Montlouis au début des années 1990. Insatiable, après avoir acheté il y a dix ans un domaine à Bourgueil, il vient d’acquérir les 12 hectares du superbe Clos de Mosny à Montlouis. Il nous explique tout cela dans l’interview qu’il a accordée à iDealwine.
Le regard aussi pétillant que son fameux Triple Zéro, Jacky Blot est un vigneron habité d’une formidable énergie et d’une envie permanente d’entreprendre qui ne peut laisser qu’admiratif. Le tout sans jamais faire de concessions à la facilité et en restant d’une exigence draconienne sur la qualité des vins qu’il propose à une clientèle comblée.
Alors qu’une Offre iDéale “Spéciale Jacky Blot” est en cours sur le site iDealwine, nous avons rencontré le vigneron à Paris lors d’une dégustation de… beaujolais. Un moment privilégié pour faire le point sur son actualité du moment.
iDealwine : Quels sont les projets qui vous font vibrer en ce moment ?
Jacky Blot : Incontestablement l’intégration dans La Taille aux Loups du Clos de Mosny que j’ai racheté fin 2010 et sur lequel nous avons fait nos premières vendanges en 2011. C’est un site formidable, 12 ha d’un seul tenant ceinturés par 1,6 km de murs ! J’ai même engagé un maçon à plein temps pour entretenir ces murs.
iDw : Dans quel état étaient les vignes ?
JB : Il y avait un peu de tout et puis sur une surface pareille il y a des nuances de sols. En gros, on peut dire qu’il y avait trois catégories de vignes : une partie de très belles vignes assez vieilles et greffées sur des porte-greffes très qualitatifs. Une partie de vignes “normales” et une partie de vignes “moyennes” que je vais progressivement remplacer. Au total c’est un gros travail supplémentaire puisque mon domaine a pratiquement grandi de près de 50% d’un seul coup ! Et un gros investissement financier avec le matériel à acheter et les quatre personnes supplémentaires qu’il a fallu embaucher.
iDw : Comment va s’intégrer la production des vignes du Clos de Mosny dans la gamme des vins de La Taille aux Loups ?
JB : Les 2,5 ha produisant les plus beaux raisins sont destinés à produire une nouvelle cuvée qui s’appellera tout simplement Clos de Mosny et dont le millésime 2011 sortira l’année prochaine. Les autres belles vignes serviront à produire plus de Triple Zéro, mon pétillant qui est toujours en rupture de stock ! Enfin, comme sur le reste de mon vignoble de Montlouis, un premier passage sur l’ensemble du clos lors des vendanges servira à produire un peu plus de ma cuvée générique, “Les Dix Arpents”. Il ne faut pas oublier non plus que dans l’
achat du Clos de Mosny se trouvaient 3 ha du Clos Michet qui vont venir compléter l’hectare que je possédais déjà et que j’isolais depuis quelques années. Ce nouveau challenge me comble car il me permet d’aller encore plus loin dans ce que j’aime faire, c’est à dire des sélections parcellaires.
iDw : Actuellement, une belle sélection des vins de vos deux domaines (La Taille aux Loups à Montlouis et Domaine de La Butte à Bourgueil) est proposée sur iDealwine. Pourquoi avoir choisi notre site ?
JB : D’abord je tiens à signaler que je ne vends pratiquement jamais mes vins sur des sites de vente en ligne. Avant tout par fidélité à mon réseau de cavistes qui a cru en moi dès le départ de l’aventure. Néanmoins il faut savoir évoluer, mais doucement, et pour moi, iDealwine s’est naturellement imposé par la qualité de ses prestations et l’excellent relationnel que j’entretiens avec les responsables du site. D’ailleurs il faut que retourne vite au domaine pour retrouver quelques lots de Triple Zéro et de Vouvray sec du Clos de Venise 2010 tant les clients d’iDealwine se sont enthousiasmés pour cette vente de mes vins !
Début du Quiz des amateurs iDealwine sur Facebook : plus de 3000 euros de cadeaux à gagner !
décembre 3rd, 2011 by Rédaction iDealwine
C’est parti pour le Quiz des amateurs iDealwine : jouez, rejouez, challengez vos amis : chaque semaine le meilleur joueur deviendra un « Ambassadeur iDealwine », et remportera plein de cadeaux. A la fin du jeu, un tirage au sort vous permettra de gagner 6 mois de vin, et plein d’autres lots…. A vous maintenant !
iDealwine lance un grand jeu sur Facebook : le Quiz des amateurs iDealwine. Chaque semaine jusqu’à fin janvier, une série de questions vous sera proposée. Un moyen de tester vos connaissances, de mesurer vos performances (le Quiz est chronométré) et de challenger vos amis… A la clé, chaque vendredi, la désignation d’un « Ambassadeur iDealwine » : celui qui aura en registré le score le plus élevé (note finale au Quiz ET meilleur temps) gagnera un coffret de l’Ambassadeur iDealwine.
A la fin du jeu, un tirage au sort parmi l’ensemble des participants vous permettra de gagner un abonnement vin de six mois, et beaucoup d’autres cadeaux… A vous de jouer !
