Haut Brion achète le château Tertre Daugay à Saint-Emilion
juin 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Domaine Clarence Dillon, propriétaire du Château Haut Brion complète son écrin de grands crus avec le rachat, ces derniers jours, du Château Tertre Daugay, grand cru classé de Saint Emilion.
Ce domaine de 16 hectares était la propriété de la famille Malet Roquefort depuis 1878. Ces dernières années, c’est Alexandre de Malet Roquefort qui gérait le vignoble, avec l’appui du consultant Stéphane Derenoncourt. Le vignoble est composé à 60% de merlot et 40% de cabernet franc. Il passe sous l’escarcelle du domaine Clarence Dillon, déjà propriétaire du Château Haut Brion ainsi que le Château La Mission Haut Brion (depuis 1983), et aussi de la marque Clarendelle. C’est le Prince Robert de Luxembourg, arrière petit fils de Clarence Dillon et actuel gérant, qui est à l’origine de ce projet. Avec la perspective tirer le meilleur du terroir du château Tertre Daugay et de hisser ce cru au plus haut niveau.
Château Tertre Daugay :
Cette propriété a été achetée en 1978 par le comte Léo de Malet Roquefort, propriétaire du château la Gaffelière. Riche, charnu et fruité, ce vin déploie un magnifique bouquet boisé. Très fin, il possède une longévité remarquable. Un vin superbe, en progression constante.
Tertre Daugay, reconnu pour son magnifique terroir, a été tiraillé par les critiques : ovationné en 2005 (millésime considéré comme le plus beau jamais réalisé par le domaine), il fait l’objet de commentaires moins flatteurs en 2006. Ce n’est quand 2010 qu’il retrouve sa place de grand cru classé aux yeux des dégustateurs.
| La cote du Château Tertre Daugay | |
| Millésime | Cotation iDealwine au 29/06/2011 |
| Tertre Daugay 2008 | 18 € |
| Tertre Daugay 2007 | 17 € |
| Tertre Daugay 2006 | 16.64 € |
| Tertre Daugay 2005 | 28.04 € |
| Tertre Daugay 2003 | 27.52 € |
| Tertre Daugay 2001 | 28.03 € |
| Tertre Daugay 2000 | 18.73 € |
| Tertre Daugay 1998 | 20 € |
| Tertre Daugay 1997 | 13.88 € |
| Tertre Daugay 1996 | 34.49 € |
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Vente à Lyon : grands Bordeaux, Romanée Conti 1961 et vins du Rhône
juin 30th, 2011 by Rédaction iDealwine
Avec ses quelque 550 lots, le catalogue de la vente de Lyon mérite plus qu’un détour. Au programme, de belles signatures de Bordeaux, une superbe sélection de vins de la vallée du Rhône et de beaux flacons de Bourgogne, parmi lesquels un mythe : Romanée Conti 1961.
Pas question de passer à côté de ce catalogue ! Parmi les grands crus de bordeaux proposés à la vente, les amateurs retrouveront avec bonheur de grands classiques tels que Château Léoville Las Cases 1990, 1998, Château Gruaud Larose 1998, Château Palmer 1995 ou encore Château Calon Ségur 2000. A noter également, la présence de belles références de sauternes, parmi lesquels Château d’Yquem 1975, Château de Fargues 1989, Château Filhot 2001… En Bourgogne les vins sont moins nombreux, mais on trouve tout de même au catalogue un flacon absolument exceptionnel de Romanée Conti 1961. Un mythe, à peu près introuvable aujourd’hui ! Parmi les bourgognes blancs, il ne faudra pas laisser passer les chablis du domaine Dauvissat. Ils sont présentés à la vente dans de beaux millésimes, et tout particulièrement 2002. On trouve ains les grands crus Les Clos et les Preuses 2002 ou encore le 1er Cru Forest, 2002 également.
