Notes et commentaires de dégustation
88-90* Robert Parker
The best La Pointe I have yet tasted, the dense ruby/purple-hued 2009 exhibits plenty of mocha, espresso roast, black cherry, and kirsch aromas, and an exuberant, full-bodied, lush style. This is an undeniably appealing and hedonistic wine to drink over the next 10-15 years.
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92-95 Wine Spectator
Violets, berries and black olive on the nose. Gorgeous. Full-bodied, with velvety tannins and a long, juicy finish. Lovely fruit and acidity to this wine. One of the best La Pointes for a long time.
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16,5-17/20 Bettane & Desseauve
Les nouveaux propriétaires de ce vaste vignoble (à l'échelle de Pomerol) ont fait appel à Hubert de Boüard pour les conseiller. Le résultat ne s'est pas fait attendre et porte la griffe du consultant. Grand bouquet de fruit noir et de chocolat, corps suave et onctueux, long et harmonieux.
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13,5-14,5/20 RVF
A suivre.. Depuis le rachat par l'assureur Generali et l'arrivée d'Eric Monneret, les travaux vont bon train sur cette propriété de 22 ha aux terroirs hétérogènes. Etudes de sols, carottages, drainages, réhabilitation du chai et bientôt du château lui-même, conseils d'Hubert de Boüard... tout y passe ! Les premiers résultats se font déjà sentir. D'où l'entrée du château La Pointe pour la première fois dans notre palmarès. Mais la route s'avère encore longue pour prétendre faire jeu égal avec les meilleurs crus de Pomerol.
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17,5/20 Jancis Robinson
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16,5/20 Decanter
The best La Pointe in a number of years. Changes at the property clearly having an effect. Ripe, perfumed with a lifted Burgundian nuance. Fine, smooth tannins.
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15/20 J-M Quarin
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L'Express Spécial Vins - Juin-juillet 2010
Classé par Bettane & Desseauve dans la catégorie "Les 10 que nous n'attendions pas à pareille fête"
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Présentation du Château La Pointe
La Pointe figure parmi les domaines les plus réputés de l’appellation Pomerol. Il doit son nom à la situation particulière du vignoble, à l’extrême sud-ouest de l’appellation. La réputation de La Pointe et son titre de « château » ne tiennent pas tant à sa demeure d’architecture Directoire, érigée au début du XIXe siècle par la famille libournaise Chaperon, qu’à la qualité de son terroir. On y trouve en effet les fameuses crasses de fer (également présentes dans le sol de Petrus), qui confèrent aux vins de somptueux arômes truffés emblématiques des grands pomerols. Les vignes de merlot et de cabernet (franc et sauvignon) s’étendent sur 22 hectares d’un sol sablo-graveleux. Elles sont âgées de 35 ans en moyenne. Après fermentation alcoolique en cuves traditionnelles, le vieillissement s’effectue en fûts (neufs à 35%) durant 15 à 18 mois. Les vins produits développent des arômes de fruits mûrs, se montrent souples et moyennement corsés. Les millésimes réussis se révèlent pleins de charme. Ils se gardent une dizaine d’années.
L'appelation Pomerol
Pomerol doit la production de vin à une commanderie des Hospitaliers de St-Jean, qui l’introduisit au XIIème siècle. Cette appellation, la plus petite des grandes régions viticoles du Bordelais - 785 ha, moins que St Julien, produit des vins qui figurent parmi les plus recherchés -et parfois les plus chers- de Bordeaux.
Ignorée du classement de 1855 en raison de sa position géographique sur la rive droite, l'appellation compte de nombreux domaines, souvent de taille modeste, mais d'excellente qualité dans leur diversité.
Fleuron de l'empire bâti par Jean-Pierre Moueix et star de l'appellation, Petrus a joué un rôle moteur pour l'ensemble des vins de Pomerol. Ces vins de très grande renommée revêtent une superbe robe rouge rubis. Ils sont charnus, veloutés et chaleureux. Des notes de truffe et d'épice, ainsi que de fruits rouges mûrs se dégagent de ces vins, typés par le Merlot et aptes à une longue garde. Très présent, le Merlot (70 à 75% de l'encépagement pour certains crus), apporte aux vins un caractère à la fois souple et opulent.
La climatologie du millésime 2009
Année du siècle le 2009 ? S'il est encore trop tôt pour prédire l'avenir du petit dernier, les conditions climatiques de sa naissance sont en tout cas - et là sans risque de se tromper - une indication de son profil et de son pedigrée.
