Recette de la semaine : Crêpes Suzette
janvier 31st, 2010 by Rédaction iDealwine
Un must de notre patrimoine gastronomique français ! Nous devons cette recette au célèbre Auguste Escoffier, qui, selon la légende, l’aurait créée à la suite d’un incident de service. Au moment d’être apportée au futur roi Edouard VII qui déjeunait à Monaco, l’assiette contenant des crêpes à la liqueur d’orange s’enflamme inopinément. Le dessert ainsi créé aurait donc pris le nom de la ravissante jeune femme qui accompagnait le prince de Galles… Pour accompagner cette recette, un vouvray, un muscat ou un pinot gris formeront un accord savoureux.
Préparation:
5 min
Cuisson:
20
Ingrédients :
Pour la pâte à crêpe:
- 350 g de farine
- 6 oeufs
- 2/3 litre de lait
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 bonne pincée de sel
- 80 g de beurre fondu pour la pâte
- 5 à 10 g de beurre fondu pour la poêle
- 2 cuillères à soupe de Cognac ou d’eau de fleur d’oranger.
Pour la garniture:
- 2 zestes d’oranges non traitées
- 80 g de beurre tempéré
- 60 g de sucre
- 2 cuillères à soupe de curaçao ou de rhum selon votre goût
Préparation de la recette
Les crêpes
Idéalement, la pâte à crêpes se prépare au moins 2 heures avant la cuisson pour la faire reposer.
Mais cela n’est pas obligatoire.
Aussi, tout le monde peut s’autoriser des crêpes party improvisées à la dernière minute et se régaler !
Astuce pour limiter le risque de grumeaux : commencer par mélanger au fouet dans une jatte la farine et le lait froid.
Le mélange liquide obtenu est bien fluide et sans grumeaux.
Délayer alors dans ce mélange, les oeufs, le sucre vanillé et une bonne pincée de sel.
Le résultat est liquide mais encore un peu pâteux.
Vous délayez alors avec le beurre fondu et le petit filet de de cognac ou d’eau de fleur d’oranger que vous ajoutez pour finir.
La pâte doit être claire, nappant juste le doigt.
Si vous la jugez trop épaisse, ajoutez encore un peu de lait.
Conseils de cuisson
Graissez légèrement une poêle très nette et surtout très lisse avec un linge propre trempé dans le beurre fondu.
Il est conseillé de ne pas verser de beurre dans la poêle.
Il peut alors brûler et gacher le résultat.
La poêle doit juste être grasse et très chaude.
Versez dans la poêle la quantité juste nécessaire pour en napper le fond en une couche mince.
Laissez prendre la pâte qui se détachera toute seule de la poêle.
Faîtes alors sauter la crêpe pour la retourner et terminer la cuisson de l’autre côté.
Pensez à bien graisser la poêle autant que nécessaire (environ toutes les deux ou trois crêpes).
La première crêpe est toujours la « crêpe test » : elle permet de voir si la pâte est bien à point.
Si la première crêpe attache un peu : ce n’est pas grave, une fois la poêle bien chaude et bien graissée pour la deuxième crêpe, tout devrait s’arranger.
Si la première crêpe a l’air un peu cartonneuse, un peu sèche : ajoutez un peu de beurre ou de lait à la pâte.
Si la première crêpe a l’air fragile, si elle se déchire facilement : ajoutez à la pâte un peu de farine tamisée en remuant énergiquement avec le fouet pour ne pas faire de grumeaux.
Préparation de la garniture
Lavez et frottez les deux oranges.
Rapez leur zeste.
Dans un bol, mélangez le zeste des oranges au beure en l’écrasant avec le dos de la fourchette.
Ajoutez le sucre et le curaçao ou le rhum.
Vous obtenez une sorte de crême que vous étalez sur chaque crêpe.
Pliez les crêpes et deux et placez-les sur un plat chaud à cheval l’une sur l’autre.
Servez-les bouillantes.
L’accord iDéal
Vouvray
Pinot gris
Muscat de Rivesaltes
Une recette proposée en partenariat avec Goosto.fr
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La candidature du terroir champenois non retenue pour le classement au patrimoine mondial de l’UNESCO
janvier 30th, 2010 by Rédaction iDealwine
Pourtant soutenu par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, le dossier de candidature pour l’inscription du terroir champenois au patrimoine mondial de l’UNESCO n’a pas été retenu.