A gagner chaque semaine
Pour le joueur ayant réalisé le meilleur score :
Un coffret de l’ «Ambassadeur iDealwine », comportant :
- Une bouteille de Banyuls 1950 – Domaine Pietri Geraud
- Un polo à l’effigie d’iDealwine
- Une clé USB
- Un Drop-Stop
Valeur : 100 euros
A la fin fin de jeu
Tirage au sort
1er prix
Six mois de découverte sur iDealwine !
6 bouteilles par mois de vins sélectionnés par iDealwine dans le cadre des Offres iDéales
Valeur : 500 euros
2 è au 5è prix
Un bon d’achat, valable sur iDealwine
Valeur : 100 euros
6è au 15è prix :
Le livre Grands Crus Classés Grands chefs étoilés – Ed. de La Martinière
Valeur : 65 euros
11è au 25è prix
Une bouteille de Banyuls 1950 – Domaine Pietri Geraud
Valeur : 54 euros
26e au 50e prix
La BD : Robert Parker, les sept péchés capiteux, Ed. 12 bis
Valeur : 12 euros
Accédez au Quiz des amateurs iDealwine
Le Grand Tasting à J-1 : ce qui vous attend sur le stand iDealwine…
décembre 1st, 2011 by Rédaction iDealwine
En ce moment c’est l’effervescence chez iDealwine : le Grand Tasting 2011 ouvrira ses portes ce vendredi 2 décembre. Découvrez ce que nous concoctons pour vous, et que vous pourrez découvrir dès 10h30 sur le stand 98.
Cette année encore, iDealwine est partenaire de la 6é édition du Grand Tasting et vous prépare une dégustation de grande qualité :
En découverte, de façon permanente sur notre stand (n°98) : Champagne Henriet-Bazin Blanc de blancs, Maury Le Passage 2009 Philippe Gayral & Stéphane Gallet, Château La Tour Haut-Caussan 2008 et le châteauneuf-du-pape 2009 du domaine Saint-Préfert.
Par ailleurs iDealwine vous réserve quelques belles pépites à des heures bien précises… A ne surtout pas manquer ! En voici le planning :
Vendredi 2 décembre :
12h00 : Rivesaltes 1950 Château Sisqueille
14h30 : Rivesaltes 1949 Château Sisqueille
16h30 : Rivesaltes 1948 Château Sisqueille
18h00 : Château Talbot 1990 (magnifique)
Samedi 3 décembre :
12h00 : Rivesaltes 1947 Château Sisqueille.
14h30 : Rivesaltes 1946 Château Sisqueille
16h30 : Château Talbot 1990
17h30 : Rivesaltes 1945 Château Sisqueille
Le Grand Tasting correspond également au lancement de notre nouveau grand jeu Facebook : le Quiz des amateurs iDealwine. Testez vos connaissances et votre quotient œnologique !
Toute notre équipe sera ravie de vous accueillir sur son stand n° 98 ! Venez nous donner votre avis sur la nouvelle application iPhone : Cote des vins iDealwine, vous repartirez avec l’une des goodies iDealwine !
Venez nombreux !
Horaires, programme, domaines et châteaux présents : voir le site du Grand Tasting
Un plateau exceptionnel de Grands Bordeaux au Grand Tasting
Les « Ateliers Gourmets » du Grand Tasting : délices en perspective !
Grand Tasting Paris : la magie des Master Class
Le Grand Tasting Paris 2011 : le site Internet vient d’ouvrir !
Soirée Vinexpo : féérie bordelaise au Château Haut-Brion
juin 23rd, 2011 by Angelique de Lencquesaing
Dimanche dernier, le château Haut Brion accueillait le dîner organisé par le Conseil des Grands Crus Classés pour la presse internationale. Raffinement exquis, harmonie délicieuse et intense volupté d’une soirée « 9 étoiles », dont seul Bordeaux semble encore détenir le secret.
Ce soir, on baisse les armes. Certes, Vinexpo a ouvert ses portes quelques heures auparavant, les affaires vont pouvoir commencer. Mais dans le parc du Château Haut Brion, le temps est suspendu. Les invités sont accueillis par le Prince Robert de Luxembourg, propriétaire des lieux, Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, et Jean-Philippe Delmas, Directeur d’exploitation du Château Haut Brion.
Un écrin : le château Haut Brion, ancré à proximité immédiate de Bordeaux. Et pourtant loin, si loin de l’agitation qui embrase la ville tous les deux ans à l’approche de ce salon vers lequel converge la planète vin. Une tente entièrement transparente, éclairée de lustres de cristal semble avoir été posée, en apesanteur, au milieu des arbres du parc, avec vue sur les fenêtres illuminées du château.
Une ambiance : un piano de concert, installé aux portes du château, égrène quelques notes qui se fondent dans le léger brouhaha des conversations. Smocking, robes du soir et bijoux : les invités qui ont (presque) tous respecté le dress-code se remettent du choc esthétique de l’arrivée en dégustant quelques gorgées de sauternes. Pour moi la volupté commence avec le Château Suduiraut 2005. Petit spectacle avant le dîner : les danseurs de l’Opéra National de Bordeaux s’élancent. Puis vient le ballet des invités qui gagnent la tente, encadrés d’une haie d’honneur formée par les serveurs en queue de pie.