Pour les vins rouges, 2009 a rassemblé toutes les conditions qui déterminent un grand millésime : une floraison et une nouaison précoces tout début juin par temps chaud et sec, une véraison précoce (fin juillet) survenue après des pluies qui stoppèrent la croissance de la vigne, une maturation complète grâce à un été chaud, des vendanges idéales par temps sec. Cela dit, sur certains terroirs, la vigne a pu souffrir de la sécheresse du mois d'août.
Pour les vins blancs secs, la chaleur et la sécheresse après la véraison furent le gage de raisins sucrés et riches en arômes. Cependant 2009 fut moins propice à l'acidité et à la puissance aromatique du sauvignon même s'il reste très satisfaisant. Le sémillon en revanche s'est révélé exceptionnel, d'une complexité inouïe.
Les vins liquoreux furent également exceptionnels, grâce aux pluies des 18-19-20 septembre suivies d'une longue période de brouillards matinaux et de chaudes après-midi.
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A Sauternes et Barsac, sécheresse et chaleur modérées durant six mois consécutifs donnèrent des raisins parfaitement mûrs, très riches en sucres (et en alcool), peut-être davantage encore que 2005. La phase végétative fut d'une rare qualité et les nuits fraîches de l'été préservèrent l'acidité et le potentiel aromatique. La botrytisation fut superbe, grâce notamment aux pluies du 19 septembre (sans les déluges annoncés !) et des trois semaines chaudes et sèches qui suivirent.
Yquem rentra ses derniers raisins le 19 octobre ; opulent comme 1990, intense comme 2003, concentré comme 2001, magique comme 1893, 2009 s'annonce grand, au moins... Attendons la suite.
Dans le Médoc, l'hiver fut un peu plus froid que d'habitude mais jusqu'au mois de mars, la région bénéficia d'un ensoleillement prolongé, supérieur à la moyenne des trente dernières années et propice à la bonne maturation du raisin. Avril fut très humide, mai souvent orageux. La floraison, rapide et homogène, intervint début juin. L'été s'installa, très ensoleillé, sans excès. Le fort stress hydrique et les bonnes conditions permirent une maturation parfaite et complète. Septembre fut idéal, alternant nuits fraîches et journées chaudes. Aux vendanges, le vignoble fut dans sa grande majorité parfaitement sain. A Mouton Rothschild, les vendanges commencèrent le 23 septembre avec les merlots et se terminèrent le 6 octobre avec les cabernets sauvignons. Les raisins furent extrêmement sains, très sucrés, colorés et fruités.
Sur la rive droite, à Saint-Émilion et Pomerol, les mêmes conditions climatiques furent propices à un très bon millésime, peut-être davantage chargé en alcool cependant pour les merlots. Cabernets francs et sauvignons trouvèrent un plus juste équilibre.
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L'hiver froid et tourmenté les deux premiers mois fut plutôt sec, ensoleillé et doux en mars pour une reprise précoce de la végétation. Ce fut le 5e hiver le plus rigoureux depuis vingt ans.
Le début de printemps fut humide, avec des orages en mai puis une installation précoce de l'été pour une belle floraison la première quinzaine de juin.
L'été fut beau et chaud, avec de faibles perturbations ; il se poursuivit en septembre et octobre et favorisa la pleine maturité.
"Des vins blancs secs puissants, de grands vins rouges et de prodigieux vins liquoreux".
(Sources : notes des châteaux Yquem et Mouton-Rothschild ; conférence à l'Institut des sciences de la vigne et du vin de l'université de Bordeaux, de Laurence Geny, Bernard Donèche et Denis Dubourdieu).
Les primeurs, comment ça marche ?
Les primeurs sont une tradition spécifiquement bordelaise qui consiste à proposer à la vente, à un prix plus accessible qu'une fois mis en bouteille, un millésime encore en cours d'élevage.
Au début du mois d’avril, durant cinq jours, les grands châteaux bordelais voient ainsi défiler la fine fleur des dégustateurs, professionnels et journalistes, qui viennent du monde entier pour juger de la qualité de ce dernier né.
Leur verdict est très attendu, d'autant qu'il conditionne les choix des futurs acheteurs. C'est un exercice difficile car les vins sont très jeunes, sujets à des variations quotidiennes : en une semaine, les dégustateurs peuvent goûter en moyenne plus de 200 vins par jour !
Les vins sont ensuite commercialisés à un prix facturé hors taxe. Une fois mis en bouteilles (entre 12 et 24 mois après la campagne selon les domaines), les vins sont disponibles et donc « livrables ». Le client n’a alors plus qu’à régler les taxes (TVA) et les frais d’expédition pour prendre livraison de sa commande.