Six sites avaient été élus pour représenter le terroir champenois :
- 2 paysages viticoles : les Coteaux Témoins de Cumières à Mareuil-sur-Aÿ et le village des Riceys
- 2 zones urbaines : la colline Saint-Nicaise à Reims et l’avenue de Champagne à Epernay
- 2 sites de patrimoine souterrain : caves de Châlons-en-Champagne et de Château Thierry.
La bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est le dossier que la France présentera finalement comme candidat au Patrimoine mondial de l’humanité.
Son dossier non retenu, l’Association Paysages du Champagne fait grise mine. Toutefois, une candidature l’année prochaine a été immédiatement envisagée par son président, Pierre Cheval, qui assure : « Il faut que nous travaillions notre dossier. Ni trop, ni pas assez, il faut qu’il soit parfait. Nous devons mettre en avant la valeur universelle exceptionnelle. Nous devons aller plus loin dans la rédaction, et soulever des points scientifiques et historiques. Nous avons peut-être été trop affectifs avec notre région. C’est normal, nous sommes Champenois et fiers de l’être. »
L’inscription du terroir champenois au patrimoine mondial de l’UNESCO aurait contribué au renforcement de la région aux niveaux national et international, ainsi qu’au développement économique local.
Accédez au site de l’UNESCO
Accédez au site de l’association Paysage du Champagne
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La Saint-Vincent, à Chassagne-Montrachet
janvier 29th, 2010 by Rédaction iDealwine
Le petit village bourguignon de Chassagne-Montrachet accueillait le week-end dernier la 72ème édition de la fête de la Saint-Vincent, en l’honneur du Saint Patron des vignerons. Comme le veut la tradition de la confrérie des Chevaliers du Tastevin, un village de Bourgogne reçoit chaque année la Saint-Vincent Tournante.
Les visiteurs ont pu (re)découvrir la richesse du vignoble historique de Chassagne-Montrachet autour des thèmes de « la tradition, les arômes et la convivialité ».
Samedi 30 janvier et Dimanche 31 janvier 2010, les visiteurs ont pu se rendre dans les caveaux et y déguster les vins rouges et blancs des vignerons qui les accueillent. Rappelons d’ailleurs à ce sujet quelques noms célèbres de Chassagne-Montrachet : Olivier Leflaive et Noël Ramonet.
Traditionnellement, le samedi, une procession des Sociétés de Secours Mutuel est suivie d’une cérémonie religieuse en l’église Saint-Marc et d’une cérémonie au monument aux morts. Vient ensuite l’intronisation des Vieux Vignerons au Château de Chassagne-Montrachet.
Animations pour les enfants, artisans bourguignons et restauration de rue attirent l’œil des curieux. Une occasion pour tous les visiteurs d’approfondir leurs connaissances en matière de foie gras, d’escargots, de fromages affinés, de charcuterie et autres spécialités bourguignonnes.
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Avant le phylloxera (1871), le vignoble de Chassagne-Montrachet ne produisait que des vins rouges, à l’exception de quelques arpents et du célèbre Montrachet, classé, lui, à part. A l’heure actuelle, c’est environ la moitié du vignoble qui est planté en chardonnay et produit de grands vins blancs.
Les vins rouges sont très colorés, corsés, souvent très charnus. Leur charpente les fait parfois ressembler à des vins de la Côte de Nuits. Leurs arômes classiques sont marqués par des nuances cerise-kirsch et cassis.
A la dégustation, le Chassagne-Montrachet blanc présente une robe légèrement dorée avec un nez assez intense de fleurs, de croissant chaud ou de brioche et de citron confit, évoluant au vieillissement vers des nuances de noisettes grillées et d’épices. La saveur est franche, alliant la fraîcheur et le caractère, la sève et la finesse. La persistance longue laisse le palais sur des notes florales et de pain d’épice.
