• A la une
    • Actualités
    • Primeurs/Millésimes
    • Personnalités du vin
    • Le vin en Chine
  • Marché des enchères
    • Tendances de marché
    • La belle enchère
  • Acheter / Vendre
    • Ventes en cours
    • Archives des ventes
    • iDealwine, mode d’emploi
  • Dégustations & accords
    • Accords mets/vins
    • Nos dégustations
    • Nos conseils pour bien déguster
    • La recette de la semaine
  • Apprendre
    • Comment fait-on du vin ?
    • Comment parler du vin
    • Astuces et conseils
    • Cépages
    • Bio, biodynamie, etc.
  • Appellations & domaines
    • Zoom sur un vin, un domaine
    • Appellations et classements
  • Aller + loin
    • Nos bonnes adresses
    • Economie du vin
    • Vin et santé
    • Parutions
    • Histoire de la vigne
  • Accueil blog
  • Accéder à iDealwine.com
  • Contact

0

Aller plus loin · Histoire de la vigne

Histoire du vin : Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (3e partie)

  • par Veronique Raisin
  • 24 août 2012 à 09h00

 

Visuel News Histoire 2 - Visuel principal scene-de-cabaretVente au détail des vins dans les tavernes, cabarets, traiteurs, restaurants

Les citadins propriétaires fournissaient au petit peuple de la ville une part non négligeable du vin qu’il consommait. Mais cet apport ne suffit plus, lorsque s’accrut le nombre des ouvriers, des artisans indépendants, et d’une manière générale, les gens qui n’avaient pas les moyens d’entretenir une vigne et d’en tirer leur propre vin.

Pour assurer l’approvisionnement de ces gens d’humble condition, qui n’achetaient qu’au détail, un trafic mercantile s’organisa, dans les derniers siècles du Moyen Age, auquel la bourgeoisie ne prit point part.

 

Hôteliers, taverniers, cabaretiers, traiteurs, restaurateurs

Au 13e, les termes « hôtel », « auberge » et « taverne » sont les seuls utilisés pour désigner les personnes occupées au débit commercial du vin ; le mot cabaret n’apparaît qu’au 14e siècle.

Le tavernier distribuait à ses clients, par petites quantités, des vins de toutes sortes, tirés de fûts qu’il entreposait chez lui et qu’il mettait en perce. Une cave d’accès facile faisait le plus souvent office de taverne. Le consommateur pouvait ainsi voir à quel fût avait été pris le vin. On vendait donc le « vin à pot », c’est-à-dire à emporter, tandis qu’au cabaret on servait le vin à table et on cuisinait des repas pour accompagner les vins. Pourtant, dans la réalité, la différence n’était pas si tranchée.

Visuel News Histoire 2 - Visuel annexe banquet1Peu à peu, entre la fin du règne de François Ier aux dernières années de celui de Louis XIII, « taverne » prit un sens de plus en plus vulgaire ; en 1634, le mot fut rayé de la liste des professions habilitées à suivre la cour pour l’approvisionner dans tous ses déplacements. Au 17e, les gens aisés vont consommer et se divertir au cabaret, laissant la taverne au petit peuple.

Mais le cabaret lui aussi, au cours du 18e, connut le même déclin. Au 19e, dans le Littré, c’était « une auberge inférieure ».

Dès le 17e, en dehors des hôtelleries, offrir des repas complets était devenu l’apanage d’un commerçant nommé traiteur. Ce mot apparaît pour la première fois sous la plume de Scarron ; il désigne l’homme qui prépare et sert des repas de noces. En 1685, leur statut a évolué, ils ont pu dès lors préparer chaque jour des repas pour des clients de passage ou des pensionnaires habitués.

L’histoire se répétant, le terme s’usa au cours du 18e siècle, bientôt remplacé par celui de restaurateur, qui s’adressait à une clientèle moins populaire.

Le mot « restaurant » d’ailleurs désignait un « aliment ou remède qui a la propriété de restaurer les forces perdues ».

 

L’ivrognerie en France

Visuel News Histoire 2 - Visuel annexe_Tavern_Scene_fA partir du règne d’Henri IV, le nombre d’établissements de la sorte servant à boire, s’accrut terriblement. Cela est dû notamment au fait que les dispositions de police à leur égard libéralisèrent la fréquentation du public. Avant la fin du 16e siècle, on ne pouvait fréquenter ces cabarets, tavernes et restaurants que si l’on était « étranger ou de passage » : l’accès était, officiellement, interdit aux habitants de la ville ! Cette interdiction fut largement transgressée mais totalement libéralisée sous Henri IV.

C’était en fait une décision sage pour éviter que les habitants des villes ne passassent du temps à se soûler dans ces établissements… Cette mesure fut efficace : on ne trouve pas trace d’inquiétude quant à l’alcoolisme avant les dernières années du 16e siècle. « Il faut attendre les Bourbons pour voir apparaître des édits montrant qu’au moins une élite a pris conscience des périls auxquels l’abus de vin expose la santé publique et morale de la nation ».