En vallée du Rhône la sélection est particulièrement alléchante. Du côté de Côte-Rôtie tout d’abord, on retrouve les grandes cuvées de Guigal : La Landonne 1999, 2001, 2005, 2006, La Turque 2000, 2001, 2005, La Mouline 2000, 2001, 2005, et aussi Château d’Ampuis 2003, 2004. On notera la présence d’une rare impériale de Châteauneuf du Pape Vieux Télégraphe 1990, à ne pas confondre avec la cuvée impériale du domaine Raymond Usseglio, proposée, celle-là , en magnum. Intéressants également, l’hermitage La Chapelle 1998 de la maison Jaboulet et, en blanc l’hermitage Ex Voto 2001 de Guigal.
Les enchères se clôturent sur iDealwine le 4 juillet prochain.
Zoom sur le domaine de Trévallon
juin 29th, 2011 by Rédaction iDealwine
Situé sur le versant nord des Alpilles, entre Avignon et Arles, le domaine de Trévallon fut acquis en 1955 par René Dürrbach. Cet artiste, à la fois peintre et sculpteur, cherchait à fuir l’agitation de la Côte d’Azur pour se retirer dans un coin plus paisible et y accueillir ses amis, Picasso, Léger, Delaunay, Gleizes …
Il décide alors d’y planter de la vigne. En 1973, à 23 ans, son fils, Eloi Dürrbach, alors étudiant en architecture à Paris, s’installe dans un des mas, celui de Trévallon, et entreprend la création d’un vignoble en dynamitant les collines entourant le domaine. Des travaux pharaoniques sont ainsi engagés, des éclats de roche étant intégrés à la terre après un travail en profondeur des sols. Les premières vignes sont plantées durant l’hiver 1973 sur trois hectares, dans un site tout à fait extraordinaire, mélange de garrigues et de rochers calcaires. En 1976, la première cuvée de Trévallon voit le jour.
Le vignoble qui compte aujourd’hui 17 hectares (15 hectares de rouges) est constitué de petites parcelles situées dans un rayon de deux kilomètres autour de la cave. Les vignes sont cultivées de façon naturelle et traditionnelle sans insecticide, ni engrais, ni herbicides chimiques. Pour la production de vins rouges, Eloï Durbach a fait le choix d’une répartition à parts égales entre carbernet-sauvignon et syrah. Une décision qui lui a valu un refus de l’INAO d’homologuer son vin en AOC Baux de Provence lors de la création de l’appellation, en 1993. En cause, le cabernet sauvignon, trop fortement représenté dans l’assemblage. C’est pourtant lui qui confère au vin un caractère particulier : sur le terroir des Alpilles, il apporte des notes épicées, avec des arômes de cannelle et de poivre. La syrah confère au vin son moelleux et un caractère soyeux, envoûtant.
Depuis le millésime 1996, les étiquettes (portant désormais la mention VDP des bouches du Rhône) varient chaque année et sont illustrées d’après des dessins originaux réalisés par René Durbach quelques années avant son décès, en 2000. Le domaine est à présent géré par Éloi et ses enfants, Antoine et Ostianne. Les vins, salués unanimement par la critique, figurent sur les cartes des meilleurs restaurants.
Retrouvez dans le cadre de l’Offre iDéale en cours sur les grands vins de Provence les cuvées du domaine de Trévallon :


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110 000€ pour un magnum de cahors du Château de Caïx !
juin 28th, 2011 by Rédaction iDealwine
Un magnum du château de Caïx, à Luzech dans le Sud Ouest de la France (Cahors) a été adjugé 110 000€ à Pékin il y a quelques jours.
Le pédigrée du propriétaire de ce domaine viticole (le Prince Henrik, époux de la Reine Margarethe de Danemark) y est-il pour quelque chose ?
C’est lors d’une vente aux enchères caritative au profit d’une association qui s’occupe des handicapés que ce magnum a battu tous les records pour la vente d’un vin de Cahors. Ce lot a été acquis par Liu Ke Jing, directeur général du groupe Dynasty, l’un des plus grand producteurs de vin en Chine.
