Notes et commentaires de dégustation
90-92* Robert Parker
The best wine I have ever tasted from this estate, the oak seems to have been subdued, or maybe it is just that the fruit level is kicked up so high that the oak is not noticeable. That is certainly a characteristic of 2009. Dense purple in color, with hints of graphite, cigar box, creme de cassis, and subtle barbecue smoke, the wine is loaded, rich, opulent, medium to full-bodied, and a beautiful model of a wine that makes a few concessions to the modern style of Bordeaux but retains its Graves personality totally intact. It should drink well for 20-25 years.
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90-93 Wine Spectator
Very attractive blackberry, licorice and hints of toasted oak. Full-bodied, with soft and silky tannins and a milk chocolate and berry aftertaste.
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18/20 Bettane & Desseauve
Ce très régulier cru de Pessac Léognan talonne ici les plus illustres. Grande texture harmonieuse, tanin parfaitement fondu dès maintenant, finale magnifique sur les épices et une salinité minérale très "Léognan", le vin le plus séducteur et le plus complet de cette source à ce stade que nous ayons jamais dégusté.
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15,5-16 RVF
Grande réussite. Une partie du vignoble de Martillac a essuyé un orage de grêle, et Latour-Martillac était hélas ! Au nombre des malchanceux, même si les dégâts ont été finalement assez limités. L'extraction a été bien conduite, avec des températures n'excédant pas 28° sur les merlots et 26° sur les cabernet-sauvignon. Une belle lecture de la vendange donc.
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14,5 Jancis Robinson
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17 Decanter
Dense purple red, well-extracted and quite intense blackcurrant fruit, nice depth of earthiness alongside the fragrant and ripe middle palate, good structure and length. Drink 2016-25.
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15,75/20 J-M Quarin
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L'Express Spécial Vins - Juin-juillet 2010
Classé par Bettane & Desseauve dans la catégorie "Les 10 que nous n'attendions pas à pareille fête"
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Présentation du Château Latour-Martillac
Le Château Latour Martillac, ("Latour" s'écrit depuis 1990 en un seul mot) doit son nom à la tour du XII° siècle qui orne l’entrée du château. Son vignoble est situé sur une belle croupe graveleuse à proximité du village de Martillac. Acquis par Alfred Kressmann en 1930, le domaine est aujourd’hui géré par ses descendants, Tristan et Loïc Kressmann. L’étiquette originale, conçue et dessinée par Alfred Kressmann et son fils Jean en 1934 orne toujours les flacons de Château Latour Martillac, un vin qui fut servi par la " Wine and Spirit Benevolent Society " de Londres pour le banquet du couronnement de sa majesté George VI roi d'Angleterre, en 1936.
Le vignoble, qui repose sur un sol de sable d'argile et de graviers produit des vins rouges et blancs, ces derniers représentant 20 à 25% de la récolte selon les années. Lors des vendanges, soigneusement menées, la récolte est éraflée puis triée manuellement. Les vins rouges, issus d’un assemblage de trois cépages (60% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 5% Petit Verdot) sont élevés de 15 à 18 mois en barriques de chêne, renouvelées chaque année par tiers. Seuls les meilleurs lots sont retenus dans le grand vin, ceux issus de vignes plus jeunes étant assemblés sous la marque Lagrave Martillac. La vigne blanche composée à 55% de Sémillon, 40% de Sauvignon et 5% de Muscadelle est ramassée par tries successives, à mesure de sa maturation. Les vins blancs sont conservés sur lies pendant plus d'un an, puis mis en bouteilles foncées destinées à assurer leur épanouissement au cours des décennies suivantes. <BR>A la dégustation, les vins rouges du Château Latour Martillac se révèlent tout en harmonie, équilibre et élégance. Ils se montrent particulièrement charmeurs et ronds dans les grands millésimes. Les vins blancs, qui figurent aujourd’hui parmi les meilleurs Graves blancs, font preuve de délicatesse, de complexité et d’une étonnante aptitude au vieillissement.
L'appelation Pessac Léognan
La région de Graves est, dans le Bordelais, la seule qui porte le même nom que le sol qui la caractérise : des cailloux bien drainés. Cette zone vaste, de tradition viticole plus ancienne encore que le Médoc, s'étend sur la rive gauche de la Garonne, et bénéficie d'un climat très favorable. Elle produit des vins rouges, à partir des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc et Merlot, et des vins blancs, à partir des cépages Sauvignon, Sémillon et Muscadelle.
L’appellation Pessac-Léognan est une des plus jeunes appellations bordelaises (elle n´a été fondée qu´en 1987), mais pourtant sa notoriété est déjà excellente. Issue de la scission avec l´appellation Graves, les propriétaires peuvent encore inscrire "Grand Vin de Graves" sur leurs étiquettes. Les meilleurs ambassadeurs de cette appellation sont les crus classés de Graves, qui sont tous situés sur les communes de l´appellation Pessac-Léognan. Les vignobles se situent à proximité de la ville de Bordeaux, et le célèbre Haut-Brion est au coeur même de la ville de Pessac. Le terroir de Pessac-Léognan, et des Graves en général, est constitué de terrasses apportées par la Garonne lors de grandes crues. La grande diversité de ces graves, polies et érodées, alliées à de la terre et des limons, forment un terroir sans équivalent, extrêmement bien drainé.