Une lumière : dorée comme la robe d’un sauternes, celle d’une fin de journée de juin. A l’heure où le soleil se couche sur les vignes, le Ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, maire amoureux de sa belle ville de Bordeaux, se fait lyrique dans son allocution d’introduction.
Une famille : celle des propriétaires des grands crus classés de Bordeaux, réunis pour la traditionnelle photo. Leurs vins seront apportés en procession et servis au cours du dîner, à chacune des tables où ils ont été placés. Tables et tente décorées d’une explosion de roses anciennes qui semblent avoir été fraîchement cueillies dans le jardin du château.
Neuf étoiles : le Conseil des Grands Crus Classés les connait bien, qui avait édité l’année dernière en livre de recette d’anthologie, associant les crus bordelais aux plats concoctés par les chefs du monde entier. 18 heures de préparation par plat au minimum. Ce soir, trois chefs auréolés de leurs nuef étoiles cumulées sont venus déployer leurs talents à Bordeaux. Anne-Sophie Pic (Maison Pic à Valence), Yannick Alléno (Le Meurice à Paris) et Alain Passard (L’Arpège à Paris) deviennent ainsi les chefs d’orchestre d’un incroyable ballet de saveurs, rythmé par l’arrivée des grands crus servis avec soin par les maîtres d’hôtel.
Chaque table goûte les vins offerts par les propriétaires. Au cours de la soirée, les millésimes 2003, 1995 à 1985 émaillent ainsi le dîner. A la nôtre, les châteaux Saint Pierre et Lafon Rochet 2003 affichent une éclatante jeunesse et une belle vigueur. Nous avons droit aux fameuses betteraves d’Alain Passard, néo-converti aux légumes venus tout droit de ses deux potagers. Anne-Sophie Pic nous livre ensuite une somptueuse interprétation du homard bleu, servi sur un lit de fèves, relevées de quelques fruits rouges. Du rouge, du vert. Un régal pour le palais autant que pour l’œil. Sur ce plat, un château un saint-pierre 1996 pleinement fondu et un château lafon-rochet 1995 d’une parfaite élégance. Rien n’accroche.
Point d’orgue de la soirée : alors que les maîtres d’hôtels s’affairent et découpent un le carré de veau rosé à la perfection (une gageure) de Yannick Alléno, Château Haut Brion 1975, conservé en double-magnum, est présenté aux convives dans des carafes au chiffre du domaine. Celles-ci ont été spécialement créées par Riedel pour célébrer le 75e anniversaire des domaines Clarence Dillon. Les voix divines du Stabat Mater de Pergolèse s’élèvent. Le temps s’arrête. Stabat Mater… A ce stade, plus personne ne souffre vraiment, le château haut-brion 1975 tapisse nos palais d’une texture en dentelle. La finale, sur de délicates notes fumées, est somptueuse.
Quelques instants plus tard, le Château d’Yquem 1990 fait son entrée. Il accompagnera une assiette de dessert alliant les douces saveurs d’un soufflé au citron, de fraises des bois à l’huile d’olive et d’un délicat vacherin framboise café … Vertige de textures et d’arômes, chaque ingrédient a été choisi pour se fondre voluptueusement au vin qu’il sublime.
Elégance : ce mot sera sans doute le fil conducteur de la soirée. On a beau chercher, pas la moindre trace d’un défaut de goût, ni de ce luxe parfois tapageur destiné à impressionner le plus grand nombre.
Au cours du dîner, Olivier Poussier, appelé à commenter l’un des millésimes servi, prend la parole et lance un vibrant appel à la modération des prix. Léger froid. Poliment, mais fermement, il sera rappelé à l’ordre en fin de soirée : élégance oblige, ce n’est ni le lieu, ni le moment de parler d’argent. Nous en prenons bonne note. Surtout moi, l’analyse des prix restant tout de même l’une des spécialités
.
Quintessence de l’art de vivre à la française, grand moment de raffinement jusque dans les moindres détails, la soirée s’achève tout en délicatesse, au pied du château, devant un verre de Cognac ou un nectar de café. Suprême élégance : alors que les invités s’apprêtent à reprendre le chemin du retour sur terre, le Prince de Luxembourg, hôte des lieux, trouve un mot personnel pour chacun.
Les soirées organisées dans le cadre de Vinexpo sont décidément de celles dont on se souvient toute une vie. Celle-ci n’a pas failli à la réputation d’élégance des grands crus bordelais. Et, au-delà, elle incarne cette tradition de l’excellence à la française que le monde entier continue à louer.