Guillaume Bardin, directeur et gérant du château de Caïx semble ravi de ce beau résultat, qui selon lui « aura un impact considérable sur l’image du vin de Cahors en Chine ! »
A propos des vins de Cahors
Le vignoble de Cahors est l’un des plus vieux vignobles de France. Présent sur le marché de Londres dès 1225, il suscite à cette époque des exportations massives qui vont jusqu’à dépasser 40 000 tonneaux au début du 14ème siècle. Un climat tempéré et un automne traditionnellement ensoleillé sont autant d’atouts pour garantir une maturation parfaite des raisins et une récolte de qualité. Le terroir est harmonieusement réparti entre les Causses calcaires composés de pierrailles et d’argile et la vallée du Lot aux terrasses d’alluvions. De couleur rouge vif, mais parfois noirs, les vins de Cahors sont variés, amples en bouche, tantôt rudes et tanniques, tantôt veloutés et moelleux, suivant leur terroir d’origine et leur degré de vieillissement.
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Que boire après Vinexpo ?
juin 27th, 2011 by Veronique Raisin
Ite misa est. Les reliques sont rangées, les pèlerins repartis, fourbus mais joyeux, il faut regagner ses pénates : Vinexpo est fini !!! Après une folle semaine de déambulation, de dégustations et d’agapes, quelques conseils pour un atterrissage en douceur…
40 000 mètres carrés de stands, 47 pays représentés, 70 000 bouteilles débouchées, 48 000 visiteurs, le double d’ampoules aux pieds et le double du double aux doigts (à cause des tire-bouchons et sans compter les unijambistes ou les petits bras). Vinexpo 2011 est un très bon millésime.
Seulement voilà : que boire après avoir trinqué de tous bords ?
Un ami et collègue m’avait prévenue un jour, après une semaine marathonienne dans le Médoc : surtout ne t’arrête pas d’un coup, c’est ça qui achève. Effectivement, la chute fut brutale car passer dans le sas de décompression sans bouteille revient à franchir le mur du son sans boules Quiès.
Quelques conseils d’après-course :
- la diète : je vous la déconseille. On ne vend pas des herbes en sachet pour mettre dans de l’eau chaude, chez iDealwine. On travaille. Enfin, boire beaucoup d’eau est tout de même recommandé.
- l’atterrissage en douceur : bon là vous ne dites pas que je vous l’ai dit, mais la bière, c’est épatant ! Pas trop alcoolisée (évidemment ne prenez pas une Guiness…), ça rince bien et ça enlève tous les tannins.
- l’atterrissage en douceur 2 : après la bière, passez au champagne. Même effet mousse, mais cette fois sur un palais refait à neuf. Un non dosé (un champagne sans liqueur de tirage, ou inférieure à 4g/l) ou un blanc de blancs (100% chardonnay), fins et rafraîchissants.
- à partir du deuxième jour, réintroduisez progressivement un petit verre de vin blanc ou de vin rosé. Je pense à un sauvignon de Saint-Bris, un muscadet, un aligoté. Préférez les rosés de presse aux rosés de saignée, beaucoup plus vineux. Provence en tête, mais aussi Loire, vous en fourniront de fameux.
- à partir du troisième jour, une bonne lichette de gamay de Touraine ou du Beaujolais (Fleurie, Côtes de Brouilly, Saint-Amour…), puis montez peu à peu en puissance avec un vin rouge jeune de Bourgogne (Côte de Beaune, Saint-Romain, Marsannay, Givry, Rully…), un bordeaux (Côtes de castillan, pomerol ou saint-émilion) pour terminer par des rouges plus corsés comme un châteauneuf-du-pape, un cahors, un bandol, un pic saint-loup.
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Tarte courgettes et saumon au romarin
juin 26th, 2011 by Rédaction iDealwine
Ça sent drôlement l’été, quand on commence à parler de romarin… Cette plante qui fleure bon la Provence viendra relever agréablement les saveurs de cette tarte, mais n’ayez pas la main trop lourde tout de même. En écho à cette recette, jouez les accords locaux, ouvrez une cuvée de côtes de Provence, de Bandol ou de Cassis : en blanc ou en rosé de préférence.
Préparation:
20min
Cuisson:
45min
Ingrédients pour 6 personnes :
- 1 rouleau de pâte brisée
- 3 courgettes
- 3 pavés de saumon surgelés
- 2 oeufs
- 25 cl de crème légère
- 1 bouquet de romarin
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre
Préparation de la recette
Préchauffez le four à 160°C
Dans une casserole, faites revenir les courgettes coupées en rondelles avec un peu d’huile d’olive et laissez cuire à feu moyen pendant 15 minutes environ.