Plus d’information sur la fête de la Saint-Vincent à Chasagne-Montrachet
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Le vignoble de Graves menacé par une ligne de TGV
janvier 28th, 2010 by Rédaction iDealwine
Une nouvelle ligne à grande vitesse devrait bientôt relier Bordeaux, Toulouse et l’Espagne. Si elle contente les voyageurs potentiels, elle provoque également l’ire des vignerons de Graves.
En effet, la ligne devrait traverser non moins de 50 hectares de vignes et affecter sérieusement une dizaine de châteaux, parmi lesquels le Château Haut Selve, le Château Grand Bos, le Château Méjean ou encore le Château Le Tuquet.
Le passage d’une LGV dans ce secteur représente une entrave importante à la pérennité des exploitations touchées, une atteinte négative au développement de l’oenotourisme qui se développe dans la région, ainsi qu’une problématique environnementale non négligeable.
Tout le monde du vin girondin tente de s’organiser pour défendre son terroir et dénonce « un simulacre de concertation de la part de Réseau Ferré de France (RFF) ». Quant à l’INAO, elle considère qu’une « atteinte irréversible aux terroirs, telle qu’une ligne LGV, pouvait mettre en péril les exploitations, mais aussi l’appellation elle-même ».
Le Syndicat Viticole des Graves regrette que « l’excellence agricole que sont les AOC françaises soit toujours sacrifiée dans l’aménagement du territoire ».
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Plus d’informations sur les Grands Projets du Sud-Ouest : Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse
En savoir plus sur la région de Graves
La région de Graves est, dans le Bordelais, la seule qui porte le même nom que le sol qui la caractérise : des cailloux bien drainés. Cette zone vaste, de tradition viticole plus ancienne encore que le Médoc, s’étend sur la rive gauche de la Garonne, et bénéficie d’un climat très favorable. Elle produit des vins rouges, à partir des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc et Merlot, et des vins blancs, à partir des cépages Sauvignon, Sémillon et Muscadelle.
Les meilleurs vins de la région des Graves proviennent de l’appellation Pessac-Léognan, située au Nord. C’est de cette appellation, récente puisque apparue avec le millésime 1986, que sont issus les célèbres châteaux Haut-Brion, Pape Clément, Mission-Haut-Brion…
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Bientôt, la chandeleur : que boire avec les crêpes ?
janvier 28th, 2010 by Veronique Raisin
«- On fait PAS de crêpe au sucre !!!
- Vous avez de la pâte ? Vous avez du sucre ? Alors avec la pâte vous faites une crêpe, vous mettez du sucre et ça fait une crêpe au sucre. » Avez-vous reconnu cette scène culte du film Les Bronzés font du ski ? La suite du dialogue ne précise pas que boire avec. A quelques jours de la Chandeleur, iDealwine vous dit tout.
Crêpes sucrées
Avec les crêpes au sucre, on vous suggère un vin moelleux de Loire (vouvray, coteaux de l’Aubance, coteaux-du-Layon) ou d’Alsace ou bien un muscat ou, en cas de trésorerie difficile, une clairette de Die ou une blanquette de Limoux.
Avec les crêpes Suzette, un grand classique de la cuisine française imaginé par Escoffier, on peut très bien aller sur un muscat ou des vins du même acabit que précédemment. Pourquoi pas un muscato d’Asti ? Le flambage au Grand Marnier restant quant à lui propice aux polémiques, nous ne nous risquerons pas à raviver le débat.
Avec les crêpes au chocolat, un vin muté (banyuls, rivesaltes ou maury) ou un vin de liqueur (pineau des charentes, porto, floc) feront écho à l’amertume du cacao. Si vous y ajoutez quelques griottes ou autres fruits rouges, choisissez un VDN vintage ou rimage car exempts d’un long vieillissement en bois, ces vins sont davantage marqués par les arômes fruités.