La climatologie du millésime 2009
Année du siècle le 2009 ? S'il est encore trop tôt pour prédire l'avenir du petit dernier, les conditions climatiques de sa naissance sont en tout cas - et là sans risque de se tromper - une indication de son profil et de son pedigrée.
Pour les vins rouges, 2009 a rassemblé toutes les conditions qui déterminent un grand millésime : une floraison et une nouaison précoces tout début juin par temps chaud et sec, une véraison précoce (fin juillet) survenue après des pluies qui stoppèrent la croissance de la vigne, une maturation complète grâce à un été chaud, des vendanges idéales par temps sec. Cela dit, sur certains terroirs, la vigne a pu souffrir de la sécheresse du mois d'août.
Pour les vins blancs secs, la chaleur et la sécheresse après la véraison furent le gage de raisins sucrés et riches en arômes. Cependant 2009 fut moins propice à l'acidité et à la puissance aromatique du sauvignon même s'il reste très satisfaisant. Le sémillon en revanche s'est révélé exceptionnel, d'une complexité inouïe.
Les vins liquoreux furent également exceptionnels, grâce aux pluies des 18-19-20 septembre suivies d'une longue période de brouillards matinaux et de chaudes après-midi.
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A Sauternes et Barsac, sécheresse et chaleur modérées durant six mois consécutifs donnèrent des raisins parfaitement mûrs, très riches en sucres (et en alcool), peut-être davantage encore que 2005. La phase végétative fut d'une rare qualité et les nuits fraîches de l'été préservèrent l'acidité et le potentiel aromatique. La botrytisation fut superbe, grâce notamment aux pluies du 19 septembre (sans les déluges annoncés !) et des trois semaines chaudes et sèches qui suivirent.
Yquem rentra ses derniers raisins le 19 octobre ; opulent comme 1990, intense comme 2003, concentré comme 2001, magique comme 1893, 2009 s'annonce grand, au moins... Attendons la suite.
Dans le Médoc, l'hiver fut un peu plus froid que d'habitude mais jusqu'au mois de mars, la région bénéficia d'un ensoleillement prolongé, supérieur à la moyenne des trente dernières années et propice à la bonne maturation du raisin. Avril fut très humide, mai souvent orageux. La floraison, rapide et homogène, intervint début juin. L'été s'installa, très ensoleillé, sans excès. Le fort stress hydrique et les bonnes conditions permirent une maturation parfaite et complète. Septembre fut idéal, alternant nuits fraîches et journées chaudes. Aux vendanges, le vignoble fut dans sa grande majorité parfaitement sain. A Mouton Rothschild, les vendanges commencèrent le 23 septembre avec les merlots et se terminèrent le 6 octobre avec les cabernets sauvignons. Les raisins furent extrêmement sains, très sucrés, colorés et fruités.
Sur la rive droite, à Saint-Émilion et Pomerol, les mêmes conditions climatiques furent propices à un très bon millésime, peut-être davantage chargé en alcool cependant pour les merlots. Cabernets francs et sauvignons trouvèrent un plus juste équilibre.
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L'hiver froid et tourmenté les deux premiers mois fut plutôt sec, ensoleillé et doux en mars pour une reprise précoce de la végétation. Ce fut le 5e hiver le plus rigoureux depuis vingt ans.
Le début de printemps fut humide, avec des orages en mai puis une installation précoce de l'été pour une belle floraison la première quinzaine de juin.
L'été fut beau et chaud, avec de faibles perturbations ; il se poursuivit en septembre et octobre et favorisa la pleine maturité.
"Des vins blancs secs puissants, de grands vins rouges et de prodigieux vins liquoreux".
(Sources : notes des châteaux Yquem et Mouton-Rothschild ; conférence à l'Institut des sciences de la vigne et du vin de l'université de Bordeaux, de Laurence Geny, Bernard Donèche et Denis Dubourdieu).
Les primeurs, comment ça marche ?
Les primeurs sont une tradition spécifiquement bordelaise qui consiste à proposer à la vente, à un prix plus accessible qu'une fois mis en bouteille, un millésime encore en cours d'élevage.
Au début du mois d’avril, durant cinq jours, les grands châteaux bordelais voient ainsi défiler la fine fleur des dégustateurs, professionnels et journalistes, qui viennent du monde entier pour juger de la qualité de ce dernier né.
Leur verdict est très attendu, d'autant qu'il conditionne les choix des futurs acheteurs. C'est un exercice difficile car les vins sont très jeunes, sujets à des variations quotidiennes : en une semaine, les dégustateurs peuvent goûter en moyenne plus de 200 vins par jour !
Les vins sont ensuite commercialisés à un prix facturé hors taxe. Une fois mis en bouteilles (entre 12 et 24 mois après la campagne selon les domaines), les vins sont disponibles et donc « livrables ». Le client n’a alors plus qu’à régler les taxes (TVA) et les frais d’expédition pour prendre livraison de sa commande.