Parallèlement, faites cuire à la poêle les pavés de saumon à feux doux pendant 10 minutes environ en retournant les pavés à mi-cuisson.
Étalez la pâte dans un plat rond, piquez à l’aide d’une fourchette et enfournez 5 à 10 minutes à 200°C. La pâte doit être légèrement dorée.
Mélangez dans un grand saladier les oeufs, la crème, le saumon et les courgettes. Ajoutez les brins de romarin et versez le mélange dans le plat. Salez, poivrez et enfournez 30 minutes à 160°C en surveillant régulièrement la cuisson.
L’accord iDéal :
Une recette en partenariat avec Goosto.
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Offre iDéale : entre art et vin, le Château Sainte Roseline en Provence
juin 24th, 2011 by Veronique Raisin
Magnifique propriété, premier lieu touristique du Var avec sa chapelle décorée de fresques et mozaïques de Chagall, Bazaine, Ubac et d’un bas-relief de Giacometti, le Château Sainte-Roseline est un incontournable du vignoble de Provence. Tous les ingrédients y sont réunis pour séduire les amateurs d’art et de vin.
Le Château Sainte Roseline est en réalité une ancienne abbaye du 12e siècle, fondée par un ermite. Roseline, fille du Marquis de Villeneuve, Seigneur des Arcs, fut la Mère Prieure de l’Abbaye de 1300 à 1329. Elle fut sanctifiée au 19e siècle et son corps repose aujourd’hui sous une châsse de verre dans la chapelle. Bernard Teillaud, qui a grandi aux Château des Demoiselles voisin, reprend Sainte Roseline en 1994.
Le vignoble, situé près des Arcs-sur-Argens, compte plus de cents hectares. A cela s’ajoutent désormais ceux du Château des Demoiselles, une propriété récemment rachetée et totalement réhabilitée pour être transformée en chambres d’hôtes de grand luxe avec piscine.
La famille Teillaud, Bernard d’abord, Aurélie Bertin aujourd’hui, ne chôment pas ; l’accueil est le point fort de cette propriété et des circuits de visite (avec dégustation) sont organisés tout au long de l’année en différentes langues.
Culture, gastronomie et art sont indissociables de Sainte-Roseline. Cet été, – et comme chaque année – découvrez les Å“uvres d’une artiste (passionnée d’art, Aurélie Bertin a choisi d’exposer des Å“uvres d’artistes femmes en hommage à sa grand-mère, elle-même artiste peintre et présente sur le domaine jusqu’en 1978). « La vigne enracinée » de Catherine Baas se tiendra au Château des Demoiselles du 1er juillet au 31 octobre 2011.
Les vins du Château Sainte Roseline (rouges, blancs mais surtout rosés, qui représentent la moitié des vins produits) sont irréprochables, grâce à des installations modernes, des tables de tri et des pressoirs derniers cri.
Découvrez dans le cadre de l’Offre iDéale en cours les vins du Château Sainte Roseline :



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La Revue du vin de France se lance sur le marché chinois
juin 24th, 2011 by Rédaction iDealwine
Vous parlez mandarin ? Achetez la Revue du vin de France ! Réponse logique à l’emballement du marché chinois en matière de vin : la Revue du Vin de France, toujours en mouvement après 84 années d’existence, a lancé une édition étrangère à Pékin le 28 mai dernier.
La Revue du vin de France a désormais son alter ego en Chine. Le 28 mai dernier, le premier numéro de son édition chinoise a été dévoilé. L’événement était célébré au Ritz Carlton, l’un des plus prestigieux hôtels de Pékin. 250 invités de marque étaient réunis autour d’une même passion : le vin. Dans l’assistance, on pouvait croiser ministres chinois et personnalités du monde des affaires tels que Kong Dan du groupe Citic, Wang Feng de China Life et Wang Boming de SEEC Media Group, éditeur de la RVF chinoise, en charge déjà d’une vingtaine de magazine en Chine, ainsi que les représentants de l’ambassade de France.
M. Christophe Salin, directeur général des Domaines Barons de Rothschild est une figure incontournable dans l’Empire du Milieu. Un pays qu’il connait de longue date puisqu’il s’y est rendu à un nombre incalculable de reprises pour y vanter les mérites de ce Château Lafite Rothschild tant prisé des amateurs chinois.