A partir de cette libéralisation des débits de boisson et des mœurs, l’apparition de l’alcoolisme devint un sujet d’Etat et de société. Il faut dire que la vente des vins de la sorte rapportait gros à l’Etat. Peut-être aussi Henri III, en accordant des privilèges aux marchands et débiteurs de vin, souhaitait-il ainsi regagner la confiance et

s’accorder la confiance, qui déclinait, de ses sujets.

Ces défaillances de l’autorité royale eurent de graves conséquences. Le nombre des débits de vin était devenu très important, le personnage de l’ivrogne une figure récurrente de la population française.

Mais il était trop tard pour revenir en arrière.

L’accroissement considérable de la consommation des vins communs en France, à partir du règne d’Henri IV, fit qu’il devint de plus en plus difficile de réfréner les progrès d’une viticulture populaire, menaçante pour les classes privilégiées. Car le vigneron s’affranchissait ainsi de la tutelle bourgeoise, et plantait des cépages grossiers. C’est pourquoi, la réputation de grands vignobles comme ceux d’Orléans, de Laon ou d’Auxerre déclina fortement au cours des 17e et 18e siècles, le prix de la main d’œuvre, sa mauvaise volonté, les cépages plantés firent disparaître tout profit et ruinèrent la qualité du vignoble. Les bourgeois furent contraints de vendre ou d’arracher. Une évolution semblable s’est accomplie autour de Paris.

 

Retrouvez les autres épisodes de l’Histoire du vin

Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (2e partie)

Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (1e partie)

 

Pour en savoir plus, consultez la rubrique A la découverte du vin

 

Consultez les ventes de vin sur iDealwine

 

Tags : Histoire du vinVins dans les grandes villesViticulture populaire

 

Vous aimez ? Partagez !

 

Commenter

Cliquez ici pour annuler la réponse.

  • Article précédent Les vins français, une concurrence déloyale pour les vins en Chine ?
  • Article suivant Le Château de Gevrey-Chambertin vendu à un investisseur chinois

    Articles à lire aussi

  • Histoire du vin : Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (2e partie) Histoire du vin : Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (2e partie) août 3, 2012
  • Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes juin 9, 2012
  • Le Château de Beaucastel à Châteauneuf : un domaine historique Le Château de Beaucastel à Châteauneuf : un domaine historique mai 18, 2012
  • Le vignoble médiéval de La Rochelle Le vignoble médiéval de La Rochelle novembre 7, 2011
  • Consultez les articles

    • Recent
    • Popular
    • Vente en salle LyonVente en salle : 500 lots, de grands vins de Bordeaux et de Bourgogne17 mai 2013
    • Famille de SousaDe Sousa : une famille, de grands terroirs, de superbes champagnes !16 mai 2013
    • VP champagneDe Sousa, Boulard, Fleury, Henriet-Bazin, sept grands champagnes de vignerons !16 mai 2013
    • stand idw rvfLe Salon de la RVF : le rendez-vous incontournable du mois de mai à Paris !15 mai 2013
    • notes primeurs 2eme partiePalmarès des Bordeaux 2012 en primeur : les meilleures notes des grands dégustateurs – 2ème partie3 mai 2013
    • notes primeurs 1ere partiePalmarès des Bordeaux 2012 en primeur : les meilleures notes des grands dégustateurs – 1ère partie2 mai 2013
    • Vignobles de BordeauxPrimeurs 2012 à Bordeaux : premiers tarifs, premières interrogations sur les prix24 avril 2013
    • Jean-Michel CommeBiodynamie à Bordeaux : une réunion au Château Pontet Canet7 mai 2013
  • Derniers commentaires

    • seve dans :Les vignobles de condrieu et de la côte-rôtie menacés ?
    • ModeVerre dans :L’art de la dégustation : coupe ou flûte pour le champagne ?
    • Dumas Martin dans :Bonne table : Arrêt obligatoire à la gare gourmande de Labarde, dans le Médoc !
    • guillais dans :Nos conseils pour bien choisir les vins que vous allez vendre
    • Bernadette dans :La Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes : la nouvelle attraction oenotouristique
  • Recherche

  • Vidéo

  • Newsletter


  • l’équipe iDealwine

    L'équipe iDealwine en quelques mots
  • Liens

    • Bourgogne Live
    • Emmanuel Delmas
    • Jim’s Loire
    • La page vin de Karine Valentin
    • La Revue du vin de France
    • Le blog de Beaucastel
    • Le blog de Beaurenard
    • Le blog de château Brane Cantenac
    • Le blog de Château Palmer
    • Le Blog de Jacques Perrin
    • Le blog de Jean-Luc Thunevin
    • Le Blog de Miss Glou Glou
    • Le Blog de Miss Vicky Wine
    • Le Blog d’Edonys TV
    • Le Blog d’Hervé Bizeul
    • Nicolas de Rouyn
    • Oenos
    • Tweetawine
    • Vinblog
    • Wine in Paris
  • indices winedex©

    Les indices WineDex© pour investir et placer dans le vin
  • Nos réseaux sociaux

    • 4898followers
    • 8916likes
    • 2589posts
    • 1077comments
  • Translation

    by Transposh - translate your blog to 60+ languages
  • Home
  • Aller plus loin
  • Histoire du vin : Le développement d’une viticulture populaire autour des grandes villes (3e partie)
        • Accueil blog
        • Accéder à iDealwine.com
        • Contact

        ©iDealwine 2013