En savoir plus sur le château Haut Brion
A lire également :
- L’hôte de cette soirée, le Prince Robert de Luxembourg et son épouse
- A l’arrivée des invités, le sourire de Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Directeur d’exploitation du Château Haut Brion
- Durant le cocktail, le spectacle des danseurs de l’Opéra National de Bordeaux
- Photo de famille : les propriétaires des Grands Crus Classés en 1855, réunis autour du Prince de Luxembourg et de son épouse
- Le Prince Robert de Luxembourg et son épouse rejoignent la tente où sera servi le dîner
- Dans les coulisses, Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères et maire de Bordeaux, Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Anne-Sophie Pic (Paison Pic), Prince Robert de Luxembourg (Château Haut Brion), Yannick Alléno (Le Meurice), Jean-Philippe Delmas, Directeur technique du Château Haut Brion, Allain Passard (l’Arpège)
- Posée en apesanteur dans le parc du château, la tente du dîner « 9 étoiles »
- Un dîner sous le ciel étoilé du château Haut Brion
Portrait d’amateur : brèves de comptoir avec le tennisman Michaël Llodra
juin 7th, 2011 by Veronique Raisin
Mercredi 1er juin. Tandis qu’Aubert de Villaine déambule quelque part des les allées de Roland Garros, nous avons rendez-vous avec Michaël Llodra – dit Mica – 24e joueur mondial et demi-finaliste en double cette année. Souriant, il nous mène dans le repaire des joueurs, pour une interview sans tabous autour du vin et de sa convivialité.
Le vin, c’est votre deuxième passion ?
Non ma première ! Je dirais que le tennis est mon métier mais que le vin, c’est vraiment ma passion.
Cela ne fait pas tellement longtemps que vous vous y intéressez de façon méthodique et pourtant vous semblez déjà très bien connaître les bonnes bouteilles.
C’est vrai que j’ai vraiment découvert le vin il y a une petite dizaine d’années. Mon père a pourtant travaillé pendant quinze ans pour la Maison Richard mais sans me transmettre vraiment sa passion. C’est grâce à mon ancien entraîneur Lionel Roux que j’ai découvert le vin. Il habitait Lyon et me faisait souvent goûter des vins du Rhône. Ensuite, j’ai lu des tonnes de livres sur le sujet ! Aujourd’hui c’est moi qui conseille mes amis sportifs ! J’achète pour eux aussi ; ils me font confiance. Mais on est avant tout des passionnés : on achète le vin pour le boire.
La vie de sportif n’est donc pas synonyme d’abstinence absolue ?
Dans mon cas, non. Il suffit de ne pas en abuser. Je m’autorise un verre de bon vin rouge, même la veille d’un match. Il n’y a que le vin blanc que je consomme très peu, car plus acide, il est moins bon pour les muscles et peut favoriser les crampes.
D’autres joueurs et joueuses de tennis apprécient beaucoup le vin…
Amélie Mauresmo, Nicolas Mahut sont aussi des passionnés. Yannick Noah (fan des bourgognes), lorsqu’il était capitaine de l’équipe de Coupe Davis, avait instauré des moments de partage et de convivialité autour du vin. Depuis, c’est resté. Henri Leconte et Guy Forget sont aussi de bons connaisseurs.
Vous avez débuté votre apprentissage par les vins de la Vallée du Rhône. Y a t-il d’autres régions que vous appréciez ?
C’est vrai que j’ai appris avec le Rhône. Mais j’aime beaucoup le bordeaux également et je commence à goûter les vins d’Alsace. J’ai aussi bu les cuvées Pur Sang et Silex 2004 de Dagueneau : fabuleux ! Je découvre aussi les vignobles étrangers au gré de mes déplacements. Récemment, j’étais à Adelaïde où j’ai visité la Winery Penfold’s.
Dans les moments de victoire, vous avez un vin en particulier que vous aimez boire ? Champagne ?
Je ne suis pas très « bulles » à la base… Mais je m’y mets ! J’aime beaucoup la vinosité des champagnes Bollinger, et le Champagne Henri Giraud à Aÿ. Mais quand je gagne, on descend à la cave… et on improvise !
Lorsque vous serez retiré des cours, envisagez-vous d’acheter un domaine ?
Pourquoi pas… Avec Amélie peut-être ! On a un ami qui est courtier sur Bordeaux, il pourrait nous conseiller. En tout cas, si ça devait se faire, ce serait plutôt dans le Médoc, où il y a plus de choix pour acheter un peu de vignes.
****************************************************************************
Gruaud-Larose 1982, samedi soir dernier. Exceptionnel ! Il y avait de belles bouteilles ce soir-là, dont un fabuleux Sociando-Mallet 1990, Côte-Rôtie La Mouline 1990 et Troplong-Mondot 1990 également. Mais le Gruaud-Larose les a surpassés.
L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
La carafe. Une belle carafe, ça en jette. Je collectionne les carafes, notamment les Riedel, très design. Et en plus je trouve que ça conserve le mystère. J’aime bien goûter à l’aveugle. Je me suis trompé de quarante ans sur un Latour… Mais c’est ce qui est magique avec le vin, on peut le goûter et le regoûter sans cesse, il évolue tout le temps. On ne goûte jamais deux fois le même.
Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum sans hésiter. C’est le format idéal. Lorsqu’on est nombreux, le double-magnum est bien aussi et reste très joli.
Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
Le Cinq, allées de Tourny. C’est à Bordeaux, mon club est là-bas. Ils ont un pâtissier de l’espace et une côte de boeuf formidable. C’est très décontracté, le cadre est familial, j’aime beaucoup.
Votre accord mets et vin préféré ?
Tout simplement une côte de boeuf avec un rouge puissant. La Mouline ou la Turque par exemple. Là on est proche de l’orgasme…
Le vin que vous avez honte de boire ?
Je n’ai jamais honte de boire du vin ! J’aime bien tout, des vins plus accessibles aussi comme ceux que j’ai goûtés récemment : Château Recougne (Bordeaux Supérieur), Château Belle-Vue et Château Beaumont dans le Haut-Médoc.
Votre première gorgée de vin : quand et avec qui ?
C’était en 2003. Je buvais déjà du vin avant mais à ce moment-là que j’ai vraiment eu la révélation. Les beaux-parents de mon entraîneur de l’époque (Lionel Roux, ndlr) m’ont fait goûter un Saint-Joseph de Guigal, Lieu-Dit 2003.
La bouteille qui a déclenché votre passion
J’ai tout de suite adoré Léoville Las Cases 2001. J’ai rencontré Jean-Hubert Delon, le propriétaire, un personnage attachant et fabuleux. Je ne suis jamais déçu par ce saint-julien !
Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes
Un crozes-hermitage de Graillot par exemple ou un saint-joseph Vignes de l’Hospice de Guigal.
Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
J’ai été scotché par Latour 1959. Amélie (Mauresmo) a toujours adoré ce vin, elle me l’a fait découvrir et j’en conserve encore le goût en bouche. Je ne pouvais pas imaginer qu’un si vieux vin soit toujours aussi puissant. C’est le vin que j’emmènerais effectivement si je ne devais en choisir qu’un.
Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Mouton Rothschild 1945. Amélie me nargue car elle l’a goûté plusieurs fois ! J’ai déjà goûté Petrus et Cheval Blanc 1947.
Comment avez-vous connu iDealwine ? Quelles sont vos suggestions pour améliorer le site ?
J’ai connu iDealwine via la Revue du vin de France, sur les meilleures ventes du mois à la fin du magazine. Je n’ai pas de suggestions a vous proposer, je trouve le site parfait.
NDLR – Merci beaucoup Michaël, mais chez iDealwine nous savons bien que beaucoup de points peuvent encore être améliorés
Bientôt sur Facebook : un mini-Quiz pour gagner des entrées au Salon RVF !
mai 4th, 2011 by Rédaction iDealwine
Le salon de la RVF approche à grand pas ! Pour se mettre en jambes, iDealwine vous propose un mini-Quiz quotidien qui vous permettra de gagner des entrées gratuites. RDV demain, jeudi, à 15h00…
Le nom d’un vin, quelques clics, une cote trouvée, et à vous le salon de la Revue du vin de France ! Une entrée gratuite est à gagner chaque jour pour le plus rapide d’entre vous. Au programme, de belles dégustations, des rencontres avec les producteurs dans le cadre sublime du Palais Brongniart. D’autre part, des drops-stops seront offerts aux 10 participants suivants qui auront donné la bonne réponse. A venir chercher sur le stand iDealwine, lors du salon, les 14 et 15 mai prochains. Rendez-vous demain jeudi 5 mai, à 15h, premier jour de ce mini-Quiz : tenez-vous prêts…
Rejoignez vite iDealwine sur Facebook pour pouvoir participer au jeu !
Comment évoluera le goût du vin avec le changement climatique ?
avril 18th, 2011 by Claire Henry
Alors que vient de se tenir la troisième conférence à Marbella sur le changement climatique et le vin (13 et 14 avril 2011), une question maintes fois étudiée, reste en suspens : en 2050 quel sera impact des évolutions climatologiques sur la viticulture?
Nous n’avons pas encore les conclusions de la conférence. Très certainement, lors de ce congrès, Kofi Annan a dû tenter de convaincre les divers acteurs du monde viti-vinicoles d’adopter des mesures protectrices durables et rationnelles pour l’environnement.
D’autres acteurs étaient également présents, et notamment Nicolas Joly (précurseur de la biodynamie dans son vignoble de la Coulée de Serrant, à Savennières ) Alfonso de Salas (Cofondateur du journal El mundo) ou encore Claude Bourguignon (microbiologiste des sols).
Leurs interventions portaient sur les enjeux et conséquences du réchauffement climatique sur la vigne et sa culture. Cette conférence m’interpelle, et je me suis prise à réfléchir sur ce thème. Les questions fusent :
Lorsque l’on sait que l’ensoleillement a un effet direct sur la concentration d’alcool dans le vin, nous pouvons nous demander jusqu’à quel taux celui-ci restera acceptable, avant que le vin ne passe dans la catégorie des spiritueux ?
Quel effet les changements climatiques auront-ils sur les techniques de vinification ? Lorsque l’on sait que le temps de maturation des raisins a été réduit de plus d’un mois en 50 ans, les vendanges de septembre (en France) se généraliseront-elles progressivement au mois d’août ?