A l’occasion du lancement de la RVF en chinois, il a animé une dégustation de trois millésimes du premier cru classé de Pauillac 1988, 1990 et 2008 : succès garanti !
Les représentants de la Revue étaient naturellement là : Jean-Paul Lubot, Directeur de la Publication, Denis Saverot, Directeur de la rédaction et Lin Libo, rédacteur en chef de l’édition chinoise.
Le salon de la RVF, prévu à Pékin en
novembre prochain, permettra de renforcer ce lancement, qui s’accompagnera aussi fin juin du lancement de l’application sur l’iPhone.
Les actions se multiplient autour de ce nouveau marché : création de l’Académie du vin en Chine, organisation de voyages œnologiques dans le vignoble français… Les initiatives ne manquent pas pour convertir les chinois au vin français. D’autant que la Revue du vin de France organisait ces jours-ci un débat passionnant à Vinexpo sur le thème Les Chinois et le goût du vin.
D’autres publications sont à venir : le magazine Terre de Vins sera publié en mandarin à partir du mois de juillet, et le Decanter publie en juillet un dossier complet spécial Primeurs 2010, intégralement en mandarin.
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Soirée Vinexpo : féérie bordelaise au Château Haut-Brion
juin 23rd, 2011 by Angelique de Lencquesaing
Dimanche dernier, le château Haut Brion accueillait le dîner organisé par le Conseil des Grands Crus Classés pour la presse internationale. Raffinement exquis, harmonie délicieuse et intense volupté d’une soirée « 9 étoiles », dont seul Bordeaux semble encore détenir le secret.
Ce soir, on baisse les armes. Certes, Vinexpo a ouvert ses portes quelques heures auparavant, les affaires vont pouvoir commencer. Mais dans le parc du Château Haut Brion, le temps est suspendu. Les invités sont accueillis par le Prince Robert de Luxembourg, propriétaire des lieux, Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, et Jean-Philippe Delmas, Directeur d’exploitation du Château Haut Brion.
Un écrin : le château Haut Brion, ancré à proximité immédiate de Bordeaux. Et pourtant loin, si loin de l’agitation qui embrase la ville tous les deux ans à l’approche de ce salon vers lequel converge la planète vin. Une tente entièrement transparente, éclairée de lustres de cristal semble avoir été posée, en apesanteur, au milieu des arbres du parc, avec vue sur les fenêtres illuminées du château.
Une ambiance : un piano de concert, installé aux portes du château, égrène quelques notes qui se fondent dans le léger brouhaha des conversations. Smocking, robes du soir et bijoux : les invités qui ont (presque) tous respecté le dress-code se remettent du choc esthétique de l’arrivée en dégustant quelques gorgées de sauternes. Pour moi la volupté commence avec le Château Suduiraut 2005. Petit spectacle avant le dîner : les danseurs de l’Opéra National de Bordeaux s’élancent. Puis vient le ballet des invités qui gagnent la tente, encadrés d’une haie d’honneur formée par les serveurs en queue de pie.
Une lumière : dorée comme la robe d’un sauternes, celle d’une fin de journée de juin. A l’heure où le soleil se couche sur les vignes, le Ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, maire amoureux de sa belle ville de Bordeaux, se fait lyrique dans son allocution d’introduction.
Une famille : celle des propriétaires des grands crus classés de Bordeaux, réunis pour la traditionnelle photo. Leurs vins seront apportés en procession et servis au cours du dîner, à chacune des tables où ils ont été placés. Tables et tente décorées d’une explosion de roses anciennes qui semblent avoir été fraîchement cueillies dans le jardin du château.
Neuf étoiles : le Conseil des Grands Crus Classés les connait bien, qui avait édité l’année dernière en livre de recette d’anthologie, associant les crus bordelais aux plats concoctés par les chefs du monde entier. 18 heures de préparation par plat au minimum. Ce soir, trois chefs auréolés de leurs nuef étoiles cumulées sont venus déployer leurs talents à Bordeaux. Anne-Sophie Pic (Maison Pic à Valence), Yannick Alléno (Le Meurice à Paris) et Alain Passard (L’Arpège à Paris) deviennent ainsi les chefs d’orchestre d’un incroyable ballet de saveurs, rythmé par l’arrivée des grands crus servis avec soin par les maîtres d’hôtel.