Dans tous les cas (et surtout celui des crêpes aux pommes flambées au calvados, un très bon cidre basque ou normand (avec des pommes dedans) fera le plus réussi des accords. Ou un poiré, tiens, pour changer. Je vous recommande celui que Colin Firth m’a fait découvrir au Bar Hemingway, au Ritz (les iDealwine Clubbers connaissent forcément…)
Crêpes salées
Les crêpes de sarrasin ne nécessitent pas de sortir ses grandes bouteilles mais d’un peu d’astuce. Laissez donc vos grands bordeaux à la cave et préférez-leur un côtes du rhône ou un brouilly. Ces vins rouges simples et friands sont de bon augure sur les crêpes au jambon, lard, saucisse et consort. Autres possibilités, un rouge du Jura rafraîchissant, à base de trousseau, un pinot noir d’Alsace, et bien sûr de tendres rouges ligériens ou plus charnus (chinon, bourgueil, saumur-champigny, entre autres).
Les crêpes aux saint-jacques ou au saumon (les plus chères, à deux chiffres tout en bas de la carte) pourront très bien aller avec un sauvignon blanc (pessac-léognan, entre-deux-mers, pouilly-fumé, saumur) ou un chenin (vouvray sec, anjou). Dans un autre registre, connaissez-vous le beaujolais blanc ? Le Muscadet aussi regorge de belles pépites, tout comme la côte chalonnaise (Montagny excelle de blancs pimpants) ou la Mâconnaise (Viré-Clessé, Saint-Véran). Soyez curieux !
Vous l’aurez compris, nul besoin de se ruiner ; l’heure est plutôt à la découverte sur ces préparations familiales sans grande sophistication. L’occasion de visiter la richesse du vignoble de France.
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Une cuvée de margaux « hermitagé » au Château Palmer
janvier 27th, 2010 by Rédaction iDealwine
Le Château Palmer, à Margaux, a annoncé la prochaine mise en vente sur la place de Bordeaux d’une cuvée constituée d’un assemblage de cépages bordelais et rhodaniens, sur le modèle de celles qui étaient déjà élaborées au château au XIXème siècle. En hommage au passé des grands vins de Bordeaux, cette cuvée porte d’ailleurs un nom évocateur : « Historical XIXth Century Wine ».
Avant la réglementation sur les AOC, la pratique consistant à adjoindre aux cépages bordelais une petite proportion de cépages du Rhône Nord (Hermitage), destinée à apporter une vigueur supplémentaire au vin, était relativement répandue. Le flacon portait alors le nom du cru et la mention « hermitagé » ou « ermitagé ». Persuadés que cette pratique pourrait trouver sa place auprès des amateurs d’aujourd’hui, les responsables du Château Palmer ont décidé de réaliser quelques barriques de cet assemblage. Trois lots ont donc été mis sur le marché, et distribués au compte-goutte, au Japon aux Etats-Unis, et prochainement en France. Le premier d’entre eux à être commercialisé sur la place de Bordeaux sera le lot L.20.07, qui comporte 88% de merlot – cabernet sauvignon et 12% de vins de Côtes du Rhône Septentrionale. Conformément à la réglementation, l’étiquette portera la mention « Vin de Table » sans indication de millésime.
Cette cuvée n’est pas sans rappeler l’initiative du tandem Michel Chapoutier – Michel Rolland, qui avait déjà réalisé une cuvée de Pomerol Hermitagé issue du millésime 2005. Elaboré et commercialisé dans un objectif caritatif, le vin comportait en proportion égale les cépages des deux régions.
En savoir plus sur le Château Palmer :
Le Château Palmer tient son nom du major général anglais Charles Palmer, qui acquiert le domaine en 1814. Le propriétaire s’attache à promouvoir son vin auprès de la haute société britannique, et encore aujourd’hui, les Anglais en sont de très grands amateurs. Le vignoble est racheté en 1853 par les frères Pereire qui construiront le château actuel. Lors du classement de 1855, Palmer trébuche sur le haut du podium, et accède au rang de 3ème Cru Classé. Il reste toutefois considéré par les connaisseurs comme le meilleur vin de l’appellation, jusqu’à la renaissance de Château Margaux à la fin des années 1970, qui rétablira la concurrence entre les deux crus. Aujourd’hui, il appartient à plusieurs familles, françaises, anglaises et hollandaises. Les vendanges sont bien évidemment manuelles et la vinification, traditionnelle, les récoltes de chaque cépage et parcelle étant isolées dans des cuves différentes pour favoriser l’expression de leurs spécificités. Au terme d’un élevage de 20 mois, le vin de Palmer est, chaque année, digne de renouveler son appartenance au cercle très fermé des plus grands vins de Bordeaux. Le subtil équilibre offert par les vins de Palmer, entre richesse aromatique et puissance des tannins toujours retenue, en fait des nectars inoubliables, reflets d’un encépagement où la proportion de Merlot, aussi importante que celle du Cabernet Sauvignon, confère à l’ensemble un caractère souple, charnu et velouté. La palette d’arômes s’étend du cassis à la réglisse, en passant par la cerise, les fleurs et les épices.
