Accords mets et vins : que boira l’équipe iDealwine à Noël ? (2)

repas-noel-idealwineÇa y est, les retardataires nous ont livré leurs secrets ! Cette semaine, nous vous donnons de nouvelles idées d’accords mets et vins pour Noël, avec les menus prévus par des membres de l’équipe iDealwine.

Visiblement, la question des accords mets et vins de Noël et le choix des membres de l’équipe iDealwine pour ce repas vous a intéressée, puisque vous avez été nombreux à lire notre premier article « Accords mets et vins : que boira l’équipe iDealwine à Noël ? « . Nous avons donc décidé de poursuivre l’exercice, avec d’autres membres de l’équipe, ceux qui n’avait pas encore répondu à notre petit sondage, histoire de vous donner de nouvelles inspirations pour votre repas de Noël.

Philippe Barret, ancien acheteur pour iDealwine (et toujours là pour nous prodiguer de précieux conseils !) :

« Ce que j’aime bien, c’est surprendre ceux qui partagent un beau repas avec moi. Je cherche donc souvent à sortir des sentiers battus, mais sans tomber dans le “bizarre” ! Pour l’apéritif, plutôt qu’un champagne, je partirais sur la remarquable cuvée effervescente du Domaine Belluard en Savoie, Ayse-Mont-Blanc, élaborée à partir d’un cépage local, le gringet, qu’on ne trouve qu’ici ! Ensuite, sur le foie gras mi-cuit au torchon, j’hésiterais entre deux champagnes un peu atypiques. La cuvée “Entre Ciel et Terre” de Françoise Bedel est quasiment un champagne produit dans le Bassin Parisien, car cette partie de la vallée de la Marne est très proche de Paris. Une cuvée à dominante de pinot meunier, ce qui est relativement rare en Champagne. Mon autre option serait la cuvée “5 Sens” 2009 d’Olivier Horiot (dans l’Aube, terroir mal aimé, à tort, de la Champagne) pour une autre originalité puisqu’elle est composée de cinq cépages (arbanne, pinot meunier, pinot noir, pinot blanc et chardonnay). Avec le chapon rôti, je resterais sur le même vigneron avec un vin rare, de l’appellation Rosé des Riceys. Olivier Horiot produit deux cuvées et j’essayerais volontiers les deux sur ma volaille, En Valingrain 2010 ou En Barmont 2010. Il s’agit de rosés très vineux, de vrais rouges clairs en fait, délicats, avec une belle acidité élégante et des notes très florales, notamment de roses un peu fanées. Une surprise garantie pour mes invités ! Pour les desserts, sur les gâteaux aux fruits que je préfère aux bûches et autres desserts bien riches, je suis assez tenté de proposer un Poiré Granit d’Éric Bordelet ou son Sydre Grand Cru Argelette, en magnum, bien sûr, parce que ça se boit très, très facilement et que leurs qualités en surprendront plus d’un ! Pour ceux qui voudraient rester plus classiques, je proposerai quand même un moelleux, mais sortant de la routine, le Jurançon “Marotte” du Domaine Guirardel, une petite merveille en bio et peu soufrée (pour un moelleux). Enfin si j’avais un budget illimité, je choisirais pour le foie gras la très rare cuvée Sapience 2007 de Benoît Marguet 2007 un champagne élaboré à partir de vins clairs fournis par trois des plus grands “petits” vignerons de la région : Vincent Laval, David Léclapart et Benoit Lahaye. Un champagne vraiment exceptionnel ! Sur le chapon, soyons fous, un Saint-Émilion Château Ausone 2005, dont la délicatesse toute bourguignonne se mariera parfaitement à la volaille, et enfin, sur le dessert, une rareté, le Vouvray Goutte d’Or 1990 du Clos Naudin de Philippe Foreau, un des plus grands liquoreux français, tout simplement ! »

Pierre Driguet, membre de l’équipe logistique/expertise :