Chaque table goûte les vins offerts par les propriétaires. Au cours de la soirée, les millésimes 2003, 1995 à 1985 émaillent ainsi le dîner. A la nôtre, les châteaux Saint Pierre et Lafon Rochet 2003 affichent une éclatante jeunesse et une belle vigueur. Nous avons droit aux fameuses betteraves d’Alain Passard, néo-converti aux légumes venus tout droit de ses deux potagers. Anne-Sophie Pic nous livre ensuite une somptueuse interprétation du homard bleu, servi sur un lit de fèves, relevées de quelques fruits rouges. Du rouge, du vert. Un régal pour le palais autant que pour l’œil. Sur ce plat, un château un saint-pierre 1996 pleinement fondu et un château lafon-rochet 1995 d’une parfaite élégance. Rien n’accroche.
Point d’orgue de la soirée : alors que les maîtres d’hôtels s’affairent et découpent un le carré de veau rosé à la perfection (une gageure) de Yannick Alléno, Château Haut Brion 1975, conservé en double-magnum, est présenté aux convives dans des carafes au chiffre du domaine. Celles-ci ont été spécialement créées par Riedel pour célébrer le 75e anniversaire des domaines Clarence Dillon. Les voix divines du Stabat Mater de Pergolèse s’élèvent. Le temps s’arrête. Stabat Mater… A ce stade, plus personne ne souffre vraiment, le château haut-brion 1975 tapisse nos palais d’une texture en dentelle. La finale, sur de délicates notes fumées, est somptueuse.
Quelques instants plus tard, le Château d’Yquem 1990 fait son entrée. Il accompagnera une assiette de dessert alliant les douces saveurs d’un soufflé au citron, de fraises des bois à l’huile d’olive et d’un délicat vacherin framboise café … Vertige de textures et d’arômes, chaque ingrédient a été choisi pour se fondre voluptueusement au vin qu’il sublime.
Elégance : ce mot sera sans doute le fil conducteur de la soirée. On a beau chercher, pas la moindre trace d’un défaut de goût, ni de ce luxe parfois tapageur destiné à impressionner le plus grand nombre.
Au cours du dîner, Olivier Poussier, appelé à commenter l’un des millésimes servi, prend la parole et lance un vibrant appel à la modération des prix. Léger froid. Poliment, mais fermement, il sera rappelé à l’ordre en fin de soirée : élégance oblige, ce n’est ni le lieu, ni le moment de parler d’argent. Nous en prenons bonne note. Surtout moi, l’analyse des prix restant tout de même l’une des spécialités
.
Quintessence de l’art de vivre à la française, grand moment de raffinement jusque dans les moindres détails, la soirée s’achève tout en délicatesse, au pied du château, devant un verre de Cognac ou un nectar de café. Suprême élégance : alors que les invités s’apprêtent à reprendre le chemin du retour sur terre, le Prince de Luxembourg, hôte des lieux, trouve un mot personnel pour chacun.
Les soirées organisées dans le cadre de Vinexpo sont décidément de celles dont on se souvient toute une vie. Celle-ci n’a pas failli à la réputation d’élégance des grands crus bordelais. Et, au-delà , elle incarne cette tradition de l’excellence à la française que le monde entier continue à louer.
En savoir plus sur le château Haut Brion
A lire également :
Vinexpo 2011 : c’est parti !