Consultez la cote du Château Palmer
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En savoir plus sur le Pomerol-Hermitagé Chapoutier Rolland :
Cette cuvée est un Pomerol « hermitagé », conçu et vinifié dans la tradition des « Bordeaux Hermitagés » produits au XIX° siècle. Cet assemblage original donnait aux vins de Bordeaux le corps et la puissance dont certains manquaient parfois. Ce vin propose une association tout à fait unique de deux grands cépages : 50% de Merlot issus des vignes du Château Le Bon Pasteur à Pomerol. Situé au nord-est de l’appellation pomerol près du bourg du Maillet, il présente essentiellement deux types de sol, le premier de graves et d’argile, le second plus léger, avec des lits de graves profondes, et 50% de syrah extraite du terroir exceptionnel de l’Hermitage l’Ermite (sols situés au sommet de la colline de l’hermitage, autour de la chapelle, au lieu-dit l’Ermite. Vieilles vignes de 80 ans sur des terroirs granitiques très pauvres). Récolte manuelle très tardive pour les 2 vins. La vendange, égrappée à 100 %, est vinifiée dans une cuve ciment. La macération dure de 5 à 6 semaines. Après macération et fermentation malolactique, le vin est logé immédiatement en fûts neufs pour un élevage de 14 à 18 mois environ.
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iDealwine cité dans la presse : Le Monde, Sud-Ouest
janvier 27th, 2010 by Rédaction iDealwine
Ces derniers jours, iDealwine a fait l’objet d’un article publié dans Le Monde Argent, supplément hebdomadaire du Monde. La cote iDealwine a également été citée en tant que référence du prix des vins dans le quotidien Sud-Ouest : une belle reconnaissance !
Pour une fois, ne boudons pas notre plaisir : iDealwine a été cité ces derniers jours dans deux titres importants de la presse française. Prisme financier oblige, Le Monde Argent a choisi de présenter les fonctionnalités de gestion de cave d’iDealwine. Quant à Sud-Ouest, c’est au travers du portrait d’un expert en vins que la cote iDealwine a été citée en tant que outil exploité par les experts pour connaître le prix des vins. Cet article a le mérite de remettre les choses au point : non, tous les vieux vins ne valent pas systématiquement des fortunes !
Retrouvez les articles complets :
Le Monde Argent : iDealwine, pour gérer sa cave en ligne
Sud-Ouest : Des bouteilles à l’évier
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Tous les vieux vins valent-ils cher ?
Vente à La Varenne : belle série de grands bordeaux
janvier 26th, 2010 by Rédaction iDealwine
Amateurs de grands Bordeaux : à vos enchères ! Les catalogues de la vente de La Varenne Saint-Hilaire sont en ligne sur iDealwine.
De nombreux lots de 12 bouteilles des plus grandes signatures bordelaises sont présents dans ces catalogues. A commencer par une caisse collection Duclot 2003 comprenant les Châteaux Lafite Rothschild, Mouton Rothschild, Margaux, Haut Brion, La Mission Haut-Brion, Ausone, Cheval Blanc et Petrus. Viennent ensuite le fameux second vin du Château Lafite Rothschild : Les Carruades de Lafite (2001, 2003, …), Cos d’Estournel 1988 et 2003, les Forts de Latour 2001 et 2003, Château Climens 2003, Château Branaire-Ducru 1990, Château l’Eglise Clinet 1991, Château Talbot 2000, Château Pape Clément 1982, Château Brane Cantenac 1990, Château Lagrange 1995, Château La Gaffelière 2005 et bien d’autres encore.
