Cépage : 40% mourvèdre, 30% grenache, 30% cinsault
Nos conseils de dégustation :
Préférez-le frais mais pas glacé, aux alentours de 14/15° pour que ses arômes s'expriment au mieux. Il sera idéal sur des viandes blanches, des plats épicés, la cuisine thaï mais également sur l'apéritif. A déguster dès cet été et à conserver 18 mois.
Commentaires de presse sur le domaine de l'Olivette
    Guide GaultMillau
"Avec une très bonne situation dans un amphithéâtre naturel, l'Olivette est en plein coeur de l'appellation Bandol. La même famille depuis le XVIIIe produit des bandols sérieusement bien constitués, faits pour durer mais avec du relief et de la minéralité. En rouge ou en blanc… même combat. La barrique n'est pas de mise, ici seules comptent la fraîcheur et la minéralité."
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Présentation du domaine de l'Olivette
Domaine phare de l'appellation Bandol, jouissant de conditions climatiques pour le moins exceptionnelles (proximité du bord de mer et présence de collines), le Domaine de l'Olivette s'étend sur 55 hectares à Brûlat du Castellet, à l'est de Marseille. Depuis deux siècles, c'est une même famille, les Dumoutier, qui veille sur ce terroir et la jolie bastide de la fin 18e nichée au cœur des vignes et des oliviers.
Soucieux de produire les meilleurs vins qui soient, Jean-Luc Dumoutier s'évertue à travailler la vigne le plus naturellement possible et à ne sélectionner que les baies de la meilleure qualité ; vendanges manuelles, petits rendements (35 hl/ha), enherbement, engrais naturels, éraflage total des raisins sont autant de pratiques qui contribuent à hisser l'ensemble de la production vers l'excellence. Et pour garantir cette constance, le domaine s'est doté d'un laboratoire d'œnologie et d'installations ultramodernes permettant un contrôle très précis des températures. Du grand art. Sachez par ailleurs que la famille Dumoutier contribua à la notoriété de l'appellation en se recentrant sur la culture de la vigne ; avant cela, il y a encore une vingtaine d'années, la polyculture était de mise sur les propriétés. Oliviers et arbres fruitiers étaient cultivés au côté des pieds de vigne. Le nom du Domaine de l'Olivette vient d'ailleurs de là et aujourd'hui encore, on continue de presser les olives et le raisin !
Le domaine produit essentiellement des rosés (à hauteur de 60% de la production), à base de mourvèdre et de grenache. Les vins rouges sont élaborés à partir de cinsault, grenache et mourvèdre, cépages emblématiques des Bandol ; le cinsault pour sa finesse aromatique, le grenache pour sa rondeur et ses arômes de fruits, le mourvèdre enfin pour ses notes réglissées, de cuir et sa structure. Pour les blancs (seulement 4% de la production), ce sont la clairette, l'ugni blanc et le sauvignon qui sont utilisés.
L’appellation Bandol
L'appellation Bandol (AOC depuis 1941) s'étend sur 1500 hectares orientés plein sud entre Marseille et Toulon. Regroupé sur huit communes autour de Bandol, le vignoble forme un amphithéâtre tourné vers la mer. L'érosion a d'ailleurs contraint les viticulteurs à construire par endroits des terrasses, les fameuses "restanques". Riches en silices provenant de la désagrégation de roches mères, en grès calcaires ou en marnes sableuses, les sols sont propices à la production de vins fins et structurés.
Ce terroir très bien ensoleillé bénéficie d'un climat des plus favorables car il est tempéré par la proximité de la Méditerranée d'une part, et par l'amphithéâtre constitué des collines boisées qui le protège des vents froids venus du Nord d'autre part.
Pour la production de rosé, le mourvèdre, le grenache et le cinsault donnent par pressurage direct un vin structuré et raffiné, à la robe pâle délicatement saumonée.
La vinification des vins rosés
Amateurs d’iDealwine, vous savez bien que le vin rosé n’est pas le fruit d’un savant mélange de vin rouge et de vin blanc, comme sa couleur pourrait le laisser à penser … Vous n’ignorez pas non plus que seule la Champagne (noblesse oblige ?) peut se permettre cette incartade, de même que la plupart des autres pays producteurs. Ceux-ci ont d’ailleurs récemment tenté – sans succès – de l’imposer comme standard au niveau européen. Mais, au fond, savez-vous qu’en France, élaborer un rosé requiert une réelle dextérité ?
La méthode ancienne : le rosé de saignée
Ce procédé consiste à vinifier en rouge des raisins noirs. La macération est beaucoup plus courte (de l'ordre de 12 à 48 heures) ce qui permet une extraction partielle des anthocyanes, cette substance qui colore le moût. Après cette macération en cuve, on tire (ou "saigne") une certaine proportion de jus. La fermentation alcoolique se déroule alors dans une autre cuve. Le reste est vinifié en rouge. Cette technique donne des rosés vineux et très colorés.
Rosé de pressurage direct
On procède comme pour une vinification en blanc, avec des raisins noirs. Les raisins sont pressés directement puis les moûts de presse, plus colorés, sont incorporés au jus de goutte selon la coloration souhaitée. Cette technique s’applique particulièrement aux cépages les plus colorés. On obtient alors un jus peu teinté et par conséquent un vin plus clair, moins tannique.
Sachez aussi qu'une dernière technique existe, la vinification en rouge de raisins rosés. Peu courante, elle est essentiellement réalisée dans le Jura à partir d'un cépage, le Poulsard. Les cuvaisons sont longues, de l'ordre de trois semaines. Cela donne un rosé robuste et de longue garde, plus proche d'un vin rouge léger.
La méthode utilisée n'est pas précisée par les producteurs : tout est donc affaire de goût … et de couleur !