- L’hôte de cette soirée, le Prince Robert de Luxembourg et son épouse
- A l’arrivée des invités, le sourire de Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Directeur d’exploitation du Château Haut Brion
- Durant le cocktail, le spectacle des danseurs de l’Opéra National de Bordeaux
- Photo de famille : les propriétaires des Grands Crus Classés en 1855, réunis autour du Prince de Luxembourg et de son épouse
- Le Prince Robert de Luxembourg et son épouse rejoignent la tente où sera servi le dîner
- Dans les coulisses, Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères et maire de Bordeaux, Philippe Castéja, Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Anne-Sophie Pic (Paison Pic), Prince Robert de Luxembourg (Château Haut Brion), Yannick Alléno (Le Meurice), Jean-Philippe Delmas, Directeur technique du Château Haut Brion, Allain Passard (l’Arpège)
- Posée en apesanteur dans le parc du château, la tente du dîner « 9 étoiles »
- Un dîner sous le ciel étoilé du château Haut Brion
Vente à prix fixe : la cave d’un amateur
juin 22nd, 2011 by Rédaction iDealwine
Bourgogne et vallée du Rhône : tels sont les deux régions les plus représentatives de la cave dispersée dans le cadre de cette vente à prix fixe. Au total plus de 1500 lots, répartis sur cinq catalogues. Chers amateurs, ne tardez pas !
La vente se déroule jusqu’au 4 juillet prochain, mais les lots s’arrachent, comme il se doit, dans les premières heures de la vente…
L’amateur dont la cave est dispersée ne cachait pas sa tendresse pour le pinot et le chardonnay de Bourgogne. Au catalogue de cette vente, les grandes appellations de la région, représentées par les meilleures signatures se succèdent. En côtes de Nuits, le domaine Henri Jayer occupe une place à part, et ses afficionados pourront donc trouver au catalogue un flacon mythique : le vosne-romanée 1er cru Cros Parantoux 1990 de ce vinificateur d’exception, aujourd’hui disparu. En bonne position également, le domaine de Vogüé, avec des chambolle-musignys 1er cru issus des millésimes 2005 à 2008, incluant la fameuse cuvée de 1er Cru les Amoureuses 2005. Cette cuvée est également proposée dans le millésime 2007, produite par le domaine Roumier. Parmi les autres grandes signatures, citons Les domaines Henri Gouges à Nuits Saint-Georges, Grivot dont on retrouve les vins produits sur les appellations de Vosne Romanée et Nuits Saint-Georges, Dugat et Dugat-Py à Gevrey Chambertin, Hudelot-Noëllat avec de belles cuvées de Vosne Romanée.
En blanc, le domaine Leflaive est à l’honneur, avec plusieurs millésimes de puligny-montrachet 1er Cru les Pucelles, Folatières ou Combettes. Soulignons aussi la présence des vins des domaines Lafon et Roulot à Meursault. Rouge ou blanc, le domaine Lucien Lemoine est quant à lui représenté par une belle sélection de crus de Vosne-Romanée, Puligny-Montrachet et Meursault.
En vallée du Rhône, la qualité est elle aussi au sommet. La cave de cet amateur recelait en effet les grands cuvées de Côte-Rôtie signées Guigal : La Mouline 1999 et 2003, La Landonne 1999, 2003 et 2005, la Turque 1995 et 2005. Tout aussi remarquables, les hermitages rouges et blancs de Jean-Louis Chave, en vente dans les millésimes 2006 et 2007 ainsi que l’hermitage-la-chapelle 2005, en rouge, et le 2006 en blanc de cette même cuvée, une nouveauté chez Jaboulet. Au nord de la vallée du Rhône, signalons également, pour les amateurs de viognier, le rare château-grillet 2005. Cap sur le sud maintenant avec, à Châteauneuf du Pape, les vins des domaines du Pegaü (cuvée Réservée 2003 et 2006), de Marcoux (Vieilles vignes 2006), Usseglio…
Dans les autres régions, on ne manquera pas en Champagne la cuvée S de Salon, millésimée 1997, les sancerres La Grande Côte 1989 et 2006 de chez Cotat, et aussi quelques bordeaux issus du millésime 2008 : Trotanoy, Hosanna, La Fleur Petrus et Magdelaine.
Consultez vite les catalogues de cette belle vente d’amateur :
Catalogue 1 : Bordeaux – Clôture le 4 juillet 2011 à 10h00
Catalogue 2 : Bourgogne – Clôture le 4 juillet 2011 à 10h05
Catalogue 3 : Bourgogne – Clôture le 4 juillet 2011 à 10h10
Catalogue 4 : Vallée du Rhône – Clôture le 4 juillet 2011 à 10h15
Catalogue 5 : Diverses régions – Clôture le 4 juillet 2011 à 10h20
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