A noter également des lots de 6 flacons du Château d’Yquem 2003, lots unitaires de Petrus 1994, Château Lafite Rothschild 1995, Château Mouton Rothschild 1986, Château Margaux 1981, Château Lynch Bages 1982, Château Cheval Blanc 1994, Château de Fargues 1981.
Du côté des flacons rares, mentionnons le très prisé Château Le Pin 2000 (2 lots unitaires mis à prix 1800 euros), ainsi qu’un Sauternes Château Rayne Vigneau 1947.
Parmi les lots de Bourgogne (en blanc), notons cette belle verticale de Meursault 1er Cru Les Perrières du Domaine des Comtes Lafon : 1996, 2000, 2002 et 2003. Même appellation, même climat : le Meursault 1er Cru Les Perrières 2007 Coche-Dury est présent au catalogue ! Enfin, le millésime 1993 du Domaine Leflaive est à l’honneur avec un lot panaché de Puligny-Montrachet 1er Cru Les Folatières et Chevalier-Montrachet Grand Cru.
Le catalogue de Bourgogne rouge s’illustre avec le Richebourg Grand Cru 1996 signé Anne Gros, un magnifique lot de Bonnes Mares Grand Cru du Domaine Comte George de Vogüé proposé dans les millésimes 1986 et 1987. Enfin, les aficionados du domaine Armand Rousseau devraient se battre sur ses Charmes-Chambertin et Mazis-Chambertin fraîchement sortis : 2006 et 2007.
Les amateurs de vins de la vallée du Rhône retrouveront à Châteauneuf du Pape, le Château Rayas 1997 (rouge) ou encore la belle Cuvée de mon Aïeul 2000 du Domaine Usseglio. Au nord, signalons les lots de, Côte-Rôtie La Mouline 1998, Côte-Rôtie La Landonne 2001 (E. Guigal), Côte-Rôtie La Turque 1996 et Château d’Ampuis 2001 (Guigal)..
Catalogue 1 – Clôture le 28/01/2010 à 18h30
Catalogue 2 – Clôture le 28/01/2010 à 19h
Flacon de rêve : Echézeaux 2006 – Domaine Louis Jadot
janvier 25th, 2010 by Rédaction iDealwine
Echézeaux est l’une des perles de la côte de Nuits, de celles que tout amateur se doit de déguster au moins une fois dans sa vie.
L’appellation Echézeaux couvre un peu plus de 37 hectares situés sur la commune de Flagey-Echézeaux. A l’image de son voisin, le Clos Vougeot, le terroir présente des caractéristiques hétérogènes : sablonneux sur sa partie haute, plus profond en bas de l’appellation, et, à mi-coteau, brun-calcaire.
Les vins produits sur cette appellation se distinguent par leur couleur à la fois vive, soutenue, brillante et très rouge. Ils se montrent tendres à la dégustation, avec beaucoup de finesse. Charnus, ils restent souple grâce à une acidité contenue et à des tannins très fins, bien serrés. Elégants, les arômes évoquent des senteurs de bois précieux exotiques tels le cèdre.
iDealwine propose actuellement à la vente un Echézeaux Grand Cru 2006 signé Louis Jadot. Les vignes sont la propriété de la Maison Jadot. Elles sont proches de celles du Clos Vougeot, à mi-coteau, juste au cœur des Echézeaux. Que rêver de mieux ? D’autant que 2006 est un millésime tout en rondeur et en suavité, très expressif. Cet Echézeaux en est tout empreint, avec une élégance et une finesse très Vosne, une texture soyeuse et la minéralité de la Côte de Nuits. Son joli boisé, discret, laisse poindre des notes réglissées, de violette et de fumé. On croirait croquer dans un panier de cerises burlat.
Conseils de dégustation
Pour cette bouteille d’anthologie, rien ne sera trop beau. Vous pouvez donc vous mettre aux fourneaux et sortir le grand jeu : poularde demi-deuil, fricassée de cèpes, pièce de bœuf à la fleur de sel, purée à la truffe, selle d’agneau, rognons sauce madère, canard au sang, l’accord mets et vin sera superbe… Vous pouvez le carafer si vous le souhaitez, à la dernière minute, mais de larges verres suffiront pour le laisser respirer. Servir à 16/18°.