Les traitements pesticides seront-ils intensifiés pour prévenir le risque de botrytis plus précoce ?
Sur le terroir en lui-même, à l’heure où la migration des peuples est en marche, celle des cépages se prépare. D’après Joël Rochard, de l’Institut Français de la Vigne et du Vin, le climat serait susceptible de se déplacer de 160 kilomètres vers le nord pour une augmentation de 1°C de la température.
Le pinot noir sera-t-il cultivé dans les pays scandinaves ? Et la disparition du vignoble Bordelais : pure fiction ou risque réel ? Les Pays-Bas ou L’Angleterre, dont certains vignobles comme le Denbies commencent à être reconnu, deviendront-ils d’importants producteurs de vin ?
Comment évolueront l’odorat et le goût, bref l’essence même du vin, sachant que l’acidité sera réduite? Le riesling aura-t-il toujours ces arômes floraux ?
Je souris en pensant au cinsault que j’aime tant (très résistant à la sécheresse) : il gagnera peut-être ses lettres de noblesse et développera un arôme encore plus prononcé de framboise…
Ce congrès n’aura peut-être pas eu la prétention de répondre à toutes ces questions. Mais c’est en y réfléchissant et en accordant nos pensées que nous serons susceptibles d’agir en conséquence et de préserver notre environnement et nos richesses.
Vous pourrez trouver le programme de ce congrès ici : http://www.climatechangeandwine.com/program.php?congress
En savoir plus sur les travaux de la vigne et la vinfication
Enfin ! L’application iPhone d’iDealwine est dans l’App Store
avril 15th, 2011 by Rédaction iDealwine
Vous l’attendiez… La voici ! iDealwine App, tel est le nom de l’application disponible dès à présent dans l’App Store. Cote des vins, dernières news, notation des millésimes ou accords mets et vins… Retrouvez l’essentiel du vin au creux de votre main !
Vous allez rapidement devenir accro de l’application iDealwine App. En quelques « taps », c’est désormais toute la base de cotation des vins que vous pourrez consulter de votre iPhone. Fini les contingences et les aléas de la connexion Internet ! Lorsque vous aurez téléchargé l’application, vous pourrez consulter rapidement et très simplement l’argus des vins d’iDealwine.
Vous accéderez ainsi à une base exclusive de 3 millions de cotations sur les grands crus : informations sur le vin, son histoire, notations, commentaires de dégustation, apogée… Tout y est !
La base est mise à jour chaque vendredi en fonction des évolutions de cours enregistrées lors des dernières ventes aux enchères. A l’ouverture de l’application elle se met donc à jour automatiquement.
Consultation de cote : une offre spéciale de lancement
En téléchargeant l’application, vous pourrez consulter gratuitement 7 cotes par semaine (soit une cote par jour). Au delà, vous devrez télécharger la version payante d’iDealwine App. Profitez vite de l’offre de lancement : pour une consultation illimitée des cotes pendant un an, l’abonnement est normalementde 4.99€. Mais, pendant le mois de lancement, il est ramené à 2,99€.
Votre inscription à l’application iDealwine App est personnelle et non liée à un téléphone. Vous pourrez donc l’utiliser sur n’importe quel iPhone, en vous connectant avec vos identifiants.
Vous êtes passionné de vin ? Ou vous souhaitez en savoir plus ? Restez connecté à l’actualité du monde du vin. iDealwine App diffuse, quotidiennement, les dernières news relatives à cet univers passionnant et en profonde mutation.
iDealwine App propose également une section millésimes, qui vous permettra de connaître instantanément la qualité du millésime pour une région de production donnée. Un outil précieux lorsque vous vous apprêtez à faire vos achats dans les foires aux vins, ou ailleurs. Et l’occasion de vérifier si votre année de naissance est une réussite, en matière de vin aussi…
iDealwine App comporte aussi une base d’accords mets et vins. Fini les hésitations ! Grâce aux accords proposés, vous saurez immédiatement avec quel vin accorder un plat, et inversement. Indispensable, non ? En prime, vous trouverez également des recettes détaillées, qui s’accordent particulièrement bien avec le vin. Une rubrique vraiment complète !
iDealwine App est un must pour les amateurs et pour tous les amateurs de vin qui souhaitent compléter leurs connaissances.
Primeurs 2010 à Bordeaux : premières impressions du millésime
avril 8th, 2011 by Angelique de Lencquesaing
9 heures 19, gare Saint-Jean, temps de rêve sur Bordeaux : la dégustation des primeurs 2010 s’annonce sous les meilleurs auspices. Rive droite, rive gauche, récit d’une journée marathon.
Chaque année c’est la même histoire. On se lève en pleine nuit, on saute dans le train en espérant y reprendre le cours d’un sommeil brutalement interrompu, on se demande, l’estomac au bord des lèvres, comment on va survivre à un programme consistant à déguster, dès 10 heures du matin, une bonne soixantaine de crus, on jure que l’on ne nous y reprendra pas… Et, peu à peu, le train avance, le jour se lève, le paysage change, les vignes apparaissent, rang par rang, et la magie opère. A nous Bordeaux !