« Pour commencer, on sortira de beaux champagnes pour accompagner des petites gougères, la cuvée 738 de Jacquesson, la Cuvée des Caudalies De Sousa (goutée il y a quelques années avec les propriétaires, un superbe champagne !) et puis bien sûr le champagne de ma famille, une cuvée de la coopérative de Serzy (issue du massif de St Thierry au Nord-Ouest de Reims). Dans l’idéal, j’aimerais aussi avoir un Brut Vintage Krug 1988, je l’ai déjà goûté sur un autre millésime et j’en garde un très bon souvenir, un champagne très expressif et délicatement vineux. En entrée, on dégustera du saumon fumé et on restera probablement dans les classiques pour les accords mets et vins avec un chablis. Je pense en particulier au Chablis 1er Cru Forêts Louis Michel et Fils 2013, mais dans mes rêves, ce serait le Saumur Brézé Clos Rougeard ; j’ai déjà goûté Les Poyeux 2003 chez iDealwine, d’une finesse inoubliable et j’aimerais bien goûter les autres cuvées. Pour le plat principal, ce sera un chapon, je ne sais pas encore exactement quelle recette, mais peut être bien farci aux champignons. J’aimerais tester l’accord avec un vieux Bordeaux, comme un Château Gruaud Larose 1989 ou Château Palmer 1990, voire un Château Léoville Las Cases 1990 ! Ma bouteille de rêve pour ce plat, ce serait un château Margaux 1988 (mon année de naissance), parce que tous les margaux que j’ai goûtés sur ce millésime étaient vraiment excellents. Mais je pense qu’on pourrait aussi tester avec un blanc de noirs comme Blanc de Noirs Sève Brut Nature Olivier Horiot 2010, si le plat n’est pas trop puissant (à voir en fonction des champignons). En dessert, ce sera un Paris-Brest, préparé par mes soins et que j’aimerais accompagner d’un riesling moelleux ou d’un gewurtz, le Gewurztraminer Vendanges Tardives Vorburg – Clos Saint Landelin R.Muré 1997 me semble parfait. Mais peut être que si je réussis vraiment bien mon Paris-Brest, je craquerai et j’ouvrirai un de mes Yquem 1988 … ! »

Camille Dabat, assistante service vendeur :

 » En entrée, nous dégusterons un carpaccio de daurade, avec un muscadet, un pouilly-fumé ou un sancerre d’Edmond Vatan. Pour le plat principal, on a prévu une poêlée de Saint-Jacques au miel, donc je verrais bien un riesling moelleux, ou un pinot gris d’Ostertag, un domaine que j’aime beaucoup en alsace. On terminera le repas par un tiramisu maison, qui sera parfait avec un beau banyuls ! »

Arthur de Lencquesaing, Responsable du Développement International :

« Noël est l’occasion rêvée pour sortir une belle bouteille de Champagne. Je reste fidèle à mes premières amours professionnelles sur ce sujet et ouvrirai une bouteille de Krug Grande Cuvée. Avec un foie gras poêlé sur des toasts aux noix et aux raisins, difficile de faire mieux. L’acidité, la fraicheur et les bulles fines s’opposeront magiquement à la richesse du plat. Les notes d’amande, toastées et épicées du vin compléteront harmonieusement l’ensemble relevé d’une pointe de sel aromatisé. Je visualise déjà en salivant. Une entrée toute en longueur. Sur les magrets de canard bien saignants, il me faut un vieux Bordeaux des années 80 pour faire ressortir les notes de cuir, de réglisse, de poivre et de boite à tabac, mais un millésime puissant dont les tannins seraient devenus soyeux. Un Giscours 1988 est une bonne option et très raisonnable. J’aimerais bien servir également un vin jaune, peut être avec un plateau de fromage (l’accord classique avec le vieux comté fonctionne toujours parfaitement !) ou bien avec une tarte aux pommes et aux amandes.

Antoine, membre de l’équipe logistique/expertise :

En dignes champenois, on commencera l’apéritif au champagne, avec un Brut Prestige Jeaunaux-Robin (mes voisins), une de nos bouteilles (la coopérative de Villevenard) et puis un beau blanc de blancs comme le Longitude Extra Brut de Larmandier-Bernier. Tout ça accompagnera très bien les petits toasts divers de Noël. Pour l’entrée, on a prévu des coquilles Saint-Jacques en sauce, ce qui s’accordera parfaitement avec un blanc des Graves, comme le château Le Sartre que je connais bien, ou un autre Pessac-Léognan comme Château Haut-Bergey. Je rêverai aussi de goûter un grand Meursault d’un domaine mythique comme Coche-Dury … En plat principal, on dégustera un gibier, probablement un sanglier en civet. Pour l’accompagner je choisirai à la fois des vieux Bordeaux comme Château Branaire Ducru 1985 ou Château Lynch Bages 1985 et le Château Le Puy – Cuvée Emilien 2010 (j’ai très envie de le goûter depuis que j’en ai entendu parler dans un reportage où ils montraient le vieillissement en mer). Mais c’est sûr que si un de mes invités venaient avec un grand bourgogne assez puissant comme un nuits-saint-georges ou un gevrey d’Armand Rousseau ou Dugat-Py, ce serait vraiment parfait ! En dessert, je ne sais pas trop ce qui est prévu, de toute façon, on a aura probablement plus faim ! Mais en général j’aime bien sortir un bon cidre ou poiré d’Eric Bordelet, comme la cuvée Granit. Par contre, on finira très certainement par un digestif, soit un calvados soit un cognac !

Bons achats et bon réveillon !

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