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Une journée chez Bollinger
janvier 25th, 2010 by Veronique RaisinLundi dernier nous avons mis le cap plein Est jusqu’à Aÿ, pour rendre visite à l’illustre Maison Bollinger. Une parenthèse enchantée loin des tumultes du quotidien, les bulles ayant sans doute ici la délicieuse faculté de nous en préserver.
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Le soleil est déjà levé sur le royaume de Colombes, la locomotive du train s’ébranle Gare de l’Est en quai numéro 24, les passagers pour Epernay sont priés de monter en voiture, attention à la fermeture des portes, attention au départ ! Un poteau, une vache, un poteau, une vache… Je tente de rester concentrée sur mon effervescence intérieure. A côté de moi, (côté hublot), ça twitte déjà.
Une heure vingt plus tard, le train s’immobilise, nous franchissons les dix dernières minutes qui nous séparent du Graal.
La maison Bollinger est à Aÿ, à quelques encablures d’Epernay.
Accueil de(s) princesses par Jérôme Philipon en personne, le charmant et toujours souriant président, accompagné de Patrick Laforest, prolixe oenologue made in Bollinger depuis vingt ans (avec Mathieu Kauffmann qui était retenu ce jour-là), gardien de la mémoire et du style.
Sans attendre nous voilà plongées dans l’ambiance feutrée de la Champagne. Rues désertes, brumes flottantes, horizon bouché. Qu’importe. Nous sommes dans le saint des saints, l’un des 17 grands crus de la Champagne, peut-être même le plus grand selon Michel Bettane. Coup d’oeil au Clos Saint-Jacques : une parcelle de 21 ares de vignes de pinot noir pré-phylloxériques non greffées, plantées en « foule » à l’ancienne et travaillées selon la méthode du provignage. Les grappes touchent le sol, les raisins sont mieux exposés, mûrissent mieux et sont peu nombreux. La cuvée Vieilles Vignes Françaises à laquelle ils se destinent (comme ceux de la parcelle des Terres Chaudes de 24 ares) en atteste.
La dégustation des vins clairs
La dégustation des vins clairs (= les vins de l’année, tout juste fermentés mais pas encore effervescents) débute dans le cellier. J’apprends que chacun des 3000 fûts qui nous entourent laisse s’échapper chaque mois un demi-litre du précieux vin, le restituant aux anges qui veillent sur le trésor. Si l’éternité existe, je veux bien patienter.
Voilà une expérience des plus édifiantes, et rare, à laquelle sont conviés (depuis peu) quelques dégustateurs professionnels uniquement. Un exercice indispensable pour comprendre la variété des crus de la Champagne et leurs personnalités, et plonger ainsi dans le « goût Bollinger ». Cuis, Mesnil-sur-Oger, Verzenay, Aÿ, Tauxières…. Les trois cépages y passent, issus de fûts ou de cuves. Nous nous imprégnons des terroirs, des styles plus ou moins puissants, plus ou moins incisifs. Ces vins clairs, très acides encore, donnent le ton de la vendange de l’année ; 2009, millésime mature, très charnu, semble très bien parti…
Montagne de Reims pour le pinot noir, Côte des Blancs pour le chardonnay, Vallée de la Marne pour le pinot meunier constituent les trois bassins d’approvisionnement de la maison qui dispose d’un vignoble en propre exceptionnel, 160 hectares couvrant près de 60% de ses besoins. Grands et premiers crus composent les vins, à 80% pour le Special Cuvée, 100% pour la Grande Année et le RD.
Autre spécificité de la marque : les vins fermentent en fûts de chêne anciens (à 100% pour ceux destinés à la Grande Année et au Bollinger RD, en partie pour le Special Cuvée), assemblés par crus et par cépages après le soutirage. Enfin le trésor de guerre de Bollinger, et aussi sa signature, reste l’incroyable collection de magnums de réserve (plus de 500 000) qui entrent à hauteur de 15% dans le Special Cuvée, tête de pont de la gamme (80% des volumes environ) et ambassadeur du style Bollinger. Une partie des meilleurs vins sont chaque année mis en réserve, ajoutés lors de l’assemblage aux vins issus de la dernière vendange et de la précédente. De là naît le goût si particulier de Bollinger.