Cette année, nous commencerons par la rive droite. Cap sur Pomerol donc, sous un soleil éclatant. Le château La Pointe, fraîchement ravalé, accueille cette année la dégustation de l’Union des Grands Crus. Sacrée machine de guerre que cette Union, qui orchestre avec une minutie exceptionnelle et un professionnalisme irréprochable la grand messe des primeurs. L’UGC attend en effet cette semaine plus de 5000 dégustateurs !
Nous allons donc déguster une dizaine de vins (pas Petrus, non, jamais de Petrus au milieu des autres vins). Est-ce que ce sont les échantillons ? Ou le début de la journée ? Certains vins nous inspireront moins qu’en 2009, ils s’étaient alors montrés tellement flatteurs ! Ils portent en effet cette année les caractéristiques d’un millésime aux matières denses et serrées, plus taillé pour la garde encore. Gros coup de cœur pour La Conseillante, un cru qui nous émerveille à chaque fois, et qui cette année encore, exprime déjà au plus haut niveau toute la complexité de son terroir dans un ensemble à la fois puissant et velouté. On aime aussi la vigueur et la droiture de Clinet, l’équilibre de La Pointe, la longueur de Petit Village, la souplesse et le nez gourmand de La Cabanne.
En route pour Saint-Emilion, ensuite. Chevaux, sanglier, un ballet de sculptures animalières en bronze accueille les visiteurs dans la cour du château La Couspaude. Beaucoup de monde, déjà, dans la salle de dégustation. Les saint-émilions sont plus homogènes, la qualité est impressionnante (la puissance et le degré d’alcool aussi !). Les dégustateurs se pressent autour des tables, nous tombons sous le charme de Clos Fourtet, vif, droit, aux tanins élégants. La texture est magnifique et l’ensemble dégage une belle énergie. On en redemanderait ! Coup de cœur aussi pour Canon La Gaffelière et Beauséjour Bécot, mais aussi et surtout pour Troplong Mondot et Pavie Macquin. Figeac s’affiche en comparaison plus austère à ce stade, mais quelle structure et quelle complexité dans le verre. Le nez aux reflets anisés de La Gaffelière nous intrigue. Ce qui suit est heureusement tout en élégance. Balestard La Tonnelle se déguste particulièrement bien en dépit d’une petite pointe de verdeur en toute fin de bouche. Larcis-Ducasse, velouté et gourmand, se distingue aussi par son bel équilibre. Dassault et La Couspaude pourraient se révéler de beaux rapports qualité-prix. Diable, que de réussites à Saint-Emilion cette année ! L’excitation est palpable dans la salle de dégustation. Et la tension monte encore d’un cran lorsque Michel Rolland y fait son entrée. On lui fait de la place, on lui sourit et, du côté des producteurs, on avoue être honoré de lui faire goûter les vins (dixit la jeune femme rougissante qui remplit son verre). Mais la suite du marathon nous attend. Nous quittons à regret la salle de dégustation.
Retour sur la rive gauche, en route vers le Médoc maintenant. Au château Lascombes, les asiatiques sont plus nombreux que dans le Libournais. Ils étaient attendus en masse cette année. Mais aujourd’hui, nous entendons surtout raisonner l’accent anglais, et aussi, beaucoup plus que l’année dernière, américain. Le déjeuner sera léger, léger. Ceux qui nous
ont précédés ont déjà « nettoyé » le buffet. Tant mieux dans un sens, nos papilles seront loin d’être saturées lorsqu’il s’agira de déguster Château Margaux.
Le premier cru a, pour l’occasion, ouvert ses grilles. Un groupe d’asiatiques se fait photographier au pied des marches. Poliment, et aussi parce que nous ne voudrions pas laisser passer l’heure du rendez-vous, nous restons au bout de l’allée. L’accueil est parfaitement orchestré. Les groupes sont nombreux, et la dégustation organisée dans plusieurs points du domaine. Pour nous, ce sera la cuverie. Pourquoi pas, au fond ! Thibault Pontallier nous accueille. En digne héritier de son père*, il fait lui aussi preuve d’un bel enthousiasme et d’une verve tout aussi intarissable. Le livret qui nous est remis l’annonce en préambule : « C’est à peine croyable, mais pourtant confirmé : 2010 est au moins un aussi grand millésime que 2009 ! ». Nous dégustons d’abord Pavillon Rouge, qui a fait lui aussi, et cette encore, l’objet d’une sélection sévère. Thibault Pontallier nous confirme d’ailleurs la mise sur le marché d’un troisième cru, dont le nom ne nous sera toutefois pas encore révélé**. Ce vin est destiné, comme le 2009, à être commercialisé à l’issue de la mise en bouteille. Le nez de Pavillon Rouge est discret, fin, divinement épicé. La trame est serrée, l’ensemble d’une belle longueur, avec une fraîcheur qui s’explique par la climatologie du millésime (de belles nuits fraîches). Superbe !
