Les vins de Mouton Rothschild aux enchères, la revanche
14 octobre 2010 par Angelique de Lencquesaing
Dans la famille Rothschild, je demande désormais… Mouton ! Nous l’évoquions déjà depuis quelques mois. Les ventes récentes le confirment. Le cours des vins du Château Mouton Rothschild sont entrés dans une spirale haussière. Le mouvement est-il de même nature que celui qui a atteint le prix des vins du "cousin" Lafite ? Les grandes ventes de fin d’année le confirmeront.
Un Premier Cru Classé de Pauillac, comme Lafite. Un nom qui sonne et qui résonne comme celui de son cousin. Tous les ingrédients semblaient réunis depuis quelques mois pour que la fièvre s’empare des vins du Château Mouton Rothschild. C’est désormais chose faite. Les dernières ventes aux enchères de vin ont confirmé la forte hausse des cours des vins issus du domaine de Philippine de Rothschild. Avec un signe qui ne trompe pas : ce mouvement atteint non seulement les grands millésimes, mais aussi les années dites "intermédiaires", telles que 1994, 2001, 2002…
Le second vin de Mouton Rothschild encore protégé
On notera que Mouton Rothschild ne ravit pas la vedette aux vins de Château Lafite Rothschild, toujours aussi prisés aux enchères. En revanche, on ne retrouve que très épisodiquement dans les catalogues de vente Le "Petit Mouton" : le second vin de Mouton Rothschild ne suit pas encore la trajectoire fulgurante du second de Lafite, les Carruades de Lafite, qui s’adjuge désormais rarement en dessous de 200€. En effet, parmi les premiers crus classés de Bordeaux, des seconds vins tels que Pavillon Rouge de château Margaux ou les Forts de Latour sont eux aussi activement recherchés. Le Petit Mouton suivra-t-il le mouvement ? Réponse dans quelques mois.
Quelques adjudications récentes sur les vins de Château Mouton Rothschild
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Vin |
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Prix |
Prix |
Cote |
Variation |
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d’adjudication |
d’adjudication |
iDealwine |
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du lot |
unitaire |
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1 Bouteille(s) |
163 |
163 |
133 |
23% |
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1 Bouteille(s) |
163 |
163 |
140 |
16% |
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2 Bouteille(s) |
2015 |
1008 |
767 |
31% |
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1 Bouteille(s) |
198 |
198 |
165 |
20% |
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6 Magnum(s) |
3220 |
537 |
437 |
23% |
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|
1 Bouteille(s) |
195 |
195 |
187 |
4% |
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|
6 Magnum(s) |
2875 |
479 |
374 |
28% |
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|
12 Bouteille(s) |
2359 |
197 |
169 |
17% |
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12 Bouteille(s) |
3450 |
288 |
255 |
13% |
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4 Bouteille(s) |
1265 |
316 |
236 |
34% |
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6 Bouteille(s) |
1415 |
236 |
180 |
31% |
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8 Bouteille(s) |
2760 |
345 |
251 |
37% |
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3 Magnum(s) |
5897 |
1966 |
1450 |
36% |
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1 Bouteille(s) |
244 |
244 |
199 |
23% |
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6 Bouteille(s) |
1769 |
295 |
188 |
57% |
A lire également :
Après Lafite, quel sera le vin le plus recherché ?
Les amateurs s’arrachent les seconds vins aux enchères



















Les cours qui montent sont ceux des marques.
Lafite est une marque pour laquelle l’effet millésime est gommé et homogénéisé.
Margaux travaille énormément son image en Asie grâce notamment à l’événementiel.
Le travail de l’image de Mouton est aussi impressionnant. A contrario pour Mouton c’est l’étiquette elle même qui distingue artistiquement chaque millésime et qui est un vrai outil de fidélisation. Parmi ces vins le Mouton 2000 est une oeuvre d’art ce qui explique pourquoi sa cotation dépasse la valeur intraseque.
Cet effet marque explique la hausse de seconds vins.
Si un chinois ne trouve pas de Lafite, ce n’est pas Latour ou Mouton qui le substituera, c’est le « little lafite » (Carruades), qui est et reste du Lafite pour eux.
@Jack, je suis d’accord avec vous sur l’idée que l’effet millésime est aujourd’hui moindre sur Lafite. Des années comme 2002 par exemple, dont le marché ne voulait pas entendre parler jusqu’à une période récente, sont aujourd’hui très recherchées.
S’agissant de Mouton Rothschild, la personnalisation des étiquettes n’est pas récente (1945…), en revanche la hausse de prix remonte à quelques mois, avec une accélération ces dernières semaines qui mérite d’être soulignée.
Ce n’est peut-être pas tant la relative pénurie de Lafite que l’intérêt croissant du marché chinois pour les grands crus bordelais qui bénéficie à Mouton Rothschild aujourd’hui et, sans doute dans un avenir proche, à une gamme plus large de vins de Bordeaux.
A quand la pénurie de grands crus classés de Bordeaux sur le marché français ?