Nous terminons par deux magnums de réserve (Ménil 2003 et Verzenay 2004), légèrement effervescents ; on appelle cela le « quart de mousse » : la prise de mousse a été amorcée par l’ajout de 6/7 g de sucre pour permettre de maintenir le vin dans un milieu réducteur et protecteur.
Avant de quitter le cellier, deux pinots noirs élégants et racés, le Verzenay (qui servira au rosé) et la mythique Côte aux Enfants (enfin je le goûte !!) pour la Grande Année Rosé (chez Bollinger, le rosé est un assemblage avec 5% uniquement de vin rouge, une proportion extrêmement faible qui donne au vin ce fruité si raffiné et sa teinte rosée légère).
Le déjeuner
Nous passons dans la maison de Madame Bollinger – la fameuse « Tante Lily »*, située de l’autre côté de la rue, prenant garde au « roulage de tonneaux » qui parfois traversent la chaussée, les garnements… Ici, même pas de Porsche Cayenne dans la cour (tout au plus, côté bureaux, une irrésistible Mini customisée aux armes Bollinger), le chic des bonnes maisons, pierres apparentes, canapé ultra-rembourré et coussiné, service discret et courtois.
Apéritif au Special Cuvée – toujours parfait dans son enveloppe puissante, sa bulle fine et son énergie communicative – puis nous passons à table pour un joli moment. Nous dégustons le rosé sur un soufflé de coquilles saint-jacques sauce homardine onctueux ; l’accord de couleur comme de texture est parfait, le vin épatant de fraîcheur et de délicatesse. Le bar de ligne sauce champagne, escorté d’endives émincées affronte ensuite le Grande Année 2000, profond, qui ne dévoile ici qu’une facette de son potentiel. L’amertume des endives joue la confrontation avec la structure du vin : c’est un accord de contraire et d’attirance. Ultime délicatesse, Jérôme éclipse le RD 1996 initialement prévu sur les vieux comtés affinés au profit d’un flamboyant RD 1976, à la fraîcheur intacte. Echo à l’année de naissance de l’une d’entre nous… Un nez toasté, de moka, des notes légèrement grillées, une bouche en miroir au toucher moelleux et satiné. Une grande émotion. Enfin, une mousseline de marrons, marrons entiers et feuilleté croustillant est associé au Grande Année Rosé 2002. Choc des textures, craquante et onctueuse, mais non des civilisations…
Déjà l’heure tourne, les aiguilles s’affolent et marquent trois heures à l’horloge.
Christian Dennis nous attend pour la suite de la visite.
Dans l’antre
Un coup d’oeil à la tonnellerie (où les fûts sont réparés seulement, la futaille venant de Bourgogne, de chez Chanson notamment), un autre à l’étape « lavage » (55°, programme 4), « rinçage » (programme 10) qui semble intéresser au plus au point la responsable logistique familiale.
Puis c’est parti pour la seconde grande descente : la cave. Ses allées rectilignes forment un réseau de plus de 5 kilomètres. De chaque côté des milliers de bouteilles (et de magnums !) à n’en plus finir.
Une chose est sûre : il en reste encore à boire. Et ça c’est plutôt rassurant, car on n’a pas fini d’aimer le « Bolly »** !
* Tante Lily : Madame Bollinger, une grande figure de la maison qui, au décès de son mari, Jacques Bollinger, en 1941, a pris en mains la destinée de Bollinger jusqu’en 1971. A propos de son Champagne, elle fit un jour cet aveu au Daily Mail :
“I drink my champagne when I’am happy and when I’m sad.
Sometimes I drink it when I’m alone.
When I have company I consider it obligatory.
I trifle with it when I’m not hungry and drink it when I am.
Otherwise I never touch it – unless I’m thursty.”
** Le roi Edouard VII était un grand amateur de Champagne. La maison Bollinger raconte que, au cours d’une partie de chasse, il réclama à lusieurs reprise à son boy un bouteille de Bollinger : « the bottle of the boy« , bientôt surnommée « Bolly« .
En savoir plus sur la maison Bollinger.
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