Vient ensuite le château Margaux qui s’annonce par une robe rubis pourpre d’une densité somptueuse. Si le premier nez se montre légèrement austère et plus fermé que l’exubérant 2009, il révèle ensuite toute l’élégance caractéristique de Margaux. En bouche, la puissance est bien là, l’équilibre parfait, la texture et la finesse des tannins exceptionnelles. Une puissance admirablement maîtrisée par une texture veloutée. Moment exquis que Thibault Pontallier accompagne d’un chapelet de louanges que nous trouvons amplement méritées. « Ambassadeur » de Château Margaux à Hong Kong, il remplit avec bonheur et talent cette mission que beaucoup lui envieraient ! Michel Bettane avait octroyé un 100/100 à Château Margaux en 2009. Quelle note va-t-il pouvoir lui attribuer cette année ? Pour finir sur une belle note de fraîcheur, vient ensuite Pavillon blanc de Château Margaux. Les arômes d’agrumes jaillissent du verre, dans un ensemble concentré, complexe, très réussi. Thibault Pontallier prétend qu’on pourra l’apprécier encore dans dix ans, au bas mot. Nous, on l’aime déjà, tel quel. Malheureusement, l’heure avance, nous n’aurons que de trop rares minutes à accorder aux vins de Margaux mais nous apprécierons tout de même l’élégance de Brane Cantenac et plongerons notre nez dans le bouquet subtil de petits fruits noirs, de baies et de myrtilles de Château Siran.
Quelques kilomètres plus loin, au château Branaire Ducru, la dégustation se poursuit. Et là, la qualité du millésime éclate. Les vins se montrent au plus haut niveau. 2010 s’annonce donc aussi fort réussi dans le Médoc. L’exigence a été portée au plus haut point : puissance, équilibre, qualité des tannins, les domaines sont nombreux à avoir réalisé la quadrature du cercle. Avec, en plus, pour beaucoup d’entre eux, le soyeux et une texture veloutée qui nous fait littéralement craquer. Nos préférés ? Branaire Ducru, qui incarne la quintessence de l’élégance des saint-juliens, Gruaud Larose, exubérant, Léoville Poyferré, inimitable, Léoville Barton et son nez envoûtant, les deux Pichon (de styles pourtant bien différents) et Lynch Bages, dont quelques esprits grincheux railleront tout de même le côté un poil body-buildé. Mention spéciale pour Phélan Ségur, gourmand et parfaitement équilibré.
On ne s’inquiète pas trop pour le destin des châteaux Clerc Milon et d’Armailhac, parfaitement réussis : l’Asie va s’en emparer. Même scenario pour Beychevelle, qui malgré la légère rugosité de tannins en fin de bouche devrait aussi déchaîner les passions. L’ambiance est à la fête, les producteurs souriants, Philippe Castéja (Président du Conseil des Grands Crus classés) d’humeur toujours aussi badine, l’œnologue Franck Dubourdieu tout à l’émotion du prochain mariage de sa fille. Patrick Maroteaux (Château Branaire Ducru) promet que ses vins ne partiront pas (tous) en Asie : ouf !
Pas une minute, malheureusement, pour lézarder sur la pelouse et les transats gentiment mis à notre disposition par les propriétaires : l’heure tourne ! Et celle du goûter se profile : il est temps de se diriger vers le Château Desmirail, qui accueille cette année la dégustation des crus de Sauternes. Les arômes exotiques du château de Fargues nous envoûtent instantanément. On goûtera avec un même bonheur Doisy Daëne, Suduiraut et Rayne Vigneau. Mais déjà, Julien Minguot (du négociant La Passion des Terroirs), qui nous accompagne tout au long de cette journée s’inquiète, le train ne nous attendra pas… Retour vers Bordeaux. Cet accès de gourmandise nous aura perdus : le train n’a effectivement pas attendu. Sans rancune. Nous nous laissons réchauffer aux derniers rayons du soleil aquitain et commençons à réunir les souvenirs, nombreux et riches de cette journée. Le millésime 2010 confirme, même à l’issue un premier survol, sa fabuleuse qualité.
* Paul Pontallier est depuis 1983 le Directeur du Château Margaux.
** A l’occasion des primeurs 2009, Château Margaux avait annoncé la création d’un troisième vin. A retrouver dans le compte rendu de notre dégustation des primeurs 2009.
Primeurs 2009 : une journée de dégustation à Bordeaux
Accédez au diaporama de la journée des primeurs à Bordeaux.
A lire également :
Château Margaux, jamais deux sans trois
2010 à Bordeaux : premiers échos de la vendange
En savoir plus sur les Primeurs
Consultez les ventes de vin en cours
Thèmes : millésime 2005 | Blog vin | foire aux vins | livraison vin | guide vin | vente vin | vente bouteilles | régions
vin primeurs 2010 | prix vin | vente vin | marché du vin | millésimes | wine auction | Petrus
Acheter du vin | foire aux vins 2011 avec iDealwine : argus vin | achat vin | vin idéal | vin primeur | cote vin





























