Appellations et domaines · Zoom sur un vin, un domaine
Domaine Burgaud : des beaujolais de belle facture et de longue garde
Les vins de Jean-Marc Burgaud sont connus pour faire partie de l’élite du Beaujolais. Son beaujolais-Villages “Vignes de Theulon” est digne d’un cru et son morgon “Les Charmes” est un vin facile à aborder, plein de… charme et de délicatesse. Partons à la découverte de ce producteur aussi sympathique que talentueux.
Mine de rien – car la vraie notoriété du domaine est relativement récente –, Jean-Marc Burgaud a créé son domaine il y a 22 ans, en 1989. Au début, il louait trois hectares et pendant 2 ans il a vendu toute sa production en vrac au négoce. Marié à une native de Morgon dont les parents étaient viticulteurs, il a progressivement agrandi son domaine en reprenant les vignes de ses beaux-parents entre 1998 et 2002 puis celles de son père en 2006. Aujourd’hui le domaine est d’une taille relativement importante pour la région : 19 hectares dont 13 en AOC Morgon (8 en Côte du Py, 4 en Grands Cras et 1 en Charmes), 1 en AOC Régnié, 4,5 en AOC Beaujolais-Villages et 0,5 en Beaujolais blanc récemment planté et qui donnera sa première récolte en 2012. Si, durant les dix premières années d’exploitation il vendait à peine 10 % de sa production en direct, aujourd’hui ce sont 95 % des volumes qui sont vendus en bouteille. « Par correction vis-à-vis de mes clients historiques, je vends encore quelques pièces à des négociants comme la maison Potel/Aviron. »
Jean-Marc Burgaud l’avoue facilement : « Au début, après ma formation à Beaune, je faisais des vins “scolaires”. Il m’a fallu 3 ou 4 ans pour arriver à bien comprendre le morgon ». Il travaille ses sols depuis une dizaine d’années mais ne s’interdit pas certains traitements foliaires en cas de besoin pressant et quand il est débordé. Les rendements tournent entre 40 et 45 hl/ha. Les vinifications sont faites en levures indigènes sauf exception, par exemple sur les 2,5 hectares repris récemment sur le climat des Grands Cras où les vignes étaient en mauvais état. Les macérations sont conduites à une température de 25°C (en chauffant légèrement la vendange si nécessaire). La durée des macérations est variable selon les appellations, d’une semaine pour le beaujolais-villages à un ou deux jours de plus pour le régnié, voire dix à quinze jours pour les différents climats de morgon. Les vins de goutte et de presse sont assemblés pour l’élevage, essentiellement en cuves béton auxquelles s’ajoutent quelques fûts et demi-muids. Seules les cuvées Réserve, Javernières et James sont élevées 12 mois totalement en fûts. Dans la cuvée Côte du Py on trouve, selon les millésimes, une proportion allant de 5 à 20 % de vin passé en fût. Sur les trois cuvées “haut de gamme”, l’âge et la provenance des barriques sont différents : Réserve et Javernières sont élevées dans des barriques de 5 à 7 ans de la maison Seguin-Moreau et la cuvée James est élevée dans des barriques de la maison François Frères âgées environ de 3 ans. Ces différences expliquent sans doute nos perceptions assez différenciées sur ces trois vins. Jean-Marc Burgaud ne s’en cache d’ailleurs pas : « Les fûts François Frères marquent plus le vin et il faut y placer des vins à la matière bien structurée, ce qui est le cas de la cuvée James produite avec mes meilleures vignes en haut de la Côte du Py, un demi-hectare avec des ceps qui donnent de petits raisins très concentrés. Les fûts Seguin-Moreau donnent plus de finesse et de précision et marquent sensiblement moins les vins. » La teneur revendiquée en SO2 est de 35 g/hl au total, dont 15 de SO2 libre.
Direct, franc et agréablement bavard, Jean-Marc Burgaud est un vigneron qui attire la sympathie. L’homme et ses vins ont sans doute un côté moins “paysan”, un peu plus sophistiqué que bien d’autres sur Morgon. Mais son relatif modernisme et son marketing habile n’altèrent heureusement pas la sincérité de ses vins, qui jouent dans un registre plutôt sérieux (sans être austères), moins “glissants” que ceux de “l’école Lapierre”, mais probablement plus taillés pour une certaine garde. Tout au plus pourrait-on souhaiter des élevages un peu moins appuyés sur les cuvées de pointe, en particulier “James”.
Ce qu’en dit le Guide Bettane et Desseauve 2013 (3BD/5)
« Jean-Marc Burgaud fait partie de la jeune génération qui contribue au dynamisme de l’appellation Morgon. Son vignoble se situe au cœur historique de la Côte du Py et sur de nombreux autres terroirs de qualité, sur Régnié et Villiers-Morgon et il vinifie dans l’esprit de produire des vins de garde. Après les exceptionnels 2009, qu’il faudra attendre un petit peu, les 2010 sont d’un accès frais et fin, plus immédiat. »
Découvrez les vins du domaine Burgaud actuellement proposés dans le cadre de la vente privée spéciale Beaujolais :
![]() A boire sur les trois années à venir |
Domaine Jean-Marc Burgaud Beaujolais-Villages “Vignes de Thulon” 2011 – Rouge |
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| 14/20 (mill. 2010) RVF |
Prix domaine 7,00€ TTCla bouteille – 75 cl ![]() |
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Un beaujolais-villages pulpeux et juteux à boire sur de belles viandes rôties (rouges ou blanches).
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![]() On peut l’attendre un an et le boire ensuite sur les 5 ans qui suivent. |
Domaine Jean-Marc Burgaud Morgon “Les Charmes” 2011 – Rouge |
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| 15,5/20 (mill. 2010) RVF |
Prix domaine 10,00€ TTCla bouteille – 75 cl ![]() |
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Un vin à la fois dense et élégant, facile à marier à toutes les viandes (rôties ou en sauce) et aux abats (foie et rognons de veau).
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Accédez à la vente privée spéciale Beaujolais











